Arches national park ; l’un des parcs nationaux de l’Utah

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L’ouest américain est connu pour ses parcs nationaux. Celui (ou celle, n’oublions jamais le celle) qui est déjà venu une fois dans cet endroit connaît ce genre de lieu ou l’on peut définitivement se réconcilier avec la nature. Pour le novice, ou celui qui ne viendra jamais aux USA par conviction, ou par manque de moyen, disons que les Rocheuses ne sont pas les Alpes…

Cette immense chaîne de montagne qui représente la dernière des trois barrières dressée devant le colonisateur européen a bien des caractères propres (dernière des trois : Appalaches, Mississippi et Rocheuse). Et du coup, ici, l’américain-anglophone de l’est n’a supplanté l’espagnol qu’au milieu du dix-neuvième siècle.

D’autre part, même si les rocheuses ont de très hauts sommets, il n’en reste pas moins que la plupart du massif est constitué de semi-désert, voire de désert total, et qu’on peut faire trente, cinquante et parfois cent kilomètres parfois sans voir un arbre, en ne cheminant que sur du désert de pierre, en tentant de passer dans les vallons, entre les plateaux, parfois les massifs énormes et très longs.

Ce sont la plupart du temps dans ces espaces énormes entre massifs que se ‘logent’ les parcs nationaux ou des états.

Arche, mais c’est faux alors…

Attention au titre!

Le « Arches national park » n’est certainement pas le parc ou l’on vient pour voir des arches, que des arches, et toutes les arches. Certes, sur ce point, on en voit, mais pas tant que cela, ou du moins l’intérêt pour les arches n’est pas le tout premier, car c’est vrai que si on veut faire une performance sur le nombre d’arche, on doit pouvoir .

Si vous voulez vraiment voir des arches, je recommanderais plutôt un parc dans le Kentucky, qui en recèle des dizaines de toutes formes et de toutes tailles, et le même état recèle une très grande arche au-dessus d’une rivière qui vaut vraiment la visite, le national bridge situé dans le national bridge state park.

En revanche, elles ne sont pas forcément belles, et elles n’ont vraiment pas la couleur a dominante rouge de ce qu’on voit ici.

Pour revenir au >Arches national Park<, c’est un peu comme pour la >Petrified Forest< (autre parc fédéral, un peu plus au sud sur la route de Denver) , il faut peut-être y aller accessoirement parce qu’il y a la des arbres fossilisés, ou des arches, mais essentiellement parce que ces parcs mettent en valeur de façon superbe des morceaux de déserts particuliers, des roches et des falaises dans toutes leurs beautés, et des paysages inoubliables, ici par leurs formes, dans d’autres endroits par leurs couleurs.

Situation

Nous sommes dans l’Utah, avec l’Arizona au Sud et le Nevada à l’ouest. L’état est quaisi-désert, c’est un empilage (agréable) de parcs nationaux, de parcs fédéraux, de monuments en tous genres.

L’entrée du parc se situe à 5 kilomètres au Sud de Moab, soit à environ 350 kilomètres de Las Vegas et 250 de Sal Lake city (Je dis cela pour celles et ceux qui ne positionnent pas Moab sur la carte du monde, honte à eux…). L’entrée donne sur la highway (limitée à 65 mph) qui relie Moab a l’interstate 70 (cette dernière limité à 75 mph).

A 65 mph vous avez largement le temps de piler (pas de piller), de faire un 90°, de traverser l’interstate et de continuer à 25 mph -remis de vos émotions- dans un endroit plus reposant.

Ici, c’est la fin du plateau désertique du Nord, qui bute à Moab sur un virage du Colorado, le grand, le fameux.

Accès

A 200 m donc de la highway 191 qui descend de Crescent city ou se fait la jonction avec l’interstate Nord-Sud i-70 (qui rejoint Denver à l’interstate 15, donc Salt lake city et las vegas). Compter 25 minutes depuis l’interstate 70.
On passe le péage : 10 dollars par personne. On peut payer en carte de crédit, american express inclus.

500 m plus loin, le visitor center s’offre à vous qui est ouvert de 8h00 du matin jusqu’à 16h30 le soir. Notez que vous pouvez en revanche et à propos ressortir du parc à l’heure que vous voulez, celui-ci n’est pas fermé.

Le parce ne possède qu’une seule entrée (et donc une unique sortie), celle avec son visitor center, et la route unique fait 18 miles (un peu moins de 30 kilomètres donc) pour aller jusqu’au bout.
On revient par le même chemin.

Dommage qu’il n’y ait pas de possibilité de boucle.

En été ce parcours unique semble occasionner de nombreux embouteillages, notamment du fait que l’embranchement de window très populaire regorge ses visiteurs sur la route principale, et que cela ne se fait pas bien.

En de nombreux endroits, la limitation de vitesse est de 25 mph, donc en été, prévoyez 20 mph maxi, puisque la longue file des visiteurs va se caler sur le plus lent, donc à 20 mph, et comptez donc une heure pour aller au point ultime, soit plus de deux heures et demi de route sans même descendre de voiture, car les divers embranchement rajoutent une petite cinquantaine de miles.
Il est alors déraisonnable de ne venir ici que pour une demi-journée.

En hiver, on va infiniment plus vite, je ne vois personne respecter le 25 (d’ailleurs, c’est bien simple, je ne vois personne du tout), on roule plutôt entre 40 et 50 puisque en dehors des virages et des rares jonctions, la limitation est souvent à 45 mph, donc vous faites le trajet en 20 minutes ce qui donne infiniment de confort pour les arrêts et permet de faire beaucoup à pieds sans être gêné par la foule.

Le trajet en voiture est déjà un régal, pour peu qu’on puisse voir quelque chose de sa fenêtre bien entendu (clin d’oeil aux visiteurs de juillet).

Le visitor center

On peut ne pas le visiter si l’on est à court de temps, mais ce serait presque dommage parce qu’il est superbe, presque fait de neuf ou refait récemment, et les reconstitutions sont faites à s’y méprendre.

Quelques laïus bien faits sur les roches, d’autres sur les fossilisations tout comme sur la création des rocheuses, un petit coin faune bien entendu, l’essentiel peut être vu en cinq minutes, et puis c’est une étape commode pour les toilettes et le remplissage en eau.

Visite


On commence par une montée avec deux épingles au-dessus du Visitor center.
Dommage, on peut voir la ‘faille de Moab’ (Moab fault) mais pas le Colorado, pourtant seulement quelques centaines de mètres plus bas.
On aborde ensuite les premiers pans de rochers en draperie, nommés park avenue au début, puisque un sentier part dans cette paléo-valéle ménagée entre deux montagnes aux roches lisses et verticales.

Un peu plus loin, les dunes fossilisée (dunes pétrifiées en anglais) sont visibles à perte de vue devant nous, sur plusieurs kilomètres, même si ce n’est pas très très joli, c’est quand même impressionnant.
Puis un rocher en équilibre, et au niveau de l’embranchement de window, si l’on quitte la route principale et prend cette déviation sur environ deux kilomètres, on découvre les premières arches.
Notez qu’on n’ a pas besoin de descendre de voiture pour voir tout cela, même si des chemins sont prévus pour pouvoir se dégourdir agréablement les pieds.
En hiver, il n’y a personne, mais je pense qu’en été tout cela relève du calvaire, car la route, refaire de neuf, est superbe mais petite, et l’américain moyen en vacances pend sont temps, il est inutile d’essayer de le stresser.

Si vous ne voulez descendre de voiture qu’une seule fois (c’est votre droit après tout bien que je ne partage pas cette vision automorphe des choses), choisissez plut tôt de descendre plus tard, zappez le chemin autour de ces premières arches.

Arrivé a l’embranchement suivant, les choses sont différentes car on va y voir la plus belle des arches, la ‘delicate arche’. Elle ne peut se voir de près qu’à pieds et c’est tant mieux, en descendant au Ranch parking, puis en faisant la montée (un peu plus de deux kilomètres) en général en plein soleil (oui, même en hiver).
Mais cela vaut largement le déplacement, non pas seulement pour l’arche en question, mais aussi pour les splendides paysages que l’on traverse, en particulier une dalle inclinée qui doit faire près d’un kilomètre de long.
Cette delicate arche est celle qu’on voit en photo partout. Elle est constituée de plusieurs rochers, et est posée, il n’y a pas d’autres mots, sur un immense banc (de grès) au moins deux cent mètres au dessus du ravin.
Ceux qui restent en voiture vont donc la voir d’en bas, en continuant la route ou les marcheurs se sont arrêtés. Les marcheurs au contraire sont montés sur ces dalles et des rochers de grès pour aller la voir d’en haut.

Double arche de Arches Park national

Pour les longs séjours

Le parc possède des lieux de camping.
Ceux qui font du vélo peuvent amener leur outil de travail, et pratiquer en silence en silence (enfin, en hiver, parce qu’en été j’ai l’impression qu’ils doivent vendre chèrement leur peau sous peine de finir en roche pétrifiée).
Ceux qui photographient (qu’on ne me demande pas mes photos, cette fois-ci, j’ai bien racheté un appareil numérique, mais il consomme des piles a la vitesse de deux piles ou de deux accus rechargés pour dic photographies. Vivement l’argentique…) peuvent disposer de la part des gardes du parc d’une aide pour es meilleurs moments les meilleurs endroits, etc…

Mon avis

Non, Arches park ne me met pas dans un Utah proche de l’Ohio, quand on parle des arches, mais c’est vraiment un très joli parc, dans un très joli désert, et un moment inoubliable.

La dose minimale est de une-demi journée en hiver et une journée complète en été. Le malade guérit toujours…

Crédit photo : ca-blog.com (gauche) et parkerlab.bio.uci.edu (droite)

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One Response to Arches national park ; l’un des parcs nationaux de l’Utah
  1. Florence Desmettre le sept 12, 2011 à 17 h 58 min

    Euh… l’entrée du parc est situé au Nord de Moab et pas au Sud.
    ca se voit même sur le plan du parc que tu as joint à ton commentaire.
    Notre arche préférée a été Landscape Arch, c’est tout de même la plus grande arche des USA, voire du monde (dixit Wikipedia), fine comme un souffle…
    89 mètres de long, à 32 mètres de hauteur, avec une « largeur » de seulement 3,5m en son centre, pour une épaisseur de 1,80m…
    Elle tient presque par miracle. C’est d’ailleurs pour cette raison que le chemin ne passe plus en dessous, puisqu’une partie s’est écroulée dans les années 90.
    Pour la petite histoire, c’est celle-là qui devait s’appeler (à juste raison) « delicate arch », mais le gars qui devait placer les panneaux les a intervertis (dixit le guide sur place, version reprise à divers endroits dans les documentations).
    Evidemment, il faut marcher un moment pour y arriver, et en été, au soleil et dans le sable, c’est parfois fatigant.
    Quant à l’appareil numérique, tu devrais changer de marque, personnellement, je n’ai pas du tout de problème de batterie… mais il est vrai que ce n’est pas un appareil professionnel.

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