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L’homme aux cercles bleus de Fred Vargas : un avis partagé

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Depuis quelques mois, un inconnu trace des cercles à la craie bleue dans les rues de Paris, en pleine nuit. Autour, toujours la même phrase : “Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?”. Et à l’intérieur, un objet, anodin le plus souvent : un trombone, une capsule, un briquet, une pince à épiler, un livre. Ou alors, moins banal : une patte de pigeon, une souris crevée. Mais le commissaire Adamsberg prévoit qu’un jour, il y aura une chose plus grosse dans le cercle. Et il n’a pas tort : une femme égorgée est retrouvée au milieu d’un cercle bleu, puis quelques jours plus tard, c’est un homme, assassiné de la même façon. Le commissaire se lance à la recherche de l’homme aux cercles bleus, aidé par l’inspecteur Danglard, un peu trop porté sur la bouteille.


“Au commissariat, Adamsberg trouva Danglard assez démoli. Il avait rencontré de la compagnie pour entamer le vin blanc de l’après-midi, et ça l’avait bien avancé dans son rituel quotidien.” (P.119)

Bien avant le premier meurtre, Adamsberg s’est trouvé entrainé sur les traces de l’homme aux cercles bleus grâce à Mathilde Forestier, une océanologue de renom qu’il a rencontrée fortuitement – c’est ce qu’il croit au début –  et qui est la mère de Camille, l’amour perdu d’Adamsberg. La fréquentation de Mathilde va ressusciter l’espoir de revoir Camille, ne serait-ce que pour une heure, alors qu’il la croyait disparue définitivement.

C’est la quatrième livre de Fred Vargas que je lis et je suis toujours partagée : d’un côté, je trouve que Adamsberg et Danglard ont des personnalités attachantes, avec leurs doutes et leur fragilité. A travers les rencontres qu’ils font au cours du roman, on découvre des personnages secondaires qui prennent plus ou moins d’importance, eux aussi ont leurs blessures secrètes que les policiers vont mettre à jour petit à petit. Mais par moment, je suis un peu agacée par les fausses pistes ou les voies sans issue où nous emmène l’auteur, et je m’interroge sur “l’authenticité” de son propos. Où veut-elle en venir avec la théorie de Mathilde sur la semaine en tranches ? Est-ce que ce n’est pas un peu toc, tout çà ?
(Je sens que je vais faire bondir les fans !)

Mais ce ne sont que des questions que je me pose, sans avoir aucune certitude ! La preuve, je continue à lire Fred Vargas et je n’ai pas l’intention d’en rester là !

L’homme aux cercles bleusFred Vargas
Éditions Viviane Hamy (1996) – J’ai Lu (2002)



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A propos de l'auteur

La rue de Siam est une des artères principales de ma ville natale, connue grâce au poème de Jacques Prévert, "Barbara". Anciennement Rue de Saint-Pierre, elle a été rebaptisée suite à la visite en France des ambassadeurs du roi de Siam en 1686, en réponse à l'invitation du roi Louis XIV. ____________________________________________________________________________________________________________________ Le blog de la Rue du Siam___________________________________________________________________________________________________________________Contactez Nanou sur sa messagerie

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