Récit voyage – Compostelle : carnet de route d’un pélerin de Luc Adrian
Dans la série « récit voyage » voici Compostelle : carnet de route d’un pélerin de Luc Adrian ou comment voyager autrement sur les pas d’un pèlerin qui a écrit un carnet de route sur les chemins de Compostelle… Une aventure humaine exceptionnelle pleine de rencontres et de découvertes bien au-delà du voyage en soi! Que l’on soit croyant ou non, le pèlerinage de Compostelle est aussi bien une rencontre avec le monde, qu’une rencontre avec soi-même…
Lire la suite »Récit voyage – Compostelle : carnet de route d’un pélerin de Luc Adrian




Après être allé à Saint Jacques de Compostelle, avoir parcouru la route de la Soie et raconté son incroyable périple pédestre dans sa trilogie la « Longue Marche », à 70 ans, Bernard Ollivier s’est lancé un nouveau défi : descendre la totalité du cours de la Loire d’abord à pied puis en canoë depuis le Mont Gerbier de Jonc jusqu’à Nantes.
Dans ce dernier tome, Bernard Ollivier nous raconte les deux derniers tronçons de sa longue marche sur la route de la soie dont il ne reste d’ailleurs quasiment rien. Merci Gengis Khan, merci la conquête islamique. Au fin fond de l’Asie Centrale, toujours tirant son chariot prototype, il foule les neiges du Pamir, se perd dans les ruelles de la ville mythique de Kashgar et longe les déserts brûlants du Takla-Makan et de Gobi.
Foin des nuances entre écrivain-voyageur et voyageur-écrivain… Nicolas Bouvier relèverait plutôt de la première catégorie . Ayant relativement apprécié ses grands livres » L’usage du monde » , « La descente de l’Inde » , « Chronique japonaise » et » Le poisson-scorpion » , j’étais resté sur ma faim en ce qui concerne l’homme , ses motivations et ses sentiments .
Le légendaire Bernard est décédé, mais il nous a laissé ce livre merveilleux où il nous raconte par le détail sa vie hors du commun. Il est né en Indochine, française à l’époque, où il eut une enfance très heureuse et très proche de la nature. Il y ressent très jeune l’appel du grand large et se construit son premier bateau qui sera suivi de beaucoup d’autres. A peine majeur, il achète sa première jonque, un rafiot pourri et fort peu maniable et, ne doutant de rien, se lance sur les mers.