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Chronique d’une expatriée en Argentine : Positiver, mais comment positiver?

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Il paraît qu’il faudrait que je positive plus. Dans la vie, il n’y a pas plus positif que moi, pourtant. Mais là, par écrit, c’est vrai que je me livre à un jeu de massacre à coup de fléchettes ironiques sur tout ce qui dépasse !

C’est volontaire.


D’abord quand je parle de l’Argentine. Ce pays va mal, et j’en viendrais presque à regretter d’avoir si bien appris l’espagnol : la lecture du journal m’indignerait moins ! Rien qu’aujourd’hui, on apprend que grâce à des complices bien informés, des malfaiteurs ont dérobé une somme totalement indécente en dollars US au domicile d’une richissime héritière. Pourquoi avait-elle une somme pareille en liquide à son domicile si ce n’était pas pour échapper au fisc ? Et pourquoi des dollars US et pas des pesos ?

C’est aussi vrai lorsque j’évoque les aléas de l’expatriation et je l’assume entièrement. “Femme d’expat : l’enfer au paradis” titrait il y a peu un journal électronique très lu par les expatriés, qui d’ailleurs a repris mon blog en lien. Notre principal problème ? Nous sommes invisibles et personne ne veut reconnaître que nous sommes indispensables. La preuve ? On inaugure la fameuse usine de Gaston dans deux semaines, et je n’étais même pas invitée. Sans parler de ce bénévolat ou ces emplois de bouche-trou sous-payés dont nous sommes des professionnelles malgré nos diplômes et nos QI. A force, l’absence de reconnaissance sociale, ça rend mordante !

C’est sûr, je pourrais m’extasier à longueur de colonnes sur l’étalage de la pâtisserie à côté de chez moi, ou bien analyser les effets comparés sur la cellulite du footing et de la méthode Pilates, ou encore faire l’éloge de la remarquable prof de violon de Petit Frère. A moins que vous ne préfériez que je disserte sur l’inventaire à la Prévert du dernier vide-grenier au profit de l’orphelinat parrainé par mes copines terriennes ? Je ne suis pas sûre que ça intéresserait grand monde !



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A propos de l'auteur

Pour moi qui n’ai pas choisi le pays où je vis, ni celui où je vivais avant, l’expatriation s’apparente à un mariage de raison. Aucun coup de foudre n’a entraîné cette cohabitation. J’ai signé, sans connaître, et je n’ai d’autre possibilité que de m’adapter. Ou bien ma vie serait un enfer.On finit donc par se sentir chez soi, certains aspects sont plus faciles à vivre que d’autres, mais on s’attache toujours au pays et à ses habitants et lorsqu’on le quitte, on y laisse forcément un peu de soi-même. Mais on ne critique bien que ce qu’on aime, et je ne pourrais rire des petits défauts des Argentins si je n’avais développé pour eux, leur pays et leur langue, une profonde affection. ______________________________________________________________________________________________________________________ Le blog d'Anne

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