195 vues

Les boutiques de Buenos Aires : La talabarteria, Repostería – Cotillon y Pastas frescas

0

buenos1Des endroits variés, où l’on déniche des merveilles en tous genres… De passage ou expatrié à Buenos Aires, dans la capitale argentine, n’hésitez pas à découvrir et explorer ces boutiques insolites qui ne cesseront de vous surprendre!

C’est l’endroit où on trouve un tas de merveilles que j’ai longtemps cherchées en vain au supermarché, notamment du chocolat à cuire (plus sucré que chez nous), du cacao nature, des pépites de chocolat, des moules à gâteau de toutes tailles et de toutes formes et tout ce qu’il faut pour décorer les gâteaux les plus sophistiqués.

Ne pas oublier le rayon de la vaisselle de fête à usage unique, ni celui des déguisements, masques et perruques. Sans compter les emballages cadeau, les crayons et autres gadgets fantaisie, les bonbons et les petits sachets sans lesquels aucune fête d’anniversaire enfantine ne semble complète de nos jours.

En attendant votre tour pour faire peser votre petit sachet de cacao, vous pourrez comme cela m’est arrivé rester ébahie par le degré de complication et de sophistication – sans parler de la dépense – dans lesquels la jeune maman qui vous précède est prête à se lancer pour offrir à son chérubin de 4 ans, et aux 40 petits monstres qu’il a invités pour son anniversaire, le gâteau et la fête de ses rêves.

Rêve du gamin qui pourrait bien devenir le cauchemar de sa gentille maman si, comme cela est arrivé à mon petit voisin, le gamin surexcité disjoncte totalement, et d’épuisement nerveux, à la fin de la fête, pique une crise de nerf et se met à hurler hystériquement sans que rien ne semble pouvoir le calmer.


Remarques : dire “cotijonne” ;  reposteria vient de postre qui signifie dessert.

Pastas frescas

Une visite au marchand de pâtes fraîches et voilà encore une occasion de vérifier que les Argentins sont bien des Italiens qui parlent espagnol.
Ne pas confondre pastas (les fraîches) et fideos (les sèches).

Au rayon des raviolis, il y a les plaques de ravioles (les moyens) et de raviolones (les plus gros) qui cuisent quasiment instantanément et qui se séparent tous seuls en cuisant. L’ignare que j’étais tentait de les séparer les uns des autres avant la cuisson, et se trouvant bien bête, malgré moult désastres, a mis fort longtemps à se risquer dans un espagnol tout neuf et boiteux à demander des indications à la vendeuse.

Il y a aussi les sorrentinos gros et ronds, et puis encore les tortelletis et les capelletis, qui cuisent longtemps.

Mes préférés : les crepitos, des crêpes fourrées que l’on recouvre de sauce blanche et/ou de sauce tomate avant de les faire gratiner.

La dietetica

Le lieu idéal pour se procurer compléments alimentaires, aliments allégés et infusions en tout genre, mais aussi et c’est plus surprenant, un certain nombre de produits introuvables au supermarché comme le cacao nature.

La talabarteria

C’est la boutique du gentleman-farmer argentin, et par extension celle où le voyageur de passage pourra se procurer quelques souvenirs couleur locale.

En centre-ville, ce sont des magasins chics. On y trouve toutes sortes d’articles en cuir de vache et de carpincho (un gros rongeur dont je ne parviens pas à traduire le nom) tels que  chaussures, bottes, espadrilles, sacs, ceintures, portefeuilles, des objets en argent, ainsi que des vêtements chauds de style campagnard en laine de mouton et d’alpaca. J’aime tout particulièrement les ruanas, sortes de ponchos rectangulaires entièrement ouverts devant.

Beaucoup de ces objets sont décorés du guarda pampa, symbole géométrique provenant de la culture indigène mapuche et sensé reproduire les montagnes de la Cordillère et leur reflet dans les lacs en même temps que l’insertion de l’individu dans le monde et la société qui l’entoure. C’est en tout cas ce que j’ai cru comprendre, même si c’est sans doute beaucoup plus complexe !

Dans les talabarterias moins chics, on peut aussi se procurer du matériel d’équitation. J’aime tout particulièrement les étriers décorés et les tapis de selle en tissage coloré.

Note : L’alpaca est un camélidé de la famille du lama. Ils sont quatre cousins en Amérique du sud : le lama ou llama, la vigogne ou vicuña, l’alpaca ou alpaga, et enfin le guanaco, animal pas très malin dont on rencontre très fréquemment des troupeaux entiers postés au beau milieu des routes de Patagonie.

Anne Delacharlerie

Le blog d’une expatriée à Buenos Aires



Partager

A propos de l'auteur

Pour moi qui n’ai pas choisi le pays où je vis, ni celui où je vivais avant, l’expatriation s’apparente à un mariage de raison. Aucun coup de foudre n’a entraîné cette cohabitation. J’ai signé, sans connaître, et je n’ai d’autre possibilité que de m’adapter. Ou bien ma vie serait un enfer.On finit donc par se sentir chez soi, certains aspects sont plus faciles à vivre que d’autres, mais on s’attache toujours au pays et à ses habitants et lorsqu’on le quitte, on y laisse forcément un peu de soi-même. Mais on ne critique bien que ce qu’on aime, et je ne pourrais rire des petits défauts des Argentins si je n’avais développé pour eux, leur pays et leur langue, une profonde affection. ______________________________________________________________________________________________________________________ Le blog d'Anne

Leave A Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Besoin d'aide pour préparer un séjour ?

Remplissez le formulaire ci-dessous avec le plus de détails possible pour que nous puissions vous répondre dans les plus brefs délais.


Nous partageons nos expériences et conseils gratuits avec vous! Exprimez vos besoins!