Ne restez pas touriste, devenez un voyageur curieux! : préparez votre séjour en Europe à votre mesure grâce aux conseils et guides de voyage d'IDEOZ
61 vues

Gilead de Marylinne Robinson

0

https://voyages.ideoz.fr/wp-content/plugins/wp-o-matic/cache/1b1f5_gilead1.jpgCe roman est en fait une longue lettre (plus de deux cents pages) que le révérend John Ames adresse à
son fils de sept ans. La lettre est écrite en 1957 alors que le révérend, âgé de plus de soixante ans, souffre de problèmes cardiaques et sent sa dernière heure venir. Dans cette lettre, John
Ames revient sur les moments importants de son existence, en particulier la mort de sa première femme en couches, la mort du bébé peu de temps après, puis sa rencontre avec Lila, sa seconde femme
avec qui il a eu un garçon. John Ames parle également de sa famille et principalement — pour ne pas dire exclusivement — de son grand-père et de son père, pasteurs eux aussi. Il décrit
notamment les conflits entre les deux hommes, entre le grand-père partisan des abolitionnistes qui va prêcher la guerre dans sa paroisse lors de la guerre civile et son fils, père de John, qui
lui restera un pacifiste convaincu appelant à la paix à la veille de la Première Guerre mondiale. Un dernier point va retenir l’attention de John Ames dans sa lettre: ses difficultés avec le fils
d’un ami presbytérien, difficultés liés à son incapacité à lui pardonner ses actions.

Un roman épistolaire donc, exclusivement centré sur des questions religieuses. Ce qui pour moi qui 1) ne suis pas croyante et 2) ne s’intéresse pas aux questions de théologie m’a semblé abscons.
Les quelques évocations historiques n’intéressent pas vraiment le narrateur donc elles ne sont pas développées et restent comme une toile de fond pour mieux saisir l’opposition entre le père et
le grand-père. Les interrogations de Ames sur ce qu’est la croyance ne m’ont pas parues sincères: à peine des atermoiements de la part de quelqu’un qui se sait dans la Vérité mais qui n’est pas
dans une réelle démarche de questionnement face à la mort ou face à un monde devenant de moins en moins religieux. Si le propos religieux enfin m’a laissée de marbre, j’avoue avoir éprouvé de
l’agacement face au comportement du révérend vis-à-vis de sa nouvelle femme: la manière dont il en parle, on s’inquiète de la voir décrite comme une enfant bien sage qui a eu la bonté d’âme de se
mettre aux textes religieux pour se rapprocher de son illustre mari. Une bonne petite femme, aux petits soins de son mari et qui tente, malgré son peu d’éducation, de comprendre quelque chose aux
affaires religieuses des hommes. Car finalement de femme, il n’en est jamais question, si ce n’est pour décrire leur bonté vis-à-vis de leur mari et leur complaisance dans ce rôle. Beurk.

Powered By WizardRSS.com | Full Text RSS Feed | Amazon Plugin WordPress | Android Forums | WordPress Tutorials
Découvrir le Blog des Boggans…

Widgets Amazon.fr

Partager

A propos de l'auteur

Découvrir le blog Les Boggans

Leave A Reply

En publiant votre commentaire, vous acceptez pleinement les conditions générales d'utilisation d'IDEOZ : https://voyages.ideoz.fr/cgu/

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Besoin d'aide pour préparer un séjour ?

Remplissez le formulaire ci-dessous avec le plus de détails possible pour que nous puissions vous répondre dans les plus brefs délais.


Nous partageons nos expériences et conseils gratuits avec vous! Exprimez vos besoins!