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Restaurant Le Lamparo à Port-la-Nouvelle : notre avis après plus de 20 ans de fidélité

Il y a les restaurants que l’on essaie une fois, ceux que l’on oublie et ceux dans lesquels on revient. Le Lamparo, à Port-la-Nouvelle, fait pour nous partie de cette dernière catégorie.

Nous l’avons connu dès son installation en 1997. Après quelques années où nous avons eu envie de changer nos habitudes, nous y sommes revenus lorsque le patron actuel a pris les commandes. Depuis, mes parents et moi le fréquentons pratiquement chaque été.

Cette fidélité de plus de vingt ans ne signifie pas que tout y est parfait, ni que nous n’y avons jamais connu de déception. Mais elle dit malgré tout quelque chose : dans l’ensemble, nous y mangeons plutôt bien, les portions sont satisfaisantes et les menus conservent des prix très compétitifs pour Port-la-Nouvelle. Surtout, nous en repartons presque toujours satisfaits.

Nous savons que Le Lamparo ne fait pas l’unanimité et certaines réserves nous paraissent d’ailleurs justifiées. Plutôt que de prétendre que le restaurant est parfait, je préfère donc vous expliquer ce qui nous donne envie d’y revenir depuis tant d’années, mais aussi ce que nous aimerions encore y voir évoluer.

parillade poissons le lamparo port la nouvelle

Un accueil parfois réservé, qui gagne à être connu

C’est probablement sur l’accueil que peuvent naître certains malentendus.

La responsable de salle, Séverine, peut au premier abord donner une impression de réserve et de distance, surtout lorsqu’on ne la connaît pas. Elle n’est pas dans une démonstration très expansive et cela peut manquer, pour certains clients, de ce sourire ou de ces quelques mots qui donnent immédiatement le sentiment d’être attendu et bienvenu.

Mais après des années de fréquentation, notre perception est beaucoup plus nuancée. Elle est très professionnelle, présente et attentive à la satisfaction des clients. Nous n’avons jamais ressenti de désinvolture ou de manque de considération de sa part.

C’est davantage, à mes yeux, une question de personnalité que de qualité d’accueil. Quelques sourires supplémentaires et un peu plus de chaleur dès les premières minutes permettraient sans doute de gommer cette impression de distance et de mieux faire percevoir des qualités que les habitués découvrent avec le temps.

Lorsque l’équipe est renforcée, nous avons également affaire au patron, que nous trouvons particulièrement sympathique et agréable, ce qui contribue évidemment à rendre le moment encore plus convivial.

Un service qui nous laisse le temps de profiter du repas

C’est un point important pour nous : nous aimons prendre notre temps au restaurant.

Certains clients trouvent le service trop lent. Ce n’est généralement pas notre ressenti, peut-être aussi parce que nous allons au restaurant pour passer un moment agréable et pas simplement pour manger et repartir au plus vite. Nous aimons discuter, profiter de chaque plat et ne pas avoir le sentiment que les assiettes s’enchaînent pour libérer rapidement la table.

De ce point de vue, le rythme du Lamparo nous convient bien. Nous n’avons généralement pas le sentiment d’être pressés, sans pour autant devoir courir après le personnel. Lors de nos dernières expériences, la serveuse est venue vérifier après chaque plat si tout s’était bien passé : une petite attention, mais qui compte.

Et lorsqu’un plat n’est plus disponible ou qu’un problème survient, l’équipe essaie généralement de trouver une solution ou d’avoir une attention pour que la déception ne reste pas la dernière impression du repas.

Bien sûr, les attentes ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Si l’on dispose de peu de temps, mieux vaut simplement le signaler au début du repas : cela permet aussi à l’équipe de savoir quel rythme on attend.

Séverine, parfois au four et au moulin

À diverses reprises, nous avons vu Séverine travailler dans des conditions de forte affluence, au four et au moulin entre la terrasse et les deux salles à servir. Et je dois dire que je suis assez admirative de la façon dont elle parvient parfois à tout gérer presque seule.

Accueillir les clients, prendre les commandes, servir, débarrasser, anticiper les besoins — le pain, l’eau — sans attendre qu’on les réclame, puis gérer les additions : quand le restaurant est plein, l’exercice est tout sauf simple.

L’avoir observée dans ces moments-là a aussi changé mon regard sur la réserve que l’on peut percevoir au premier abord. Derrière une attitude qui n’est pas forcément très démonstrative, il y a quelqu’un qui tient sa salle et reste attentive à ce qui se passe à chaque table. Et lorsqu’on voit tout ce qu’elle doit gérer simultanément, je trouve difficile de ne pas reconnaître son professionnalisme.

Bertrand, le patron, et ce sentiment de revenir un peu « chez nous »

Après plus de vingt ans de fréquentation, notre relation avec Le Lamparo n’est évidemment plus tout à fait celle de clients de passage. Au fil des années, nous avons vraiment sympathisé avec Bertrand, le patron, que nous retrouvons avec plaisir lorsque nous revenons à Port-la-Nouvelle.

Ce que nous apprécions chez lui dépasse aujourd’hui largement le simple cadre du service. À chacun de nos passages, il nous réserve par exemple quelques tapas en amuse-bouche, souvent différents d’une fois à l’autre. Une attention qui pourrait sembler anodine, mais qui nous touche toujours : ce n’est plus seulement une façon de nous faire patienter avant le repas, c’est une marque de considération envers des clients qu’il connaît depuis longtemps.

À force de revenir été après été, nous avons un peu l’impression d’arriver comme chez nous. On se reconnaît, on échange quelques mots, on retrouve des visages familiers et nos habitudes.

Le fait de retrouver une équipe assez stable d’une année sur l’autre contribue beaucoup à cette impression. Dans une station balnéaire, où les équipes peuvent changer au rythme des saisons, cette continuité est particulièrement agréable.

Nous savons évidemment que la relation que nous avons construite avec Bertrand au fil du temps n’est pas celle d’un client qui franchit la porte pour la première fois. Notre expérience du Lamparo est forcément influencée par cette histoire commune.

Mais cette fidélité fonctionne aussi dans les deux sens : si nous revenons depuis tant d’années, c’est parce que nous nous y sentons bien ; et si nous nous y sentons aujourd’hui un peu « chez nous », c’est aussi parce que Bertrand et son équipe ont su créer cette relation au fil du temps.

C’est probablement l’une des principales raisons pour lesquelles nous continuons à revenir : les prix des menus restent très compétitifs au regard du choix et des quantités proposés.

À Port-la-Nouvelle comme ailleurs, les prix des restaurants ont sensiblement augmenté et il n’est désormais pas rare de payer autour de 25 € pour un plat à la carte. Au Lamparo, plusieurs formules permettent encore de composer un véritable repas pour un tarif qui nous paraît raisonnable. Nous apprécions aussi la possibilité de changer de desserts pour des coupes glacées plus gourmandes pour 2 € de plus. Ca rend le choix d’autant plus compliqué qu’il est grand.

Le menu du midi à 18,50 € : trois plats, même le samedi

Du lundi au samedi midi, Le Lamparo propose un menu complet à 18,50 € avec entrée, plat et dessert.

La formule conserve certains plats habituels, auxquels s’ajoutent chaque jour une nouvelle entrée, un nouveau plat et un nouveau dessert. C’est appréciable pour les clients réguliers et, surtout, il devient suffisamment rare de pouvoir manger trois plats au restaurant pour moins de 20 € pour que cette formule mérite d’être signalée.

calamars grillés et riz safrané le lamparo port la nouvelle
fondant au chocolat menu lamparo port la nouvelle

Le menu à 26 € : davantage de choix sans faire grimper l’addition

Proposé le midi, le soir et le week-end, le menu à 26 € offre déjà un choix assez important d’entrées, de plats et de desserts.

C’est une formule que je trouve particulièrement compétitive pour qui souhaite maîtriser son budget tout en conservant le plaisir d’un repas complet, plutôt que de se limiter à un seul plat au même prix à la carte.

salade de chèvre et lard restaurant le lamparo port la nouvelle
daurade le lamparo port la nouvelle

Le menu à 34 € : celui que nous choisissons le plus souvent

Pour notre part, nous sommes des habitués du menu à 34 €.

Nous l’apprécions notamment parce qu’il permet de commencer par une assiette de fruits de mer déjà généreuse, puis de poursuivre avec une parillade de poissons, avant le dessert.

C’est là que le rapport qualité-prix nous paraît particulièrement intéressant. À Port-la-Nouvelle et dans les restaurants que nous fréquentons, nous constatons couramment des assiettes de fruits de mer autour de 25 à 32 € et des parillades de poissons autour de 34 à 39 €. Retrouver les deux dans un menu à 34 €, avec le dessert en plus, reste donc très appréciable pour le porte-monnaie.

Et même après toutes ces années, la parillade conserve pour nous une petite part de surprise : sa composition varie sensiblement selon les arrivages et nos différentes visites.

Nous apprécions également la souplesse du restaurant. Si l’un des poissons proposés ne nous plaît pas, nous pouvons demander s’il est possible de le remplacer. Jusqu’à présent, ces changements ont toujours été acceptés sans supplément, y compris lorsque le poisson choisi en remplacement était normalement plus cher.

C’est un détail, mais c’est aussi ce genre de souplesse que nous apprécions après tant d’années de fréquentation.

Tarifs constatés en 2026 et naturellement susceptibles d’évoluer.

assiette de fruits de mer le lamparo port la nouvelle
Assiette de fruits de mer : huîtres, moules, crevettes et bulots avec beurre et vinaigre et citron pour agrémenter
tartare de thon le lamparo port la nouvelle
Tartare de thon aux cacahouètes avec sa salade
saumon mariné le lamparo
Saumon mariné au citron
parillade de poissons seche gambas calamars riz et légumes
assiette meli melo de poissons le lamparo port la nouvelle

Beaucoup de choix… peut-être même un peu trop

C’est paradoxalement l’un des avantages du Lamparo qui pourrait aussi devenir l’un de ses défauts.

La carte propose beaucoup de possibilités et plusieurs menus les condensent. Sur le papier, c’est séduisant, mais trop de choix finit parfois par nuire à la lisibilité de l’ensemble : il n’est pas forcément évident d’identifier immédiatement la formule qui correspond le mieux à ses envies.

Nous préférerions une offre légèrement resserrée, avec quelques plats permanents en moins et davantage de place laissée aux suggestions du moment.

Le menu à 18,50 €, par exemple, se prête particulièrement bien à cette logique puisqu’une partie de ses propositions change déjà régulièrement.

Une cuisine généreuse qui gagnerait à affirmer davantage sa personnalité

Après plus de deux décennies de fréquentation, nous avons évidemment testé beaucoup de plats du Lamparo. Dans l’ensemble, la cuisine est généreuse et plutôt satisfaisante, mais c’est justement parce que nous revenons régulièrement que nous aimerions parfois être davantage surpris.

Il nous manque sur certaines assiettes un peu de recherche dans les saveurs, ce petit détail qui transforme une préparation correcte en plat dont on se souvient.

Le saumon mariné en est un bon exemple. J’apprécie beaucoup ce produit, mais je trouve ici sa marinade trop discrète, parfois presque inexistante. Le saumon donne alors l’impression d’être servi presque brut, alors qu’une marinade plus affirmée pourrait justement mettre en valeur son goût naturel.

Même constat avec certaines préparations de poissons et de produits de la mer, qui reposent assez souvent sur la persillade ou le gratinage à l’aïoli. Nous les apprécions ponctuellement, mais leur répétition finit par créer une certaine uniformité. Une persillade trop présente peut aussi masquer le goût du poisson plutôt que le mettre en valeur.

Plus de Méditerranée et de saison dans les assiettes

Dans une région où les traditions autour des produits de la mer sont si riches, j’aimerais retrouver davantage de préparations inspirées de cette cuisine méditerranéenne : des supions simplement enfarinés, des calamars ou de la seiche à la sétoise, une poivronnade, une rouille, une bourride, ou tout simplement quelques recettes dictées par les arrivages et les saisons.

Il ne s’agirait surtout pas d’allonger encore la carte. Au contraire : quelques références permanentes en moins permettraient de laisser davantage de place à des suggestions du patron ou du chef et à des plats plus personnels.

Nous savons d’ailleurs que la cuisine en est capable. Comme Bertrand connaît nos habitudes, il lui arrive de nous proposer autre chose pour nous inciter à sortir de nos choix habituels. Et, assez souvent, ce sont précisément ces découvertes que nous apprécions le plus.

C’est presque paradoxal : certaines des assiettes qui nous donnent le plus envie de revenir ne sont pas forcément celles que nous aurions choisies spontanément en lisant la carte. Pourquoi ne pas exploiter davantage cette capacité à surprendre ?

Des cuissons qui pourraient être plus régulières

La cuisson des poissons nous a parfois semblé un peu inégale. C’est évidemment aussi une question de goût, et une parillade représente un exercice moins simple qu’il n’y paraît : plusieurs poissons différents doivent arriver ensemble dans l’assiette alors qu’ils n’exigent pas forcément le même temps de cuisson.

Cela reste néanmoins un point sur lequel nous avons constaté quelques irrégularités selon nos visites.

Les accompagnements de certaines assiettes ou méli-mélo pourraient également être un peu plus généreux au regard de la quantité de poisson. J’apprécie néanmoins la présence de légumes du soleil — poivrons, lamelles de légumes variés, pommes de terre — qui apportent de la couleur et changent agréablement des accompagnements trop standardisés.

Et pour moi, un détail qui compte : les arêtes !

J’apprécie aussi beaucoup que les assiettes soient principalement composées de filets ou de morceaux comportant peu d’arêtes.

Cela peut sembler un détail, mais pas pour moi ! Pendant longtemps, j’ai peu mangé de poisson simplement parce que je détestais devoir vérifier chaque bouchée à la recherche d’une arête. Je reconnais volontiers une certaine paresse en la matière. Au Lamparo, la parillade m’a enfin réconciliée avec les poissons et donné envie d’y goûter avec envie.

Mon père, grand amateur de poisson, n’a absolument aucun problème à « travailler » autour du poisson pour retirer les arêtes. Moi, beaucoup moins ! Je suis donc ravie lorsque le choix des morceaux me permet simplement de profiter de mon poisson sans avoir à l’inspecter à chaque bouchée.

Davantage de personnalité plutôt qu’une carte plus compliquée

La principale évolution que nous aimerions finalement voir au Lamparo tient peut-être à peu de choses : davantage de plats donnant le sentiment d’une véritable signature maison.

Cela peut passer par une présentation différente, un condiment, une sauce, un accompagnement, une recette saisonnière ou simplement ce petit ingrédient qui fait qu’une assiette ne ressemble pas exactement à celle que l’on pourrait trouver dans beaucoup d’autres restaurants de bord de mer.

Nous comprenons parfaitement qu’un établissement de station balnéaire cherche à proposer des plats accessibles et rassurants pour une clientèle très diverse. Il ne s’agirait donc pas de transformer complètement la cuisine du Lamparo.

Mais puisque nous avons constaté, lorsque Bertrand nous fait découvrir d’autres plats, que la cuisine sait sortir de ses habitudes et nous surprendre, quelques suggestions plus affirmées permettraient de mieux le montrer à tous les clients.

Le Lamparo pourrait ainsi conserver les classiques qui plaisent à sa clientèle tout en proposant, au fil des saisons et des arrivages, quelques assiettes qui donnent davantage envie de se demander : « Qu’est-ce qu’ils ont imaginé aujourd’hui ? »

Parillade de poissons et produits de la mer au restaurant Le Lamparo à Port-la-Nouvelle

Une présentation des assiettes qui pourrait être plus soignée et inspirée

C’est aussi sur la présentation que Le Lamparo pourrait, à notre avis, facilement progresser.

Les assiettes sont souvent présentées de manière assez simple et fonctionnelle. Cela correspond au positionnement d’un restaurant de cuisine traditionnelle et familiale et nous ne recherchons évidemment pas les codes d’un établissement gastronomique.

Mais sans changer l’esprit des plats, un peu plus de couleur, de relief ou de créativité dans le dressage pourrait rendre certaines assiettes beaucoup plus attractives.

C’est d’autant plus dommage que nous apprécions souvent ce que nous mangeons : parfois, il suffirait de peu pour qu’un plat satisfaisant donne davantage envie dès son arrivée à table.

Les moules : notre principale réserve sur la régularité des produits

S’il fallait identifier le produit sur lequel notre satisfaction a été la plus variable au fil des années, ce seraient probablement les moules.

Il nous est arrivé de les trouver un peu sèches ou trop cuites, avec parfois un nombre décevant de coquilles vides. Sur un plat aussi emblématique des restaurants du littoral, c’est forcément frustrant.

Nous nuançons néanmoins ce constat : nous avons connu les mêmes déconvenues dans plusieurs autres restaurants du secteur. Nous n’en ferions donc pas une faiblesse propre au Lamparo, mais c’est probablement le plat sur lequel nous avons constaté le plus d’irrégularité au fil de nos visites.

moules marinières le lamparo

Des boissons qui nous paraissent en revanche trop chères

C’est probablement l’un des contrastes les plus marqués avec les menus.

Alors que nous trouvons les prix des formules très compétitifs, nous sommes beaucoup moins convaincus par ceux des boissons. La carte n’est pas très développée mais propose l’essentiel en matière d’apéritifs et de digestifs. C’est surtout du côté des vins que nous aimerions trouver davantage de choix et des premiers prix plus accessibles.

Un pichet de 75 cl à 14 € nous paraît cher pour un vin de table, tout comme une première bouteille autour de 22 €. D’autant que nous sommes dans l’Aude, au cœur d’un territoire viticole où il existe une multitude de vins locaux intéressants à des tarifs raisonnables.

C’est justement là que nous verrions une belle occasion à saisir : proposer quelques références locales accessibles et les faire découvrir aux visiteurs. Le restaurant pourrait ainsi valoriser les producteurs du territoire tout en donnant envie aux vacanciers de prolonger la découverte dans un domaine ou de repartir avec quelques bouteilles.

Le prix des boissons est d’autant plus perceptible que l’on peut encore commencer son repas avec un menu complet à 18,50 € ou 26 €. L’écart paraît donc important et l’ajout du vin fait rapidement grimper une addition qui était jusque-là particulièrement raisonnable.

C’est l’un des points sur lesquels nous aimerions réellement voir évoluer l’offre du Lamparo.

Un décor qui pourrait gagner en personnalité

La décoration ne constitue pour nous ni un problème ni une raison particulière de choisir Le Lamparo.

L’ensemble est tout à fait correct pour un restaurant de station balnéaire et un effort a déjà été fait pour donner aux salles un style plus contemporain. Quelques touches supplémentaires pourraient néanmoins rendre le cadre plus chaleureux et lui donner une identité plus affirmée, sans nécessiter de transformation importante.

restaurant le lamparo port la nouvelle extérieur
restaurant le lamparo port la nouvelle façade
restaurant le lamparo port la nouvelle salle principale
salle intérieure restaurant le lamparo port la nouvelle

Une terrasse agréable et bien adaptée à l’été

Le Lamparo dispose également d’une terrasse agréable aux beaux jours, avec une partie couverte et ombragée et une autre en plein air. Elle est assez bien protégée, ce qui est loin d’être un détail dans une région où le vent peut vite devenir gênant à table.

Elle n’offre pas de vue sur la mer, même si la plage se trouve à proximité. En pleine saison, les manèges et attractions estivales installés aux alentours créent une ambiance très « vacances à Port-la-Nouvelle ». C’est vivant et familial, mais ceux qui recherchent un dîner particulièrement calme ou intimiste préféreront probablement un autre environnement.

La terrasse pourrait néanmoins être encore mieux mise en valeur. Un peu plus de végétation, quelques éléments évoquant l’univers maritime ou simplement un aménagement plus travaillé suffiraient à lui donner davantage de charme.

Elle est déjà plaisante pour déjeuner ou dîner dehors : il ne manquerait finalement que quelques touches pour en faire un véritable atout du restaurant.

Terrasse extérieure du restaurant Le Lamparo à Port-la-Nouvelle
La terrasse du Lamparo, à proximité de la plage et des animations estivales de Port-la-Nouvelle.

Et les mauvais avis sur Le Lamparo ?

Nous ne prétendrons certainement pas que tous les commentaires négatifs sont injustifiés. Après en avoir lu beaucoup sur Tripadvisor, Google, PagesJaunes ou Petit Futé, nous comprenons certains reproches et pouvons même en partager quelques-uns.

Un client peut avoir été déçu par son plat, avoir trouvé le service trop long ou avoir ressenti comme de la froideur ce que nous percevons, avec le recul, comme une certaine réserve dans l’accueil. Une expérience au restaurant reste individuelle et nos années de fidélité n’annulent évidemment pas celle d’un client qui serait reparti mécontent.

Ce qui nous surprend davantage, c’est parfois le décalage entre le problème rencontré et la sévérité du jugement porté sur l’ensemble du restaurant.

Trouver l’accueil insuffisamment chaleureux peut parfaitement justifier une critique ou une note moins élevée. Mais attribuer 1/5 à toute une expérience pour ce seul motif nous paraît sévère, surtout si le repas et le reste du service n’ont pas posé de problème.

Même réserve lorsque le principal reproche concerne la durée du service en pleine affluence estivale. Un temps d’attente excessif mérite évidemment d’être signalé. Mais lorsqu’on est particulièrement pressé, pourquoi ne pas également le préciser à l’équipe ? Et lorsqu’un problème peut être corrigé immédiatement, nous avons toujours préféré en parler sur place plutôt que d’attendre d’être rentrés pour l’exprimer sur internet.

Certains commentaires nous laissent encore plus perplexes. Nous avons par exemple lu le témoignage d’une cliente affirmant avoir dû choisir successivement quatre ou cinq plats parce qu’aucun n’était disponible. Nous n’étions évidemment pas présents ce jour-là et nous ne pouvons donc pas contester ce qu’elle dit avoir vécu. Cela nous étonne néanmoins au regard de notre expérience : lorsqu’un plat manque, la responsable nous indique généralement les indisponibilités dès la remise de la carte.

Et que penser d’une note de 0/5 attribuée par quelqu’un qui précise ne pas avoir mangé dans le restaurant, sur la base de « on-dit » ou de la meilleure réputation supposée d’autres établissements ? Là, j’avoue avoir beaucoup plus de mal à considérer cela comme un véritable avis sur Le Lamparo.

Tout cela ne signifie pas que nous cherchions à défendre le restaurant à tout prix. Nous avons nous-mêmes connu quelques déceptions et plusieurs critiques formulées dans cet article montrent bien que nous ne considérons pas Le Lamparo comme irréprochable.

Mais notre regard repose aussi sur une expérience particulière : non pas un déjeuner réussi ou raté, mais des dizaines de repas, été après été, pendant plus de vingt ans. Cela permet de constater les qualités du restaurant, ses défauts, mais aussi de distinguer plus facilement ce qui semble occasionnel de ce qui revient régulièrement.

C’est pour cette raison que certains commentaires très sévères nous surprennent : ils ne correspondent tout simplement pas au restaurant que nous avons connu au fil des années.

Pourquoi revenons-nous au Lamparo depuis plus de vingt ans ?

Le Lamparo n’est pas un restaurant parfait que l’on peut recommander comme l’adresse incontournable de la station et nous n’avons jamais cherché à le présenter comme tel. Les réserves exprimées dans cet article montrent au contraire qu’il existe encore, à nos yeux, une marge de progression.

Mais après plus de vingt ans, nous continuons à y trouver ce que nous attendons d’un restaurant de vacances : bien manger sans faire exploser le budget, prendre notre temps et passer un moment agréable. Les menus conservent un rapport qualité-prix qui nous convient, les portions sont généreuses, les plats sans prétention et nous repartons presque toujours satisfaits.

Et puis, avec les années, il y a forcément autre chose.

Chaque été, nous retrouvons Bertrand, des visages familiers et ce restaurant dans lequel nous avons désormais un peu le sentiment de revenir chez nous.

Nous savons parfaitement que cette proximité influence aujourd’hui notre attachement au Lamparo. Mais elle n’est pas née en quelques semaines ni d’un seul repas réussi : elle est le résultat de plus de vingt années de repas, de satisfactions, de quelques déceptions aussi, d’échanges et de fidélité.

C’est finalement peut-être le meilleur résumé de notre avis sur Le Lamparo.

Nous en voyons les défauts, nous savons ce que nous aimerions y voir progresser… et pourtant, chaque été, nous avons toujours plaisir à y revenir.

repas menu à 34 euros au restaurant le lamparo port la nouvelle
restaurant le lamparo port la nouvelle repas
repas au restaurant le lamparo port la nouvelle
Sandrine Monllor (Fuchinran)

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