296 vues

Ibis Budget La Villette : le strict minimum pour se loger à Paris

1

etapetaphotelOù que l’on soit, un Ibis Budget est un Ibis Budget, avec tout le dénuement et le manque de caractère qui s’appliquent à ce genre de chaîne proposant des chambres à prix bradés. Ajoutons qu’à Paris il est quasiment impossible de trouver meilleur qualité/prix, si ce n’est dans les auberges de jeunesse, très strictes sur certaines conditions**

 Parce qu’ils nous en mettent plein la vue sur leurs fascicules avec de belles photos verdoyantes et des fleurs à peine écloses, des familles resplendissantes du bonheur de se retrouver, le grand air et tutti quanti. Euh… quand même ! Je tiens à remettre les points trop volontairement bancals sur les « i ». Avant de s’engager à prendre une semaine en espérant farnienter dans votre Ibis budget pour pas cher, dites-vous que le nom même de l’hôtel est beaucoup plus indicatif que les photos trop chamarrées qu’on vous fiche sous les yeux.

Ibis Budget La Villette : dormir près de Paris à petit prix

Ibis Budget, c’est avant tout la garantie des plus bas prix sur le marché, une sorte de Formule 1 (c’est le même groupe – Accor) très légèrement amélioré quoi que les similitudes soient évidentes à quelques détails près, à savoir la conception des salles de bains et la télé… Pour en revenir à mes affaires de petits sous, l’air de rien les bas prix se paient… Au détriment d’un service zélé, de la vue imprenable (sur… mais où sont donc passés les champs de blés ???), de la discrétion (mince, voilà le voisin qui prend sa douche à c’t’heure-ci ! Mais tout le monde n’est-il pas en train de ronfler ???). Ce n’est pas réellement un hôtel de tourisme mais plutôt le lieu dans lequel on se retrouve à défaut de finances mirobolantes, quand les auberges de jeunesse sont pleines à craquer dans la région, lors d’une escale nocturne en bord d’autoroute avant de reprendre le volant le lendemain, pour de courts séjours professionnels quand les patrons sont radins, ou entre jeunes les poches trouées, baguenaudant de ville en ville, histoire d’avoir une piaule décente où crécher.

Le réseau comprend tout de même des dizaines d’hôtels en Europe. Essentiellement implantés en France, on trouve aussi son Ibis Budget en Allemagne, et la Suisse, la Grande-Bretagne, la Hongrie et l’Israël en comptent chacun un, de quoi se sentir pas trop dépaysé chez l’étranger, seuls quelques conditions d’hébergement changent d’un pays à l’autre. Mais revenons à nos moutons franchouillards. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, difficile de ne pas trouver un Ibis Budget sur votre chemin. La plupart d’entre eux se trouvent à la périphérie des villes, en zone industrielle, paumés entre deux axes routiers en pleine Provence ou entre deux champs en Normandie ; la situation laisse clairement à désirer en région parisienne où vous aurez le choix d’opter pour la vue sur l’autoroute ou le périphérique, à moins que vous ne préfériez le service livraison d’un méga supermarché… N’oublions pas que vous avez suivi mes conseils, et que nous sommes là de passage…

Commençons par le commencement : si vous pouvez aisément trouver une chambre en débarquant à l’improviste sur les routes de province hors saison, sachez que la plupart des hôtels près des grandes villes sont saturées, gorgés de groupes de touristes étrangers qui voyagent à prix bradés et de représentants divers. Si vous connaissez votre itinéraire donc, prévoyez de réserver à l’avance. Rien de plus facile : les réservations peuvent se faire par tous les moyens de communication à votre disposition :

Internet : Accor hôtels, ou encore par téléphone au 08-92-68-86-00 (de quoi perdre 2.21€ la minute…), mais aussi directement à l’hôtel de votre choix si vous en avez les coordonnées. Avec tout ça si vous n’avez pas de réservation !

Parlons tarifs, la seule réelle attraction qui me pousse à écrire sur Ibis Budget La Villette. En France, selon le lieu, il faut compter de 15-20€ la nuit pour une personne, tandis que deux personnes supplémentaires peuvent s’ajouter pour la modique somme de 6 à 10€, les enfants de moins de 12 ans pouvant reposer gratuitement sur leurs deux oreilles ; ce qui est, convenons-le, parfaitement raisonnable, d’autant plus que la chaîne vous offre des promotions week-ends à certaines, encore plus alléchantes. Même votre bestiau favori peut être de la fête pour pas un rond, il est juste limité dans ses déplacements à travers l’espace (de l’hôtel) !!!

L’accueil se fait de 6H30 à 11H00 le matin et de 17H00 à 22H00 le soir. Pas de fioritures ni de salamalecs, ce que l’on nomme accueil, c’est surtout la présence d’un personnel tout juste souriant, tout de même prêt à répondre à vos quelques questions sur le fonctionnement de l’hôtel, de son environnement, et les quelques attractions alentours. Pas des professionnels du tourisme, juste quelques étudiants plus ou moins motivés par leur boulot somme toute rasoir dans ce hall de gare. Pas de bol, vous arrivez quand y a personne !? Qu’à cela ne tienne, vive la nouvelle technologie. Votre arme : la Carte Bleue, qui vous ouvrira les portes de l’antre Etap. Zip je pré-règle ma nuit, zip ! je récupère une autre carte magnétique, avec numéro de la chambre. Magique !

Si j’ai faim, y a toujours dans les parages une autre invention du groupe Accor pour répondre à mes besoins : Un Ibis, une Courte Paille, un estaminet, un petit restaurant familial, un bistro de bord de route. Au pire des cas, on trouve souvent à l’entrée un distributeur de boissons, un autre de chips et autres cochonneries chocolatées.

La conception des Ibis Budget est des plus sommaires : couloirs impersonnels en crépis blanc, moquette rase plus que douteuse, des téléphones ça et là (mince, y a pas le téléphone dans la chambre ! et comment qu’on va me réveiller ? –Règle importante : emporter son réveil, d’autant plus que les réveils électroniques des chambres c’est de la foutaise, ils fonctionnent jamais !!! Et comment je joins les amis et la famille? –Autre règle importante, penser à sa carte téléphonique si on n’a pas de mobile, parce sinon on peut se retrouver tout seul au milieu de nulle part !).

Ici on a fait une différenciation entre chambres fumeurs et chambres non fumeurs. Dans le labyrinthe des couloirs austères, les vilains pas beaux sont parqués à gauche, les sains de corps (pas forcément d’esprit) à droite. Insertion de la carte… Bzzzz… Découvrez votre nouvelle chambre ! D’une dizaine de mètres carrés, le design est plutôt très moyen. En fait la chambre à la même allure que les couloirs, les néons (pouah !) aveuglants plus proches de la figure encore, soulignant vos traits verdis pas la fatigue.

Elle contient le strict minimum : les chambres individuelles sont pourvues d’un petit lit à la militaire (non je connais pas, mais j’imagine !), les doubles et triples,qui sont en fait les mêmes, renferment un curieux jeux de construction fragile, une sorte de lit double en kit, surplombé d’un troisième matelas superposé. C’est tout petit tout carré, ;c’est bien la promiscuité, on va se tenir chaud, dites-donc !!! Pour une fois je remercie le bon Dieu de m’avoir faite d’1m60, au moins j’ai juste les orteils qui dépassent, mais c’est Doudou qui va avoir du mal à se ranger à mes côtés. D’autant que le lit double l’en faut des pas trop gros dedans si on ne veut pas se chevaucher toute la nuit (non, en début de soirée je veux bien, mais y a des moments où faut savoir dire stop !). Bon au moins il a le mérite d’être dur le lit : pas étonnant, un matelas de quelques centimètres d’épaisseur sur une planche de bois, mais enfin paraît que c’est bon pour mon dos alors sur ce coup-là je vais pas me plaindre… Y a une couette plutôt… enfin… même très très… légère et juste un drap… c’est tout ??? Mais me connaissent pas, moi, vont devoir me décongeler demain matin ! se dit-on d’abord. C’est compter sans le super thermostat nickel qui vous règle la température de la chambre comme vous le désirez, petite brise passagère en été, sirocco en hiver.

Bon, le tout à le mérite de sembler propre quand même. Quoi que les grosses traces qui n’ont pas été grattées sur le bord du lavabo… Quoi que cette grosse tâche orange sur le drap… Enfin c’est pas très ragoutant, mais tout a l’air d’avoir été passé à la machine et l’aspirateur a fouiné son nez par là. Après le passage du personnel pour le ménage, j’aurais bien aimé retrouver le cendrier vide, voire les gobelets utilisés jetés à la poubelle. M’enfin…

Ça manque d’une petite table de nuit pour poser ses bouquins près du lit, mais y a quand même une sorte de petite table en contre-plaqué scotchée à la structure des lits, avec trois cintres pour trois vestes –au hasard… Et puis faut de divertissement dans les parages, y a bien la télé, si ! si ! le petit cube là-haut dans le coin de la chambre, avec Canal Plus et le Câble !!! La télécommande ne marche qu’une fois sur deux, on n’entend que couic, mais c’est pas grave, les images ça vous divertit son monde après une bonne journée de route…

La salle de bains est des plus authentiques. Je veux dire, que ce n’est pas du Formule un avec quatre murs en plastique sur le pallier et savons qui glissent au moindre mouvement. Non ! baignoire profonde pour se délasser et sanitaires avec microscopiques serviettes et petites savonnettes à disposition. Le conforte minimal est tout de même là.

D’ailleurs, comme on domine souvent les plus admirables chefs d’œuvres routiers, on reste en admiration devant les doubles doubles-fenêtres qui donnent l’impression d’être dans une bulle totalement étanche au bruit… de l’extérieur ! Car pour ce qui est des va-et-vient de l’hôtel, messieurs et madames compères et commères, vous serez au courant de tous les faits et gestes de vos voisins, mais ne vous réjouissez pas trop vite petits entendeurs, les murs sont en effet épais entre les chambres, tandis que c’est la structure des portes qui vous permet de vivre le couloir comme si vous y étiez… Chblang ! Chbing ! Ohé ! Eho ! Poum ! poum ! poum ! (ca peut parfois avoir un petit côté berceuse…

samantha

Samantha (Paris)

De quoi passer une nuit correcte, en somme… avec le plaisir de trouver le petit déjeuner prêt au lever pour 5.95€ par personne (les enfants de –12 ans ont ne payant toujours pas !). Dans le jargon Ibis Budget ils appellent ça le « Réveil Gourmand ». Oh ça va, hé ! On reste dans l’ optique des bas prix tout de même. Pas de croissants ni pain au chocolat pour les petites bourses, cependant, vous trouverez en self service et à volonté, du pain et de la brioche à tartiner, confiture, beurre en petit barquettes, jus d’orange, lait, thé et café. De quoi bien se remplir la panse avant d’attaquer la journée.

Bilan de vos courts séjours :  en tout cas on avait de quoi dormir, de l’eau chaude et le petit déj’. Oh ! l’hôtel ça va c’était juste histoire de crécher avec un minimum de confort et ça suffisait. Oui, ça suffit, pour les arrêts passagers et les personnes indépendantes. Et puis, surtout, faute de sourires et de services personnalisés, vous reste plus d’argent à dépenser !!!

 

 

 



Partager

A propos de l'auteur

Un commentaire

Leave A Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Besoin d'aide pour préparer un séjour ?

Remplissez le formulaire ci-dessous avec le plus de détails possible pour que nous puissions vous répondre dans les plus brefs délais.


Nous partageons nos expériences et conseils gratuits avec vous! Exprimez vos besoins!