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Deux soeurs pour un roi ; la tragédie des soeurs Boleyn (Cinema americain)

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deux soeurs pour un roi the other boleyn girlCinema americain. Avec Deux soeurs pour un roi, Justin Chadwick signe un premier long métrage américano-britannique, qui retrace la destinée des soeurs Boleyn, Mary et Ann, dont le père avait pour ambition d’en faire les favorites à la cour du roi Henry VIII.

Alors que Thomas Boleyn a de grands espoirs pour sa fille Ann qu’il espère voir très vite dans le lit d’un roi connu pour son appétit des femmes, c’est sur sa soeur Mary, qu’Henry VIII jette tout d’abord son dévolu… En deux heures, dans le style du cinéma hollywoodien, ce film historique en costumes donne une version de l’ascension et de la déchéance des Boleyn, qui ne manque pas d’intérêt malgré les inexactitudes …

 

Deux soeurs pour un roi, le destin méconnu de l’autre fille Boleyn


 

eux soeurs pour un ro

Adaptation du roman « The other Boleyn girl » (le film a conservé ce titre dans sa version originale et, si vous voulez mon avis, la traduction française est assez pitoyable) de Philippa Gregory, « Deux sœurs pour un roi » narre l’ascension des sœurs Boleyn à la cour du roi Henry VIII d’Angleterre. L’histoire a surtout retenu le destin d’Ann Boleyn (interprétée par Natalie Portman) qui se hissa à la plus haute marche du pouvoir, avant de connaître la chute qu’on sait.
Dans le film (et le roman, j’imagine) Deux soeurs pour un roi, le spectateur a l’opportunité d’en savoir plus sur Mary (Scarlett Johannson) qui séduisit d’abord le roi avant de se voir supplantée par sa sœur Ann, aussi ambitieuse et machiavélique qu’elle fut passionnée et spontanée.

 

 

 

Casting


 

Le film est réalisé par Justin Chadwick, dont c’est le premier long métrage dans lequel on ressent bien l’influence du cinema americain d’Hollywood. En dehors de Scarlett Johannson et de Natalie Portman (dont on ne dira jamais assez comme elles sont jolies), il aligne un joli casting, dont Eric Bana (déjà vu dans « Hulk » ou « Munich », incarnant Henry VIII), Kristin Scott-Thomas (exceptionnelle en mère des filles Boleyn), Mark Rylance (inconnu pour moi, mais qui joue fort justement un père dépassé par sa propre ambition) et David Morissey (en duc de Norfolk motivé uniquement par l’ambition).

Deux soeurs pour un roi sur la forme


 

Pour qui aime un tant soit peu les films historiques dits « en costume », « Deux sœurs pour un roi » sera un régal. Sous une lumière qui n’est pas sans rappeler certains peintres contemporains de l’action et dans des décors fort réalistes, les acteurs, magnifiquement costumés, se mettent au service d’une histoire commençant en chronique familiale pour devenir une histoire politique, puis une tragédie que n’auraient pas renié les grands auteurs.
Usant remarquablement de la caméra, qui sait se faire discrète quand il le faut et indiscrète quand il le faut, le réalisateur fait une entrée remarquée dans la cour des grands, car il prouve sa maîtrise technique, acquise à la rude école de la série télévisuelle.

Deux soeurs pour un roi sur le fond


 

Portée par les deux actrices principales (remarquables, dois-je le répéter) et par un Eric Bana tout en monolithisme, le film Deux soeurs pour un roi tire cependant son intérêt du fond plus que de la forme

Car, au travers du parcours tragique des sœurs Boleyn, c’est de l’ambition que traite le film Deux soeurs pour un roi. Ann, la brune, reflet de la sa cadette blonde, Mary, est prête à tout pour parvenir à ses fins. De flouée d’un avantage que lui conférait son aînesse, elle devient vite celle à qui tout réussit et qui obtient ce qu’elle veut, grâce à ses charmes, dont elle joue habilement, sa sœur ne cherchant nullement à utiliser les siens. Représentant chacune une vision de la femme, opposées mais complémentaires, Ann et Mary Boleyn ont chacune leurs défauts et leurs qualités, et sont tour à tour attachantes, émouvantes, agaçantes et détestables, en un mot : humaines. Ces personnages broyés par une histoire trop grande pour elles toucheront donc le spectateur, à quelque niveau que ce soit.

Au final, on pourra regretter quelques longueurs qui font s’étirer quelque peu le film en vain, mais la beauté de l’objet, la grande qualité de l’interprétation et la maestria avec laquelle tout cela est mis en scène forcent le respect. Amateurs de films historiques (ou pas), Deux soeurs pour un roi est pour vous.

Bon visionnage

Loranna

Réalisé par Justin Chadwick

Avec Natalie Portman, Scarlett Johansson, Eric Bana, Mark Rylance, Kristin Scott Thomas, Jim Sturgess , David Morrissey, Benedict Cumberbatch…

Nationalité : Américain , britannique

Sortie: 2 avril 2008 (1h 55min)



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A propos de l'auteur

Un commentaire

  1. Deux soeurs pour un roi se laisse regarder sans déplaisir, en dépit d’inexactitudes importantes sur les faits historiques, d’un Henry VIII d’une extrême fadeur dominé par ses seuls instincts … L’idée d’évoquer en priorité l’histoire de Mary, soeur d’Ann Boleyn, reine d’Angleterre pour qui Henry VIII rompit son mariage avec Catherine au point d’amorcer une séparation pleine de péripéties avec l’Eglise catholique, partait d’une intention très intéressante. Mais rapidement, c’est surtout Ann et son ambition dévorante qui prennent le dessus sur les autres protagonistes et donnent un sentiment d’inachevé sur le portrait de Mary aussi bien que sur la relation entre ces soeurs rivales pour le coeur d’un roi coureur de tous les jupons de passage, qui apparaît longtemps comme en simple représentation face à la vénéneuse Ann … Certes, Mary réapparaît (ou réagit) par moment, mais son personnage manque de relief et de profondeur… La beauté des actrices ne permet pas d’oublier le manque de rythme, une mise en scène académique et même par moment quelque peu laborieuse, de regard critique à l’égard des personnages, l’absence de réflexion sur la perversité pourtant très inspirante de l’univers d’Henry VIII tiraillé entre ses désirs de mâle, son obsession d’avoir un héritier et son insatisfaction permanente… Le film prend des airs de roman photos plutôt que de saga romanesque, alors que l’histoire servant de trame était passionnante quand on connaît un peu le règne agité d’Henry VIII….

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