Carnet de toile…

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“Sur le papier, le stylo reposait; tout à l’heure il sera pris d’un vertige, d’une frénésie, d’un déluge et puis aussi, par instant de doute. La feuille, elle, était paisible,consentante, en attente,elle souhaitait ardemment cette légère griffure…Griffure sensuelle, empreinte d’une vie.”


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11 juillet,

Impossible de ne pas y penser et pourtant pas vraiment envie d’en faire un anniversaire,il y a quatre ans,jour pour jour,mon premier billet en tant que “Double je” parlait de l’acte d’écrire.

“Sur le papier, le stylo reposait; tout à l’heure il sera pris d’un vertige,d’une frénésie, d’un déluge et puis aussi, par instant de doute.
La feuille, elle, était paisible,consentante, en attente,elle souhaitait ardemment cette légère griffure…Griffure sensuelle, empreinte d’une vie.
Caresse offerte sur cette page blanche,les mots comme des cailloux,repères de mes tâtonnements.
Errances …Voyages imaginaires…”

Vous qui m’avez accompagnée, qui êtes présents, pour certains depuis le début, sans vous , sans vos mots déposés, sans ces échanges, ces rencontres, existerait-il encore
ce carnet de toile ?
Souvent je doute,les idées m’échappent, je perds courage, mais il y a toujours quelqu’un de vous dans ces moments-là pour m’encourager, des mots qui viennent me toucher et font que je ne lâche pas prise.

Je vais continuer à laisser mon regard s’ouvrir, s’enhardir, vagabonder vers des contrées oubliées, enchaîner mes pensées des plus futiles aux plus profondes, sans but, sans entraves, sans interdits.
Laisser mon regard prendre de l’ampleur et embrasser le monde alentour.
Laisser venir les idées, les envies, le champ de tous les possibles, un peu comme en ce temps de vacances où l’esprit s’étire, s’aère, se régénère.

Merci à Vous .

Le plaisir est un chant…

“J’ai tendu des cordes de clocher à clocher;
des guirlandes de fenêtre à  fenêtre ;
des chaînes d’or d’étoile à étoile;
et je danse…”
Arthur Rimbaud, Illuminations,Phrases II

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Vivre sans plaisir ?

Ce serait ne pas vivre, la nature est bien faite puisque le plaisir est associé à la satisfaction de nos besoins physiologiques, mais il n’est pas que cela, il est aussi une voie d’accès au monde, le moyen d’enchanter notre rapport au quotidien, à la nature, à la nourriture, au corps et aux autres: partages, découvertes, goût de vivre ensemble…

Certains plaisirs sont comme des grâces tombées du ciel, je ne les cherchais pas,
ne les attendais pas, ils ont déboulé comme ça dans ma vie.Un rayon de soleil qui m’a consolé alors que j’étais triste, une mélodie, un chat qui ronronne sur mes genoux, une parole, un geste d’estime, d’amitié qui m’a atteint en plein cœur et qui me donne envie de chanter .
Ces plaisirs sont à cueillir comme des fruits et des fleurs, on dit bien  prendre du
plaisir
il faut ouvrir les yeux, se baisser ou tendre la main. On ne force pas l’arrivée du plaisir, on ne le convoque pas, mais on facilite sa venue. On crée les conditions de sont éclosion, de son jaillissement puis on continue de vivre, simplement, pas d’attentes, pas d’exigences, juste la curiosité souriante de voir ce qui va se passer.
Le plaisir existe sous mille et une forme, subtiles ou intenses, poétiques ou triviales, manuelles ou intellectuelles. Il y a le plaisir des commencements mais aussi celui des recommencements, des approfondissements. Le plaisir n’est pas borné, pas limité.

Alors en ce dimanche j’en ai profité pour regarder passer les nuages, me souvenir des belles choses, repenser à tous ceux qui m’ont aidé ou aimé, ou les deux, je me suis réjouie de les avoir rencontrés. Je vais continuer de lâcher prise, d’avoir confiance, d’être lucide, d’accueillir tous les plaisirs sans les hiérarchiser et de m’en réjouir

D’illuminer ma vie,de croquer du chocolat, d’écouter,de regarder,de sourire,
de chanter, de caresser,de danser, de savourer…

Bonne semaine à vous pleine de petits plaisirs…

à partir d’une lecture  “Les petits plaisirs de la vie” Christophe André

Le voyage des mots…

Sur le papier, le stylo reposait; tout à l’heure il sera pris d’un vertige, d’une frénésie, d’un puis aussi, par instant de doute. La feuille, elle, était paisible, consentante, en attente, elle souhaitait ardemment cette légère griffure…Griffure sensuelle, empreinte d’une vie Caresse offertes ur cette page blanche Les mots comme des cailloux, repères de mes tâtonnements Errances …

Voyages imaginaires…

L’encre bleue

75491 1198407303.1274101862 L’encre bleue…

Assise devant sa tasse de thé elle s’enivre de bleu sa couleur préférée.
Elle aime venir dans ce jardin aux mille senteurs, se laisser aller à la méditation et l’écriture. Compagnon fidèle, son stylo l’invite, depuis combien de temps a-t-elle lié son destin au sien ? Cet outil qui la prolonge en bleu sur les pages de ses cahiers,
ces lits de papier de Soi.
Il a tracé tant de choses pour elle, délavé parfois l’encre dans l’eau de ses larmes, zigzagué dans ses rires. Stylo complice de ses mots venus de terres masquées où se réfugie le cœur. Guidé par sa main, il l’aide à prendre pied sur une terre sans fin, dans ses rêves bleus. Bleu de vague à l’âme, bleu d’azur, mots écrits à l’encre bleue dont il est le témoin silencieux .

entre ombre et lumière… entre rêve et réalité… ” Eclaire ce que tu aimes sans toucher à son ombre

L’Amoureuse

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens
Elle a la forme de mes mains
Elle a la couleur de mes yeux
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

Paul Eluard
Capitale de la douleur

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La mer est mon amoureuse…

La Leçon de Piano

1b05e la lecon de piano.1280316479 La leçon de piano…

Toute la nuit rêve et réalité avaient contracté des réalités surprenantes.
Quelques bribes lui revenaient au réveil, elle ne savait plus où se situait la part de rêve.
La vie lui avait appris qu’aucune histoire d’amour ne ressemble à une autre, que l’on peut aimer différemment  sans renier ses souvenirs, et que toutes les larmes s’attardent sur un désir. Elle croyait avoir trouvé un certain équilibre en faisant un pas après l’autre, mais voilà qu’elle était devenue équilibriste sans balancier, écoutant le murmure étouffé de ses désirs. Elle cherchait les mots qui habillaient ses pensées d’une étoffe brodée de tentation, quand la passion devenait impatiente mais merveilleusement indécise.

Etait-ce bien raisonnable ? Elle ne savait plus !

Elle qui ne pouvait dire et ne s’exprimait que par la musique…

Du salon parvenaient quelques notes d’un  Prélude de Bach

Aucune histoire d’amour…différemment…un pas après l’autre…pas raisonnable …
Chaque note, de l’amour  au bout des doigts, Bach c’est fait pour ça…

“La leçon de piano” n’était qu’un rêve !

crédit photo “La leçon de piano” Film de Jane Campion

Thé et amitié

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Elle se lève, ravive les braises, met l’eau à chauffer dans la bouilloire,
prépare les verres,les théières, sort le pain de sucre d’un sac […],
le casse à petits coups secs avec le martelet de cuivre […].
Elle verse le premier verre de thé bouillant,le hume en faisant claquer ses lèvres charnues; elle ferme à demi ses yeux de gazelle passés au khôl.

Roger Frison-Roche , in “La piste oubliée “

Envie de partager le thé de l’amitié fumant et bouillant avec vous
et oublier la grisaille et la pluie d’aujourd’hui.

crédit photo Alain Sèbe

J’aimerais encore…

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 J’aimerais redevenir

Ces mots en écho à ma tristesse de n’être pas depuis quelques temps celle que j’aime être, insouciante du temps qui passe, espiègle croquant la vie avec gourmandise.
Sentiments à la dérive, tant d’effort  quotidien ne laisse  guère de place aux songes, l’avenir en butte avec demain.

J’aimerais encore

Ecrire le souffle de la liberté, du plaisir, de la spontanéité, la surprise, l’insouciance, l’émerveillement, la douce nostalgie qui ouvre une fenêtre sur l’avenir,  comme un feu de cheminée qui crépite et rend la morsure de l’hiver savoureuse.
Ecrire un trait d’union suivi de mille pages blanches où respirerait la phrase qui libère et auréolerait d’un sourire d’enfant le visage de celui qui la prononce, parce qu’il la reconnaît et qu’elle lui appartient depuis toujours…
Ecrire en laissant envahir la page d’une encre qui vienne de l’âme, en abolissant tout jugement critique.
Ecrire un conte extasié, un rayon de soleil, une bulle de savon, du bon pain, un poème sans structure, sans rimes, sans autre histoire que le plaisir de s’y abandonner.
Décrire un orage lointain et inoffensif qui disparaît en laissant sa douce et fraîche empreinte dans la mémoire.
Ce parfum qui me ramène en flash à ce souvenir intime, qui me fait du bien, mais s’échappe toujours lorsque je tente de le saisir, de lui approprier la bonne étiquette, celle qui le rendrait accessible à souhait.

Ecrire sans m’égarer

Décrire l’arc en ciel, la mer, le vol d’un oiseau, mes îles,l’amour, m’abandonner dans les couleurs du ciel.

J’aimerais redevenir

Voilà tout ce que je me souhaite en ce mois de novembre qui est aussi celui de ma fête, de mon anniversaire…

crédit photo Liliroze

Convalescence du bleu après l’averse…

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Le ciel se recolore. Les arbres s’égouttent et le pavé boit. La ville aussi essaie des phrases. Rires mouillés et pluie de pieds nus. On dirait que le paysage est tout éclaboussé de croyance.

On voudrait jardiner ce bleu, puis le recueillir avec des gestes lents dans un tablier de toile ou une corbeille d’osier. Disposer le ciel en bouquets, égrener ses parfums, tenir quelques heures la beauté contre soi et se réconcilier.

On voudrait, on regarde, on sait qu’on ne peut en faire plus et qu’il suffit de rester là, debout dans la lumière, dépourvu de gestes et de mots, avec ce désir d’amour un peu bête dont le paysage n’a que faire, mais dont on croit savoir qu’il ne s’enfièvre pas pour rien, puisque l’amour précisément est notre tâche, notre devoir, quand bien même serait-il aussi frêle que ces gouttes d’eau d’après l’averse tombant dans l’herbe du jardin.

Jean-Michel Maulpoix in, Une histoire de bleu.

Poésie/Gallimard

Voilà ce que j’aurais aimé savoir écrire ce matin.

crédit photo Liliroze

Nouveau monde

J’ai rencontré lors d’un congrès à Nantes le sociologue Jean-Claude Kaufmann, j’avais bien aimé son interprétation de la belle au bois dormant et du prince charmant, depuis je suis régulièrement ses chroniques.
Je viens d’en lire une , je la résume à ma façon.

” Casseroles numériques “

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On dit souvent de la Toile qu’elle est un océan sur lequel nous surfons, libres et légers, comme en dehors de la ” vraie vie”. L’image est belle, mais elle n’est pas très juste.
Internet est un Nouveau Monde, un monde sans territoire, à côté, en plus. Une soudaine extension de l’existence, qui installe une manière différente de nous relier aux autres et d’inventer notre vie.
Un Nouveau Monde qui n’a pas grand-chose de virtuel, car dès que nous échangeons, nous tissons un lien, nous nous attachons à des personnes, qui deviennent très vite des proches, voire des intimes. L’intime on line est un curieux personnage de notre modernité sans boussole, à qui nous pouvons tout dire et tout montrer de nous.
Pourtant la toile inquiète (piratages, traces numériques), on s’en méfie un peu, mais on oublie qu’elle est immense et que sa mémoire est profonde. On y installe son petit monde, ses niches, ses cheminements familiers. Univers psychologiquement confortable (au moindre problème, on débranche) dans lequel on se sent en confiance, mais on ignore à quel point on y dépose  une vraie part de sa personne.
Pourtant à partir de quelques indices laissés sur le Web nous identifions et qualifions autrui en trois secondes.
Le problème c’est que nous avons plusieurs vies en une seule, que nous sommes multiples, que nous changeons sans cesse. L’indice renvoie à un contexte, un moment  particulier, que l’on souhaiterait peut-être désormais oublier.
Hélas la Toile, elle, n’oublie pas !
Elle a même une fâcheuse tendance à faire remonter les péripéties les plus trash (chacun a ses petits moments de faiblesse), qui s’offrent ainsi à ceux qui tapent un patronyme sur un moteur de recherche pour savoir qui est vraiment X.
Le pauvre X a beau se défendre, s’énerver, dire que c’est oublié tout ça, son avis pèse de moins en moins lourd : on lui répond « oui, oui… » avec un petit sourire entendu.
Nous traînons tous désormais des casseroles numériques, et ce n’est qu’un début.
Ce que l’on dit de nous sur le Net, l’effet de ces bribes est déjà plus fort pour définir qui nous sommes, que ce que nous-mêmes nous affirmons !

Vertige de l’absolu avec Nicolas de Stael…

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Faire une pause en allant à la recherche d’émotions picturales, plaisir à chaque fois renouvelé au musée Picasso d’Antibes devant les toiles de celui pour qui j’ai une admiration sans faille et qui disait : « On apprend à voir les couleurs ici. Je travaille sans cesse et je crois plutôt que la flamme augmente chaque jour et j’espère bien mourir avant qu’elle ne disparaisse… »

 

Faire une pause en allant à la recherche d’émotions picturales, plaisir à chaque fois renouvelé au musée Picasso d’Antibes devant les toiles de celui pour qui j’ai une admiration sans faille et qui disait :
« On apprend à voir les couleurs ici. Je travaille sans cesse et je crois plutôt que la flamme augmente chaque jour et j’espère bien mourir avant qu’elle ne disparaisse… »

La peinture de Nicolas de Staël , est comme une aube sans âge qui ne cesserait de poindre en deçà du travail et du vertige des jours, de cette:
« voltige en plein oubli de soi avec toute la présence que cela requiert en toute invraisemblance… »
(lettre à René Char datée du 10 avril 1952).
Franchir au plus vite cette part maudite du temps, cette lumière froide et cendrée, où la moindre clarté n’était qu’une douleur déportée au cœur du silence.

L’inoubliable beauté, la fulgurance de la trajectoire, entre abstraction et figure, la relation profonde, essentielle, avec les plus grands poètes de son temps, la fin tragique de celui qui écrivait :
” je ne peux prévoir ce que je ferai demain, mais pour l’instant je suis au maximum du plan, aux confins de la toile vierge… “

Je suis là, assise, j’ai du mal à détacher mon regard tant l’émotion m’étreint devant sa dernière toile inachevée “Le grand concert” peinte en 1955 aux couleurs diluées comme un présage de la mélodie du silence.
Par bonheur, je suis seule dans la salle, alors je me mets à imaginer, à entendre, les vrilles du violoncelle qui entrelacent les déliés du piano, intimité faite de grâce et d’effort, de connivence. De l’impatiente mélancolie alternent énergie du désespoir et allégresse maîtrisée.

Nicolas de Staël est un de ces artistes qui a recherché des accords à la limite du supportable pour chanter juste, exactement juste.

Féérie blanche

La lune semble avoir déposé sa clarté laiteuse sur les plus hauts sommets vosgiens. L’épaisse brume matinale avait caché ce secret jusqu’aux heures de midi.

Et puis majestueusement a-t-on pu découvrir sous ce premier voile épais un second manteau immaculé et mobile, celui-là.

Tout au bout des lacets qui mènent aux sommets, les grands sapins ont perdu leurs couleurs dans la palette chlorophylle,

offrant un vif contraste avec leurs congénères feuillus à peine en contrebas, encore tonifiés de couleurs automnales.

Les toits des chalets ont pris la poudre, quelques fleurs ont pâli subitement.
Juste à côté, à la station de ski on repeint le téléski, remodèle les pistes…

En attendant, dépoussiérer les luges, récupérer les moufles, affûter ses espoirs de glisse , se laisser aller à la magie où enfant nous attendions avec impatience le soir d’un  Noël blanc…

Photos prises le 10 décembre 2008 dans les Vosges au Markstein,sur la première l’on aperçoit au loin la chaîne des Alpes suisses.
Aujourd’hui les flocons tourbillonnent en plaine, le jardin se pare de blanc…

Enrevoirs

Ils se tiennent l’un à l’autre longuement accrochés, suspendus dans une espèce de songe, flottant sur une flaque d’eau bleue, immobiles, un peu ivres et stupides, se trouvant seuls au monde, ne sachant où poser les yeux quand ils cessent de se regarder.

On les voit parfois sous les lampadaires…

Ils se tiennent l’un à l’autre longuement accrochés, suspendus dans une espèce de songe, flottant sur une flaque d’eau bleue, immobiles, un peu ivres et stupides, se trouvant seuls au monde, ne sachant où poser les yeux quand ils cessent de se regarder.  Ils dérivent sur les grands fonds de l’amour, entourés d’ombres glauques, oublieux de tout et d’eux-mêmes, le coeur suintant sous la chemise son jus tiède et sucré, noyés dans tout ce bleu, immense et ridicule entre leurs doigts noués.

Quand le train va partir, ils fonts vers ceux qui restent sur le quai de petits gestes derrière les vitres, et les regardent avec amour, les yeux gonflés de phrases, en murmurant des “enrevoirs“.


Jean-Michel Maulpoix, in “Une histoire de bleu” Poésie/Gallimard

Peindre avec des mots

11 juillet 2005 , 11 juillet 2010…

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Par ce billet commençait l’aventure de ce blog…

Sur le papier, le stylo reposait; tout à l’heure il sera pris d’un vertige,d’une frénésie, d’un déluge et puis aussi, par instant de doute.
La feuille, elle, était paisible, consentante, en attente,elle souhaitait ardemment cette légère griffure,  griffure sensuelle, empreinte d’une vie.
Caresse offerte sur cette page blanche, les mots comme des cailloux, repères de mes tâtonnements.
 Errances … Voyages imaginaires…

Tous ces voyages, ces errances, ces tâtonnements  que je partage avec vous, fidèles à mes mots, mes humeurs ,mes coups de coeur. Sans vous je n’aurais sûrement pas eu l’énergie nécessaire de poursuivre ce voyage à travers les mots.

Alors tout simplement merci à Vous toutes et tous.

Reprendre couleur

Il y a des matins où les mots viennent croiser d’autres mots et soudain comme une étincelle qui embrase mes pensées, l’envie d’écrire me reprend alors qu’au réveil je me posais la question à savoir si j’allais continuer d’alimenter mon blog, souvent le besoin d’écrire est tel que je n’écris plus du tout.

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Saltimbanque de mes vertiges, tantôt clown blanc, tantôt auguste, les contraires embroussaillent mon chemin. Images ondulantes et vagues empreintes dans la mémoire, passé, présent emmêlés, mais le verbe Etre qui s’ennuie sur les chemins trop banalisés, ce verbe joyeux qui rime avec sourire, ce verbe chaud qui laisse entrer le désir et toute la saveur acidulée de la vie, ce matin ce verbe prend toute sa signification.

Alors être l’image et son reflet dès lors que l’on explore l’intégralité des choses, ne pas souffrir de simples effleurements écrits, mais quand tournant le dos au miroir, et que tout disparaît, se dire encore que des regards et des visages tentent de voyager l’un vers l’autre par delà la rondeur de la terre….
Ecrire comme un conte, pour les mots d’indicible douceur, pour conserver le rêve, pour que l’écho le porte aux quatre coins du monde. Donner le pouvoir à l’immensité du net d’estomper les leurres, et au ciel gris de reprendre couleur.

“On croit que tout est perdu et voilà qu’un oiseau se met à chanter”…

toile de Magritte

Merveilleux leurre de l’été…

On dirait le sud …le temps dure longtemps… et la vie sûrement …plus d’un million d’années…



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Mais si tu crois fillette ” xa va xa va ” durer toujours, ton éternité, ce que tu te goures !

C’est dans le rétroviseur que gît l’éternité. Dans ces étés d’enfance qui n’en finissaient pas.
Déjà un mois passé à vivre en paréo, à se baigner tous les jours, à conjuguer la vie au présent éternel , oublieux ou philosophe le corps n’a plus peur du futur en été, et la mémoire des avanies anciennes est mise entre parenthèses.
Mais ce qu’on est bête en été, avec notre éternel présent, si bête qu’on en devient presque émouvant, il n’y a qu’à nous voir assis au crépuscule devant l’horizon, la poitrine gonflée par la beauté du monde, l’âme attendrie prête à embrasser l’humain dans toute sa diversité sublime, agitant les bras vers le ciel, comme aux plus belles heures des extases hippies.
Sensation de pure volupté, le temps de l’été…
On dirait le Sud, le sud de l’enfance, l’exact et éternel été.

adaptation libre d’après Etre ou avoir ETE…d’Elisabeth Quin


L’heure du thé…


Curieux été, après le chaud, le froid, la pluie…
Je viens d’écrire un billet qui m’emmenait vers une mosaïque de paysages dans le sud marocain avec Marrakech métropole voluptueuse , les kasbhas du Dadès et du Dra piquées sur des oasis verdoyantes qu’encadrent des montagnes rocailleuses, jusqu’aux sables brûlants de Zagora, mirages de dunes, d’hommes bleus et de dromadaires, avant goût magique d’un thé au Sahara.
Mosaïques de paysages qui se heurtent, pour la beauté pure.
Hélas mon petit ordinateur de poche a beugué et pfffffffffft, plus rien

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Et comme c’est l’heure du thé …
où l’atmosphère est au calme… rêvons…

La chaleur de l’après-midi s’estompe, le premier souffle de l’Atlas caresse la plaine d’une brise rafraîchissante. C’est l’heure du thé à l’ombre des orangers d’un vaste patio, on respire le parfum presque entêtant des jasmins qui s’élancent jusqu’au plus hautbalcon du palais.
Le thé est brûlant comme les sables du désert, une main agile tient la théière qui monte vers le ciel, le divin liquide coule en cascade avec une précision diabolique dans les verres, quelques pignons pour ajouter au plaisir. Sur le plateau, des dattes, des douceurs au miel, aux amandes, aux pistaches.
Dans le jardin intérieur du riad, l’heure est à l’apaisement, à l’enchantement, au charme insaisissable et émouvant de l’hospitalité marocaine.

Vous reprendrez bien un peu de thé ?


Un soir d’été d’août…


Il fait un temps splendide, ciel lumineux, soleil et vent léger, j’écris à l’ombre du pincette anecdote dont je me suis souvenue hier en parlant de Floria Tosca et de ce rouge magnifique du tableau, et de la robe de l’interprète de Floria, association d’un autre souvenir d’une robe rouge…

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Un rêve aller aux arènes de Vérone et écouter” Aïda ” Rêve réalisé.

Je me retrouve sans billet, donc négociation au marché noir au prix le plus fort, et la magie opère. Décors et costumes somptueux, voix envoûtantes, fin du premier acte, quelques gouttes de pluie.
Les vendeurs ” d’imperméabili” font leur apparition, j’achète moi aussi pour me couvrir un de ces infâmes manteaux à capuchon et attends patiemment le deuxième acte.
L’orage se fait de plus en plus violent.
Début du deuxième acte, juste le temps de quelques notes et la pluie tombe…tombe…
Impossible pour les instruments à cordes de continuer. La magie s’arrête, je ne verrai pas la fin.
Gourmande je suis, je me suis délectée de “pasta ” au saumon et caviar, autre mélodie pour les papilles…

Avec vue sur les arènes !

crédit photo Flickr

Moments précieux… Bonheurs et émerveillements

Pincements de bonheur…

Quand venait l’heure d’aller vers le Sud j’en avais des pincements de bonheur. J’allais retrouver les criques, les poulpes, les oursins, les étoiles de mer, les pinèdes au-dessus des rochers, les aloès, je souhaitais que l’été ne finisse jamais. Le rituel se répétait chaque année, nécessaire et délicieux, le voyage commençait à la tombée de la nuit dans ce train qui traversait la France pour aller droit vers la mer, terminus Saint-Raphaël.
Je me rends compte que mon amour pour la mer n’a été qu’une suite de retours et de voyages du bout des terres.
Cet espace rêvé, une géographie sentimentale dont la vraie puissance tient à ce que je n’y sois pas toujours. Il y a un secret, nous nous faisons tous une image, celle qui continue à être le secret d’un rêve qui confronte opulence et sècheresse, mesure et démesure, bonheur et tragédie.
Scintillement de ses légendes, nostalgie d’un paradis d’enfance où j’ai été heureuse sans savoir exactement pourquoi, ni comment, sauf à tenter de décrire la chambre que j’occupais, la plage où je jouais, la vue de la terrasse, l’heure la plus favorable, les parfums, le passage des ombres sur les murs, la mer toute proche et la chaleur des journées conservée dans la pierre, la nuit venue.
De cette mer Méditerranée, de ce pays intime, de cette rencontre avec soi, dans la lumière du soleil, dans le jeu des vagues, miroir de l’âme, de l’imaginaire et de l’inconscient, mes pincements de bonheur sont toujours présents quand je la retrouve cette mer !

Même si aujourd’hui elle est grise sous la pluie presque d’été, pluie qui n’existait pas dans mes souvenirs…[/tab]

La vie cascade

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Par la soif j’ai appris l’eau, à la source je suis allée .

J’ai croisé un murmure, un courant de vie, un ruisseau de désir.

Mais une goutte d’eau fraîche n’apaise pas la soif du cœur.

A la source il me faut chercher l’eau,

et seulement du bout des doigts,

connaître la soif…

Les turbulences de la vie…

Avant de partir hier en fin d’après-midi pour une séance cinéma je vérifie si j’ai bien mon paquet de mouchoirs dans mon sac à main, on ne sait jamais avec un titre et une histoire comme celle des “ petits mouchoirs “ .

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 J’aime bien voir les films à leur sortie pour me faire ma propre opinion,toutes les critiques qui seront écrites soit positives ou négatives ne reflètent que les réactions de celui qui les écrit, alors je me méfie, je vous donne ma version de ce film dans lequel j’ai beaucoup ri mais aussi utilisé mes petits mouchoirs. J’ai aimé l’audace de Canet de reprendre le thème des copains, sa générosité, j’ai retrouvé son sourire dans le jeu des acteurs qui sont tous remarquables de justesse avec une mention spéciale pour Cluzet, hyper tendu et déstabilisé, dans le rôle de Max.

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Ce film est un nid de scènes et répliques cultes, il capte l’air du temps avec réalisme, Canet ne ménage pas ses héros, ces trentenaires égocentriques, un peu lâches qui passent les vacances ensemble au Cap Ferret comme si de rien était alors que leur ami Ludo est à l’hôpital . Tous ont leurs mensonges et leurs secrets. Entre la culpabilité des uns, l’angoisse des autres et l’égoïsme de chacun, tous se voilent la face sur eux et sur leurs proches ,dans des éclats de rire, des règlements de compte,des moments de solitude, des larmes, des non-dits.

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Cette tragicomédie regorge de vie, de vitalité,elle nous ressemble un peu, nous qui avons un jour aimé, mal aimé, menti, quitté, eu peur de nous engager, de parler et qui avons pleuré un ami. Parce que l’amitié,ce sentiment inébranlable risque d’être pris dans les turbulences de la vie. Ce constat Guillaume Cannet le dresse  avec tendresse .Ce film redonne le moral et pourtant il n’hésite pas à nous plonger dans le mélo et l’émotion pure. Il parle d’amitié, d’amour, de la vie, de la mort, il donne l’envie de dire à ses amis avant qu’il ne soit trop tard…je vous aime !

photos du film

Il y avait  à l’hôtel quatre-vingt-dix–sept publicistes de New York. Comme ils monopolisaient les lignes interurbaines, la jeune femme du 507 dut patienter de midi à deux heures et demie pour avoir sa communication. Elle ne resta pas pour autant à ne rien faire. Elle lut un article d’une revue féminine de poche intitulée Le sexe, c’est le paradis ou l’enfer.

Carnet de toile… 1

Elle leva son peigne et sa brosse. Elle enleva une tache sur la jupe de son tailleur beige. Elle déplaça le bouton de sa jupe de chez Saks. Elle fit disparaître deux poils qui venaient de repousser sur son grain de beauté. … Ce n’était pas une femme à perdre la tête  pour une sonnerie de téléphone. Elle se comportait comme si le téléphone n’arrêtait pas de sonner depuis qu’elle avait atteint la puberté. A l’aide de son minuscule pinceau tandis que le téléphone sonnait, elle termina l’ongle de son petit doigt, en prenant le temps de souligner le contour de la lunule. Elle referma ensuite le flacon de vernis… …Ca faisait cinq ou six fois que ça sonnait, elle décrocha. Allô dit-elle, les ongles de sa main gauche loin de son déshabillé de soie blanche. C’était tout ce qu’elle avait sur elle, avec ses mules. Ses bagues étaient restées dans la salle de bains…

J.D. Salinger , in “Un jour rêvé pour le Poisson-Banane” Nouvelles, éditions Pocket

Ma manière de rendre un dernier hommage à cet écrivain qui nous a quitté il y a quelques jours alors que…coïncidence… ce  livre de Nouvelles était en bonne place sur mon bureau.

Mais impossible à résumer sont les Nouvelles de Salinger, leur intérêt n’est pas seulement dans ce qui est rapporté, mais essentiellement dans ce qui est tu, dans ce rapport très subtil entre ce que l’on lit et ce que l’on devine au-delà des lignes imprimées.

crédit photo Liliroze

Matin

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Que ne puis-je retarder d’être moi, paresser dans l’état universel ?

Pourquoi, ce matin, me choisirais-je ? Qu’est-ce qui m’oblige à reprendre mes biens et mes maux ?
Si je laissais mon nom, mes vérités, mes coutumes et mes chaînes comme rêves de la nuit, comme celui qui veut disparaître et faire peau neuve, abandonne soigneusement au bord de la mer, ses vêtements et ses papiers ?
N’est-ce point à présent la leçon des rêves et l’exhortation du réveil ? Et le matin d’été, le matin, n’est-il le moment et le conseil impérieux de ne point ressembler à soi-même ?
Le sommeil a brouillé le jeu, battu les cartes ; et les songes ont tout mêlé, tout remis en question…
Au réveil il y a un temps de naissance, une naissance de toutes choses avant que quelqu’une n’ait lieu. Il y a une nudité avant que l’on se re-vêtisse.

Paul Valéry, Tel Quel ,Autres Rhumbs
Folio essais

crédit photo ALTphotos.com

Février

Mois de la chandeleur et des crêpes à faire sauter dans la poêle en faisant un vœu…
Mois de la Saint Valentin, des fleurs, des serments, des toujours…
Mois du mardi gras, du carnaval, des masques, du jeu…
Mois du mercredi des cendres, l’entrée en carême pour se retrouver…
Toutes ces fêtes du calendrier pour ponctuer ce mois

Carnet de toile… 2

Turner” Le grand canal et la Salute” 1840
Aquarelle et gouache collection particulière

Pourquoi ne pas le décréter mois du bonheur, même et surtout si le brouillard, le froid, la neige le rendent un peu maussade…
Bonheurs aigus, bonheurs provisoires, mais bonheurs, qu’un son, une couleur, un parfum, une saveur nous font revivre…chacun avec ses souvenirs et ses émotions.

La lumière oblique du soleil sur la peau quand elle métamorphose à une certaine heure du jour, en un certain lieu, les imperceptibles poussières en suspension dans l’air en particules d’or.
La mer, quand marchant sur le sable les embruns viennent lécher le visage, ivre de la rumeur du vent et du roulis des vagues se fracassant sur les rochers.
Emotion devant un Turner à la Tate à Londres,un Bronzino aux Offices à Florence,Venise sous la brume, un lever de soleil dans les dunes…
Une étincelle, l’instant d’incandescence…
Petits bonheurs plus intimes, la peau de l’autre quand on la désire et qu’on la frôle du bout des doigts pendant que la pluie tombe au dehors, cet instant flou de la volupté d’être où l’on ne sait plus où l’on est,  ni comment l’on se nomme et que l’on s’étire pour les retrouvailles du corps qui  balbutie ses gammes.
Bonheurs…
Liés à des instants, à des lieux, à des êtres, venus du corps ou du cœur.
Bonheurs, autant de ponctuation de ce que nous sommes, de ce que nous avons voulu, du désir qui nous porte.
Bonheur suprême, luxe inouï, perdre son temps,en ressentir la durée voluptueuse.
Ce temps qui va toujours trop vite…


Le temps de la musique, le temps d’une balade

samedi…

dimanche…

Lundi matin

… La musique est simplement là
pour parler de ce dont la parole ne peut parler…

Pascal Quignard,
Tous les matins du monde
Gallimard

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en musique et images

à deux pas de chez moi cet après-midi

De l’origine du monde…

« Il n’est jamais trop tard pour se mettre à vivre »

Un peu partout aujourd’hui la musique est reine, et c’est tant mieux.
J’en profite pour vous parler d’un album qui vient de sortir, et qui est un de mes coups de cœur, j’ai déjà parlé de ce musicien Tony Hymas que j’apprécie tout particulièrement, et que j’ai eu le plaisir d’écouter en live à Strasbourg.

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” L’origine du monde” tableau emblématique de Gustave Courbet, présent au musée d’Orsay, qui est une célébration du corps intime de la femme, ce que pendant des millénaires les hommes ont traité comme un objet de honte, le siège même de l’impureté et de l’immoralité des filles d’Eve, même Lacan acquéreur de la toile en 1955 la cachait derrière une toile de son beau-frère Masson, suscite chaque jour des réactions de gêne, d’embarras.

Mais a inspiré de manière magistrale, Tony Hymas, en composant cette musique qui se dévoile morceau après morceau, nous racontant comme une musique de film impossible à tourner, l’histoire  ” De l’Origine du monde”,de Courbet,de la Commune de Paris, de la colonne Vendôme…

De ” L’origine du monde”,  de l’éternité à l’instant présent  il n’y a qu’un pas que franchit somptueusement le compositeur Tony Hymas. 
Avec cette musique,où violons,violoncelles,harpe, accordéon diatonique, contrebasse, flûte, clarinette, cors, piano, chant, voix ,ouvre toutes les portes, faisant fi de toutes les frontières, de toutes les barrières, musique qui abolit les murs, celle qui s’érige sur les barricades, celle de la liberté qui fait battre à l’unisson le cœur de hommes.

Textes et dessins participent d’une mise en perspective du tableau de Courbet dans un somptueux livret illustré par des artistes où l’imagination trouve l’expression la plus complète dans la variété de la conception, à savourer en musique.

Inutile de préciser que je suis …mais les mots sont vains…alors disons…tout simplement que j’aime !

“De l’origine du monde ” à propos d’un tableau de Courbet, musique Tony Hymas,
produit par Jean Rochard pour nato
 

FloriaTosca…

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Une fois encore confortablement installée devant mon écran de télévision, le son des “cabasse” réglé à un  volume certain, je me suis laissée envoûter par la sublime musique de Puccini et les airs de Tosca,dirigé avec finesse et une grande intelligence musicale par Mikko Franck.
Mais loin de moi l’idée de faire la critique élogieuse ou non, juste parler de ce moment de plaisir à écouter de la musique et des voix se répondre.
J’étais par la magie de l’image dans ce magnifique théâtre antique d’Orange devant ce célèbre mur servant de décor à un saisissant portrait d’une Madone douloureuse de la Renaissance dans une somptueuse robe rouge ,( une Marie Madeleine que  Bronzino   n’aurait pas renié,) censée avoir été peinte par Mario Cavaradossi (Roberto Alagna). Mais elle ne ressemble pas à son amante la cantatrice Floria Tosca,( Catherine Naglestad) qui va en concevoir de la jalousie, moteur du drame, alors que Scarpia (Falk Struckmann) exprime sa volonté de soumettre Tosca à ses désirs en se servant de sa jalousie.
(pour faire court)

Tosca pour moi reste à jamais l’inoubliable voix de La Callas
mais il arrive parfois que l’écran d’un téléviseur devienne magique.

crédit photo AfP Gérard Julien


Louise Bourgeois

Louise Bourgeois nous a quittés…

L’inconscient était son ami.

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Ce matin je regardais en souriant cette photo d’Elle avec Fillette

Mon hommage clin d’oeil à cette grande artiste.

photographie de Robert Mapplethorpe 1982

Carnet de toile… 3

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4 réflexions sur “Carnet de toile…”

  1. Salut !!

    Je peux pas être passer sur cette page sans poster un Commentaire ^^

    Et à mon tour Je veux t’encourager, Et dire Bravo Bravo !
    soit courageuse et ne perdre pas Ton désire,Continue ainssi Ok

    mes Salutations -_^

  2. Je suis fascinée par les journaux intimes et les carnets de voyages…. Et je pratique les deux, pour les voyages, il s’agit de mes voyages imaginaires…
    Merci de donner les mots pour faire voyage les autres

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