IDEOZ Voyages > FRANCE > Corse > Séjour en Corse en été loin des foules et du covid

Séjour en Corse en été loin des foules et du covid

roches rouges de scandola

La perspective de la fin de l’épidémie de covid, des contraintes sanitaires et des confinements successifs a donné des envies d’évasion aux Français. Et quelle meilleure idée que de (re)découvrir la France et d’embarquer vers la Corse, en bateau ou en avion? Cet été on espère pouvoir enfin revivre normalement sans avoir à se préoccuper d’une nouvelle vague épidémique. Mais le besoin de se mettre au vert, et de partir vers des terres moins touristiques s’impose pour beaucoup comme une évidence. Alors que la Corse, baignée par le soleil plus de 320 jours dans l’année, attire toujours de nombreux estivants grâce à ses plages et ses eaux turquoises translucides et ses villes et villages de caractère, le défi est de dénicher ces coins merveilleux où l’on peut se ressourcer ou/et profiter de grands espaces, de nature et d’authenticité. Voici quelques coups de coeur pour explorer la Corse en été, sans subir les foules de touristes.


La Corse côté mer entre plages paradisiaques et criques préservées

Non, un séjour en Corse ne rime pas qu’avec plage et farniente, bien que pour beaucoup, ce soit déjà une version du paradis. La chaleur, la Méditerranée qui dépasse souvent les 25° peut vous suffire. Bien sûr, on trouvera toujours son bonheur parmi les nombreuses plages de rêve de Corse et les criques plus secrètes autour de Calvi, Ajaccio, Bonifaccio, ou Porto Vecchio. Comment résister à l’appel des plages de Palombaggia et Santa Giulia, emblématiques de Porto Vecchio, la plage de Rondinara à Bonifacio, qui est un trésor digne des plus beaux lagons du bout du monde ou la plage de sable de Grand Sperone un peu préservée du tourisme de masse? A moins que vous préfériez la plage de Bodri de Corbara à L’Île-Rousse, la plage de Nonza, dans le village du même nom ou la plage d’Agosta à Porticcio au sud du golfe d’Ajaccio. Ce sont quelques unes des références si vous aimez la baignade, mais forcément, cela signifie aussi qu’elles sont très prisées des autres touristes. Il existe pourtant des plages sauvages qui n’ont rien à leur envier en terme de cadre et d’environnement.

Les Calanques de Piana

La plage de Ficajola à l’abri dans les superbes Calanques de Piana n’est quasiment accessible que par la mer et c’est ce qui fait le charme de ces criques où l’on doit fournir certains efforts pour s’accorder un bain. C’est l’occasion d’une agréable promenade depuis Porto. On peut rejoindre Ficajola par voie terrestre, en empruntant un petit sentier qui révèle une nature de maquis. Quel bonheur de trouver un tel lieu, façonné par ces roches accidentées qui défient les flots incessants. On a l’impression d’être perdu loin du reste du monde et à la fois si près de Porto. Au-delà de la vue imprenable sur le golfe de Porto, Ficajola tire aussi sa typicité des anciens cabanons de pêcheurs. Les amateurs de sable apprécieront la partie sablonneuse, tandis que les autres se tourneront vers la zone parsemée de galets.

La Revellata, un Nirvana naturel

 La Presqu’ile de la Revellata se trouve à la sortie de la ville de Calvi. Il suffit d’emprunter la Route de Porto et de longer la côte jusqu’à ce qu’on accède à la pointe de la Revallata et à la route pour Notre dame de la Serra. Classé parmi les sites naturels sensibles, la presqu’île est gérée par le conservatoire du littoral. Nul véhicule à moteur est autorisé : on visite la Presqu’ile de la Revellata à pied, à vélo, ou en VTT. L’attractivité de la presqu’île doit beaucoup à sa nature capricieuse, à la route irrégulière qui y mène et dissuade les touristes cherchant des sites faciles d’accès. Certains chemins sont vraiment inaccessibles en voiture et cela la préserve finalement des foules, ce qui est parfait. Depuis le parking, comptez 3h30 environ pour la balade à pied et 1h30 à 2h pour arpenter les sentiers à vélo. Le Phare de la Revallata nous apparaît au bout d’1h30. Prévoyez des bonnes chaussures de marche ou de randonnée, et prenez avec vous suffisamment d’eau pour faire face à la chaleur pesante. Il y a peu d’ombre par endroits : il n’y a même aucun arbre sur ce bout de terre, seulement un maquis ras, dessiné par le vent notamment. Tout le long du chemin, le paysage est à époustouflant.

La Presqu’ile de la Revellataest bordée d’une côte sauvage dentelée tantôt de falaise, tantôt de petites criques. Cette péninsule est vraiment un bijou du patrimoine naturel Calvais et me fait clairement penser à l’Archipel du Frioul, à Marseille pour ceux qui connaissent. La nature à l’état brut. La côte ouest de la presqu’île garde son aspect sauvage, elle est balayée par le vent. La Presqu’ile de la Revellata est un promontoire granitique d’environ 3 km de longueur et de 300 hectares. De longues pistes en terre la sillonnent et il est possible de prendre plusieurs chemins pour accéder à un même but. Comme un jeu de piste pour les apprentis randonneurs. Les différents chemins tracent des lacets plus ou moins serrés. D’ailleurs, il vaut mieux emprunter les accès balisés. J’avais eu la bonne idée de prendre un raccourci en coupant à travers la nature pour rejoindre la route en contrebas. Bien mal m’en a pris quand j’ai commencé à dévaler la pente raide recouverte de cailloux, qui rendent la marche d’autant plus inconfortable. Au fur et à mesure de la descente, on découvre des vues magnifiques sur la mer, le golfe de la Revellata, et la côte. On ne se lasse pas de ces paysages de rêve.


De temps à autre, on devine des petites criques sauvages à l’eau azur et limpide… parfois prises d’assaut au coeur de l’été, mais il y a toujours moyen de dénicher quelque crique plus isolée. Si vous préférez les plages, la plage de l’Alga dans le golfe de la Revallata au tout début de la Presqu’ile devrait vous convaincre avec son sable blanc et son eau turquoise. Un cadre magnifique pour une baignade tranquille et une pause fraicheur dans la paillote où vous siroterez un verre ou mangerez des poissons frais.

Réserve naturelle de la Scandola

Si vous choisissez la région de Porto, Scandola devrait faire partie de vos destinations. Beaucoup la surnomment le merveilleux enfer. A Scandola, un paysage étonnant dans un écrin de roches rouges vous attend… C’est peu dire que la réserve naturelle de Scandola est belle à couper le souffle….  Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, cette réserve est à l’image des cartes postales qui font rêver de découvrir la Corse.  L’origine du site de Scandola est volcanique, ce qui explique, sur terre comme sous la mer, ces paysage chaotiques et figés par le refroidissement de la lave. Pour conserver ces lieux intacts et protéger la faune et la flore qui y ont élu domicile, une réserve est créée en 1975 jusqu’à ce qu’elle intègre en 1983 la liste de l’Unesco. Un paysage exceptionnel défile sous nos yeux ébahis quand la roche rouge caractéristique des lieux est comme déchiquetée par je ne sais quelle magie naturelle. L’eau est limpide et turquoise, tellement attirante qu’on voudrait y plonger, mais c’est interdit! Ces eaux renferment en leur sein un grand nombre d’espèces rares.  

La Corse côté Montagne : l’âme des villages corses au coeur de la Balagne

Lorsque la mer rencontre la montagne en Corse, la Balagne se dévoile. La Balagne est une région bénie des dieux, où de vieux villages fièrement accrochés aux massifs rocheux offrent un point de vue rêvé sur le littoral. Corbara, Pigna, Sant Antonino, Montemaggiore, Belgodere ne sont que quelques uns des joyaux de cette zone qui permet d’explorer la Corse dans sa dimension montagneuse… Impossible lors d’un séjour du côté de Calvi et L’Île-Rousse de ne pas consacrer au moins une journée entière à la découverte de l’arrière-pays.

Le plus connu peut-être, Sant Antonino, réserve une rencontre au sommet, une immersion dans un village médiéval perché sur son nid d’aigle. Ses étroites ruelles, ses maisons de pierre construites avec la pierre de la région taillée dans une carrière, sont autant de sources d’attractions pour les visiteurs curieux. Le soir, difficile de résister aux alléchantes fermes-auberges de la région et à leurs assiettes de charcuterie et de fromages locaux… 

On pourrait l’appeler la vallée au bout du monde. On a vraiment cette impression d’être pour un temps dans un autre monde, rempli des chères traditions corses. Pour preuve, une immersion dans le Ghjunsani. Ce sont quatre villages qui se côtoient au bord d’une vallée où coule la rivière Tartagine : Vallica, Olmi-Cappella, Mausoleo et Pioggiola. La Ligurie a ses Cinque Terre célèbres, la Corse a ses quatre fleurons à flan de montagne. Au carrefour de tous les chemins se trouve Vallica avec son panorama spectaculaire. Situé sur une butte solitaire il jouit de la plus belle vue sur les montagnes : les aiguilles de Popolasca, le Monte Padro, le Monte Corona. Seulement une trentaine d’âmes vivent ici tout le long de l’année.

Olmi-Capella est le plus gros bourg de la vallée, réputé pour accueillir aussi des artistes venus trouver de l’inspiration dans cet environnement et des comédiens de cinéma et de théâtre qui se retrouvent à l’occasion du Festival et des rencontres internationales du Théâtre en Corse. Sa particularité est d’être coupé en 2 avec une partie haute, Olmi, Capella d’où Olmi-Capella, en bas. En balade, on se dirige depuis Olmi vers la forêt de Tartagine. Les pins, les chênes verts et blancs et les châtaigniers recouvrent les paysages de Pioggiola et de ses 4 hameaux Forcili, Tombolaccie, Bornolaccie, Calchisaiti. La petite église Santa Maria Assunta est suspendue au détour d’un virage, tous les ans des pèlerins viennent rendre hommage à St Pancrace. Puis vient enfin Mausoléo, le plus vieux village de la vallée dont l’église abrite la plus vieille statue de Saint Jean Baptiste. Ce petit village ferme la vallée avant d’arriver à la forêt Domaniale de Tartagine.

Tartagine est le dépaysement total, une forêt avec encore de la végétation sauvage, de belles ballades et des baignades dans la rivière. Cette vallée au bout du monde se trouve qu’à une heure de route de Calvi, il faut prendre la direction de Ile Rousse puis Belgodère pour enfin monter sur Olmi Capella en faisant très attention aux vaches se trouvant au milieu des routes sinueuses corses.

Vous le voyez, il y aurait 1001 idées pour visiter les merveilles de Corse entre site incontournables et escapades hors des sentiers battus. Pour trouver de l’inspiration ou des séjours au soleil de dernière minute visitez ce site.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *