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Beauté de celluloïd… une nouvelle forme d’esclavagisme..

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Avec Photoshop, les figures de la mode atteignent une perfection quasi absolue, les pinceaux virtuels gomment les ridules, l’acné, remontent les pommettes, allongent les yeux, remodèlent la forme du visage, repulpent les lèvres, blanchissent le  teint et les dents et « What else ? »  comme demande la fille de la publicité pour Nespresso… Ces filles sublimes, on ne risque donc pas de les croiser dans la rue, car si quelques top modèles ont recours à la chirurgie plastique, ça reste plutôt discret. Les actrices sur le retour elles, ne font bien souvent pas appel à des esthètes mais à des manipulateurs à  la main lourde pour des résultats souvent effrayants. Faut dire qu’en France, on fait souvent jouer des rôles de jeunes mères à des actrices qui ont l’âge d’être grands-mères. En Thailande, comme en Asie, cette envie de perfection se manifeste très tôt. La beauté est non seulement un atout dans la vie mais c’est aussi « bankable ».

De passage à Bangkok, j’aime flâner à Central Chidlom, le grand magasin ultra chicos qui compte plus de vendeurs que de  clients. J’y croise des beautés parfaites qui ont l’air sorties tout droit des bistouris magiques de Photoshop. Visages (jeunes) si parfaits, si tendus sur les pommettes, si botoxés qu’ils ressemblent à ceux des mannequins de celluloïd qui ornent les vitrines.

Les tailles des vêtements de « Central » correspondent au 34 thailandais- en dessous, c’est rayon enfants –   mais le rêve des jolies thaïlandaises n’est pas seulement d’être filiformes mais d’avoir en plus, des vraies formes. Si elles ont entendu certaines réflexions d’occidentaux sur ces dites « formes » (« les asiatiques sont jolies mais elles n’ont pas de cul », pardon pour ces termes « empruntés ».), pas de surprise si maintenant elles cherchent à avoir des formes rebondies. Il est ainsi courant de se faire faire des injections dans la partie charnue (ou pas) de son anatomie. Ça s’appelle « injection to enlarge the patient’s buttocks »

Une jeune-femme, représentante d’un de ces produits (« filler ») se trouve aujourd’hui dans un coma irréversible après s’etre fait injecté « un remplissant » par un assistant de 24 ans d’une « beauty clinic » qui se faisait passer pour médecin.(voir le Bangkok Post de samedi, sous le titre FAKE DOCTOR ADMITTED TO INJECTION, COPS SAY )

Il faut savoir qu’en Thaïlande il n’y a pas vraiment de contrôle concernant ce domaine de l’esthétique et les « beauty clinics » fleurissent à  tous les coins de rues, pardon de « soïs ».  Le dernier « truc » pour se conformer aux diktats de la mode, aux tortionnaires qui la font et à ceux qui en sont esclaves volontaires, c’est de se faire injecter de la graisse sous la plante des pieds afin de pouvoir marcher avec des chaussures dont les talons sont si hauts, que les filles qui les portent marchent absolument sur la pointe de leurs pieds. Car en plus d’être jolies (ou de « vieillir avec grâce » comme l’écrit un journaliste du Bangkok Post), il faut aussi être « grand ». Enfin, pour reprendre encore un terme du journaliste du Bangkok Post : « se réinventer soi-même »

Et si les femmes obsédées par leur apparence –  avec botox ou pas, avec « filler » ou pas – tentaient de renouveler la production de leurs neurones pour cesser d’être captives d’une nouvelle forme d’esclavagisme ?  Pour ne plus être bagnardes de la mode ?


Blog _4949


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une alternative au “filler’, le “butty”

 


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Et un jour… tellement botoxee… que ressembler a ca….

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Qui est l’auteur?

michele jullian maleeJe m’appelle Michèle Jullian. J’aime les voyages, la photographie, l’écriture.

Voyager ce n’est pas seulement prendre l’avion ou parcourir la planète, c’est aussi voyager dans les livres, les deux étant l’idéal. Chaque voyage comporte sa part de découvertes et de déconvenues, lesquelles deviennent expériences, à partager ou pas. Voyager est une aventure de chaque instant. Mes repères sont en France et en Thaïlande où je réside « on and off ». J’ai écrit un roman “théâtre d’ombres” qui a pour décor la Malaisie et la Thaïlande …

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A propos de l'auteur

Partage ma vie entre Thaïlande et Paris ... Intérêts: les voyages, la photo, l’écriture, vient d’écrire un roman "théâtre d'ombres" qui a pour décor la Malaisie et la Thaïlande__________________________________________________________________________________________________________________Le blog de Michèle, une femme à la croisée des cultures

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