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Les veuves du jeudi de Claudia Piñeiro (Littérature argentine)

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Desperate housewives, version Rio de la Plata… Las viudas de los jueves, Les veuves du jeudi, est un roman sur la bourgeoisie argentine des barrios cerrados (quartiers résidentiels fermés). Un genre de Desperate housewives, version Rio de la Plata. Une véritable étude sociologique initiatique pour ceux qui découvrent l’Argentine. Pour les autres, qui comme moi ont déjà des soupçons, la vision de l’intérieur est encore pire que tout ce qu’ils avaient pu imaginer.

Les Veuves du jeudi sont un quatuor de femmes qui passent ensemble leurs soirées du jeudi pendant que leurs conjoints jouent aux cartes de leur côté.

Le livre s’ouvre sur la découverte des corps de trois de ces hommes au fond d’une piscine.

Puis, de manière incompréhensible, l’auteur laisse l’événement de côté, et divers narrateurs (on s’y perd un peu…) nous racontent l’histoire du barrio depuis sa création, et comment on y vit au jour le jour. On découvre que l’essentiel pour les résidents n’est ni être, ni même avoir. C’est paraître, à tout prix. Au dernier chapitre ou presque, on comprend alors que ce sont les apparences qui ont tué ces trois hommes.

Criant de vérité, et par là-même effrayant. J’en suis encore glacée.

Un film a été tiré de ce roman qui a eu un grand succès en Argentine.

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Fiche technique :

Actes Sud Littérature Lettres latino-américaines Mai, 2009 / 11,5 x 21,7 / 352 pages Traduit de l’espagnol (Argentine) par : Romain Magras ISBN 978-2-7427-8370-0 prix indicatif : 23,00€



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A propos de l'auteur

Pour moi qui n’ai pas choisi le pays où je vis, ni celui où je vivais avant, l’expatriation s’apparente à un mariage de raison. Aucun coup de foudre n’a entraîné cette cohabitation. J’ai signé, sans connaître, et je n’ai d’autre possibilité que de m’adapter. Ou bien ma vie serait un enfer.On finit donc par se sentir chez soi, certains aspects sont plus faciles à vivre que d’autres, mais on s’attache toujours au pays et à ses habitants et lorsqu’on le quitte, on y laisse forcément un peu de soi-même. Mais on ne critique bien que ce qu’on aime, et je ne pourrais rire des petits défauts des Argentins si je n’avais développé pour eux, leur pays et leur langue, une profonde affection. ______________________________________________________________________________________________________________________ Le blog d'Anne

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