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Apprendre l’anglais (ou une autre langue) pour voyager en Europe : quelle méthode choisir?

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Quelles sont les meilleures méthodes pour apprendre l’anglais ou toute autre langue étrangère rapidement et facilement, pour travailler, s’expatrier ou voyager en trouvant le lexique utile et maîtrisant les bases pour tenir une conversation simple en quelques heures d’apprentissage ? Livres ou solutions numériques, sites et méthodes pour apprendre l’anglais, langue internationale, basique ou plus poussé, une langue européenne courante ou très exotique, on n’a que l’embarras du choix. Mais quelle solution est la plus pertinente selon vos besoins et vos objectifs? Faut-il forcément payer pour bien apprendre ou peut-on se  contenter des solutions gratuites et au-delà de l’investissement, quelle est la différence?

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Tout voyageur curieux limite rarement son séjour dans un pays à la visite des plus beaux sites. Avant son départ, il aura envie de lire ou visionner livres, reportages et films sur la destination pour compléter les guides de voyages qui ne révèlent que l’aspect pratique et trop touristique. L’exploration de la gastronomie, de la cuisine, des cultures et des traditions sur place, la rencontre et les échanges avec les habitants sont au moins aussi fondateurs de souvenirs et d’expériences mémorables que les émotions immédiates procurées par la visite d’une ville ou d’un site si incontournables soient-ils. Mais comment échanger si la langue devient un frein aux rencontres plutôt qu’une manière de créer des liens simples?

Les plus ouverts sauront toujours communiquer avec des gestes ou la simple volonté de se faire comprendre sans partager le moindre mot en commun. Les plus motivés s’initieront pour pouvoir vraiment parler, comprendre et se faire comprendre dans une même langue. La langue du pays ou une langue suffisamment parlée pour entamer un vrai dialogue. D’autres seront, au contraire, désireux d’essayer, mais bloqués dans leur démarche pour apprendre une langue de manière efficace. A cela s’ajoutent parfois pèle-mêle le sentiment de ne pas savoir parler par manque de vocabulaire pour trouver les mots ou de connaissance de la grammaire. Ou encore un vieux sentiment d’avoir appris à l’école mais d'”avoir tout perdu” ou de n’avoir jamais su intégrer les cours, l’incapacité à échanger car vous avez peur d’être ridicule ou de faire des fautes ou vous vous être convaincu que vous n’êtes pas doué pour les langues et qu’il n’y a pas de solution. A moins que simplement vous n’osiez pas vous lancer? Quel dommage !

Il n’a jamais été aussi simple d’apprendre les langues du monde à l’ère d’internet. Je me souviens encore de ma lubie d’apprendre la japonais quand j’avais douze ans. A l’école, cela étonnait et paraissait farfelu et inaccessible donc impossible.  A l’époque, ma passion pour le Japon était si forte que je rêvais d’y vivre un jour et que je voulais maîtriser la langue pour mieux m’y immerger et comprendre en attendant les films en VO qui me tombaient sous la main. Peu de solutions existaient, en dehors des cours de japonais privés peu faciles à trouver dans ma région et trop onéreux, ou les cursus accessibles dans de rares lycées ou universités, que je ne pouvais suivre à cause de mon trop jeune âge. Je m’étais rabattue sur la solution la plus économique et pratique pour apprentissage solitaire : un manuel de méthode Assimil accompagné de cassettes (ça ne me rajeunit pas), converties ensuite en CD, DVD puis fichiers mp3. Aujourd’hui, j’observe avec admiration toutes les solutions gratuites ou à coût raisonnable, qui s’offrent à tous les voyageurs désireux d’apprendre au moins les bases d’une langue étrangère pour mieux comprendre leurs interlocuteurs.

Quand on voyage beaucoup, envisage un tour d’Europe ou du monde, ou un service volontaire européen ou toute autre expérience en immersion, apprendre et maîtriser l’anglais basique et au moins une des langues courantes en Europe devrait aider à bien communiquer sans avoir à travailler intensivement. Ne nous le cachons pas, malgré la bonne forme de la francophonie dans le monde, il suffit de voyager en Europe pour constater que le français perd du terrain et n’est pas toujours employé par les offices du tourisme, sur des panneaux d’informations, ni pratiqué couramment.

Il n’y a pas d’âge ni de niveau intellectuel minimal pour apprendre une langue étrangère ou la réapprendre après de longues années passées sans la pratiquer et sans voyage ou travail pour se contraindre à le faire.  Parler une langue est une histoire de goût, d’envie et de curiosité envers autrui, sa culture et sa société.

Vous trouverez des solutions gratuites et payantes et beaucoup de tactiques pour garder la motivation et vous décomplexer et vous encourager. Dans tous les cas, il peut toujours s’avérer utile de réviser ou de reprendre les bases d’anglais ou de toute autre langue, quand on n’a pas l’occasion de la pratiquer régulièrement ou qu’on a un niveau très basique. Soyez donc un peu prévoyant et remettez vous au langue sans attendre la veille du départ pour vous demander quelle langue vous allez bien pouvoir parler?!

Des langues élémentaires pour voyager en Europe et  communiquer facilement

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Quatre à cinq langues permettent de s’en sortir dans la majorité des pays européens, car elles y sont apprises ou suffisamment pratiquées pour trouver aisément un interlocuteur avec des notions ou une maîtrise soutenue.

  • L’anglais bien-sûr est la langue internationale par excellence, parlée partout en Europe surtout chez les jeunes générations.
  • L’allemand, assez peu enseigné et pratiqué en France, alors qu’il est très courant en Europe centrale et orientale.
  • L’Italien peut s’avérer bien pratique au-delà des frontières de la Botte et de la Suisse italophone vu qu’on le retrouve dans tout le bassin Adriatique en Slovénie, Croatie, au Montenegro et en Albanie, en raison des influences historiques de la république de Venise.
  • L’Espagnol, qui servira dans de nombreux pays du monde et reste fort abordable, même quand on n’est pas très doué en langue

Et pourquoi pas le russe, que les pays de l’ancien bloc de l’Est ont conservé comme héritage et dont les élèves apprennent encore les rudiments, d’autant que les nombreux touristes russes s’accompagnent d’investisseurs?!

Bien que la plupart des élèves en France apprennent l’anglais à un moment ou un autre de leur scolarité, cela ne sert pas toujours à parler dans le pays ou soutenir une conversation avec un anglophone. Je l’ai constaté la deuxième fois quand je suis allée au Royaume-Uni après avoir accompli quelques années d’apprentissage. Je pensais avoir un niveau correct et je me suis retrouvée dans des situations d’incompréhension ou de difficulté pour échanger et cela s’est répété dans une moindre mesure, après avoir validé mon niveau par un First Certificate of Cambridge.

Car l’anglais scolaire ne se soucie pas toujours des situations du quotidien qu’on rencontre en voyageant, s’expatriant, en travaillant ou s’immergeant. Je me suis retrouvée avec l’impression de n’avoir jamais vraiment pratiqué l’anglais pour le comprendre aisément et encore moins échanger sans gêne voire honte par rapport à mon accent. Il y avait un décalage entre ce que je pensais maîtriser et l’aisance nécessaire à parler et aller à la rencontre d’autrui pour dépasser le stade des formules de politesse.

Cela s’est aggravé, quand j’ai débuté mon activité professionnelle sur IDEOZ et développé des partenariats basés dans toute l’Europe, pour lesquels l’anglais était la seule langue commune. Autant j’arrivais à lire l’anglais sur internet sans souci, autant écrire et discuter était plus compliqué. Je manquais de pratique et de vocabulaire pour une conversation en direct ou par téléphone. Le réapprentissage de l’anglais rapide et efficace pour travailler et voyager s’est imposé pour éviter tout malentendu et élaborer une collaboration fondée sur la compréhension mutuelle.

L’impression était un peu la même pour l’allemand, l’espagnol, que j’avais appris pendant ma scolarité… Je connaissais des bases et avait de très bonnes notes, mais  je restais frustrée de ne pas assez pouvoir parler en classe ni parler avec des personnes du pays. Certes, j’avais déjà la chance de voyager, sans que cela compense la frustration. Pis encore à force de ne pas discuter, j’avais oublié assez vite à ma grande surprise le vocabulaire nécessaire à construire une discussion et j’avais le sentiment de savoir de moins en moins parler anglais et allemand. Pourtant, trois mois après avoir commencé l’allemand comme deuxième langue vivante, j’étais si fière lors de mon premier séjour en Allemagne de pouvoir servir de modeste interprète à mes parents qui ne comprenaient pas un traître mot d’allemand, si ce n’est Banhof et Kartoffel à cause d’un vieil oncle ayant ramené ces mots en souvenir après sa mutation de quelques années en Allemagne comme militaire!

Rapidement après avoir arrêté d’apprendre l’allemand à l’université, j’ai constaté qu’il m’était difficile de trouver mes mots, de me rappeler des règles de grammaire et donc d’échanger en allemand lors de certains de mes voyages dans des pays très germanophones. Récemment, j’ai eu envie de combler mes lacunes et j’ai recherché des solutions pour me remettre dans le bain. Je me suis retrouvée face  à des questionnements proches de ceux des débutants : par quels mots commencer pour apprendre une langue comme l’anglais ou l’allemand?  Faut-il commencer par les mots utiles ou privilégier des listes thématiques? Quelle méthode retenir face au grand choix actuel? J’ai un peu tout  testé jusqu’à ce que je trouve la plus motivante et intuitive,  faute de trouver quelqu’un avec qui pratiquer dans mon entourage.

 

Choisir la bonne méthode de langue pour apprendre à son rythme

Le plus difficile à mon sens quand on apprend une langue sans y être contraint par la scolarité ou le travail et sans bénéficier d’un interlocuteur réel, c’est de garder la motivation pour apprendre seul et soutenir des objectifs réalistes et réguliers.

Livres de méthodes de langue Assimil (ou autres) ; sérieux mais fastidieux


J’évoquais précédemment la Méthode Assimil pour apprendre le japonais sans peine et j’ai constaté en feuilletant récemment un livre plus récent que tous les ouvrages Assimil conservent la même méthode d’apprentissage depuis des décennies. Malgré ses 30 ans, mon Assimil de japonais n’a pas pris trop de rides par rapport aux versions actuelles. Les leçons débutent par les bases pour un échange simple autour des formules de politesse, de présentation et des situations du quotidien. Quelle que soit la marque de la méthode, cela reste très facile pendant les  5 ou 6 leçons pour ne pas décourager d’emblée, quoiqu’un peu fastidieux sur le principe de l’apprentissage par mémorisation presque exclusivement.

Puis les cours évoluent et se compliquent, ce qui suppose une forte détermination, dans la mesure où il n’est guère agréable d’apprendre et de parler seul un peu comme les cours du CNED.  Le format livre limite les possibilités d’apprendre en toutes circonstances et sur divers supports. Chaque leçon alterne avec des phrases élémentaires façon thème et version, du vocabulaire, quelques points grammaticaux très résumés, des précisions sur l’éventuelle présentation  et des notes pour expliquer comment la langue pouvait être représentative de la société et du peuple qui la pratiquait.

La collection L’anglais pour les nuls et ses équivalents pour la langue de votre choix propose un apprentissage plus simplifié. Sa cible est la personne vous apprendre  l’anglais (grand débutant) et non pas des apprenants déjà familiarisés avec les bases. Elle se veut plus pratique, plus légère ; le BaBa pour convaincre que tout le monde et même ceux qui s’estiment mauvais ou pas doués, peuvent apprendre une langue facilement. Sur la forme, elle est à peine moins conventionnelle qu’assimil mais plus abordable, car les cours sont moins scolaires. Elle convient parfaitement aux grands débutants. Les leçons sont didactiques et claires, mais cela reste un apprentissage classique via un livre et une méthode inspirée du thème / version.

Si cette solution de méthode de langue à domicile économique (entre 15 et 50€) existe toujours et est très fiable sur son contenu, elle suppose toujours beaucoup de volonté pour travailler au quotidien et si vous n’êtes pas comme moi capable de vous imposer cette rigueur sur la durée, mieux vaut vous tourner vers des méthodes plus interactives sur internet. Vous rêvez de parler anglais comme un anglais ou au moins  ?

Babbel, une alternative plus ludique et interactive pour apprendre une langue et progresser facilement et rapidement

 


A la faveur d’une publicité amusante de Babbel, j’ai consulté leur site https://fr.babbel.com/apprendre-anglais-rapidement pour voir si la méthode était aussi divertissante que le spot publicitaire et j’ai été vite convaincue de dépasser la leçon gratuite et d’investir pour une année d’apprentissage “déjà confirmé” ou technique, en profitant d’une offre spéciale de 6 mois offerts pour 6 mois achetés. Comptez entre 6 et 13€ par mois selon la durée d’engagement. Le principe est intuitif et progressif. Le prix peut être un frein pour certains ; il peut être levé grâce à l’abonnement pour toutes les langues.

Comme il est bien question d’apprendre une langue et de l’approcher à travers la culture, la grammaire, la société et les niveaux de maîtrise, il est difficile de ne pas envisager une apprentissage sur plusieurs mois. On commence par remplir des cases pour intégrer des mots et on progresse avec la possibilité d’apprendre le vocabulaire utile aux voyageurs, au quotidien de l’expatrié, voire à l’homme d’affaire. Les leçons évoluent ensuite en fonction des thèmes et des besoins identifiés par l’internaute.

L’idée est d’apprendre tous les jours un peu à raison d’une leçon de 15 min, pour ne pas transformer la langue en travail trop impliquant et encourager à continuer les efforts au lieu de se laisser décourager comme c’est souvent le cas quand on s’en tient à un livre de méthode de langue.

Que l’on veuille apprendre ou réapprendre l’anglais ou quelques unes des treize autres langues dans la base, améliorer son niveau en consolidant ses acquis et acquérant un vocabulaire plus spécifique ou technique, Babbel convient à presque tous les profils personnels et professionnels. Le site propose plusieurs niveaux d’apprentissage allant du grand débutant à l’intensif, pour travailler à son rythme et en fonction de ses contraintes. Il n’est pas utile de valider un niveau pour en explorer d’autres. On peut donc apprendre pendant quelques minutes ou plus longtemps, sans avoir l’impression de travailler et de s’ennuyer comme à l’école. A l’occasion d’un rituel qu’on se fixe, lors d’une pause pour tromper l’ennui ou se distraire en se cultivant sur sa tablette ou son smartphone lors d’une leçon dans les transports en communs ou n’importe où ailleurs. Tout est possible.

J’ai apprécié dans cette solution le sérieux des méthodes mondialement connues comme Assimil combiné à une souplesse que je n’avais pas trouvée dans ma vieille méthode Assimil de japonais devenue vite rébarbative malgré mon intérêt. J’ai retrouvé le principe de progressivité à travers les 105 leçons réparties en 6 niveaux pour le stade débutant. A titre de comparaison, un concurrent comme Busuu propose 60 leçons!

J’ai réalisé les 23 leçons du mode débutant en 3 jours car l’objectif était de reprendre l’allemand en douceur et j’ai apprécié les diverses solutions proposées pour mémoriser les mots, les règles grammaticales limitées, Le mélange de ces exercices avec reconstitution du mot à partir de lettres mélangées, l’écriture en aveugle, et d’autres permet de travailler la mémoire visuelle, auditive et écrite. Après ces leçons, je maîtrise le vocabulaire de base pour voyager en Allemagne : me présenter, évoquer ma nationalité, mon pays d’origine, réserver un hôtel, commander et payer dans un café, acheter un billet et me déplacer par divers moyens de transports. Le tout en comptant jusqu’à 20 et en maîtrisant 10 verbes clés et les verbes avoir et être au présent de l’indicatif, la prononciation de toutes les lettres et leurs différences par rapport au français. Les leçons sont découpées en 3 étapes, deux durant lesquelles on apprend et une pour réviser et confirmer l’acquisition des mots. Mon travail a été sanctionné par un certificat ce qui m’a ramenée aux années scolaires. J’ai cumulé 3135 points (mais je ne sais pas encore à quoi ils me servent) et j’ai appris 87 mots.

Découvrez mon avis détaillé comparant Duolingo et Babbel pour apprendre l’allemand

certificat Babbel allemand

En prolongeant avec les 85 leçons du module intermédiaire, on peut tenir une conversation courante sans trop de difficulté et les divers thèmes permettront de cibler les besoins ; voyage, santé,  Je pouvais fixer mes objectifs, parler ou réapprendre sans me sentir trop seule et bête derrière un écran, ce qui était bien plus agréable que quand je répétais des phrases à haute voix pour les mémoriser.

La reconnaissance vocale pour perfectionner la prononciation compense le manque d’interlocuteur réel en permanence. Le correcteur de prononciation a le don d’agacer au début car on n’ose pas toujours parler clairement, mais il devient vite un allié. Il n’est pas seulement question de subir des stratégies de mémorisation et des techniques d’apprentissages en apprenant par coeur des listes de mots ou des règles de grammaire compliquées.

De plus, Babbel développe un groupe Facebook où l’on peut tchater avec des personnes avec un niveau de maîtrise correspondant à notre recherche. L’absence de communauté intégrée au site est un bémol, alors que des sites comme le concurrent Busuu reposent sur un fort aspect communautaire des apprenants et des personnes parlant déjà bien une langue afin de corriger.

Une bonne idée de cadeau au passage pour les voyageurs qui veulent devenir polyglottes ! Il existe un forfait donnant accès à toutes les langues disponibles sur Babbel pour 8,25€ / mois.

Pourquoi passer par une méthode (payante le plus souvent) comme Babbel ou ses équivalents si on peut échanger sur des réseaux avec des habitants gratuitement, me direz-vous? Si l’échange est la vocation d’une langue, la maîtrise de ses fondamentaux (grammaire, conjugaison, vocabulaire) est un préalable indispensable et une langue ne s’apprend pas juste parce qu’on partage quelques mots avec quelqu’un qui la parle au quotidien.

Apprendre cela suppose une familiarisation, une immersion progressive, une habituation à entendre et comprendre pour communiquer de façon plus naturelle. Les mots usuels, le vocabulaire plus élaboré, les leçons de grammaire et de conjugaison ne ressemblent guère à des leçons justement et c’est le mode ludique qui m’a fait persévérer. Les apprentissages structurés autour de thèmes rappellent ce que font les petits guides de langues pour voyager en maîtrisant les expressions les plus utiles. A ceci près qu’il y a un enseignement plus rigoureux et complet, sans que la forme en pâtisse.

Les méthodes pour apprendre le vocabulaire pour voyager donnent probablement l’impression de se ressembler et pourtant, elles s’avèrent très différentes.

En mode vocabulaire de survie pour voyager et communiquer à l’étranger?

 

Apprendre le BAba de toute autre langue européenne à travers les mots clés et expressions


Sur IDEOZ, il nous a semblé d’emblée évident que la langue était un voyage en soi. Les voyageurs maîtrisant des langues européennes comme le slovène, le serbe, le croate, le hongrois ou encore le roumain trouveront des pages de mots simples pour balbutier quelques mots dans la langue du pays où ils se déplacent. Comme je le répète souvent aux voyageurs très nombreux qui nous sollicitent à propos de la Croatie par exemple, apprendre le croate en 5 minutes par jour pendant les quelques jours précédant le séjour en Croatie ne suffit pas à discuter, mais les croates apprécieront vraiment l’effort que vous ferez de parler quelques mots de croate. Et ce, même si beaucoup de croates maîtrisent des langues étrangères européennes courantes.

Dans le même esprit, apprendre le serbe pour voyager en Serbie est plus qu’utile, compte tenu de la complication supplémentaire induite par l’alphabet cyrillique et des lettres, sonorités et prononciations tout à fait méconnues pour les francophones. Une familiarisation avec l’alphabet évitera d’être complètement perdu et d’être dans l’incapacité de comprendre l’équivalence en alphabet latin pour la traduire éventuellement à travers une application ou un dictionnaire. Si à Belgrade, la double traduction est systématique et les habitants volontiers polyglottes, il n’en va pas de même dans la Serbie profonde, où les habitants n’ont pas toujours l’habitude de voir des touristes, ni de pratiquer des langues étrangères (du moins pas parmi les générations de plus de 50 ans). Vous pourrez aussi trouver des articles sous forme de leçons pour apprendre le roumain, mais comme pour les précédents exemples, elles n’ont pas la rigueur des méthodes et apprentissages et reposent simplement sur la connaissance des auteurs. Faut-il donc investir dans une méthode de langue pour partir quelques jours en vacances?

Guide de conversation : apprendre les bases d’une langue en 30 jours?


Il ne s’agit pas d’apprendre une langue au sens strict avec toute la rigueur que cela implique, mais de connaître les bases pour tenir une conversation simple en quelques semaines. Les plus motivés des voyageurs devraient investir dans un livre de type guide de langue pour voyager, qui combine en général les expressions et mots utiles mais aussi des notes plus ou moins détaillées sur les modes de vie et les mentalités. Ces indications, tendant parfois du cliché ou du préjugé, s’avèrent précieuses et sont d’après moi la meilleure raison d’acheter ce genre de livre (papier ou kindle), pour éviter les impairs quand on fait les efforts d’apprendre une langue tout en étant très débutant. Les éditions Lonely Planet, Guide de conversation du Routard, Le guide de poche et Parler x langue en voyage selon Harraps, tous deux adaptés dans de nombreuses langues sont des compagnons pratiques vers lesquels on peut se tourner quand on croise un interlocuteur qui ne parle aucune langue commune.

En version web payante, Babbel est le meilleur équivalent propose également cette approche ciblée à travers le voyage et les situations quotidiennes dont on a besoin pour s’en sortir par rapport à des besoins comme celui de demander son chemin, acheter un billet de bus, réserver une chambre ou commander un repas et discuter avec un médecin aux urgences pour ne citer que les plus élémentaires.

Les applis et traducteurs de langues ; pratique mais limité et pas toujours fiable


On trouve sur internet et smartphone de multiples applications gratuites ou payantes (quelques euros) pour apprendre les mots et expressions usuels. Les plus développées s’accompagnent d’une voix parfois un peu robotique afin d’aider à intégrer la prononciation, sans qu’il y ait une réelle interaction avec l’appli. D’autres permettent de traduire plus ou moins bien en direct en sachant que c’est très approximatif mais évite l’incompréhension totale. Ce genre d’outil est pratique pour parler quelques mots dans la langue d’un pays où l’on voyage, et peut être un point de départ pour se familiariser, mais elle n’est pas suffisante pour bien apprendre à parler. Cela tient plutôt du jeu.

Dans cet esprit, Duolingo a percé sur le net et rencontre un franc succès en raison de son mode ludique. Il s’agit de courtes leçons de 5 à 15 min où l’on apprend du vocabulaire essentiellement. On définit la durée, après avoir déterminé son niveau, mais il n’est pas possible d’évoluer d’un niveau à l’autre, à moins d’avoir validé les divers paliers organisés autour de thèmes qui sont abordés à travers 2 à 7 leçons.

Au début, c’est assez amusant, on avance vite et a envie de maintenir une série de journées d’apprentissage pour accumuler des couronnes et collectionner les points comme si je collectionnais des bonnes notes. C’est surtout sympathique pour apprendre des mots au lieu de lire et mémoriser par coeur un dictionnaire ou un lexique. Le bémol est le manque de contenus structurés pour apprendre à conjuguer ou construire des phrases grâce à un minimum de grammaire.

Avec Duolingo, on n’apprend pas forcément à penser une langue et sa construction. Dans le fond on n’apprend pas l’anglais ou la langue choisie, on collecte des mots en passant de thème en thème : présentation, famille, fruits et légumes, manger au restaurant, adjectifs courants etc. Pour chaque leçon effectuée, on gagne des points qu’on peut échanger à la boutique pour obtenir des challenges ou  des petits avantages et donner un sentiment de progression et une motivation pour ne pas arrêter. On peut enchaîner les leçons sans souci, mais à chaque fois qu’on ne se connecte pas dans les 24h, on perd les points acquis et doit reprendre sa série de jours de leçons.

Mon constat est mitigé puisqu’après avoir atteint 60 leçons, j’ai une impression contradictoire d’avoir amélioré mon vocabulaire tout en ne me sentant toujours pas capable de discuter en allemand, alors que j’ai déjà appris cette langue dans le passé. Constat similaire pour l’anglais. Mais cette application aura eu le mérite de me remettre le pied à l’étrier et  elle m’a poussée à trouver une méthode plus structurée. Après avoir commencé à réapprendre l’allemand avec Duolingo pendant les vacances, je me suis lassée au bout de quelques semaines. J’ai préféré me tourner vers Babbel, dont les cours moins robotiques et plus structurés et élaborés par des experts m’ont aidée à réinvestir tout les aspects grammaticaux enfouis dans ma mémoire. Comme souvent, le principe de payer pour fournir un effort se confirme, car on est plus motivé pour que son investissement financier soit sanctionné par des progrès.

Ce que racontent les mots d’une langue étrangère : se cultiver et comprendre les mentalités à travers une langue sans effort


Comme moi vous avez toujours aimé l’émission Karambolage d’Arte qui décrypte les différences culturelles franco allemandes à l’aide de mots? Les sites et blogs de passionnés de langues ou d’habitants souhaitant apprendre leur langue aux internautes fleurissent à l’instar des vidéos sur Youtube. Apprendre une langue sur un mode humoristique, original et différent sous forme de rendez-vous informels pour découvrir un mot et au-delà des mots de sa famille ou la culture du pays est pour moi très plaisant.

Je suis ainsi tombée sur une chaîne youtube Apprendre NaturAllemand, jeu de mot pour évoquer une méthode originale pour apprendre naturellement l’allemand et le pratiquer au quotidien, en changeant le paradigme et misant sur l’immersion dans la langue allemande pour mieux habituer l’oreille. Jeanne arrive à rendre l’apprentissage de l’allemand, que beaucoup trouvent difficile ou rebutant, presque évident. Elle s’est orientée surtout sur la découverte de la culture et société allemande à partir d’un mot clé qui permet d’en apprendre de nouveaux ! J’apprécie les leçons régulières de son calendrier de l’Avent pour réviser le vocabulaire du Noël allemand et l’idée de publier des petites vidéos thématiques pour aborder le vocabulaire en situation et mieux retenir les mots par des démonstrations dans la vie quotidienne. Alors qu’attendez-vous pour vous y mettre aussi?

Il n’y a pas d’âge ni de niveau intellectuel minimal pour apprendre une langue ou la réapprendre après de longues années passées sans la pratiquer et sans voyage ou travail pour se contraindre à le faire. Parler une langue est une histoire de goût, d’envie et de curiosité envers autrui, sa culture et sa société. Vous trouverez des solutions gratuites et payantes et beaucoup de tactiques pour garder la motivation et vous décomplexer et vous encourager. Dans tous les cas, il peut toujours s’avérer utile de réviser ou de reprendre les bases d’anglais ou de toute autre langue, quand on n’a pas l’occasion de la pratiquer régulièrement ou qu’on a un niveau très basique. Soyez donc prévoyant et remettez vous au langue sans attendre la veille du départ pour vous demander quelle langue vous allez bien pouvoir parler?!

En bref quelle est la meilleure méthode de langue?

  • Pour apprendre les bases d’une langue sans effort et rapidement, quel que soit le niveau de départ, sans se ruiner et en gardant une motivation grâce à une interactivité et à l’existence de plusieurs supports payants :

 

  1. Babbel
  2. Busuu
  3. Memrise
  4. LingQ
  • Pour apprendre quelques mots afin de parler une langue étrangère en vacances : 

 

  1. Guide de conversation (à partir de 4-5€) si vous souhaitez formuler des phrases après quelques jours d’entraînement
  2. Duolingo (gratuit)
  3. Applis de traductions (gratuit ou payant selon la langue et le contenu)
  • Pour apprendre une langue de manière classique et studieuse : en format thème et version : méthode de langue sous forme de livre comme Assimil avec un support … A compléter avec un livre de grammaire et conjugaison pour affiner la maîtrise
  • Pour parler en vue d’une expatriation ou d’un service volontaire : plongez dans le bain directement, rien ne vaut l’immersion pour se stimuler et les rencontres feront le reste!

 

Article écrit en partenariat avec Babbel




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A propos de l'auteur

Voyageuse dès le berceau, je nourris un amour viscéral pour les pays d'Europe centrale et orientale, avec une prédilection pour les Balkans (notamment l'Ex-Yougoslavie...). Dans ces terres, qui m'ont enseigné beaucoup de leçons, au fil de quinze ans de découvertes, de rencontres et de hasards… je me retrouve parfois… tant elles sont insoumises, contrastées, passionnelles et contradictoires. J’essaie de me montrer curieuse de tout, de mettre de côté mes idées reçues, de découvrir les pays depuis les sites incontournables jusqu’aux plus inattendus, insolites ou traditionnels quitte à me perdre pour mieux me laisser surprendre. Je privilégie les rencontres, repas et hébergements chez les habitants, pour explorer les traditions, les cultures, l’histoire et les plaisirs culinaires typiques.J'essaie de faire d'Ideoz un espace éclectique et tourné vers les échanges et la rencontre avec les différences. Historienne, anthropologue et ethnologue de formation.   Me contacter par mail? En savoir plus sur moi et sur le projet IDEOZ Voyage...

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