Balade andalouse…

andalCarmen ou l’amour à mort


Dans son nom suave et tortueux comme une arabesque au couchant, l’Andalousie bénit les noces du sang et de la lumière, de la place publique et de l’alcôve forcée…

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Dans le cœur des hommes Don Juan le dispute à Sénèque,
dans l’âme de chaque femme une sainte Vierge caparaçonnée pour le Rocio
rivalise avec Carmen plus lourde encore de sa nudité.

Il n’est pas de tout repos, le voyage dans la sensuelle et brutale Andalousie,
on en revient mûri, ayant traversé les arènes où l’on meurt et les jardins du paradis.

On en revient riche d’heures, d’odeurs et de veilles,
planté au cœur un petit couteau de lune tombé d’un vers de Garcia Lorca.

On en revient transformé, nostalgique, impur, comme après la nuit trop courte
d’une inextinguible passion.

Sensuelle et mystique

Entre Atlantique et Méditerranée

Entre Islam et Chrétienté

Entre ancien et nouveau monde

Entre sieste et féria

Entre parade et quant à soi

L’andalouse ne parade pas, elle danse…

Collines brodées d’oliveraies,
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anciens villages, les “pueblos blancos ” marient chaleur de vivre et sévérité.
Ruelles étroites et tortueuses plantées de palmes et de figues de barbarie,
conçues par un peuple gourmand de fraîcheur et d’abri.

Jardins de Grenade à la flore exubérante et parfumée,
ordonnance parfaite des fontaines du Généralife, jardin des élus.
Chaque soir paré de pourpre et d’or avant la nuit l’Alhambra resplendit.

Les poignées de berbères du désert et les dissidents de l’Islam
qui ont investi l’Andalousie au VIII siècle croyaient y trouver le paradis,
ils ont fait mieux : ils l’ont bâti.

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