Hommage au ver de terre

Ou : Des vers de terre…  à  Michel Houellebecq


Dans la colonne « Personnalités de demain » du « Courrier International » d’aujourd’hui,  un nom me saute aux yeux. Pour deux raisons : L’une des personnes citées se prénomme Somchaï. Et Somchaï est le nom d’un des personnages de mon roman « Théâtre d’Ombres »* La deuxième raison découle de la première, Somchaï ne peut être que Thaïlandais. Bingo. Donc je lis : « L’une des espèces les plus précieuses et les plus utiles de la planète est le ver de terre »…

« Somchaï Chantsawang, chercheur à l’Université Kasetsat » …. A ce point de l’écriture, je me dois d’ajouter une troisième raison à mon intérêt pour ce petit article : mon « chéri » a étudié à la même université de Bangkok que ce professeur. Donc, sous le titre «  Le ver de terre, l’une des espèces les plus précieuses de la planète » paru dans «  the Bangkok Post », et repris dans « Le Courrier International », je lis : « Somchaï a recherché ces invertébrés aux 4 coins de la planète.  Il en a sélectionné 5 espèces qu’il a ensuite acclimaté aux tropiques. Et il a partagé les résultats de ses recherches en tentant d’aller convaincre les agriculteurs. 1600 exploitants ont déjà bénéficié de son savoir. 50 élevages de lombrics ont été crées. Somchaï bataille depuis 30 ans pour l’introduction de procédés naturels dans l’agriculture. Il va prendre sa retraite mais n’abandonnera pas son microscope car il vient de découvrir des propriétés antibactériennes à ces vers de terre”. Donc bravo à  la Thaïlande.

Avant de terminer mon coup d’œil sur la presse de ce matin, je parcours un article de « Liberation » sur Michel Houellebecq et sur son livre « La carte et le territoire », « Un livre placé sous le signe de l’inéluctable décomposition » (Claire Devarrieux)

J’y ajouterai cette citation extraite « d’ennemis publics » du même auteur : « Or s’il y a une idée, une seule, qui traverse tous mes romans, jusqu’à la hantise parfois, c’est bien celle de l’irréversibilité absolue de tout processus de dégradation une fois entamée »

Du lombric à  Houellebecq donc…. avec un petit rappel pas très réjouissant « On finira tous bouffés par les vers de terre”… sinon depuis que le monde existe, que serait-il advenu des milliards d’hommes qui ont peuplé pour un temps cette planète ?

Hommage au ver de terre 1

* “Théâtre d’Ombres” Éditions de la Fremillerie

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