390 vues

Visite de Naples

0

Naples

retrouver toutes les photos sur
http://pierresilhol.darqroom.com/portfolios

samedi : 

Arrivée au Grand Parkers hôtel.
Très belles prestations, accueil très pro avec beaucoup de renseignements utiles, même si vous avez préparé votre voyage, la vue de la terrasse te des chambres permet de voir le Vesuve et la baie de Naples;

À 5 mn à pied du funiculaire pour le Vomero et à moins de 10 mn du métro.
Quartier très calme aucun sentiment d’insécurité, ce qui sera le sentiment général durant cette semaine.
Dîner chez Mattozzi via Filangeri, sublimes pâtes aux tomates fraîches et gâteau aux fraises des bois, le tout pour le même prix en France qu’une cafétéria.
Dimanche :
Départ pour Herculanum avec achat au préalable d’une Arte card campanie permettant de visiter les sites et intégrant les transports. Pour ces derniers, aucun contrôle ni à l’entrée ni à la sortie.
Le plus commode est de s’y rendre en train, une grosse dizaine de minutes de la stazione centrale et une sortie à 300 mètres du site.

La visite permet de se faire une très bonne idée de la vie il y a 2000 ans dans une cité de 4000 habitants.
Même si l’on a un pincement au cœur en voyant l’état de certaines parties, il n’en demeure pas moins que les habitations sont très bien conservées avec pour certaines d’entre elles de magnifiques fresques.

Villa Herculanum

On s’imagine très facilement la vie de l’époque, Herculanum est certes plus petite que Pompei la commerçante, mais plus dédiée aux plaisirs de ceux qui en avait fait leur lieu de villégiature.
Il ne faut pas manquer tout en bas du site la partie qui correspondait aux entrepôts sur la plage, 250 habitants y sont morts en un instant et les squelettes des habitants nous rappèlent que Pompei est une nécropole.
La visite prend 2h30 si l’on veut tout voir, soit une demie journée avec l’aller retour.
La boutique vend des livres permettant de se faire une idée de la cité et qui sont très utiles pour la visite (collection Fleurus).
Puis nous partons faire le musée archéologique, une petite faim se faisant sentir, nous nous arrêtons chez Intra Moeina place Bellini.
À fuir pour le déjeuner, insipide, service déplorable, cher, ce ne peut être rien d’autre qu’un endroit ou boire un coup.
Nous repartons vers le musée mais le dimanche trop de salles sont fermées. Renseignement pris nous reviendrons demain en fin de matinée car une partie des salles ouvre le matin, l’autre à 14h, un conseil renseignez vous avant d’y aller.
Pour information le quartier près du musée n’est pas très bien fréquenté, notamment entre le métro Cavour et le musée.
Il donne sur la Sanita, quartier que des amis napolitains nous résumerons un 3 mots, non e facile. Nous voulions le faire notamment le traverser de l’intérieur pour aller à l’église, mais on nous le déconseille.
Par ailleurs, il faut éviter de se balader avec des colliers, bracelets, montres de prix ou regarder toute la journée son iPhone dans la rue de manière compulsive comme en France.
Fin d’après midi sur le Lungomare qui offre un concentré de tranches de vie napolitaine (plage publique remplie de détritus et de mouettes), face à des immeubles tres stylisés, imposants aux couleurs rouges, jaunes ; selon nos amis,  le napolitain n’accorde pas d’importance au bien public, contrairement aux intérieurs.

Nous suivons les conseils d’un guide papier et prenons un apéro au Ciros chalet, très connu à Naples pour ses glaces, notamment.

Puis départ en funiculaire pour le Vomero ou après avoir demandé conseil à des napolitains dans la rue, nous dinons excellemment à la Pizzeria Gorizia (1916), antipasti, pâtes au vongole, scalopine au vin blanc. Restaurant au décor classique, serveurs à l’italienne… Y aller les yeux fermés. 
Le quartier est très agréable, chic avec des rues piétonnes et pas mal de magasins ouverts le dimanche.
Lundi :

Départ avant 9h de l’hôtel pour une grosse journée qui débute par la zone typique et animée de la Pignasecca, qui jouxte le quartier espagnol.
C’est le Naples que l’on s’imagine, bruyant, un peu anarchique.
Des ruelles sombres, du linge pendu aux fenêtres, des scooters débouchant de tous les côtés ….

On retrouve également un marché de rues avec des étals de poissons, des tripes présentées dans des sortes de guérites.
Nous sommes à 100 mètres de la via Toledo et le quartier parait à des années lumières en terme d’ambiance, le religieux tient sa place avec des points de mémoire dédies a des morts.
Nous continuons vers le Montesato, le largo Tarsia pour déboucher sur la place Dante, peu mise en valeur, livrée à la circulation et aux joueurs de ballons.

Visite du magnifique et atypique cloître des clarisses de Santa Chiara sur la place du Gesu Nuovo, décoré de majoliques et planté de citronniers et de glycines ; l’église quant à elle, à été refaite, mais a peu de charme.

Nous continuons par une ballade dans le Spaccanapoli, tableau vivant de tous les instants entre la via dei tribunali et la via dei librai, l’endroit est plus touristique que la via Pignaseca, mais renferme les plus belles églises de Naples dont la concentration en un périmètre aussi restreint est impressionnant.

On se rend compte de la richesse de cette ville en rentrant au fur et à mesure dans un nombre important de palais du XV, Xvieme siècle.
Beaucoup sont peu entretenus, mais c’est ce qui fait la beauté de Naples.
Puis avant midi arrivée au musée d’archéologie qui a priori devrait être entièrement ouvert en jouant sur les horaires d’ouverture et de fermeture des salles.
En fait nous ne sommes pas dans un pays du nord…. On apprendra que certaines salles sont fermées, contrairement à ce qui nous avait été dit la veille, car des personnels sont malades.
Nous verrons quand même l’essentiel en presque 3h, notamment les fresques de Pompei, celles présentées étant dans un très bon état de conservation, des mosaïques d’une finesse incroyable ou connues comme la bataille d’Alexandre et de Darius …. le cabinet secret d’inspiration phallique, les sculptures de la galerie Farnese.

Déjeuner via dei Tribunali à la campagnola (dal 1946), là aussi grand moment avec un délicieux misto de légumes, des beignets de fleur de courgettes et des pâtes aux poivrons et aux olives.
Il est 4h et il fait plus de 36 degrés en ce début de mois d’août. La ballade reprend lentement avec San Lorenzo maggiore qui permet de voir la ville et notamment un quartier commerçant il y a 2000 ans, bien mais trop cher pour ce qu’il y a à visiter.
En effet la zone de fouilles est restreinte, n’apporte rien par rapport à Pompei et le musée est sans intérêt.
Puis le Gesu nuovo, église jésuite richement décorée.
Au sud nous rejoignons la via Toledo par le quartier de bâtiments mussoliniens, puis descente de la via Toledo et retour par les rues huppées de Chiaia, dei mille…
Arrivée à 7h à l’hôtel, complètement fourbus.
La journée a été très diversifiée, une personne qui ne resterait qu’un jour à Naples pourrait suivre cet itinéraire.
Un mot sur les transports, le mieux, si vous y avait intérêt est d’utiliser le plus possible les funiculaires dont les horaires sont constants, le métro dont une ligne est en fait un train n’ayant pas la priorité sur les autres trains express.
Mardi : 
Départ pour Pompei, toujours par le train de Sorrente.
En arrivant si vous êtes titulaire d’une arte card, ne surtout pas faire la queue 15mn à l’entrée située a la sortie de la gare.
Il faut vous rendre en face de l’hôtel Victoria, aux tourniquets situés sur le côté.
Ne pas suivre la flèche rouge ingresso dont l’allée remonte face au site, sinon vous reviendrez au départ.
Le matin est assez calme jusque vers les 11h où le monde commence à se faire plus sentir, il fait très chaud mais tout au long du parcours des fontaines sont disposées.

Quelques maisons sont fermées, parmi les plus belles, certaines rues sont interdites, du fait de l’écroulement de certaines parois.

Pompei est un bon complément d’ herculanum, où le contraire….
On évolue dans une cité plus importante, très commerçantes avec des rues de tavernes, mais aussi des théâtres, palestre, forum, temples …. mais il manque le côté charmant d’ herculanum qui de plus est bien moins fréquenté.
Beaucoup de maisons importantes, dont certaines occupaient une insulae entière, certaines comme celle du faune quasiment détruite, d’autre en restauration, beaucoup soutenues par des piliers.

La villa des Mystères recèle une salle de fresques époustouflante, le lupanar est très curieux … À l’opposé, les moulages d’une famille morte ensemble sont saisissants.

Sans se presser, ni forcément tout voir il faut 5 heures de visite en comptant une halte à la cafétéria située dans le site !  pour boire un coup.

Le train est très pratique, vu le prix des parkings cela ne sert à rien de venir ici en voiture.
Retour sur Naples pour une nouvelle ballade dans Scapanapoli, puis dans le quartier espagnol, là aussi très typique de Naples, même si l’on s’y sent pas toujours à l’aise.
direction la galerie Umberto où vous pourrez acheter la campanie arte card si vous êtes dans le coin, la place du Plébiscite assez curieuse en terme architectural et retour tardif à l’hôtel.

Mercredi :
Aujourd’hui pour couper un peu, direction Procida a plus ou moins une heure de Naples selon que l’on prenne le ferry ou le rapide.

Procida est une petite île de 4km de long, peu touristique, c’est l’anti. Capri, pas de magasins de luxe, ni d’hôtels étoilés, ou de restaurants chics et c’est ce qui fait son charme.

Elle s’organise autour de 3 marinas : la marina Ciracellio que l’on rejoint en 15mn de bus ligne 1 ou 2, c’est la plus petite et peut être la moins typique, idéal pour boire un coup et remonter sa rue.
La marina Corricella est celle que l’on voit sur toutes les photos de Procida.

Le guide Lonely Planet donne une ballade qui permet d’en voir l’essentiel.
Un très bon restaurant sur cette marina, la Caracale avec des pâtes à l’espadon et aux petits poivrons verts excellentes.

Entre les deux la via V Emmanuel est animée de petits commerces.
Enfin la marina Grande, point de départ et d’arrivée des bateaux est aussi typique avec ses barques de pêcheurs.
Le mieux est d’aller de port en port et de s’imprégner de l’ambiance de cette île où le temps semble s’être arrêté.
4 à 5 heures sont suffisantes e qui fait qu’en partant pas trop tard, un retour en milieu d’après midi est tout à fait possible.
Attention de bien s’assurer d’où part le bateau de Naples soit du mollo Beverello juste en dessous de Municipo, soit un peu plus loin vers l’est de porto di Masssa pour les ferrys.
Entre les deux il vous faut compter environ 15mn en courant, expérience vécue.
Le trajet en ferry vous permettra de mieux profiter de la vue, car en rapide on est enfermé ; les prix sont quasiment identiques, le mieux est de partir en ferry pour avoir la vue du port de Naples car l’arrière du ferry est découvert et de revenir en environ 40mn en rapide qui vous laissera plus près, au mollo Beverello.
Jeudi :
Départ en bus de la piazza Dante pour les catacombes de San Gennaro (r4), il faut descendre à Capodimonte face à l’église, visite d’une petite heure.
La zone est assez restreinte mais contient des fresques, quelques mosaïques, une basilique majeure et mineure et les catacombes à proprement parler, le tout creusé dans le stuf.
Pour ceux qui pourraient être intéressés, une coopérative sociale la Paranza a crée un circuit de visite de la Sanita et des catacombes, ils disposent d’un web site qui décrit le parcours.
Nous rejoignons ensuite Capodimonte en sortant à droite de l’église des catacombes et en remontant un escalier peuplé de valises et de sacs volés et abandonnés sur place, le tout jonché de détritus.
À la limite il faut mieux remonter par le bus 178 vers le musée surtout quand il fait plus de 35 degrés comme ce fut le cas.
Arrivée au musée on apprend que le 2ème étage qui est le plus intéressant n’est ouvert qu’à 10h30 et 12h30, heureusement il n’est que 11h30 nous pourrons donc voir le Caravage et les Vasari.
Par contre l’armurerie est fermée.
Comme ds les autres musées nous sommes étonnés par l’absence de gardiens, les 4 présents à cette heure sont a l’entrée en train de discuter.
Des œuvres majeures comme la flagellation du Caravage sont laissées sans surveillance !
La visite du 2ème étage soit disant encadrée se fait là aussi en présence d’un seul gardien pour plus de dix salles.
Le musée est intéressant, de belles œuvres mais en deux heures on peut en faire le tour en étant sélectif.
Nous redescendons dans le centre, déjeuner chez l’inventeur de la pizza Brandi. 
Pour être honnête elle est bonne mais pas meilleure qu’ailleurs et le service n’est pas terrible, on a du mal à comprendre que toutes les personnalités politiques ou du show biz y aillent, Gorizia ou Mattozzi sont très au dessus pour le même prix.
Fin de journée dans le quartier de Santa Lucia et le Borgo Marineao, très agréable, même si la chaleur de ce mois d’août a tempéré nos ardeurs de visite.

Sur le Borgo Marineo des barques sont attachées dans une petite crique, les unes aux autres servant de lieu de rencontre entre les familles de leurs propriétaires, les jeunes plongent du pont menant au Castel del uovo dans les eaux, là aussi on se croirait 50 ans en arrière.
Vendredi :
Dernière matinée a Naples avec en point de départ le Marché de la porte Nolana, beaucoup de poissons, de coques et convoles qui projettent de fins jets d’eau, des vendeurs de pain, le quartier est très typique et là aussi conforme à l’idée que l’ on peut se faire de la ville.

Les rues aux alentours sont aussi très populaires, comme ailleurs, de très belles maisons, palais presque à l’abandon ou soutenus par des épontilles, des mamas qui se parlent de bacon à balcon, beaucoup de gens qui somnolent sur leur chaise devant quelques pots de plantes posés devant leur entrée, dans la rue, en guise de jardin.

Par le corso Umberto nous rejoignons pour une visite d’une heure le Pio della Misericordia.
Cette institution fondée par 7 gentilshommes napolitains il y à plus de 200 ans continue d’œuvrer pour les nécessiteux ; elle renferme de véritables chefs d’oeuvres dont les 7 œuvres de la miséricorde du Caravage.
La richesse de ce musée en fait une étape indispensable lors d’un séjour à Naples.
Les ruelles qui l’entourent sont encore l’occasion de plonger au cœur de cette cité très attachante et tellement atypique.
Puis sur le chemin du retour arrêt rapide à la Chapelle San Severo qui renferme une des plus belles sculptures au monde, celle du Christ au linceul.
Il n’y a quasiment que cela à voir mais si vous êtes amateur de sculpture il ne faut pas hésiter.
Nous terminons notre séjour a Naples par une pizza a la Pizza antica de Angelo, piazza Nilo, de très 
bonne qualité.
Naples est une ville fantastique, certes il ne faut pas être délicat ni trop attentif au bruit et a la saleté, mais elle vaut mieux que toutes les critiques qu’elle porte a longueur d’année.
Ses habitants sont toujours disponibles, il faut certes faire attention car on a toujours l’impression d’être passé au scanner par certains jeunes mais globalement on se sent plus en sécurité et l’on est moins ennuyé qu’à Marseille.
Il faut donc éviter tout ce qui peut être source de tentation.

Naples ne peut se découvrir en une journée.

Il faut savoir revenir dans certains quartiers, ne pas avoir peur de s’engager dans des ruelles et prendre le temps de pousser, comme a Florence, la porte d’un palais ou d’observer les gens.

La journée de coupure à Procida a permis de prendre un bon bol d’air et pour ceux qui en ont la possibilité vaut la peine d’être inscrite au programme.
Les 6 jours passés constituent un bon timing qui permet de ne pas trop se presser.

retrouver toutes les photos sur
http://pierresilhol.darqroom.com/portfolios

Découvrez le blog : Voyager – Découvrir – Visiter



Partager

Leave A Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Besoin d'aide pour préparer un séjour ?

Remplissez le formulaire ci-dessous avec le plus de détails possible pour que nous puissions vous répondre dans les plus brefs délais.


Nous partageons nos expériences et conseils gratuits avec vous! Exprimez vos besoins!