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Autotour Bulgarie en itinérant : de la Mer Noire à la Bulgarie centrale (2)


bulgarie

Des vacances en Bulgarie? N’hésitez plus et choisissez l’autotour pour découvrir en liberté la Bulgarie… De la côte de la Mer Noire à la Bulgarie authentique de l’intérieur, découvrez toute la richesse de ce pays encore trop méconnu et pourtant très beau…

Nous avons fait le tour de la Bulgarie en 3 semaines, au volant d’une voiture de location. En tout 13 étapes (voir carte) qui nous ont donné un très bel aperçu des richesses de ce pays.

Autotour Bulgarie : de la Mer Noire à la Bulgarie centrale (2)

Nos impressions sur la Bulgarie : si on fait exception de la côte de la Mer Noire, surfréquentée et surexploitée par les complexes hôteliers (quel dommage!), c’est un pays qui possède des atouts exceptionnels pour développer son tourisme.
Les régions montagneuses du Pirin, des Rhodopes, des Balkans et ses petits villages encore authentiques valent plus que le détour.
Les monastères que nous avons pu visiter sont magnifiques, coup de coeur pour ceux de Rila, Rojen et Trojan.
La Bulgarie possède un patrimoine historique et culturel très riche. 7 monuments sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Nous avons beaucoup aimé la visite des tombeaux thraces et notamment le tombeau de Svestari. Surprotégé, mais absolument magnifique!
Mais combien de travail reste à faire cependant… notamment pour réhabiliter les axes secondaires (on a parfois regretté de ne pas avoir de 4×4 comme par exemple quand on s’est aventuré sur la route menant au Parc des ours dansants…) et surtout pour les indications routières! Pas en ce qui concerne la traduction en alphabet latin (on s’était préparé à l’avance et la traduction ne posait pas de problème), mais surtout du fait que les indications étaient parfois quasiment inexistantes, même quand il s’agissait de rejoindre un site pourtant classé à l’Unesco, ou même l’aéroport de Sofia!!!…

Nous nous en sommes bien sortis (ça a mis du piment au voyage!) mais cela pourrait peut-être rebuter certains touristes. Dommage…

Sinon, nous avons aussi été choqués parfois par le monde qui sépare les habitants de petites communes rurales où l’on a l’impression de vivre encore au siècle dernier, des « nouveaux riches » que l’on a parfois croisés dans les villes un peu plus grosses, roulant dans des voitures que l’on ne pourrait pas se payer en France… Certains bidonvilles en périphérie des villes désolent également… Espérons que l’Europe favorisera une meilleure répartition des richesses…

Un conseil : visitez la Bulgarie tant que son authenticité est encore préservée!


Notre circuit en Bulgarie en autotour:

Etape 1 : Sofia
Etape 2 : Rila – Bansko – Dobarsko
Etape 3 : Belitsa – Rojen – Melnik
Etape 4 : Kovatchevitsa
Etape 5 : Trigrad – Chiroka Laka
Etape 6 : Batchkovo – Plovdiv
Etape 7 : Kazanlak – Chipka – Sliven – Geravna
Etape 8 : Nesebar
Etape 9 : Varna – Cap Kaliakra – « Pierres Plantées »
Etape 10 : Madara – Shoumen
Etape 11 : Svestari – Roussé – Ivanovo – Basarbovo
Etape 12 : Arbanassi – Veliko Tarnovo
Etape 13 : Triavna – Trojan – Koprivstica

 

Etape 7 – Kazanlak – Chipka – Sliven – Geravna

vieille voiture sur une route en bulgarieIl s’agit de la plus longue étape de notre périple. Nous nous dirigeons vers le Nord en direction du Balkan Central, avec pour but final Geravna, où nous devons passer la nuit. Sur la route, de nombreux arrêts et visites.

 Kazanlak

Le site de Kazanlak se situe dans la Vallée des Rois Thraces, encore appelée Vallée des Roses (célèbre pour ses cultures de roses).
Le tombeau thrace de Kazanlak est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Et pourtant, surprise, aucune indication du site dans la ville… alors on un tourné un peu, beaucoup… fait confiance à notre instinct, avant d’enfin repérer le parc dans lequel se trouve le tombeau.
Cette tombe des 4ème-3ème siècle avant JC a été découverte en 1944. On en visite aujourd’hui le fac-similé installé dans un bâtiment creusé dans la colline à côté de l’original, ce qui gâche certe un peu le charme de la visite! Les peintures du dôme, remarquables de finesse, représentent un festin funéraire.

Chipka

Un peu plus au Nord, arrêt à l’église russe de Chipka aux bulbes d’or que l’on peut distinguer à des kilomètres au milieu des arbres.
Le long de la route pour Chipka, nombreux tumulus abritant des tombeaux thraces visibles au milieu des champs.
Au pied du col qui vit se dérouler la fameuse bataille, l’église mémorial de la Nativité a été élevée en 1902 pour commémorer le sacrifice des soldats tombés au cours de ce combat décisif contre l’armée ottomane.

Encore des traces de l’époque communiste…

Le Parc des Rochers Bleus (Sliven)

Situé à côté de Sliven, le parc des « Rochers Bleus » est ainsi nommé pour les couleurs féériques qu’ils prennent à certaines heures de la journée.

Festival? Fête du village? Camping sauvage? Nous sommes tombés sur un rassemblement de campeurs. Ci-dessus à droite, vue sur la ville de Sliven en contrebas.

Geravna

Geravna est encore une étape « authentique » dans une autre chaîne montagneuse, celle des Balkans. Visite incontournable!
Repas dans une taverne du village. La spécialité de la maison : crêpe fourrée au poulet, maïs et… ketchup! En digestif, nous avons décidé de goûter à quelque chose d’un peu plus « traditionnel », la rakia servie bien chaude! Débouche les narines et … pique les yeux! Alors on se bouche le nez et on ferme les yeux pour boire… mais ça fait du bien après une journée bien remplie!

Nous passerons la nuit dans une maison d’hôtes du village (la maison « Iv »). Traditionnelle avec décoration tout en bois. Le propriétaire, qui parle très bien français est en tout cas fier de nous dire qu’il a tout fait de ses mains. Beau travail!

Au petit matin, nous prenons le petit-déjeuner dans la cour fleurie et aménagée avec décoration typique de la région de la maison d’hôtes.

Balade dans les rues de Geravna, un des plus beaux villages bulgares, pittoresque, typique et en pleine nature.
Les maisons de bois aux portes cloutées sont closes dans leurs enceintes. Beaux étages à encorbellement.

Flânerie matinale dans le minuscule dédale de ruelles pavées pour admirer les maisons et murailles coiffées de tuiles et dont la pierre est étayée par de longues poutres de bois. Ci-dessous quelques photos des plus beaux exemples de l’architecture typique de ce village:


Les avancées de toit, très ouvragées, sont toujours impressionnantes. Au détour d’un chemin, une Trabant customisée…

Système d’ouverture des volets très original… et le magasin du village.

Enfin, vue sur les toits du village.

Etape 8 – Nesebar

Nous entamons la seconde partie de notre séjour en Bulgarie. Nous avons décidé de nous poser six jours en bord de Mer Noire, histoire de recharger les batteries et de profiter pleinement du soleil qui baigne le pays depuis notre arrivée.

Nous prenons donc la direction de Nesebar, sur la côte de la Mer Noire à plus de 100 kilomètres à l’est de Geravna, notre dernière étape. Le voyage est relativement rapide puisque nous empruntons la route « nationale » qui relie la ville de Sofia à Bourgas puis l’une des autoroutes du pays, qui joint Bourgas à Varna, le long de la côte. Depuis le début de notre voyage, nous n’avons jamais croisé autant de voitures! Nous rencontrons même des embouteillages! Après cette première semaine passée au sein des paisibles campagnes et des immenses paysages montagneux et déserts de la Bulgarie intérieure, cela nous fait l’effet d’un retour aux « joies de la civilisation ». Le contraste est saisissant.

Nous sommes accueillis à Nesebar par une nuée de cigognes qui a survolé la ville. Migration ou fuite devant l’orage menaçant? En tout cas, impressionnant…

Nesebar est classée sur la liste du patrimoine artistique mondial de l’Unesco. Plus de 40 églises, certaines en ruine, d’autres remarquablement conservées, se dissimulent dans les rues de la ville.
Ci-dessous l’église du Christ Pantocrator (XIIIème siècle) et l’église Sainte Parascève (XIIIème siècle) qui constitue un joli exemple de décoration mêlant briques et pierres disposées de façon géométrique. Les frises de céramique verte soulignent les arcatures.

Les vestiges de la basilique paléobyzantine de Notre Dame de la Tendresse (IVème siècle) est surplombée par un ancien moulin à vent.

Ci-dessous la Basilique, dans l’ancienne Métropole, et l’église Sant Jean Aliturgète, posée sur une plateforme dominant la mer.

La petite plage de Nesebar et …. la foule de touristes qui envahit les rues de 10h le matin jusqu’à tard le soir… Alors vaut mieux se lever de bonne heure pour profiter du charme de la cité! A moins d’aimer les bains de foule…

Heureusement, notre hôtel (le Royal Palace) est situé en plein coeur de la vieille ville. Cela nous donne la possibilité de flâner à la nuit tombée dans les rues enfin désertées par les touristes…
Ci-dessous, autres vues sur l’église Saint Jean Aliturgète. Sa situation dominant la mer en fait un lieu hautement romantique, notamment au coucher du soleil.

Le lendemain matin, vue à gauche sur la « Plage du Soleil » prise de Nesebar. Six kilomètres de sable fin envahis par les complexes hôteliers et clubs de vacances… Un gâchis…
Nous on préfère notre petite presqu’île de Nesebar, elle a quand même beaucoup plus de charme!!!

Presqu’île fortifiée reliée à la terre ferme par une digue étroite, elle offre un saisissant contraste avec la station de la Plage du Soleil, toute proche, vouée au tourisme balnéaire de masse. Un moulin à vent de bois se dresse sur la digue d’accès à la vieille ville de Nesebar, ce qui contribue au charme de la vue sur la cité.

Coucher de soleil sur la ville… Charmant !!!

Etape 9 – Varna – Cap Kaliakra – « Pierres Plantées »

Varna est notre deuxième étape sur le littoral de la Mer Noire. Elle est situé à 100km au nord de Nesebar. Trajet rapide puisque l’on bénéficie de l’autoroute reliant Bourgas à Varna.

Varna

De notre chambre située au dernier étage de l’hôtel le Splendid, nous profitons d’une vue imprenable sur les dômes dorés de l’emblème de la ville de Varna : la cathédrale Notre Dame de l’Assomption.
On ne s’est donc pas privés sur les photos… Du soleil de midi jusqu’à son coucher, à la tombée de la nuit ou au petit matin, la cathédrale est toujours aussi belle!

Varna recèle quelques autres beaux bâtiments, tel que l’Opéra, de style néobaroque à la façade rouge sombre sur la place Nezavisimost (place de l’Indépendance).

Mais le plus beau trésor de Varna est sans conteste le Musée Archéologique, qui détient l’extraordinaire trésor de la Nécropole de Varna (tombes de notables dans lesquelles ont été découverts de nombreux bijoux et objets en or) dont de splendides boucles d’oreilles représentant la déesse de la Victoire, ainsi qu’une impressionante collection d’icônes peintes par les plus grands artistes de Bulgarie. Les photos étant interdites, nous vous invitons à faire le déplacement pour admirer par vous-même les trésors de ce musée…

Cap Kaliakra

Nous avons longé le littoral de la Mer Noire vers le Nord pour nous rendre au Cap Kaliakra. Paysages de falaises calcaires qui tombent à pic dans les eaux bleu-turquoise de la Mer Noire, la surplombant de leurs 70 mètres, et vestiges de fortifications romaines datant du IVème siècle… La visite vaut le détour.

Sabla

Petite pause un peu plus au Nord sur une petite plage située non loin de Sabla. Moins fréquentée que les immenses plages de Varna, nous profitons de ce petit coin de paradis oublié des touristes pour nous y reposer le reste de l’après-midi.

Les Pierres Plantées (Pobiti Kamani)

A 18 kilomètres à l’Ouest de Varna, un des phénomènes naturels les plus extraordinaires de Bulgarie : le site des « Pierres Plantées ».
Ces étranges formations rocheuses évoquant une forêt de colonnes, ont longtemps intrigué les chercheurs : vestiges d’une cité cyclopéenne antique ou phénomène entièrement naturel? C’est la seconde hypothèse qui a été retenue, encore que les géologues débattent toujours à propos de leur formation…

La légende quant à elle a tranché depuis longtemps : un terrible orage se serait abattu sur une forêt où une bande de haïdouks se livrait à un féroce combat contre un détachement turc : au petit matin, les habitants du coin, horrifiés, auraient découvert ce paysage de désolation où arbres et combattants, pétrifiés, se dressaient pour l’éternité sur le lieu du massacre!
Ces colonnes occupent une impressionnante superficie de 50 km², et constituent sur le plateau un spectacle étonnant.

Etape 10 – Cavalier de Madara – Shoumen

Après notre petite semaine passée en bord de Mer Noire, nous reprenons la route, direction le centre de la Bulgarie pour explorer cette fois-ci la partie Nord des Balkans. Notre première étape est Shoumen, environ 100 kilomètres à l’ouest de Varna.

Le Cavalier de Madara (Madarski Konnik)

Sur la route pour Shoumen, un arrêt indispensable pour admirer cette oeuvre classée au patrimoine de l’Unesco.
C’est sur la paroi verticale d’une falaise, à 23 mètres au-dessus du niveau de la route, qu’est gravé en bas-relief le fameux « cavalier de Madara », un cavalier accompagné d’un lion et d’un chien. Cette sculpture semble avoir été gravée au VIIIème siècle par les Bulgares afin de glorifier les victoires du khan Tervel (700-721).

Un sentier balisé devait également nous mener au sommet du plateau, où se trouvent les vestiges d’une forteresse bulgare, avec certainement une vue imprenable sur la campagne alentour. Malheureusement la chaleur et le soleil qui tapait très dur ce jour-là nous a fait rebrousser chemin au milieu de la grimpette… Donc si vous faites cette visite en plein été, partez le matin de bonne heure ou allez-y en soirée…

Shoumen

Cette ville ne présente pas grand intérêt… Elle constitue en fait une escale avant de rejoindre la ville de Roussé à la frontière roumaine. La distance entre Varna et Roussé aurait été difficile à parcourir en une seule journée…

Nous prenons donc possession de bonne heure de notre chambre à l’hôtel Bohemi, qui par chance possède une belle piscine au bord de laquelle nous terminerons l’après-midi. Pause fraîcheur oh que bienvenue puisque ce fut une des journées les plus chaudes de notre périple!
Ci-dessous photos de l’hôtel Bohemi de Shoumen.

Etape 11 – Svestari – Roussé – Ivanovo – Basarbovo

Départ de Shoumen et direction le Nord Ouest vers la frontière roumaine.

Nécropole de Svestari

Sur la route, nous faisons un détour pour visiter la nécropole Thrace de Svestari. Un autre de nos plus beaux souvenirs de Bulgarie! A voir absolument!
Inscrite à l’Unesco en 1985, la tombe dont l’entrée est surmontée d’une frise scupltée avec une infinie délicatesse est extraordinaire. La visite, limitée à 14 minutes, est entourée de multiples précautions pour protéger ce patrimoine. Meublée de lits de pierre, la chambre centrale avec ses dix cariatides et son dessin représentant la déification du souverain est de toute beauté : raffinement des sculptures, pigments de couleur, pierres taillées sont à la hauteur de ce que Grecs, Romains et Egyptiens firent de mieux (IIIème siècle avant Jésus Christ).
Les photos étant interdites, nous ne pourrons vous donner un avant-goût de cette merveille… Donc à découvrir par vous-même!

Roussé

Plus tard, arrivée à Roussé, à la frontière roumaine. Notre hôtel « Ana Palas » a investi un beau palais baroque superbement restauré : un des plus beaux témoignages de la grandeur passée de la ville!

Architecture fascinante, superbes édifices qui rendent hommge au mélange des styles classique, baroque, Renaissance, gothique et rococo, hélas souvent en train de tomber en ruines… mais témoins de la grandeur passée de cette ville autrefois appelée la « petite Vienne ».
Ici la place Alexander Batenberg et la bibliothèque Ljuben-Karavelov.

Petite balade le long du Danube au coucher du soleil. Roussé a la malchance d’être située en face de la Roumanie et de la très industrielle ville de Giurgiu. Les usines pétrochimiques de l’époque de Ceaucescu, sur les bords du fleuve, crachent dans le ciel leur nuage de fumée âcre…

Petit clin d’oeil en plein centre ville à l’état des câblages électriques et téléphoniques…

Ivanovo

Non loin de Roussé, à l’entrée du Parc naturel de Rusenski Lom, à Ivanovo, visite de l’église rupestre Notre-Dame, une des églises du monastère rupestre dédié à Saint Michel Archange.
L’église rupestre a été creusée dans la roche et décorée au XIIIème et XIVème siècle. Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, elle présente un cycle admirable de fresques considéré comme l’exemple le plus abouti de l’art bulgare médiéval.

Murs et plafonds de la petite église sont superbement peints et très bien conservés.

L’église est dotée de « fenêtres » et d’un balcon offant une vue superbe et sereine sur la vallée en contre-bas.

Un petit sentier nous conduit sur un surplomb rocheux, d’où l’on embrasse l’ensemble de la vallée et les autres chapelles et grottes (certaines servaient de cellules pour les moines).

Basarbovo

Toujours dans le parc de Rusenski Lom, le monastère rupestre de Basarbovo et son église troglodytique, la seule église troglodytique encore en activité en Bulgarie. Ce monastère est voué à Saint Demetrios.

Les marches taillées dans la roche permettent d’accéder à l’église, un petit musée et une grotte abritant la sépulture d’un moine.

Etape 12 – Monastère de la Transfiguration – Arbanassi – Veliko Tarnovo

Après notre étape à Roussé, nous reprenons la route vers le Sud, direction Veliko Tarnovo.
A mi-chemin, vue sur le pont de Njala, conçu en 1865 par Kolju Ficeto, et qui enjambe la rivière Jantra.

Monastère de la Transfiguration (Preobrazenski Manastir)

Le monastère est situé à 6km de Veliko Tarnovo.
Restauré autour de 1850 par Dimitar Sofijaliata puis Kolju Ficeto, ce monastère situé dans le cadre superbe du défilé creusé par la Jantra, présente une église célèbre pour ses remarquables peintures murales, extérieures et intérieures, exécutées par Zahari Zograf.

Une poignée de moines vit encore dans ce monastère.

La quiétude de l’endroit était propice à la flânerie et à la détente. Pas un touriste…

La « Roue de la Vie » était en cours de restauration lors de notre visite.

Détails des peintures extérieures, des visages très expressifs…

Arbanassi

Village musée inscrit à l’Unesco, situé à 4km de Veliko Tarnovo, ce fut la résidence d’été des Tsars, puis de l’homme fort de l’ère communiste, Todor Zivkov.
L’Eglise de la Nativité (1640), l’une des cinq églises d’Arbanassi, construite sans clocher pour ne pas choquer l’occupant ottoman, est couverte de fresques à l’intérieur, mettant en scène 3500 personnages peints par des imagiers anonymes.

Epoustouflant!

La porte d’une des maisons forteresses d’Arbanassi, avec ses épaisses murailles.
A Arbanassi, 36 maisons sur 80 ont été classées Monuments historiques et culturels.

Monastère de la Sainte Trinité (Sveta Troica Manastir)

Petit détour par le monastère de la Sainte Trinité, d’où l’on peut apercevoir le monastère de la Transfiguration situé en contrebas d’une falaise de l’autre côté de la vallée.
Malheureusement, ce monastère de femmes n’était pas ouvert à la visite ce jour…
On aperçoit par-dessus le mur d’enceinte, les clochers de l’église élevée en 1847 par Kolju Ficeto.

Veliko Tarnovo

Nous atteignons enfin la ville de Veliko Tarnovo, capitale du second Empire Bulgare.

Nous commençons par visiter le quartier d’Asen, situé aux pieds de la citadelle.
Ci-dessous vues sur le quartier d’Asen et l’église Saint Démétrios de Salonique. Cette église est le « Saint Denis » du second Empire Bulgare. C’est ici que Théodore et Asen se dressèrent contre la domination byzantine, posant les bases d’un futur Etat. Les Tsars Pierre, Ivan Asen et Kalojan y furent couronnés.

La passerelle en bois sur la rivière Jantra qui permet d’accéder au quartier Asen était quelque peu… en piteux état… Fallait bien faire attention à là où on mettait les pieds!

Ensuite, découverte de la citadelle des Tsars Bulgares, qui domine la ville (Tsarevets). On y accède par un étroit isthme rocheux, puissamment fortifié et entrecoupé de deux portes.

Tsarevets apparait comme une colline boisée, ceinte d’un formidable système défensif crénelé et coiffée du clocher de l’église patriarcale de la Résurrection.

Promenade le long des remparts pour rejoindre la tour Baudouin à la pointe Sud-Est de la citadelle.
Le comte de Flandres et de Hainaut Baudouin 1er, battu en 1205 lors de la 4ème croisade contre l’Empire Byzantin, fut fait prisonnier et enfermé jusqu’à sa mort dans cette tour.

Les ruines du Palais Royal, qui fut démantelé par les Ottomans, mais qui a fait l’objet d’une reconstruction un peu « sauvage » comme c’est parfois le cas  en Bulgarie.
Dans les soubassements, on distingue différents bâtiments dont l’église palatine, Sainte Petka.

Ci-dessous, le Rocher des Exécutions. C’est à cet endroit, à la pointe Nord de la colline, que certains condamnés à mort eurent droit à un traitement peu enviable…

En longeant les remparts Ouest, le sentier emprunte une ancienne rue dessinée parmi les vestiges d’églises, basiliques et monastères.

Du haut des remparts, vues sur la ville Renaissance et les méandres de la Jantra (à gauche), et sur le quartier Asen avec sa passerelle de bois (à droite).

Le soir, nous dînons au restaurant italien Ctasliveza, dont la grande véranda ménage un impressionnant panorama sur toute la cité. La chance nous sourit ce soir : une table vient de se libérer près de la baie vitrée. Nous ne nous sommes donc pas privés sur les photos pendant tout le repas!

Les maisons blanches de Tarnovo, étagées dans un inextricable enchevêtrement, semblent littéralement suspendues au-dessus de la rivière Jantra.

Vue également du restaurant sur la presqu’île de Boruna, enchâssée dans un méandre de la rivière, et le monument élevé à la gloire des Asénides pour célébrer le 8ème centenaire de l’avénement du second Empire.

Enfin, pour finir, vues sur la citadelle du « quartier haut » de la ville cette fois (photo prise de la rue Saint Cyrille et Saint Méthode qui court à flanc de côteau).

En été, des spectacles de sons et lumière mettent encore plus en valeur la fière allure des remparts de la citadelle. A ne pas râter!

Etape 13 – Triavna – Monastère de Trojan – Koprivstica

La dernière étape de notre périple avant le retour pour Sofia… déjà…
Le temps passe décidément trop vite! D’autant plus quand les journées sont aussi riches en expériences et découvertes…

Trjavna

Notre premier arrêt sur la route vers l’Ouest qui doit nous ramener à Sofia est Triavna, sur le versant Nord du massif du Balkan.

Triavna est une petite cité au charme harmonieux dont les traditions sont toujours bien vivantes (sculpture sur bois, écrivains, peintres d’icônes…).

Ci-dessous la Tour de l’Horloge sur la place centrale du village, et la cour intérieure de la « Vieille Ecole » construite entre 1836 et 1839. Cette école à eu comme maître Petko Slavejkov, poète, journaliste, militant de la cause bulgare et un des créateurs de l’enseignement laïque dans le pays. Les galeries abritent maintenant des expositions d’art permanentes.

La rue pavée Petko Slavejkov, axe de la vieille ville, est bordée de maisons aux carcasses de bois enserrant des murs de torchis ou de briques recouverts d’une couche d’enduit blanc. Elles composent un remarquable ensemble.

Visite de la maison Daskalov construite en 1808 par un négociant qui s’était enrichi dans le commerce d’essence de rose.
La vie d’une famille aisée du XIXème siècle y est reconstituée à l’aide de mobilier et d’objets de la vie quotidienne.

Les deux plafonds de bois sculptés réalisés selon la légende à la suite d’un défi, sont d’incontestables chefs d’oeuvre.
Ci-dessous à gauche, « le Soleil de Juillet » fut réalisé par un apprenti, Ivan Bucukoveca. A droite, « le Soleil de Mai » fut l’oeuvre de son maître, Dimitar Osaneca.

Tenues traditionnelles exposées dans une des salles de l’étage.

Autres vues emblématiques sur la charmante cité de Triavna:

Orechak – Monastère de Trojan

Toujours en direction l’Ouest vers Sofia, arrêt à Orechak, aux portes du monastère de Trojan, à l’hôtel familial Stranopriemritsata…. atchoum!!!

Taverne sympathique où nous avons savouré notre dernier Tarator, un potage froid au yaourt liquide, concombres, aneth et ail. Très bon et frais!

Le lendemain matin, visite du monastère de Trojan, certes 3ème monastère bulgare après Rila et Batchkovo, mais son cadre montagneux sévère, ses hautes galeries chaulées, ses toits de grosses lauzes et les peintures murales en font un des hauts lieux de la spiritualité bulgare!
Construit vers la fin du XVIème siècle, le monastère a subi lui aussi les évènements politiques et religieux. Il a été reconstruit en 1835 une fois de plus et décoré en 1848 par le maître Zahari Zograf.

De remarquables fresques sont visibles sur les galeries d’arcades de l’Eglise.
Les hautes galeries de bois offrent des vues sans cesse renouvelées sur le site et le paysage de montagnes qui l’encercle. Tout simplement magnifique!

Quelques détails des peintures des arcades de l’église réalisées par Zahari Zograf : le Jugement Dernier avec ses damnés, la reine chevauchant une chimère, et la Cohorte des Bienheureux.

Sur un des bâtiments, la fresque du lion et de l’éléphant veut symboliser les qualités bulgares : la force et la patience dont il a fallu faire preuve avant la libération du joug ottoman.

Koprivstica

Après la visite du monsatère de Trojan, direction Koprivstica, ultime étape avant notre retour à Sofia.
Au passage d’un col, vues sur la chaîne des Balkans…

Koprivstica est une des plus jolies villes de Bulgarie. Nous nous en mettrons plein les yeux au cours de cette dernière journée passée sur le territoire Bulgare!
Le charme de cette ville vient d’une remarquable qualité architecturale qui en font une « petite Plovdiv ».
Ci-dessous une des plus belles maisons de la ville, la maison Oslekov… et une antiquité croisée au détour d’un chemin…

L’Eglise de l’Assomption, avec ses murs peints d’un bleu soutenu, a été élevée en 1817 en 11 jours si on en croit la légende…
Dans son grand jardin-cimetière, la tombe de Todor Kableskov, leader du soulèvement contre les ottomans. Il trempa sa plume dans le sang du 1er soldat turc abattu et signa la lettre qui appela le reste du pays à suivre l’exemple de Koprivstica!

Décoration de fleurs séchées au-dessus de la porte d’entrée de l’Eglise.

Plusieurs types de maisons se côtoient à Koprivstica, des « maisons de planches » entièrement faites de planches et très basses (avant XIXème siècle), des maisons de bois à étage garnies de balcons protégées par des portes massives et par une muraille entourant le jardin (XIXème siècle). Un exemple représentatif étant la maison-musée Todor Kableskov, l’auteur de la « lettre de sang » (la maison rose ci-dessous).

et plein d’autres magnifiques trouvailles, toujours très colorées, au détour des rues…

Enfin, après 1850, s’élèvent les somptueuses demeures de négociants, luxueusement décorées, dont la maison Ljutov (1854), l’une des plus belles de Bulgarie (ci-dessous à gauche).
A droite, sur la place du 20-avril : la maison à la façade bleue est l’ancienne « spiceria » (apothicairerie).

Le fameux pont Kalacev, ou « pont du 1er coup de feu » qui donna le signal de déclenchement de l’insurrection contre les Turcs (avril 1876).
Malgré son attrait touristique, la vie quotidienne dans ce bourg semble si paisible… une vieille dame trie la laine à proximité du pont… et nous croisons une carriole de foin tirée par un âne.

Vente de costumes traditionnels, et image insolite d’une Trabant dévalant moteur à l’arrêt, une ruelle pavée défoncée du village.

Et pour terminer le récit de notre périple de 3 semaines en Bulgarie, et récompenser ceux qui nous auront lu jusqu’au bout, voici, prise sur le chemin pour l’aéroport de Sofia, notre dernière photo de Lada… Taxi cette fois!

En espérant vous avoir donné envie de visiter ce pays magnifique…

N’hésitez pas à nous contacter par l’intermédiaire de notre formulaire de contact, si vous avez des remarques ou questions à nous poser.

Dovijdané!

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