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Gorges du Verdon ; uniques en France et classées à l’Unesco (Tourisme Var)

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Les gorges du Verdon sont une destination incontournable en Provence Alpes Côte d’Azur. Situées entre le Var et les Alpes de Haute Provence, s’étendant de Castellane à Moustiers Sainte Marie, les gorges du Verdon sont uniques en France et même en Europe.

Entourées d’immenses falaises calcaires, les gorges se caractérisent par leur étroitesse, leurs crêtes et leur grand canyon, les eaux d’un bleu turquoise magnifique qui offrent des vues exceptionnelles et une expérience rare au contact de la nature. Une invitation à découvrir un patrimoine naturel encore préservé malgré le tourisme…. Découvrez aussi le parc naturel du Verdon que ce soit en randonnée ou sur les flots du Verdon en canyoning par exemple… Sans oublier le plateau de Valensole qui domine les gorges et révèle ses champs de lavande si caractéristiques de la Provence…

Les gorges du Verdon s’étendent de Castellane à l’est jusqu’au lac de Sainte Croix, tout près de Moustiers Sainte Marie. Elles sont uniques en leur genre en France. En effet, elles sont très étroites et très profondes ce qui en fait tout leur charme ! Mais pour vraiment les découvrir il ne faut pas se limiter à la découverte des crêtes. Certes celle-ci est accessible au commun des mortels. Pour cela, il suffit de descendre le cours du Verdon depuis Castellane. C’est ainsi que on découvrira les majestueuses falaises marquant l’entrée du Grand Canyon. Puis rendez vous au Point Sublime au on domine les gorges de plus de 150 m au dessus d’un à-pic. De là optons pour la route des crêtes qui nous permet de longer, par la route, le Verdon : de nombreux belvédères sont aménagés pour nous offrir un splendide point de vue, tant sur les gorges que sur le plateau de Canjuers, de l’autre côté. Et suivons cette route jusqu’au refuge de la Maline.

Nous voilà arrivés au rendez-vous incontournable des randonneurs dans le Verdon. Ce refuge est tenu par le Club Alpin Français et animé par des personnes charmantes, qui plus est, de très bon conseil sur la météo, les ballades à faire ainsi que les lâchers d’eau d’EDF. Il est presque indispensable de discuter avec eux avant de partir. Côté services, ce chalet propose cinq dortoirs de huit places. Il est possible de manger sur le place le soir ainsi que le petit déjeuner. Cependant, il est possible de cuisiner soit même (réchaud et vaisselle disponibles).

Nous sommes donc prêts à nous lancer sur le sentier Martel. Mais avant de partir, vérifions que nous sommes correctement équipé. En effet, cette randonnée dure entre 5 et 6 heures au fond des gorges, autant dire que nous ne pouvons pas nous arrêter au milieu !! Je vous recommande de partir chaussé de bonnes chaussures de randonnée (évitez le sentier par temps humide, cela pourrait être glissant et dangereux). N’hésitez pas à vous charger en eau ( au moins deux litres par personne en été) ; et pour évitez de souffrir de la chaleur, préférez partir tôt le matin, vous serez d’ailleurs plus tranquille au cours de la randonnée. N’oubliez pas non plus de quoi manger, un couvre chef, des lunettes de soleil, une lampe indispensable pour franchir les deux tunnels. Et bien sûr un appareil photo pour fixer tous ces magnifiques paysages. Dernière chose : pour le retour, deux solutions s’offrent à vous. Si vous disposez de deux véhicules, laissez en une au Point Sublime. Sinon, un service de taxi, pas trop cher, vous permet de revenir au point de départ.

Ca y est : nous sommes parti pour près de 15 km de marche. Au départ du refuge, cela commence doucement par une descente en douceur de trois quart d’heure qui nous conduira quasiment jusqu’au bord de l’eau. De l’autre côté de l’eau, vous pourrez voir la falaise des Cavaliers au sommet de laquelle vous apercevrez peut être l’hôtel restaurant des Cavaliers. Mais ne nous attardons point trop, ce n’est que le début. En avançant, nous longeons la falaise en surplomb en montant plus ou moins suivant les endroits, mais jamais de pentes très raides !! La première difficulté, si on peut la qualifier ainsi, est l’éboulis de Guègues. Son franchissement commence par la descente d’un escalier métallique, qui d’ailleurs commence à disparaître sous les graviers. Au pied de l’escalier, c’est l’aventure : une corde en guise de main courante traverse l’éboulis à hauteur d’épaules. On arrive même à « surfer » sur les graviers tout en se retenant à la corde.

Fin de l’intermède. Après ce passage, le chemin remonte et permet de surplomber la rivière. Au passage, on passe devant une grande grotte dont l’ouverture est triangulaire, la Baume aux Bœufs. Elle sert d’abri aux randonneurs-campeurs comme en témoignent les traces de feu au sol. A ce propos, il est courant de rencontrer, au long du chemin, des tentes, souvent sur les « plages ». Attention tout de même à vous assurer que le niveau d’eau ne risque pas de monter durant votre sommeil. Dommage tout de même que cette grotte serve de poubelle voir de WC. Je ne comprends pas que des randonneurs, théoriquement amoureux de la nature, puissent faire de telles choses !!

Gorges du Verdon, Var – crédit photo L’Internaute © Claude Garnier

L’étape suivante est à mi-chemin, c’est d’ailleurs souvent le lieu du pique nique. Nous sommes à la Mescla (mêlée en patois local) qui correspond au confluent du Verdon et de l’Artuby. Mais pour arriver là, nous aurons quitter le chemin principal pour arriver jusqu’à cette plage de galets, vaste, bien éclairée et où le ruisseau peut servir à rafraîchir les bouteilles. Après une pause bien méritée, il est temps de revenir sur nos pas pour reprendre le sentier principal.

Nous arrivons enfin au gros morceau de la randonnée : la brèche Imbert, une brèche dans la falaise. En effet, pour parvenir au sommet, nous devons emprunter ce qui a été pour moi la partie la plus pentue du sentier. Et la pause est la bienvenue au sommet. Un peu d’escalade sur deux mètres permet d’accéder au belvédère duquel la vue est superbe sur la canyon et sur la rivière en contrebas. Mais ce n’est pas fini, même si le passage qui suit est bien plus facile dans ce sens que dans l’autre. En effet, 250 marches nous attendent. Ce sont pas moins de cinq sections d’escalier métalliques entrecoupées d’étroites plates-formes qui nous attendent. Le plus impressionnant, c’est principalement que ces escaliers sont très pentus : il est indispensable de bien se cramponner aux mains courantes. Pas question de se croiser, ça ne passe pas !!

La suite est beaucoup plus calme. Nous cheminons sur un chemin de terre et de cailloux, voire, de temps en temps sur de la pierre, tantôt en montée, tantôt en descente, traversant de-ci delà des pierriers. De temps en temps, des cordes fixées à la paroi nous permettent de faciliter certains franchissements.

La suite est composée de trois tunnels. Le premier possède encore les restes de rail du petit train de wagonnets qui fut utilisé lors du creusement des tunnels. Si ça vous dit, vous pouvez l’emprunter. Il faut cependant savoir que, comme les grottes, il est particulièrement nauséabond. D’ailleurs le sentier contourne la falaise ce qui permet de passer à l’air libre. Mais arrivé au second, nous n’avons plus le choix. Il n’est pas forcément nécessaire de sortir sa lampe pour celui-ci. Il est long de seulement cent mètres et on voit la sortie. Pour affronter le dernier (près de 600 m de long), nous n’avons pas le choix : c’est le noir complet et on patauge tout le long, l’endroit est très humide. Par contre, il ne faut pas rater à mi-chemin la Baume aux Pigeons. Un escalier, une fois de plus un peu raide, nous mène à une plage abritée dans une grotte qui sert de auvent. L’endroit est très sympathique !! Après cette étape, il ne vous reste plus qu’à franchir le couloir Samson, l’ultime portion, plate, de la randonnée.

Voilà, cela fait 5 heures et 15 km que nous sommes partis. Mais ça le méritait ! Quoique ce n’est pas tout à fait terminé, nous ne sommes qu’au parking du couloir. Pour les plus courageux, il reste à remonter jusqu’u point Sublime. L’effort est minime par rapport à ce qui vient d’être réalisé.

Voilà c’est fini ! Quelle bonheur de découvrir toutes ces couleurs qui changent au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel et que le canyon s’illumine. Que dire du Verdon qui est tantôt bleu, tantôt vert, voir même turquoise qu’an on l’observe au lac de Sainte Croix. Le summum a été l’arc en ciel plongeant dans le canyon après une petite averse alors que nous étions déjà rentrés au refuge. Découvrir les gorges sous cet angle impressionne : on se sent tout petit devant la Nature.
Sachez qu’il existe d’autres randonnées au fond des gorges ; en particulier celle de l’Imbut qui débute au pied du refuge, sur la rive opposée au Martel et qui vous mène vers l’aval, à l’opposé du Martel. Attention, pour avoir essayé le début, ce sentier est beaucoup accidenté mais largement faisable. Dommage qu’il soit mal balisé contrairement au Martel.



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