Petit abécédaire des vacances sur Terre

(Petit abécédaire des vacances sur Terre)


Les bagages



Toujours trop. A l’aller, ça va encore, même si les cadeaux occupent les 2/3 de la place disponible.
Au retour, c’est le stress maximum garanti, entre …

–        la pile de cahiers à carreaux-de-trois-millimètres-et-sept-dixièmes sans lesquels aucun petit Terrien ne peut en cette galaxie apprendre à écrire,

–         les sept romans pour le club bibliothèque,

–        dix pots de votre confiture préférée rhubarbe-melon-coing-au-basilic-et-au-gingembre-de-la-marque-Gentille-Grand-Mère pour tenir l’année,

–         sans oublier l’énorme maison de poupées en bois massif que sa marraine a offert à votre petite dernière, et elle a juré qu’elle ne vous adresserait plus la parole si vous ne lui envoyiez pas de photo de Chérubine jouant avec dans sa chambre martienne.

Vous en perdez donc le sommeil toute la dernière semaine et refaites pour la dixième fois les valises de la famille en croisant les doigts pour tomber sur une hôtesse sympa à l’enregistrement des bagages, même si vous doutez de parvenir à la convaincre que vu le faible poids corporel de vos chérubins, il serait sympa de ne pas vous faire payer votre excédent !

Bambin voyageur

Un bébé, ça déteste les changements dans la routine quotidienne. Le vôtre n’échappe pas à la règle, et il vous fait payer au prix fort les lits inconnus à répétition, les siestes décalées et les repas en petits-pots auxquels il n’est pas habitué vu que c’est une spécialité terrienne.

A force d’essais successifs vous pourriez écrire une thèse sur l’âge idéal du bambin-voyageur. Si vous n’êtes toujours pas parvenue à déterminer cet âge, vous avez en revanche fort bien établi le pire pour les voyages en fusée : 18 mois, l’âge où on veut tout découvrir et où on est inaccessible au raisonnement.

Dans le hall de départ vous lorgnez avec envie sur cette famille dont la progéniture (plus âgée que la vôtre) s’avance sagement sac au dos à la queue leu leu pendant que vous-même, les bras encombrés du sac de couches et de biberons, progressez péniblement vers la porte d’embarquement au manche de la poussette récalcitrante où braille votre dernier-né affamé. L’an prochain, il aura 18 mois, et vous ne bougerez pas de votre nid martien, juré-craché ! Ses grands-parents terriens n’auront qu’à venir voir la merveille dans son élément !

 487 Visites au total,  2 aujourd'hui

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *