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Une exigence essentielle et indispensable, comme le souffle de vie.

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Lorsque la nourriture la plus simple du monde comme la pizza –  plat du pauvre par excellence – ou les lasagnes… lorsque cette nourriture de base atteint une sorte d’excellence intelligente, de perfection délicate, alors je n’hésite pas à la comparer à la beauté parfaite de la campagne Toscane. Equilibre, sérénité, contentement. C’est ce que je dis à Emilio, sicilien et propriétaire (enfin sa femme Tay) du restaurant « Why not ? » Nimmanheimin, Soï 11 à Chiang Mai.

Dans le jardin de ce restaurant italien s’épanouissent des « arbres du voyageurs », bananiers à  forme d’éventails géants pour personnages de kermesse flamande. La cuisine du « Why not » est préparée avec art et, contrairement à la plupart des restaurants, pas de serviette en papier ici – tissue ou titchue comme disent les thaïs – mais de vraies serviettes de coton de couleur rouge et un éclairage aux bougies le soir.


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Emilio a bien fait de quitter sa Sicile pour venir s’installer à Chiang mai. Il a aussi su transmettre à son personnel thaï, son tournemain pour les sauces, les pâtes et ses sublimes antipasti. Lorsque la nourriture italienne est raffinée comme l’est celle d’Emilio, le corps et l’esprit se réjouissent. Rien de fulgurant comme certains currys thaïs, pas d’envolées cérébrales comme avec  la cuisine française plus intellectuelle, plus « chichiteuse », mais une satisfaction immédiate, un apaisement rapide de cet appel animal de l’estomac qui réclame « satisfaction ». Sensation si exigeante qu’elle  demande satiété plusieurs fois par jour et devient obsédante lorsqu’elle n’est pas comblée. C’est si fort, si essentiel, que dans la culture thaie, on ne demande pas « comment ça va ? » mais « kin reu yang ? » « As-tu mangé ou non ? »

Lorsque j’appelle mon ami thaï au téléphone depuis la France, c’est la première chose qu’il me demande. Et si, prise de considérations vaguement métaphysiques, je tente de lui communiquer mon désarroi devant la haine des hommes dans le monde, la violence dans les villes, mon manque d’inspiration, la peur de la mort, la connerie humaine…. Tout cela n’existe pas à côté de sa réponse : « As-tu pris ton petit déjeuner ou non ? » Une véritable philosophie terre à terre, basique, donc essentielle. Exigence devant laquelle nous sommes tous égaux quelle que soit notre couleur de peau, notre culture, nos connaissances.


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Qui est l’auteur?

michele jullian maleeJe m’appelle Michèle Jullian. J’aime les voyages, la photographie, l’écriture.

Voyager ce n’est pas seulement prendre l’avion ou parcourir la planète, c’est aussi voyager dans les livres, les deux étant l’idéal. Chaque voyage comporte sa part de découvertes et de déconvenues, lesquelles deviennent expériences, à partager ou pas. Voyager est une aventure de chaque instant. Mes repères sont en France et en Thaïlande où je réside « on and off ». J’ai écrit un roman “théâtre d’ombres” qui a pour décor la Malaisie et la Thaïlande …

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A propos de l'auteur

Partage ma vie entre Thaïlande et Paris ... Intérêts: les voyages, la photo, l’écriture, vient d’écrire un roman "théâtre d'ombres" qui a pour décor la Malaisie et la Thaïlande__________________________________________________________________________________________________________________Le blog de Michèle, une femme à la croisée des cultures

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