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Anne Delacharlerie

Pour moi qui n’ai pas choisi le pays où je vis, ni celui où je vivais avant, l’expatriation s’apparente à un mariage de raison. Aucun coup de foudre n’a entraîné cette cohabitation. J’ai signé, sans connaître, et je n’ai d’autre possibilité que de m’adapter. Ou bien ma vie serait un enfer. On finit donc par se sentir chez soi, certains aspects sont plus faciles à vivre que d’autres, mais on s’attache toujours au pays et à ses habitants et lorsqu’on le quitte, on y laisse forcément un peu de soi-même. Mais on ne critique bien que ce qu’on aime, et je ne pourrais rire des petits défauts des Argentins si je n’avais développé pour eux, leur pays et leur langue, une profonde affection. ______________________________________________________________________________________________________________________ Le blog d'Anne

Les boutiques de Buenos Aires : la heladería (le glacier) ; découvrir les glaces argentines

gelat

En arrivant en Argentine il a bientôt trois ans, pour faire mes courses, comme nombre de mes contemporains  – étrangers en tout cas – j’avais le réflexe « supermarché ». Aussi, pendant des mois, je suis restée convaincue qu’en Argentine, il était impossible de se procurer certains produits de base comme le cacao nature.