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Fast food en Croatie ou le goût de l’ex Yougoslavie ; le snack croate, un passage obligé !

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A moins d’être un adepte de la restauration rapide, le fast-food est en général connoté négativement auprès des voyageurs à la recherche d’expériences culinaires lors de leurs séjours. Pourtant, le fast food en Croatie n’est pas qu’un lieu où l’on mange vite et pas cher, sans trop se poser de questions sur la qualité. C’est aussi un espace où l’on explore une synthèse de la cuisine d’ex-Yougoslavie et on est assez frappé, d’un pays à l’autre, de retrouver toujours ce fil conducteurs dans les snacks.

Peut-être vous demandez-vous où bien manger en Croatie et idéalement de la cuisine croate et vous vous étonnez de tomber sur un sujet concernant la restauration rapide et une nourriture qui est souvent à l’opposé de la gastronomie et de la bonne cuisine. Ne quittez pas pour autant l’article. Vous pourriez être surpris de découvrir que les snacks et fast foods croates sont plus intéressants qu’on l’imagine!

On n’échappe pas au fast food en Croatie mais il y a assez peu de Mc Do et consors, contrairement à d’autres pays d’Europe orientale colonisés par les chaînes mondiales. Certes, on en trouve au moins un dans chaque grande ville “touristique” Zagreb, Pula, Rijeka, Split, Zadar. A l’exception de la ville de Dubrovnik. Les habitants et les autorités, déjà très exposés à un tourisme de masse envahissant et nuisible à certains niveaux, se font un devoir de combattre contre toute installation d’un Mc Do, à l’instar de Kotor au Montenegro.

Contre toute attente, manger au snack du coin est une étape incontournable lors de tout séjour en Croatie. C’est peut-être la meilleure manière de manger “local” comme disent certains. C’est une immersion gustative instantanée, à travers quelques produits populaires dans toute l’ex Yougoslavie.

FAST FOOD EN CROATIE cuisine des Balkans

 

Pour manger sur le pouce, on s’installe à la table de snacks servant aussi des boissons et des cafés. Le mobilier est presque le même de l’un à l’autre et ce n’est pas ce qu’on y cherche vu que le but est de manger vite et bon marché. Les frigos présentent les boissons parfois en libre service sauf pour les bières. Les tables sont petites et les chaises toutes simples. On est néanmoins servi dans des assiettes dans la plupart des cas, y compris pour un sandwich aux cevapcici.

Le snack en Croatie : une mémoire des saveurs et de la cuisine d’ex Yougoslavie

Pljeskavica en somun cuisine serbeLes croates semblent préférer les snacks privilégiant des spécialités locales ou du moins ce qui fait partie de leur panthéon culinaire. Comme une madeleine de Proust… qui manque tellement quand on quitte le pays et qu’on découvre avec un bonheur enfantin lors des vacances. II y a d’ailleurs fort à parier que 99% des croates répondant à la question : que faut-il manger en Croatie vous suggèrent les mêmes plats! On y trouve forcément comme partout les fameux cevapcici, les rouleaux de viandes hachées épicées proposés en sandwich ou en assiette, et la pljeskavica, la version ex-yougoslave du burger…

Cevapcici somun oignons et ajvar

 

Pljeskavica cuisine serbe

Car vous ne trouverez pas le hamburger ni le burger comme il peut être servi dans les Mc Do ou les restaurants. Là, les rouleaux ou le steack haché épais et fort copieux sont servis dans un pain appelé Lepinja ou Somun (en Bosnie) qui est une sorte de pita. La sauce accompagnant est généralement du ajvar, un condiment à base de poivrons et ou d’aubergines et d’épices et l’agrément le plus courant : les oignons blancs nouveaux.

J’entends déjà les experts m’expliquer que manger des cevapcici ce n’est pas manger de la cuisine croate et les pinailleurs surenchériront sur la pljeskavica. C’est ni tout à fait vrai, ni faux. Les cevapcici sont bien d’origine bosniaque et hérités de l’influence ottomane dans les Balkans, mais ils ont progressivement conquis tous les pays d’ex Yougoslavie, avec des variations d’épices et de viandes selon les communautés ethniques pour des questions de sensibilité religieuse également. Aujourd’hui, on trouve des cevapcici absolument partout en Croatie : dans tous les restaurants comme les snacks et les grills, parce que les croates adorent ce plat, encore assez économique, très copieux et représentatif d’une mémoire culinaire pour eux. Une mémoire antérieure à la Yougoslavie, d’ailleurs. Et une mémoire qui rappelle que les biens culinaires sont probablement ce que les habitants des divers pays se partagent le mieux.

La Pljeskavica est le burger serbe par excellence dont Leskovac revendique la paternité, mais ce plat a été adopté sans mal par les croates, d’autant qu’avant la guerre d’indépendance, la présence de la communauté serbe en Croatie était assez importante. Elle est préparée à base de viande hachée fermentée, d’oignons, de paprika fort, éventuellement du bacon et du fromage ; le tout est mixé à la main avant d’être laissé eu repos pour que les saveurs se développent.

En Serbie, la préparation devant les clients de la pljeskavica reste un spectacle avec une sorte de rituel propre à chaque cuisinier. C’est un peu le cas en Croatie encore aujourd’hui. La viande hachée et en boule est aplanie et posée sur le grill fumant et surveillée comme le lait sur le feu pour en assurer la meilleure cuisson. 

On ne manquera pas les pita / gibanica inspirées des Bureks …. Cette tourte à la pâte filo farcie au fromage, aux légumes, à la viande (burek pour les puristes comme en Bosnie et en Turquie) et parfois aux fruits pour les versions sucrées, est servie dans les agrotourismes dès le petit-déjeuner. Dans les snacks, on apprécie une part copieuse à la fois croustillante et moelleuse en son coeur. La gibanica est en grand format et elle est découpée à la part (environ 1,5€ – 2,5€).

burek en bosnie

tram en Bosnie

Influence italienne oblige, on retrouve les cousines des piadine. A savoir des sortes de pitas fines fourrées comme la piadina d’Emilie Romagne ; les pide… A mi chemin entre la galette (pour la forme) et la pizza italienne (pour la texture), repliée à moitié contrairement au calzone où le contenu est caché par la pâte. C’est assez copieux et la composition autorise un peu toutes les variations, même si en général,  on y retrouve le fromage, la tomate, du jambon.

 

Pekarna : La boulangerie, l’alternative la plus économique pour manger en Croatie

 Quand on ne veut pas s’asseoir, le plus simple est de passer par une boulangerie pour acheter du salé ou du sucré ; un bout de pita ou un pain (kruh) qu’on agrémentera avec de la charcuterie achetée à la coupe sur le marché ou du fromage (sir) ou un perece, le bretzel des Balkans

Pour la pause sucrée, vous apprécierez peut-être un beignet rond fourré aux fruits, à la crème, au chocolat, de type boule de Berlin aux environs de 5-6 kn, une fritule (à prononcer fritoulè) ; sorte d’oreillette/ merveilles provençales ou de beignet ovale originaire d’Istrie, parfumé à l’alcool et aux zestes de fruits, des krostule (krochtoulè), des oreillettes en bandelettes et surtout le dessert probablement le plus partagé et populaire dans les pays d’ex Yougoslavie : la Kremsnite, sorte de mille feuille local aux blancs en neige.

Tradicija pastry patisserie Boulangerie à Split

Mémo VO pour manger au fast food en Croatie

Pljeskavica : burger “yougoslave”

Cevapcici : rouleaux de viande faisandée et épicée

Pita (croate) – Gibanica (serbe) – Burek (bosniaque) : tourte à la pâte filo et au fromage ou à la viande, ou à l’épinard

Perece : bretzel salé

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A propos de l'auteur

Voyageuse dès le berceau, je nourris un amour viscéral pour les pays d'Europe centrale et orientale, avec une prédilection pour les Balkans (notamment l'Ex-Yougoslavie...). Dans ces terres, qui m'ont enseigné beaucoup de leçons, au fil de quinze ans de découvertes, de rencontres et de hasards… je me retrouve parfois… tant elles sont insoumises, contrastées, passionnelles et contradictoires. J’essaie de me montrer curieuse de tout, de mettre de côté mes idées reçues, de découvrir les pays depuis les sites incontournables jusqu’aux plus inattendus, insolites ou traditionnels quitte à me perdre pour mieux me laisser surprendre. Je privilégie les rencontres, repas et hébergements chez les habitants, pour explorer les traditions, les cultures, l’histoire et les plaisirs culinaires typiques. J'essaie de faire d'Ideoz un espace éclectique et tourné vers les échanges et la rencontre avec les différences. Historienne, anthropologue et ethnologue de formation.   Me contacter par mail? En savoir plus sur moi et sur le projet IDEOZ Voyage...

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