Vie pratique en Croatie

Peut-on payer en euro en Croatie?

Par Sandrine Monllor (Fuchinran), le Jan 5, 2015, mis à jour le Oct 7, 2020
billets en euros

Votre séjour en Croatie est unique ; notre expertise l’est aussi! Pour mieux préparer vos vacances, consultez le guide voyage Croatie et téléchargez les Ebooks gratuits : conseils pratiques, idées de visites et bonnes adresses.  

 

euros

Peut-on payer en euro en Croatie? Voilà l’une des premières questions que se posent les touristes partant en vacances en Croatie. Par confort et parce que c’est plus pratique et plus économique de ne pas courir après le premier bureau de change ou distributeur pour se procurer la devise du pays.


S’il y a quelques années, la réponse était non, aujourd’hui, elle est plus nuancée. La monnaie croate officielle reste la kuna. Mais l’euro est de plus en plus largement accepté surtout dans les villes très touristiques comme Dubrovnik, Split. Est-il pour autant intéressant de payer ses achats en euros en Croatie? Réponses.


Est-il possible de payer en Euro en Croatie?


Comment payer en Croatie : vaut-il mieux payer en kuna ou en euro ? A mon sens, il et préférable de payer dans la monnaie locale. Néanmoins, en dépit d’un grand attachement des habitants à leur kuna, la crise depuis 2008 a rendu l’euro toujours plus attractif, compte tenu de sa forte valeur.

Les réglementations nationales ayant également assoupli l’usage de l’euro en attendant une éventuellement intégration de la zone € en 2023, les paiements en Euro en Croatie sont autorisés sous conditions. Attention, toutefois, le paiement de l’euro n’est pas du tout généralisé, et dépend de la volonté de chacun de vos interlocuteurs. Par ailleurs, vous ne pourrez pas tout payer en euro.

Jusqu’en Juin 2011, l’euro restait encore peu voire pas accepté officiellement si ce n’est pour les grosses transactions (voitures et autres achats de cette acabit, voire éventuellement pour les locations d’appartement effectuées via internet de préférence). Malgré tout, la crise économique, l’attractivité touristique de la destination auprès des européens et les aspirations de la Croatie à intégrer l’UE (dès Juillet 2013) ont modifié quelque peu les usages et rendu le paiement en euro plus fréquent. Depuis Juin 2013, des réglementations ont permis le paiement en euros dans certains services comme la restauration, pour les seuls touristes.

Pour les locations de vacances ou les chambres chez l’habitant, l’euro est répandu. Les propriétaires acceptent l’euro et préfèrent même être payé dans cette monnaie. Vous pourrez payer en euro en liquide ou par carte bancaire dans certains hôtels de catégorie.

Dans les régions à la frontière de la Slovénie et de l’Istrie ou de la Croatie Centrale (jusqu’à Zagreb), on peut payer en euro aux péages, dans les cafés et les fastfoods sur l’autoroute. La carte n’est pas toujours acceptée par les petits commerçants, même s’il y a toujours à proximité des possibilités de change.

picto euro

Un paiement en euro sous conditions

Depuis Juin 2013, les étrangers en Croatie peuvent payer leurs services de restauration ou d’hébergements en euros. Après des années, la Banque Nationale Croate a donné le «feu vert» aux restaurateurs, de facturer leurs services en euro, mais les règles sont maintenant strictes et seuls les étrangers sont autorisés à payer ces services en euros.

L'Euro en Croatie accepté sous certaines conditions 1

Notez que le paiement dans les établissements de restauration se fait en Kuna et par cartes de paiement, le président de la Chambre croate de l’Artisanat, M. Dragutin Ranogajec, donne une liste détaillée de ces possibilités exceptionnelles. Ceci s’applique aux situations où les touristes ne peuvent pas changer de devises en Kuna, parce que :

  • Les bureaux de change et les banques sont fermés.
  • Le temps de séjour des touristes, tels que ceux des croisiéristes, est limité.

Le projet de loi pour le paiement des services est publié en Kuna et convertis en monnaie étrangère à un taux moyen établi par la BNC. Après la diffusion d’informations sur les options de paiement en euros, les commerçants, les chauffeurs de taxi et d’autres prestataires de services touristiques se sont fait entendre, voulant eux-aussi introduire des changements similaires dans leurs affaires.

picto point interrogation gris foncé1

Vaut-il mieux payer en kunas ou en euro en Croatie? On en débat sur le forum avec les experts de la destination et les voyageurs qui ont déjà fait leurs expériences…

Que peut-on payer en Euros en Croatie?

La majorité des petits achats et des hébergements.

Vous pourrez payer quasiment toutes les locations d’appartements, de chambres chez l’habitant, de chambres dans des petites pensions ou des petits hôtels. Certains grands hôtels acceptent également l’euro sans difficulté, mais pour plus de prudence, vérifiez le auprès de l’hôtel en question.

Les services comme les visites guidées et activités, et excursions touristiques. Les professionnels acceptent les deux monnaies sans problème.

La majorité de vos petits achats, qu’il s’agisse de souvenirs, de produits alimentaires artisanaux sur les marchés. Certes, il faut vérifier auprès du commerçant concerné, mais l’euro est très recherché et en particulier les billets qui sont les seuls acceptés dans les banques pour les changes. Par conséquent, pour certaines transactions, l’euro renchérira le prix de votre achat.

Globalement, en particulier dans les zones les plus touristiques du littoral dalmate et istrien et dans ports pour les croisiéristes (Dubrovnik, Split, Zadar, Hvar, Korcula), on peut payer les consommations dans les cafés et les repas dans les restaurants en euros. Là encore, réfléchissez bien pour vérifier si c’est ou non avantageux.

Vous pourrez payer sans trop de difficulté les péages des autoroutes en euros. Le prix est de plus en plus traduit en kunas et en euros, mais sachez que les opérateurs des échangeurs vous rendront la monnaie en kunas, donc le change ne sera pas forcément en votre faveur.

Que ne pourrez-vous pas payer en euros?

Vous ne pourrez pas acheter la majorité des entrées pour les visites de sites, de musées, de parcs naturels ou nationaux. Les paiements se font en kunas même dans les sites très connus comme Plitvice.

Les parkings sont majoritairement payants (entre 7 et 20 kn / heure selon les sites, la surveillance et jusqu’à 75 HRK par heure à Dubrovnik) dans les villes et dans tous les sites touristiques. Ils sont payants au parcmètre, par solution mobile ou auprès des gardiens de parkings.

Les courses au supermarché, dans les épiceries.

L’achat du carburant (sauf par carte bancaire) dans les stations services. La plupart vous demanderont de changer au distributeur.

Est-il avantageux de payer en euros lors de votre séjour en Croatie?


Pas toujours. Dans certains cas, il est préférable de payer une fois des frais de change (variables selon les banques) pour un retrait d’argent assez important que vous pourriez calculer sur la base des évaluations du coût de la vie moyen en Croatie. Prévoyez donc un budget approximatif pour les frais de la vie courante et payez en kunas vos consommations courantes, les entrées des sites à visiter, les souvenirs, les petits plaisirs.

Pourquoi payer en kunas? Prenons une exemple concret. Imaginez qu’un produit coûte 15 kunas soit 2,50 € environ.

Si le vendeur accepte vos euros, il convertira à l’arrondi supérieur car les centimes (même en euros) sont quasiment inutilisables en Croatie et ils ne l’intéressent pas. Il vous demandera donc 3€ et on vous rendra rarement la monnaie en euros considérant qu’il s’agit du pourboire pour le service et la faveur acceptée pour ce paiement. Il s’agit d’une pratique locale courante ; elle n’est par conséquent en rien assimilée à du vol ou une arnaque, comme on peut l’entendre sur certains forums.

A titre indicatif : le taux de change euros – kunas croates est de 1 € – 7,43 Kunas HRK (été 2019).


Quelles précautions prendre pour payer en Croatie?


  •  Toujours vérifier si le paiement en euros est possible auprès de votre interlocuteur avant d’effectuer vos achats. Le paiement en euros ne va pas toujours de soi
  • Evitez les paiements en carte visa, mastercard, american express et consors pour vos petits achats : des frais sont pratiqués pour chaque paiement. Ils varient selon les banques mais représentent des sommes significatives : cela va de plusieurs dizaines de centimes, à plusieurs euros selon le montant de l’achat. Certaines commissions dépassent les 4% de l’achat. La carte bancaire n’est donc à utiliser qu’avec précaution, en cas d’urgence car vous n’avez plus d’argent ou pour payer un achat d’un montant important (plusieurs dizaines ou centaines d’euros)
  • Vérifiez les taux de change auprès de plusieurs banques et faîtes jouer la concurrence pour choisir le taux le plus avantageux (autour de 7,53 – 58 plutôt que 7,40 kn pour 1€ ce que l’on trouve souvent dans les zones touristiques) : évitez les changes dans les villes trop touristiques comme Dubrovnik, évitez absolument les bureaux de change qui sont désavantageux. Contrôlez le change à la frontière : il est souvent assez réglementaire.
  • N’achetez pas vos kunas en France et n’en ramenez pas, elles seront invendables.

 17,391 Visites au total,  3 aujourd'hui

Sandrine Monllor (Fuchinran)

Je m’appelle Sandrine Monllor. J’ai créé IDEOZ, guide de voyage sur l’Europe communautaire,  élaboré à partir des expériences de voyageurs aux profils variés. Historienne, anthropologue et ethnologue de formation, depuis plus de 10 ans, j’essaie de faire de ce projet mon métier en partageant conseils et expériences et de préserver un espace éclectique et tourné vers les échanges et la rencontre avec les différences. De mes voyages, je conserve surtout les souvenirs intimes de petits riens, des chemins de traverse où je me suis perdue ou engagée au hasard, des rencontres et des expériences plutôt que celui des visites si incontournables soient-elles. Je suis une voyageuse résolument curieuse de tout, qui fonctionne à l'instinct. Je suis passionnée en particulier par l’Europe balkanique, centrale et orientale ; des terres dans lesquelles je me retrouve parfois, tant elles sont insoumises, contrastées, passionnelles et contradictoires. Routarde voyageant uniquement à l’aventure sans jamais rien préparer, ni fixer de destinations, j’aime appréhender les frontières visibles et invisibles entre les peuples et je privilégie les séjours transfrontaliers. Je suis une gourmande en quête des gastronomies locales, attachée aux échanges avec les habitants et sensible à l’histoire et aux traditions. Me contacter par mail?

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera révisé par les administrateurs si besoin.