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D’Irkoutsk à Pékin en train : sur les traces de Marco Polo

train transsiberien

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Vivez l’expérience d’un voyage en train exceptionnel à travers l’Asie d’Irkoutsk en Russie à Pekin en Chine pour suivre les traces de Marco Polo…

De Moscou à Shanghai … à l’aller : 11 heures d’avion et 58 heures de train …
Moscou, Irkoutsk et le lac Baïkal, Pékin (Beijing), Shanghai et Suzhou (la Venise de l’Orient) …
La Russie et la Chine, contrastes entre ces deux pays tous deux sortis de l’ère communiste …
Un voyage en orient … suivez-nous […]

Les photos sont là. (Moscou, Irkoutsk et le lac Baïkal, Pékin et Shanghai, Suzhou et bien sûr le train).

Le rêve d’un voyage en transsibérien

Ah, le transsibérien ! Un vieux rêve de BMR et MAM, enfin réalisé !
Faute de temps (toujours trop pressés !) on a triché un peu et on n’a pris le train qu’à partir d’Irkoutsk et du lac Bäikal jusqu’à Beijing.

6h du matin en gare d’Irkoutsk (la grande horloge de la gare affiche 1h car, en Russie, les trains et leurs horaires sont tous à l’heure de Moscou), il fait encore nuit noire et un gros œil lumineux arrive de l’ouest : c’est le train n° 4 Moscou-Oulan Bator-Pékin, parti de Moscou 4 jours plus tôt.
Par le hasard des horaires, sur l’autre quai, le Vladivostok-Moscou est à l’arrêt.

À bord, se nourrir devient vital ne serait-ce que pour passer le temps et à ce jeu-là les chinois sont imbattables : petit-déjeuner dans le compartiment, nos voisins chinois déjeunent de nouilles réchauffées à l’eau du samovar du wagon et doivent trouver notre yogourt-céréales pas très ragoûtant, mais qu’ils se rassurent : c’est réciproque !, à midi wagon-restaurant, beignets et bière aux rares escales, thé à toute heure …

Plusieurs mongols (Mongo ! Mongo !) occupent le wagon et vont sans doute retrouver leurs familles. Jusqu’à Oulan-Bator nous serons les seuls occidentaux du wagon.
Nous partageons le compartiment avec un couple d’aimables chinois, ils sont fort discrets (ils ne fument pas, ne ronflent pas, ne crachent pas) mais ils ne parlent pas un mot d’anglais. MAM essaye ses quelques mots de chinois !

Aux arrêts, la vie s’organise : les chefs de wagon nettoient un peu les vitres mais ferait mieux de s’occuper des toilettes !

À la frontière russo-mongole, à peu près 3 heures d’attente de chaque côté (contrôles des passeports, formulaires de douane et d’immigration à remplir en 2 ou 3 exemplaires, fouille des wagons à la recherche de passagers clandestins, attente de la nouvelle locomotive, …).

Ulaan-Baator nous parait riante après la Russie, on y dépense nos derniers roubles en beignets en attendant la loco mongole. En Mongolie, les maisons laissent peu à peu la place aux yourtes et notre train serpente lentement dans les plaines.

Après la verte Mongolie, les chevaux ont laissé place à de rares chameaux et le sable a remplacé l’herbe, c’est l’interminable désert de Gobi avec pour seuls compagnons, les poteaux électriques qui, eux aussi, filent vers le sud-est … Le chef de wagon ferme les fenêtres pour éviter la poussière et le sable, seul le bruit (infernal) du ventilateur du compartiment donne l’illusion du frais. Nous reprenons nos interminables parties de gin-rummy.

De nouveau 6 heures d’attente à Erlian, la frontière chinoise, avec cette fois une attraction : le changement des essieux des wagons (l’écartement des voies chinoises n’est pas le même !).

Au petit matin, nous arrivons en Chine : maïs, tournesols, tout parait cultivé à la main, 8h30 moment magique, au loin : les premiers vestiges de la Grande Muraille de Chine, nous la retrouverons plus tard sur le chemin. Au fil des rails, l’atmosphère du compartiment est devenue franchement cordiale : séances photos, échanges de petits cadeaux et le soir, partage de la pastèque !

Pékin enfin ! après 58 heures de train, notre loco chinoise s’arrête à Beijing Zhan, la gare centrale.

Quelques infos à propos du Transsibérien:
Il existe plusieurs « trajets » en train : le transmongolien qui rejoint la Chine en passant au sud par la Mongolie, le Transmandchourien qui évite la Mongolie et rejoint plus au nord la Chine vers Harbin et le transsibérien qui reste en Russie et rejoint Vladivostok.
Les trains sont exploités tantôt par les mongols (les mieux « tenus »), par les russes ou par les chinois (malheureusement les plus « sales »).
Quelques sites intéressants : 1, 2, 3, …
C’est le Vieux Campeur (GNGL) qui s’était occupé de nos billets.

Pour accompagner le voyage :

Des livres sur la Mongolie

En plus de Jules Verne et d’un jeu de cartes, le bouquin de Paul Théroux, La Chine à petite vapeur.
« Toute la journée, le train file en grondant à travers les bouleaux et les collines, et lorsque tombe l’obscurité de la nuit, ce sont encore des collines et des bouleaux, et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous ayez l’impression de voyager à travers un papier peint. » Paul Theroux in La Chine à petite vapeur

6 commentaires sur “D’Irkoutsk à Pékin en train : sur les traces de Marco Polo”

  1. Demain, sur Arte vers 19H : justement un reportage qui propose une traversée des plaines de Mongolie, la Sibérie et la Chine… A ne pas rater, ce sont des reportages très bien faits!

  2. Parmi les sites intéressants que je citais en fin de mon billet, celui-ci :

    permet d’avoir les tarifs et les horaires (et même de commander son billet). Comme je l’indiquais nous étions passés par GNGL/AVC pour avoir également quelques hébergements et les visas (pas simples à obtenir : pour celui de Mongolie : il faut le russe d’entrée et le chinois de sortie !).
    Le mois de septembre me parait très bien : j’éviterai uniquement l’hiver pour des raisons de logistique (froid, habillement, …).
    Concernant les étapes, il faut bien sûr visiter Moscou si l’on ne connait pas et ne projette pas d’y revenir (2 ou 3 jours minimum, incluant le détour par le monastère de Sergueiev Possad au nord), Irkoutsk et le lac Baïkal sont pittoresques, perdus au fin fond de la Sibérie. En Mongolie, Oulan-Bator n’est pas une ville très jolie mais les excursions dans la steppe mongole valent, parait-il, le détour : mais cela demande quelques jours de plus et un peu d’organisation, tout dépend du « planning ».
    Pékin est une ville très agréable et pleine de charmes (la meilleure étape sur le parcours !) qu’on a eu beaucoup de regret de quitter avant de s’envoler pour Shanghaï.

  3. bonjour
    en 2010, je projette de faire Moscou Pékin par le transmongolien
    Tout d’abord : est ce que septembre est une saison raisonnable pour ce voyage ?
    Quelle est la meilleure formule pour acheter le ou les billet ? Prix du billet
    Quelles sont les étapes à ne pas manquer dans ce voyage ?
    Visas : meilleure formule pour les obtenir
    Merci de me consacrer un peu de temps

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