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Un jour peut-être… ou comment la vie devient un roman – parfois –

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Ma vie est dans mes romans et je suis bien trop occupée à la vivre pour la rêver. Alors je l’écris et j’écris depuis que j’ai…probablement 12/13 ans, l’âge où, lisant  « le Journal d’Anne Franck » comme tous les ados de mon âge, je décidais décrire un journal à mon tour. Ma vie n’était sûrement pas passionnante mais un jour peut-être…

Un pensionnat de jeunes-filles avec des bonnes-sœurs, la messe tous les matins, « chapelet » à 5 heures et prières du soir en commun, confessions chaque semaine et un aumônier au nez fleuri qui devait sûrement boire un peu trop de vin de messe… Un jour, il avait demandé à  rencontrer mes parents pour leur dire : « Votre fille, comme l’archange Michel dont elle porte le nom et  qui vainquit le démon, elle sera tout ou rien. Ou plutôt « tout » ou « tout »… » Comprenez par-là  « ou bien elle tournera mal ou elle tournera bien mais ce sera toujours aux extrêmes.  (Je crois avoir dit à l’époque que je voulais être missionnaire en Afrique !). Un tel jugement ne pouvait qu’affoler mes parents quant à mes fréquentations (archi surveillées) et mes écrits. Un jour ils sont tombés sur un des fameux cahiers dans lesquels je racontais que j’étais décidée, en allant à une surboum à laquelle je me rendais « en douce » un après-midi,,(oui on disait comme ça), que j’avais l’intention d’embrasser un maximum de garçons ». Les interdits ça rend un peu « wild ».

Donc je ne suis pas allée à la boom et à partir de cet instant j’ai confié mes cahiers à un copine qui, avec le temps, a prétendu les avoir perdus. Mais je la soupçonnerai toujours d’avoir voulu les garder pour tenter d’y trouver le nom des petits copains que je lui aurais chipés.

Comparé à aujourd’hui, embrasser une bande de boutonneux qui ne savaient même pas se servir de leur langue, c’était vraiment du pipi de chat quand on pense à une certaine jeunesse qui boit vite et fort. Après tout je n’ai goûté qu’aux échanges de salive, jamais à l’alcool, aux drogues ou ses substituts. Ca suffisait pourtant pour qu’on me promette l’enfer. Mais comme mon ange gardien avait vaincu le diable, je n’avais pas trop peur.

Blog _1804Terre d’Isan, pres de Loei
Blog _1814
riviere pres de Phitsanulok

Donc ni drogue ni alcool, je voulais  vivre ma vie en toute lucidité. Et finalement je suis ce que je suis, grâce ou à cause de mon éducation, de mes parents et de l’ombre de cet ange du bien et de ce bel et tentateur ange du mal. Les angelots et l’angélisme,  pas pour moi !

Bien sûr parler du diable et d’un archange n’était absolument pas le propos prévu de mon blog ce matin, mais vous n’avez pas idée de ce qu’une phrase, un mot, une réflexion, une photo peuvent mettre en route et activer dans ma mémoire quasi intacte. Je l’entretiens d’ailleurs avec mille  exercices, la mettant sans cesse à l’épreuve afin de la garder active le plus longtemps possible et surtout « réactive ». Pas comme mon ami thaïlandais par exemple, qui, lui  lorsque j’évoque un évènement survenu il y a un mois ou une semaine, prétend ne pas se souvenir, « car », dit-il « je vieillis ». Là, j’ai envie de le battre. 63 ans et alors ? Et puis je n’ai pas le choix et finit par accepter cette fatalité thaïlandaise, car :

1)      les thaïs en général n’exercent pas beaucoup leur mémoire (je demandais récemment à une prof si elle connaissait le nom du président des Etats-Unis. « Non » me répondit-elle « sauf si tu me dis des noms, je pourrais alors te répondre oui ou non ». « Carter ? » « Non » « Kennedy ? » « Qui ? » « Non » « Bush ? » « Non ». « Obama ? » « OUI ! » répondit-elle triomphante. Voilà un peu la base des examens à la mode thaïlandaise. Je n’invente rien, regardez une certaine chaîne de TV thaïlandais sur laquelle on diffuse en direct des examens)

2)      Les évènements, faits, dates, noms, ne rentrent pas de façon définitive dans la cervelle des thaïlandais en général, ils s’arrangent, consciemment ou non, pour que « ça » glisse sur eux, comme l’eau sur les plumes des canards. Ça évite de souffrir. Il m’arrive de les envier.

 Bien sûr, il y a des exceptions à cette généralité (j’entends déjà les voix qui s’élèvent… Non, non ! Ce n’est pas la peine, je sais déjà). Donc il y a des exceptions comme les évènements qui reviennent chaque année : Songkran, Loy Kraton, la fête des pères et des mères (du roi et de la Q). A l’actif de mon « chéri », je dois signaler qu’il se souvient très bien de la date de mon propre anniversaire (alors que moi je fais tout pour l’oublier… sans y parvenir). Jolie exception dont je suis fière. Honteuse aussi car moi j’oublie régulièrement la sienne, mais, malin, il me la rappelle toujours quelques jours avant.

Je pensais raconter une histoire qui se passait il y a quelques longues années entre l’ile de Pâques et le Chili… A cause de Julie et Catherine qui ont réveillé des souvenirs (elles se reconnaîtront). Elles ont ouvert le magasin à souvenirs. Donc pas d’ile de Pâques aujourd’hui. J’ai parlé de moi ( ?) sans rien toutefois raconter vraiment de ma vie. Mais j’ai soulevé un pan d’enfance… et ça je le dois aussi à une autre lectrice qui se reconnaîtra également : Brigitte. Décidément ! Mais j’ai quand même parlé de la Thailande. Donc, cette note n’était pas que « self concentrated ».

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Qui est l’auteur?

michele jullian maleeJe m’appelle Michèle Jullian. J’aime les voyages, la photographie, l’écriture.

Voyager ce n’est pas seulement prendre l’avion ou parcourir la planète, c’est aussi voyager dans les livres, les deux étant l’idéal. Chaque voyage comporte sa part de découvertes et de déconvenues, lesquelles deviennent expériences, à partager ou pas. Voyager est une aventure de chaque instant. Mes repères sont en France et en Thaïlande où je réside « on and off ». J’ai écrit un roman “théâtre d’ombres” qui a pour décor la Malaisie et la Thaïlande …

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A propos de l'auteur

Partage ma vie entre Thaïlande et Paris ... Intérêts: les voyages, la photo, l’écriture, vient d’écrire un roman "théâtre d'ombres" qui a pour décor la Malaisie et la Thaïlande__________________________________________________________________________________________________________________Le blog de Michèle, une femme à la croisée des cultures

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