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Michel Thomas-Penette

Plus d’une centaine de milliers de kilomètres par an à travers l’Europe. Plus d’une vingtaine d’années à ce rythme. Et le temps venu d’en proposer le parcours. Mémoire individuelle. Mémoire partagée avec des habitants inconnus, rapidement connus, et parfois des amis. Lieux de mémoire dont on nous impose la lecture. Lieux intimes dont la mémoire est simplement recouverte d’une gaze. Plus d’une vingtaine d’années de mémoire. _____________________________________________________ Découvrir le blog : Mémoire d'Europe

Danser sous les cendres d’un volcan

En attendant la Révolution de Juillet, quelques uns ont créé l’expression célèbre : « Danser sur un volcan. »

Il y a eu plusieurs entre guerres fameux où les bals ont prospéré. Les opérettes et les valses viennoises, ou celles d’Offenbach ont rejoint dans nos discothèques « Le bœuf sur le toit », cabaret et oeuvre de Darius Milhaud, le Boléro et la Valse de Ravel, en nous laissant redécouvrir et confronter ce que les musiques magiques, tout à la fois oublieuses de la misère et prémonitoires de boucheries insensées, avaient masqué.

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Parmesanschnitzel, où est mon identité ?

J’ouvre ma boîte à lettres. En général il n’y a pas beaucoup de courrier. Une lettre de la banque ou une facture de la poste…et les journaux gratuits qui parlent des activités sociales de mon village ou de ceux des environs. Je recueille les nouvelles en allemand ou en luxembourgeois de cette lointaine province que les Français ignorent, où la Sûre conforte un trait d’union entre les activités rurales et joue à rappeler une frontière dont les plus âgés connaissent encore la signification.Lire la suite »Parmesanschnitzel, où est mon identité ?

Bucarest je t’aime : où sont passés les fruits d’antan ?

bucarestOctobre 2008. Même dans la chaleur accablante, à peine entrecoupée de pluies orageuses, même la plupart du temps à l’abri du soleil, j’ai vécu quinze jours, j’allais dire… de vacances à la maison. Ces journées m’ont procuré le temps du recul politique. Je j’ai déjà évoqué. Mais elles m’ont aussi donné l’occasion de prendre un recul plus général dont je sais que l’application ne sera pas immédiate, mais qui va me servir pour la vie plus libre qui suivra la phase heurtée qui s’annonce dans l’immédiat : la préparation pendant un peu plus d’un mois d’une réunion d’évaluation pour de nombreux partenaires des itinéraires culturels.

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“Assise devant la mer” de Pierre Silvain ou comment couper un cordon ombilical très emmêlé

J’avais aimé « Julien Letrouvé colporteur » de Pierre Silvain, un auteur publié comme Pierre Michon chez Verdier. « Assise devant la mer » se déroule avec le même plaisir de la gourmandise des mots. Mais le son est plus grave, plus intérieur. Il s’agit de couper un cordon ombilical très emmêlé et plein de nœuds.

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Patrick Modiano, l’horizon ou l’errance de la mémoire

Crédit photo : diplomatie.gouv.fr

Entrer dans un livre de Patrick Modiano, c’est comme entrer dans un appartement ou une maison que l’on a habité autrefois. Ou bien que l’on pense avoir habité. Il faut auparavant se promener, ou plutôt errer avant d’y pénétrer : dans le quartier des Invalides un soir de pluie printanière – justement j’y suis – ou franchir la Seine vers Passy. Se diriger vers les allées du Luxembourg et l’avenue de l’Observatoire – justement j’y étais ce matin. Ou bien encore hanter les lieux de l’enfance ; les rues secrètes situées derrière les grands magasins, Printemps ou Galeries Lafayette, rues de bureaux et de sensualité bon marché ou descendre du métro de Lausanne à la Station Jordils en regardant les montagnes, vers la rive française du lac. C’est aussi mon enfance !

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Europa Compostela : pèlerins solidaires de la Terre et des Hommes

coquillestjacques

En revenant de Madrid, au mois d’avril, je me suis directement rendu à Reims. On va penser que le contraste est grand. Certes, d’autant plus que la pluie noyait le champagne et qu’il s’agissait de passer de la réunion d’un comité respectable de délégués de ministères de la culture, qu’il faut à chaque fois re-motiver et convaincre, à une assemblée qui regroupait ceux dont la conviction passe par les pieds, des milliers de kilomètres durant.

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Le temps vieillit vite, mais Bucarest n’a pas du tout changé

dsc09Chaque parution de cet auteur est précieuse. Un ouvrage signé Antonio Tabucchi – “Le Temps vieillit vite” paru chez Gallimard – constitue un véritable cadeau. Non seulement par la résonance des mots, leurs sons propres et ceux qu’ils font sortir de notre cœur. Mais aussi dans la mesure où les portes qui s’ouvrent nous invitent à visiter des personnes, pleines, fortes, inédites, dont les destins se croisent toujours avec bonheur, même si parfois le malheur en résulte.

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