Il y avait un itinéraire, des étapes soigneusement préparées et un fil conducteur : voyager en Chine sur les traces de « Monsieur UNESCO ».
Pendant 23 jours, du 4 au 26 septembre, je voulais découvrir des villes historiques, des paysages classés, des temples, des ponts anciens, des architectures étonnantes et quelques lieux beaucoup moins connus.
Sur le papier, tout semblait relativement organisé.
Et puis la Chine a commencé à bousculer le programme.
Je suis venue chercher des sites classés et j’ai trouvé des banyans au milieu d’une mégapole. J’ai voulu rejoindre le lac Poyang et me suis retrouvée face au Yangtsé. J’avais prévu un musée à Jingdezhen et j’ai passé une partie de mon temps au bord d’une rivière avec des enfants avant de partir à la recherche d’un martinet hydraulique. À Nankin, les remparts étaient fermés : ce sont les habitants qui ont occupé ma matinée.
Au fil du voyage, les fleuves, les ponts, les arbres, l’architecture et les rencontres sont devenus presque aussi importants que les monuments que j’avais prévu de visiter.
De Pékin à Shanghai, en passant par Guangzhou, Shenzhen, Huangyao, Chaozhou, Quanzhou, Taining, Jiujiang, Jingdezhen, Nankin et Yangzhou, voici donc mon voyage en Chine.
Pas un itinéraire modèle à reproduire absolument.
Plutôt un carnet pour comprendre ce que l’on peut découvrir lorsque l’on accepte aussi de sortir du programme.
Monsieur UNESCO m’a souvent indiqué la direction.
Heureusement, je ne l’ai pas toujours suivie.
23 jours de Pékin à Shanghai
Onze grandes étapes, entre patrimoine, architecture, fleuves, villages et rencontres.
Pékin : trois coups de cœur pour commencer
Une seule journée à Pékin et déjà trois rendez-vous avec la Chine impériale.
Pour commencer ce voyage, je n’avais qu’une journée à Pékin. Autant dire qu’il fallait choisir.

Premier rendez-vous, et pas le moindre : la Grande Muraille. Difficile d’imaginer meilleur moyen d’entrer dans ce voyage que de marcher sur ce monument que l’on connaît avant même de l’avoir vu. Puis changement d’atmosphère au Temple du Ciel, avec ses architectures impériales et ses grands espaces.



Pour la Cité interdite, le temps m’a manqué. Je l’ai donc découverte autrement, depuis la Colline de Charbon, avec cette vue qui permet d’en saisir d’un seul regard l’immensité et l’organisation. Et tout près, la pagode blanche du parc Beihai complétait ce premier aperçu de Pékin.

Une seule journée, trois véritables coups de cœur et déjà cette impression qui m’accompagnera pendant tout le voyage : en Chine, il faut parfois accepter de ne pas tout voir.
Guangzhou : des temples sous les banyans à la ville contemporaine
Une mégapole où les arbres, les temples et l’architecture contemporaine finissent par raconter plusieurs Chine à la fois.
Après Pékin, changement de décor. À Guangzhou, ce sont d’abord les arbres qui m’ont arrêtée. Des banyans immenses accompagnent les rues, les temples et les bâtiments anciens, comme si la végétation avait réussi à conserver sa place au milieu de la mégapole.

Le Chen Clan Ancestral Hall a été l’un de mes premiers coups de cœur. Difficile de savoir où regarder tant les détails se multiplient : sculptures, céramiques, personnages et animaux semblent occuper le moindre espace disponible sur les toits et les façades.


Mais Guangzhou ne se résume pas à son patrimoine. Quelques heures plus tard, me voilà devant l’Opéra conçu par Zaha Hadid et au milieu d’une tout autre ville, faite de lignes contemporaines, de grands bâtiments et de promenades aménagées sur d’anciens espaces industriels.

C’est peut-être ce contraste que je retiens surtout de Guangzhou : passer presque sans transition d’un temple protégé par de vieux arbres à une architecture qui semble appartenir au futur.



Je suis venue chercher des monuments.
À Guangzhou, j’ai commencé par regarder les arbres.
Shenzhen : une plongée dans la Chine du futur
Deux jours pour découvrir une mégapole où l’architecture contemporaine devient presque un itinéraire à elle seule.

Après Guangzhou, Shenzhen change brutalement l’échelle du voyage. Ici, pas de vieille ville à chercher ni de monument impérial : c’est la Chine contemporaine qui m’intéresse.
J’ai la chance de découvrir la ville avec Wenyi. Avec elle, je ne visite pas Shenzhen comme une succession de sites touristiques. Nous la parcourons plutôt à travers son architecture, ses formes et ses espaces.
Le musée de Guangming, Shenzhen Bay Culture Square, les bâtiments de Marisfrolg… À chaque étape, les volumes changent, les lignes surprennent et l’on mesure à quel point cette ville s’est construite en regardant vers l’avenir.



Après les temples, les banyans et les façades chargées de détails de Guangzhou, le contraste est saisissant. En quelques heures de voyage, j’ai presque l’impression d’avoir changé de Chine.
Avec Wenyi, je découvre la ville par son architecture : Guangming, Shenzhen Bay Culture Square, Marisfrolg… Ici, ce sont les formes, les volumes et les espaces qui guident la visite.
D’une mégapole tournée vers l’avenir à un village ancien entre ponts de pierre, banyans et reliefs karstiques.
Huangyao : du vertige de la mégapole au village ancien
Après Shenzhen, changement radical de décor : ruelles anciennes, ponts de pierre, banyans et reliefs karstiques.

Hier encore, j’étais à Shenzhen, au milieu des architectures contemporaines. Aujourd’hui, après le train puis le bus, me voici à Huangyao. Difficile d’imaginer contraste plus brutal.
Ici, le voyage change de rythme. Je retrouve les ruelles d’un village ancien, les maisons serrées les unes contre les autres, les vieux banyans et surtout ces ponts de pierre qui semblent faire naturellement partie du paysage.






Le pont Dailong est l’un de ceux qui m’attirent le plus. Mais à Huangyao, ce n’est pas seulement un monument que l’on vient regarder. L’eau, les pierres, les arbres et les reliefs karstiques composent un décor que l’on découvre simplement en marchant.

Et puis il y a le matin. Lorsque la brume s’attarde encore entre le village et les montagnes, Huangyao prend une tout autre allure. Après la démesure de Shenzhen, je retrouve soudain une Chine à hauteur de pas.
Chaozhou : un pont, une rivière et une ville ancienne
Je suis d’abord venue pour le pont Guangji. Mais à Chaozhou, c’est finalement la rivière Han qui va retenir mon attention.
À Chaozhou, je suis d’abord venue pour un pont. Mais pas n’importe lequel. Le pont Guangji traverse la rivière Han avec une particularité étonnante : sa partie centrale repose sur des bateaux reliés entre eux. Ils permettent de traverser à pied mais peuvent être déplacés pour ouvrir un passage sur le fleuve.

Un pont qui se fait et se défait au rythme de l’eau. C’était précisément ce que je voulais voir et comprendre.
Mais après de fortes pluies, la rivière Han avait pris une couleur orangée et imposait sa présence dans toute la ville. Depuis ses berges, je découvre aussi une pagode qui servait de repère aux bateaux et toute une vie organisée autour du fleuve.


Ce jour-là, Chaozhou vit également au rythme de traditions et de rituels qui donnent à la vieille ville une atmosphère particulière. Peu à peu, le pont que j’étais venue voir devient presque le prétexte pour observer tout ce qui se passe autour de lui.
Quanzhou : une ville-monde sur la Route maritime de la soie
Temples, mosquée, briques rouges, ponts et mémoire maritime : à Quanzhou, les influences se croisent au point de brouiller les repères.

Quanzhou. C’est une ville où Monsieur UNESCO pourrait perdre sa boussole… et moi, mon chemin.
Au fil des rues, je passe des temples aux façades de briques rouges, des toits chargés de détails à une mosquée qui rappelle combien cette ancienne cité portuaire a longtemps été un carrefour de marchands, de religions et de cultures. L’architecture Minnan ajoute encore une identité très particulière à l’ensemble.


Mais Quanzhou ne s’arrête pas à son centre historique. Je pars aussi découvrir le pont de Luoyang, puis Xunpu, ancien village de pêcheurs aujourd’hui connu pour les coiffes fleuries portées par les femmes. L’endroit est devenu très touristique et la mise en scène des couronnes de fleurs prend parfois le dessus sur le village lui-même.
Le lendemain, la pagode Liusheng me ramène à l’histoire maritime de Quanzhou. Temples, ponts, villages, architecture, traces des échanges avec le monde extérieur : plus j’avance, moins cette ville se laisse résumer à une seule influence.








Taining : la Chine que j’étais venue chercher
Une vieille ville habitée, une rivière, des falaises rouges et un temple caché : Taining sera l’un des grands coups de cœur du voyage.

Premier jour à Taining et presque immédiatement un coup de cœur. C’est pour ce genre de lieu que j’ai voulu découvrir la Chine : une vieille ville encore habitée, où l’on peut marcher sans avoir constamment l’impression de visiter un décor.




Puis vient la rivière Jinxi et, avec elle, les paysages Danxia. Les falaises rouges surgissent au-dessus de l’eau et le paysage devient spectaculaire sans perdre son calme. Face à certaines vues, mon vocabulaire chinois très limité et celui de mes voisins deviennent soudain parfaitement suffisants : « Waouh ». Pour une fois, Chinois et étrangère n’ont pas besoin de traducteur.






Le temple Ganlu est l’une des surprises de cette étape, presque dissimulé dans la falaise. J’écoute les explications du guide, particulièrement prolixe. Je n’en comprends pratiquement rien. Heureusement, le paysage parle très bien tout seul.




Taining, c’est aussi un vieux pont couvert, une descente de rivière en radeau et cette sensation d’avoir enfin trouvé la Chine que j’étais venue chercher : moins spectaculaire par sa taille que les mégapoles, mais immense par tout ce qu’elle donne envie d’observer.


Jiujiang : je cherchais le lac Poyang, j’ai trouvé le Yangtsé
Une erreur d’itinéraire qui me conduit au bord d’un fleuve immense et, surtout, au cœur de la vie quotidienne sur ses berges.

Quand je suis arrivée à Jiujiang, je me suis dit que je m’étais trompée d’endroit. Et c’était le cas.


Je pensais m’approcher du lac Poyang. À la place, je me retrouve face au Yangtsé. Autant dire que l’erreur d’itinéraire change sérieusement l’échelle du paysage.
Il y a bien des monuments à découvrir : le pavillon Pipa, une pagode, un grand pont métallique. Mais ce n’est finalement pas ce que je regarde le plus. Sur les berges, le fleuve est un lieu de travail autant qu’un espace de vie. Je croise des pêcheurs, des ouvriers, des couples qui se promènent, des femmes qui lavent du linge. J’observe même toute une opération pour récupérer une pièce de lessive qui semble bien décidée à partir avec le courant.

Je prends des photos, je regarde les gens et j’oublie presque le lac que j’étais venue chercher. Mon erreur d’itinéraire m’a finalement offert autre chose : un fleuve immense, mais surtout un monde vivant.

Travailleurs, pêcheurs, couples, lessive sur les berges…
Un fleuve immense, mais surtout un monde vivant.Jingdezhen : remonter le fil de la porcelaine
Des anciennes fabriques aux ateliers de Sanbao, je veux comprendre le chemin de la matière première jusqu’aux gestes qui la transforment.
Jingdezhen a parfois comme un petit air du Nord, au cœur de la Chine. Des bâtiments de briques, d’anciennes fabriques, des quartiers industriels reconvertis… À Taoxichuan, la ville a transformé une partie de son passé industriel en un immense espace consacré à la création.
Mais je ne suis pas venue seulement pour regarder de la porcelaine dans un musée. J’ai envie de remonter le fil : comprendre d’où vient la matière, comment elle est préparée et comment elle finit entre les mains des artisans.




À Jingdezhen, la porcelaine est partout. Dans les musées bien sûr, mais aussi sur les façades, dans les décors et jusque dans l’architecture. Les pièces les plus épurées côtoient des porcelaines beaucoup plus chargées, et je commence à mesurer tout ce qui peut se cacher derrière ce mot que l’on emploie finalement très simplement : « porcelaine ».
Mais ce que j’ai surtout envie de comprendre, c’est ce qu’il y a avant l’objet fini. D’où vient cette matière blanche ? Comment est-elle préparée ? Quels gestes permettent de passer de la terre à ces pièces parfois d’une finesse incroyable ?
Le programme va pourtant encore dévier. Au bord de la rivière Chang, je m’attarde à regarder des enfants pêcher et plonger. Une petite fille remet même son poisson à l’eau. Le musée peut attendre.

Je continue donc à marcher. Loin des vitrines consacrées à la porcelaine, Jingdezhen retrouve un visage beaucoup plus quotidien : maisons, balcons, vieilles rues, façades parfois un peu fatiguées. Une ville habitée, qui ne se résume heureusement pas à ce qui l’a rendue célèbre.



Entre Jingdezhen et Yaoli : thé et porcelaine au détour de la route
Dans les villages de montagne du comté de Fuliang, entre Jingdezhen et Yaoli, le paysage change. Les plantations de thé s’étendent sur les collines en longues lignes vertes. La région est réputée pour ses thés, notamment le Xianzhi et le Yaoli Yayu. Moi, je préfère les fleurs : je bois du chèvrefeuille. 😊
Et puis nouveau détour imprévu.
À l’origine, aucune visite du Palais de porcelaine n’était prévue. Mais l’une de mes covoitureuses tient absolument à s’arrêter. Me voilà donc devant une étonnante tourelle rouge entièrement couverte de vaisselle, de vases et de fragments de céramique.
Un croisement improbable entre la Maison Picassiette et le Palais idéal du Facteur Cheval.
Le reste, je le découvre en visitant. Cette œuvre imaginée par Hu Ping et achevée en 2010 serait composée de dizaines de milliers de pièces de porcelaine — plus de 60 000, dit-on.
Un arrêt imprévu, donc. Un peu déconcertant, totalement insolite, mais finalement parfaitement à sa place sur cette route de la porcelaine.



Je garde malgré tout une idée en tête : retrouver un martinet hydraulique encore en fonctionnement. De Dongbu à Yaoli, puis jusqu’aux ateliers de Sanbao, je poursuis cette histoire du kaolin et de sa transformation. À Sanbao, entre ateliers d’artistes, créations contemporaines et quelques objets nettement plus kitsch, je cherche toujours.
Et puis j’entends un bruit.
Tac, tac, tac.
Il suffisait de le suivre.
Le martinet est bien là, toujours en fonctionnement. L’eau actionne le mécanisme qui soulève puis laisse retomber régulièrement les lourds pilons chargés de broyer la matière. Après les musées, les porcelaines parfaitement achevées et les ateliers d’artistes, je retrouve enfin l’un des gestes les plus anciens de leur fabrication.
Cette fois, j’ai remonté le fil jusqu’à la matière.


À Jingdezhen, je voulais remonter le fil : de la porcelaine achevée jusqu’à la matière et aux gestes qui la transforment.
Nankin : quand les remparts sont fermés, regarder les gens
Je pensais commencer par les remparts Ming. Une porte fermée va finalement m’offrir une tout autre matinée.

À Nankin, l’Histoire est partout et elle est parfois lourde. Pourtant, l’un de mes souvenirs les plus simples de la ville commence à 7 h 30 devant des remparts fermés.



J’étais venue tôt pour découvrir les murailles Ming. Il va falloir attendre. Alors, plutôt que de repartir, je regarde ce qui se passe autour de moi.
Et il se passe beaucoup de choses. Des gens dansent, d’autres s’exercent avec une épée, jouent de l’erhu ou au ping-pong. Il y a des oiseaux, de la musique, des gestes que je ne comprends pas toujours et ces petites scènes du quotidien auxquelles je n’aurais probablement prêté aucune attention si les remparts avaient été ouverts.
Ce qui m’a marquée ce matin-là n’était pas la pierre. C’étaient les gens.



Le lendemain, changement complet d’atmosphère sur la Montagne Pourpre. Au mausolée Xiaoling, je retrouve le silence, la forêt et les siècles. La voie sacrée se déroule entre les animaux de pierre et les arbres anciens. Les ginkgos commencent tout juste à prendre leurs couleurs d’automne.


Le mausolée de Sun Yat-sen est tout proche, mais c’est vers Xiaoling que j’ai envie de revenir. Après la ville et son mouvement, cette promenade dans la forêt offre un autre visage de Nankin.





J’étais venue pour la pierre. Il va falloir attendre. Alors je regarde ce qui se passe autour de moi.
Xiaoling · voie sacrée · animaux de pierre · forêt · arbres anciens
Yangzhou : apprendre à ralentir
Dernier jour complet en Chine. Entre lac, jardins et arbres anciens, je découvre une ville où prendre son temps fait partie du voyage.

Dernier jour complet en Chine. Yangzhou. Une ville où l’on peut ralentir sans avoir le sentiment de perdre son temps. Et cela me va bien.
Au bord du lac de l’Ouest élancé, les saules, les pavillons et leurs reflets composent un paysage presque trop parfaitement chinois. Même les cygnes noirs semblent très occupés à ne rien avoir l’air de faire.
Puis je m’arrête devant un homme qui écrit sur le sol avec de l’eau. Quelques caractères apparaissent, restent visibles un instant, puis commencent déjà à disparaître. « Le bonheur est comme une haute montagne. » Quelques minutes plus tard, il n’en restera plus rien.
Je poursuis avec les jardins de Yangzhou, notamment Geyuan, mais je me surprends une nouvelle fois à regarder autant les arbres que les constructions. Sophoras, vieux troncs et un ginkgo presque millénaire : après trois semaines en Chine, les arbres sont définitivement devenus l’un des fils conducteurs inattendus du voyage.
Alors, devant ce ginkgo, je me laisse tenter par un petit gris-gris de mille ans. On ne sait jamais.






Un petit gris-gris de mille ans. On ne sait jamais.
Shanghai : un dernier détour avant de partir
Quelques heures avant mon vol, une dernière architecture contemporaine vient refermer la boucle commencée trois semaines plus tôt.

26 septembre. Le voyage touche à sa fin et je dois prendre l’avion. Mais il reste encore quelques heures. Assez pour un dernier détour.
Je vais voir le Grand Opéra de Shanghai. Après les temples, les remparts, les ponts anciens, les pagodes et les vieilles villes qui ont jalonné ces 23 jours, je me retrouve devant une architecture résolument contemporaine.
Sa silhouette évoque à la fois un éventail et le mouvement de l’eau, comme un dernier écho aux fleuves et aux rivières qui ont accompagné une bonne partie de mon voyage.
Je ne peux pas encore entrer. Peu importe finalement. J’ai commencé ce voyage en allant chercher des monuments vieux de plusieurs siècles. Je le termine devant un bâtiment dont l’histoire commence à peine.
Il est temps de partir.
J’ai commencé ce voyage en allant chercher des monuments vieux de plusieurs siècles.
Je le termine devant un bâtiment dont l’histoire commence à peine.Et finalement, qu’est devenu Monsieur UNESCO ?
Il était toujours là, bien sûr. Dans les temples, les villes anciennes, les ponts, les paysages et tous ces lieux que j’avais soigneusement inscrits sur mon programme.
Mais lorsque je repense à ce voyage, ce ne sont pas toujours les endroits que j’étais venue chercher qui me reviennent en premier.
Les fleuves, les arbres, les rencontres, les détours et même les petits ratés du programme ont fini par raconter une autre Chine que celle que j’avais imaginée avant de partir.
Il fallait simplement accepter, de temps en temps, de ne pas le suivre.