Nis ; la ville des fées au riche patrimoine historique en Serbie du sud

forteresse de Nis

Au Sud de la Serbie, Nis peut s’enorgueillir d’un riche patrimoine historique et culturel remontant à la fois à la période néolithique, antique et médiévale. Sur la voie des Empereurs romains, au carrefour de l’Occident et de l’Orient, elle est incontournable lorsqu’on souhaite visiter la Serbie du Sud.



Visiter Nis, la cité du Sud : un patrimoine historique antique majeur


rivière Nisava à Nis

Nis est l’une des plus anciennes villes des Balkans. Elle compte plus de 250 000 habitants, et, est la troisième ville de Serbie. Elle est située au sud de la Serbie au carrefour de routes, qui relient l’Europe au Proche Orient, passe pour être depuis longtemps les portes de l’Est et de l’Ouest. Ici, par la vallée de la Morava, se ramifie une direction au nord, vers Belgrade et plus loin vers l’Europe occidentale, au sud, par la vallée de Vardar, vers Thessalonique et Athènes, et, une direction vers l’Est, par la vallée de la Nisava et de la Marica, vers Sofia, Istanbul, plus loin, vers le Proche Orient.

Ces routes étaient connues déjà à l’époque de Romes et de l’Empire byzantin, en tant que Via Militaris, et, au Moyen âge, à l’époque des Turcs, en tant que route de Constantinople. Aujourd’hui, ce sont les principales directions européennes, magistrales dans les Balkans, qui font de Nis un carrefour de l’Europe avec l’Asie mineure et la région de la Mer noire avec la Méditerranée.

Dans son histoire, longue et tumultueuse, Nis se rappellent de nombreuses guerres, des ravages et des guerriers. A travers les portes de Nis sont passés de nombreux souverains de l’Europe, dont l’empereur Friedrich Premier Barbarossa, qui, en 1189, fut accueilli solennellement par le grand prince serbe, Stefan Nemanja, avec qui, il conclut un pacte contre l’empire Byzanthin. Pendant de longues années, Nis fut sous la direction turque, et, de cette époque date la Forteresse de Nis, construite en 1723, qui se range parmi les édifices turcs, les plus beaux et les plus conservés dans les Balkans.

Rectorat de l'Université de Nis
Rectorat de l’Université de Nis

Nis est aujourd’hui le centre administratif du District de Nisava, et, le centre régional du Sud-est de la Serbie. Dans le même temps, c’est un centre industriel et touristique d’une importance nationale. En tant que ville universitaire, elle est en même temps le centre naturel, social, économique, éducatif, sanitaire, culturel et sportif du Sud-est de la Serbie.

Une ville importante sur la voie des empereurs romains en Serbie

La ville doit son nom à la rivière Nisava, sur la rive de laquelle elle a été construite dans une vallée encaissée, fertile. Les plus anciens objets, conservés, sur la base desquels, on peut reconstruire la période de la création de la ville, datent de la période de 4000 ans av., J.-C., et, sont exposés au Musée archéologique à Nis.

musée national de Nis salle archéologique

Les historiens l’appellent ville impériale, car, y est né Constantin le Grand, peut-être un des plus grands empereurs romains, qui, par l’Edit de Milan, en 313, avait officialisé le christianisme en tant que religion étatique dans l’empire romain. Aux temps de Constantin le Grand, Nis, à l’époque Naisus, avait une banlieue luxueuse – Mediana, ce dont témoignent les restes des villas, des salles de bains, des sculptures et des mosaïques. C’est l’une des stations sur les Voies des empereurs romains à travers la Serbie, un voyage touristique, grâce auquel, on fait le tour des localités où sont nés 17 empereurs romains.

Nis monument In hoc signo vinces

À partir de Nis, la route nationale, qui vient du nord en traversant la vallée de la Morava, continue vers deux directions – une qui mène au sud par les vallées de la Juzna Morava et Vardar (vers Thessalonique et Athènes) et l’autre qui mène à l’Est, par les vallées de la Nisava et Marica vers Sofia, Istanbul et le Proche-Orient. Cette dernière route était connue à l’époque romaine et byzantine comme Via militaris, et au Moyen Âge comme la Route de Constantinople.

nis forteresse tvrdjava

Les alentours de Nis étaient peuplés durant le Néolithique, l’Âge du bronze ancien, dont témoignent les trouvailles dans les localités préhistoriques de Bubanj et Humska Cuka. Sur le territoire de Nis, dans la période avant l’Empire romain habitaient les Dardanes, Celtes et Illyriens.

Le nom de Naissus (la Ville des fées) est un nom celte. À l’époque romaine, Nis était une importante fortification militaire où est né l’un des plus grands empereurs de l’Empire romain, Flavius Valerius Constantinus, mieux connu comme l’empereur Constantin le Grand.

Durant son règne, Nis a été un centre économique, militaire et administratif important. Les tombeaux et la basilique du début du christianisme (IIe-IVe siècle) et la reconnaissance du christianisme par Constantin en tant que religion officielle de l’Empire romain (en 313) témoignent de la longue tradition chrétienne de Nis. Durant la période entre le VIe et le Xe siècle, Nis fut envahie et temporairement occupée par les Huns, Avares, Slaves, Bulgares et Hongrois.

nis beogradska kapija

Le grand duc (zupan) serbe Stefan Nemanja conquiert Nis en 1183 ; en 1189, l’époque de la deuxième croisade, il rencontre l’empereur allemand Frédéric Ier Barberousse et conclut avec lui une alliance contre Byzance. Les invasions de Byzance, des Bulgares et Hongrois s’ensuivent, jusqu’en 1386, lorsque Nis fut conquise par les Ottomans. Le commandant Stevan Sindjelic avec ses 3000 soldats engagés dans une bataille contre 10 000 Turcs à Cegar représente, par sa mort héroïque, un exemple d’héroïsme dont la mémoire vit toujours dans la Tour des crânes.

forteresse de nis
  Statue  de Nadežda Petrović  peintre serbe impressionniste et fauviste
monument de Nadežda Petrović peintre serbe impressionniste et fauviste vu depuis la forteresse de Nis en serbie

Après la libération des Ottomans en 1878, Nis commence son développement moderne. En 1914, Nis devient le siège du gouvernement et de l’Assemblée nationale serbes. Après la Première Guerre mondiale, Nis devient le centre de la « banovina » (unité administrative) de la Morava.


Que visiter à Nis en un jour?

Aujourd’hui la Forteresse abrite un Pavillon artistique, une galerie, un centre de recherches, et, la Scène estivale, où ont lieu des festivals cinématographiques et musicaux. De cette époque date le Palais du roi, une résidence confortable des grands propriétaires musulmans. Cette époque est rappelée par la Tour de crânes, une tour que les Turcs ont construite avec les crânes des héros serbes, après la bataille à Cegar, le 31 mai 1809.

Au cours de cette bataille, le duc Stevan Sindjelic avec 3000 combattants, laissé sans aide qu’il avait demandée, avait tiré sur un entrepôt de poudres et avait fait sauté le mont de Cegar. Pour que le peuple garde en mémoire cette défaite, le pacha a donné l’ordre de dresser sur la route de Constantinople, la Tour de crânes.

Mémorial de Cele kula
Nis Cele Kula tour des cranes
Cele Kula tour des cranes à nis
Tour des crânes Cele Kula

Les monuments culturels et historiques les plus importants à Nis sont :

  • Mediana – vaste domaine de la période romaine (IVe siècle) ;
Mediana villa romaine à nis
vestiges de Mediana villa romaine à nis
  • la Forteresse de Nis (Niška Tvrđava) – la forteresse turque la mieux préservée des Balkans centraux, construite en 1723 et dont les fondations cachent les vestiges de la ville romaine Naissus ;
vestiges de la forteresse de Nis

Arsenal

arsenal dans la forteresse de Nis

A l’intérieur de la forteresse de Nis :  la mosquée Bali Bey

Nis  mosquée Bali Bey
détail de la  mosquée Bali Bey à nis
façade de la  mosquée Bali Bey de Nis
bâtiment à voutes inexploré dans la forteresse de nis
bâtiment à voutes inexploré dans la forteresse
Intérieur de la forteresse de nis
voutes dans un bâtiment de la forteresse de Nis

Porte de Vidin ou ce qu’il en reste depuis qu’elle a été démolie lors de la Seconde Guerre Mondiale

 porte de Vidin Niška Tvrđava
  • Lapidarium dans la forteresse
lapidaire dans la forteresse de Nis
  • Musée national de Nis dédié à l’histoire, l’archéologie, l’architecture et la littérature
salle archéologique du musée national de nis
salle archéologique au musée national de Nis
  • Cegar avec son monument érigé à l’endroit même de la bataille de Stevan Sindjelic contre les Ottomans ;
  • le Monument aux libérateurs de Nis – érigé en 1937 en mémoire de la bataille pour la libération de Nis ;
  • le Camp « Croix rouge » – camp de concentration nazi ;
Camp de la Croix-Rouge ancien camp de concentration nazi à nis
intérieur des bâtiments du camp de concentration nazi de la croix rouge à nis
  • le Parc mémorial Bubanj – lieu d’une des plus grandes hécatombes en Serbie pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • Maisons de style ottoman : Kuca StambolijskiMaison Stambolijski : cette maison, située en plein centre de la ville, dans la rue Nikola Pasic, est l’un des rares témoins du Nis de la période ottomane, mais hélas, l’édifice est négligé et oublié, depuis plus de 5 ans après la faillite de la taverne qui s’était installée.
 Kuca Stambolijski
  • Ancienne synagogue de Nis convertie en galerie
ancienne synagogue de Nis
  • ancienne petite cathédrale orthodoxe de Nis
  • Hôtel de ville
hôtel de ville de Nis
  • La cathédrale de la Sainte-Trinité
La cathédrale de la Sainte-Trinité de Nis
  • Seule mosquée de Nis toujours active
  • Statue de Nadežda Petrović ; l’une des plus fameuses peintres serbes impressionnistes et fauvistes, également pionnière dans la photographie en Serbie
Statue de Nadežda Petrović peintre serbe impressionniste et fauviste
monument de Nadežda Petrović peintre serbe impressionniste et fauviste vu depuis la forteresse de Nis en serbie
  • Place et Fontaine Stevan Sremac
Nis fontaine Stevan Sremac
  • Monument aux libérateurs de Nis lors de la Seconde guerre mondiale
Nis monument aux libérateurs de  la seconde guerre mondiale
mémorial à Nis
  • Statue de Saban Bajramovic

La vie quotidienne à Nis en photos :


Que voir dans les environs de Nis ?

A une dizaine de kilomètre de la ville, au pied de Koritnik, se trouve la station thermale de Nis, où, pendant des siècles, le peuple y venait pour se soigner de maladies cardiovasculaires, de rhumatismes, et, de sciatique.

Ceux, qui viennent dans cette partie de la Serbie, devraient en profiter pour visiter les Gorges de Sicevac, le canyon à travers lequel coule la Nisava, et, sur les versants desquelles se trouvent une trentaine d’églises et monastères. Les Gorges de Sicevac ont été proclamées réserve spéciale de la nature en raison des richesses naturelles.

Les lieux d’excursion dans les alentours de Nis sont :

  • la gorge de Sicevac – un phénomène naturel protégé, long de 16 km, avec une flore et faune reliques ;
  • la gorge de Jelasnica – une réserve naturelle très particulière, longue de 2 km avec cascades et une flore et faune reliques ;
  • Monastère de St. Jovana
  • Bojanine vode ; Kamenicki vis, site de sortie avec des terrains de sports d’hiver
  • la grotte de Cerjanska, longue de 4 km, avec de vastes salles ornées de merveilleux stalactites et stalagmites.
  • Đavolja Varoš ou Djavolja Varos ; un site géologique rare rappelant les cheminées en Cappadoce
Djavolja varos ville du diable en serbie

Découvrez le site de l’Office du tourisme de Serbie Serbia Travel..

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