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Les boutiques de Buenos Aires : la heladería (le glacier) ; découvrir les glaces argentines

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En arrivant en Argentine il a bientôt trois ans, pour faire mes courses, comme nombre de mes contemporains  – étrangers en tout cas – j’avais le réflexe « supermarché ». Aussi, pendant des mois, je suis restée convaincue qu’en Argentine, il était impossible de se procurer certains produits de base comme le cacao nature.

Jusqu’à ce que le bouche-à-oreille ne m’incite enfin à m’intéresser aux petites boutiques du quartier commerçant qui entoure la gare de banlieue toute proche de chez moi.

Une épiphanie.

Honneur aux gourmands !


Règle absolue en cas d’envie de glace en Argentine : bannir les glaces industrielles achetées au supermarché ou dans le congélateur du kiosco voisin et se précipiter plutôt chez le glacier au coin de la rue, souvent un artisan, parfois une succursale d’une chaîne régionale ou nationale. C’est bien moins cher et tellement meilleur.

Là, pointer le cornet (cucurucho) que vous désirez et payez d’avance.

Choisissez les deux ou trois parfums qui vous tentent.

A ce moment, sans doute, vous aurez un cas de conscience : entre les dix variantes de dulce de leche, laquelle choisir ? Double dulce de leche ? Dulce de leche granizado (avec pépites de chocolat) ? Mousse de dulce de leche ? Flan con dulce de leche ?…

Ensuite chocolat suisse ? Africain ? Mousse de chocolate (dire moussé de tchocolaté) ?

Pas de vanille ? Alors prendre crema americana à la place…

Et pourquoi pas frutillas (fraises) a la crema ? Ou crema rusa ?

Ca y est, vous avez mal à la tête.

Alors vous vous lancez, au hasard, et le garçon soulève déjà l’un des innombrables couvercles ronds en inox avant de plonger le bras dans le récipient glacé béant.

Et là, vous êtes pris de vertige à l’idée du mal au foie qui vous attend.

Car une glace argentine, vous êtes en train de l’apprendre, c’est un iceberg à l’envers. Vous vous attendiez à ce qu’on vous empile deux ou trois boules ridicules sur un énorme cornet plein d’air ? Las ! Le muchacho tasse consciencieusement la glace dans le cône, en rajoute le triple par-dessus et de ses doigts de fée munis d’une spatule l’étire ensuite à l’infini avant de vous tendre le monticule sucré orné d’une minuscule cuillère en plastique.


Dulce de leche : confiture de lait, à la consistance du lait concentré sucré, au goût et à la couleur du caramel. LA douceur latino-américaine, vendue par pots d’un kilo chez l’épicier et que j’imagine venue de notre Normandie à nous au temps des colonies.

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A propos de l'auteur

Pour moi qui n’ai pas choisi le pays où je vis, ni celui où je vivais avant, l’expatriation s’apparente à un mariage de raison. Aucun coup de foudre n’a entraîné cette cohabitation. J’ai signé, sans connaître, et je n’ai d’autre possibilité que de m’adapter. Ou bien ma vie serait un enfer.On finit donc par se sentir chez soi, certains aspects sont plus faciles à vivre que d’autres, mais on s’attache toujours au pays et à ses habitants et lorsqu’on le quitte, on y laisse forcément un peu de soi-même. Mais on ne critique bien que ce qu’on aime, et je ne pourrais rire des petits défauts des Argentins si je n’avais développé pour eux, leur pays et leur langue, une profonde affection. ______________________________________________________________________________________________________________________ Le blog d'Anne

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