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Robert d’Arbrissel, fondateur de Fontevraud de Jacques Dalarun

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  1. Aux sources
  2. La chair et le verbe
  3. L’épreuve du feu
  4. Visages
  5. Le 7ème degré d’humilité
  6. Le disciple qu’il aimait
  1. Aux sources

L’ordre de Fontevraud tait le nom de son fondateur, là où les autres ordres au contraire le vénèrent. Cela parce que l’ordre de Fontevraud est un ordre double où les moines étaient soumis aux
abbesses. Cet ordre s’étendit sur près de 150 prieurés en France, en Grande-Bretagne et en Espagne.

Fontevraud se compose d’une église abbatiale, Notre-Dame du Grand-Moutier, construite en partie du temps de Robert. Elle sera complétée par la première abbesse de Fontevraud, Pétronille de
Chemillé.

Robert est né en Bretagne, à Arbrissel. Il y est curé comme son père. Robert a eu deux Vitae ; deux hagiographies, l’une écrite par Baudri, peu de temps après sa mort en 1116
(Baudri était l’abbé du monastère St-Pierre de Bourgueil, il rédige cette hagiographie à la demande de Pétronille). La même Pétronille commande une deuxième vitae au prieur des frères,
André. Le récit est anonyme, mais il est de coutume de l’attribuer au prieur. Ce texte est rédigé deux, trois ans après la mort de Robert.

Parmi les autres sources, il y a deux lettres, l’une de Marbode, évêque de Rennes, écrite dans la fin du XIème siècle. La seconde écrite par Geoffroy, abbé de la trinité de Vendôme, écrite dans
les premières années du XIIème siècle.

Les précédents travaux historiques sur Robert sont en partie l’œuvre d’historiens de l’est, qui voient dans le message de Fontevraud l’expression d’aspiration contre l’injustice de l’ordre
social. Michelet voit dans Robert, un défenseur du sexe faible. Pernoud le voit comme un féministe avant l’heure.

Ce livre suit l’histoire de cet homme confronté à ces propres péchés et qui cherche seul à expier sa faute originelle. Sa vie fut guidée par la recherche du salut. Robert voulait devenir un saint
et ce livre est donc le récit de cette vie de salut.

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Eglise d’Arbrissel où officia Robert et son père avant lui

2. La chair et le verbe

Robert serait né en 1045, même si peu d’indices permettent de l’affirmer. Il est né en Bretagne, près de Rennes à Arbrissel, à la marge entre l’Armorique et l’Anjou. Robert est “fils de prêtre,
issu de génération de prêtre”. Position normale à son époque, le vœu de chasteté est imposé au clergé régulier, mais pas complètement au clergé séculier (il faut attendre la réforme grégorienne).
Dans sa vitae rédigée par Baudri, cette particularité est tue, il est simplement précisé qu’on ne connait que les noms de ses parents : Damalioch et Orguende.

Robert suit quelques études mais reprend rapidement la cure d’Arbrissel à la mort de son père. Il est possible qu’il ait pris femme comme il était de coutume à l’époque mais ces faits
n’apparaissent pas dans les vitae, trop scandaleux à l’époque de leur rédaction. Robert aurait donc concilié état conjugal et sacerdoce pendant quelques temps jusqu’à l’éviction de
l’évêque Sylvestre de la Guerche (supérieur de Robert), par le légat du pape Grégoire VII en 1078. Robert fuit à Paris où il reprend ses études.

A Paris, il est vu comme un simoniaque (clerc héréditaire) et un nicolaïte (clerc marié). Lorsqu’il repart de Paris, quelques années plus tard, il est un fervent opposant à ces deux pratiques. La
réforme ecclésiale est de toute façon en cours. En 1074, Grégoire VII nouvellement élu pape en 1073 condamne les clercs simoniaques et nicolaïtes. Robert découvre son péché originel à plus de 30
ans à Paris. Il renie donc son passé et devient un zélé défenseur du nouvel ordre. Il retrouve alors Sylvestre, rétabli à son siège épiscopal, qui cherche lui aussi à réformer l’église de Rennes.

Durant quatre ans, Robert est archiprêtre, c’est lui qui dirige le diocèse et qui tente de contraindre les clercs au célibat. L’Eglise à cette époque cherchera également à étendre la notion de
mariage incestueux à l’aristocratie et à supprimer dans ses pratiques la polygamie et l’adultère. Il se heurte à la violence des clercs et des aristocrates (qui ne veulent pas changer des
pratiques qui leur assurent la pérennité de leur famille et de leur rang).

A la mort de Sylvestre, Robert doit fuir à Angers (vers 1093). Il y reprend ses études et y reste deux ans avant de « prendre le désert ». Robert est resté dans les mémoires comme un
ermite. L’eremus est une tradition venue de l’Orient et qui a connu un succès retentissant dans la Chrétienté. L’éremus de Robert est avant tout spirituel, Robert se serait
refugié « dans les montagnes », de l’ouest. Au printemps 1095, Robert arrive en forêt de Craon, à la limite de l’Anjou et de la Bretagne. Il y pratique le martyre vert: compagnon des
bêtes sauvages, il s’impose des traitements inhumains. Mais contrairement à l’idée fortement répandue, il n’est pas seul bien au contraire. Il part en visite, participe à des conférences. Il
devient oracle, on vient le voir pour des conseils, on admire sa voix. D’ermite, il devient prédicateur. Il appelle à la pénitence et promet l’Enfer à ceux qui ne se convertissent pas (à la
nouvelle réforme). Mais si les deux fonctions vont de pair (prédication et errance), Robert y perd sa solitude.

Pour des raisons économiques (nourrir ses frères engagés dans la foi) , Robert fonde une communauté religieuse. Le seigneur Renaud de Craon leur fait don de la terre de Roë. Il fonde alors
une congrégation de chanoines réguliers (il veut concilier perfectionnement individuel et service des autres en rayonnant sur les paroisses alentour), impose de suivre le règle de saint Augustin
(ascétisme, travail manuel et dénuement). En février 1096, Robert prêche devant le pape Urbain II à Angers. Il devient Dei Seminiverdum, semeur du verbe divin. Il a échoué comme
archiprêtre à Rennes, il veut réussir par la prédication, à quelques lieux de ce diocèse qui l’a vu échouer.

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Abbaye de la Roë, premier monastère fondé par Robert d’Arbrissel

3. L’Epreuve du feu

Robert quitte le monastère avec l’accord de l’évêque d’Angers, de ses compagnons et sous l’ordre d’Urbain II pour repartir dans le désert. Il choisit en cela la liberté et l’exemple du Christ.
Mais Robert n’erre pas seul: des hommes et des femmes suivent ses pas. Baudri est discret sur le sujet, mais Marbode en dit plus. Il reproche à Robert son manque de
« discretio » (discernement, mesure).

Par son habit tout d’abord : Robert est chanoine et prêtre, il doit s’habiller en conséquence et ne pas se vêtir en haillons. Il fait prendre en outre d’une humilité ostentatoire, fille de
l’outrance et de la recherche du prestige.

Par ses prêches : qui visent autant les humbles que les dignitaires, « ce qui ne se doit pas ». L’affaire – le problème du célibat des prêtres et plus largement le statut du
mariage dans l’aristocratie – doit rester en interne, elle ne doit pas être déballée en public, surtout si le public est laïc. Marbode défend un ordre hiérarchique qu’il veut immuable là où
Robert prêche selon lui le désordre (en confondant les genres, hommes, femmes, de toutes conditions, de tous âges).

Par son abandon des convertis au profit de nouvelles recrues.

Reste le défaut absolu de Robert : son commerce avec les femmes. Il pèche selon Marbode par témérité et par orgueil car il se croit invulnérable au point de courir au devant du danger.

Mais quelle a été l’attitude Robert envers les femmes ? Il a une certitude : il faut que les femmes habitent avec les hommes. Pour Robert, le contact avec les femmes est lié à l’idée de
supplice volontaire, de test de la chair, l’ordalie de la chair.

Une autre lettre de Goeffroy, abbé de Vendôme, nous éclaire sur les relations entre Robert et les femmes. Le ton de la lettre est différent puisqu’entre cette dernière et celle de Marbode, Robert
et ses disciples se sont fixés à Fontevraud.

Ils se font appeler « les pauvres du Christ » et Robert est leur maitre. L’emplacement de Fontevraud est stratégique : Fontevraud dépend de l’évêque de Poitiers (et non d’Angers ni
de Tours), elle est soumise au comte d’Anjou (et non au comte Guillaume d’Aquitaine). Robert met de l’ordre, les hommes et les femmes vivent ensemble mais dans des lieux distincts. Aux femmes la
clôture et la prière. Aux hommes le travail avec cette nuance, les clercs chantent les psaumes et les laïcs travaillent. Le succès est immédiat, les pèlerins affluent (notamment des femmes),
l’argent entre et les constructions en bois sont bientôt remplacées par des constructions en pierre.

Si les deux communautés sont séparées, Geoffroy rapporte dans sa lettre que, privilège du maitre, Robert continue à avoir des contacts avec les femmes. Geoffroy parle alors d’un « nouveau
martyr, inédit mais infructueux » (car contraire à la raison).

Geoffroy reproche à Robert son attitude envers les femmes, notamment deux conduites qui selon lui dépassent les bornes de la discretio : une familiarité excessive et une rigueur
impitoyable.

Ce comportement est-il le fait de certaines femmes ou de toute ? Mystère. Et d’ailleurs qui sont les femmes de Fontevraud ?


fontevraud

Deux bâtiments à Fontevraud sont réservées aux femmes : le Grand monastère (dédiée à la Vierge) et la Madeleine. Les autres bâtiments sont partagés ainsi : St-Jean pour les hommes,
St-Lazare pour les Lépreux.

On sait que des grandes dames de l’aristocratie venaient à Fontevraud, de même que de nobles jouvencelles. On sait aussi que le monastère accueillait des filles perdues. La tradition veut que les
pècheresses soient à la Madeleine et que les filles et les femmes bien nées soient au Grand monastère. Aux pècheresses, Robert réserveraient les sévices et aux grandes dames, la familiarité. Ou
l’inverse ? Et y-a-t-il vraiment cette dichotomie ?

Parmi les femmes nobles, on a deux exemples connus : Hersende, femme noble et veuve qui va administrer la communauté lorsque Robert partira à nouveau sur les chemins. Et Pétronille, première
abbesse de Fontevraud, noble également. Veuve ? Pas forcément. Il y a d’autres cas de femmes nobles qui se sont réfugiées à Fontevraud alors qu’elles avaient été mariées mais que le mariage
avait été rompu. A Fontevraud, il y a donc des veuves, mais surtout des épouses rejetées, des femmes avides de partager l’intimité de Robert, des femmes qui cherchaient in extremis leur salut.

Il n’y a pas donc d’un côté des prostituées et de l’autre des nobles veuves, mais une multitude de cas de femmes victimes de la crise matrimoniales décrite par Duby. Cette crise est la directe
conséquence du célibat imposé aux clercs et de la moralisation des accouplements laïcs imposée par la réforme grégorienne. L’adultère, l’inceste, le concubinage font leur apparition et s’opposent
aux pratiques anciennes de l’aristocratie (plus préoccupée par la préservation et l’accroissement de leur patrimoine). Les clercs gagnent et des femmes se retrouvent condamnées, rejetées. Robert
leur ouvre les bras (car lui aussi a été la victime de la réforme de l’église quand il apprit qu’il était un nicolaïte).

Robert impose un ordre : au grand monastère les vierges qui se dédieront à la Sainte Vierge. A la Madeleine, les converses laïques, c’est-à-dire les femmes nobles, veuves ou non et les
humbles dont les prostituées.

Cette séparation déplait énormément. Peu à peu après la mort de Robert, les femmes nobles vont gagner le grand monastère. A des catégories morales se substituent alors des catégories sociales.

Maintenant qui est brimé ? Qui est choyé ? Probablement Robert oscillait entre les deux comportements envers les femmes. Il condamne la femme pècheresse mais vénère la Vierge Marie (il
lui dédie le plus important bâtiment de Fontevraud). Entre Marie et Madeleine, tel semble être le crédo de Robert.

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4. Visages

Dans le flot de femmes qui entourent Robert, les trois les plus connues sont Hersende, Pétronille et Agnès. Dans des sources moins connues, d’autres visages apparaissent.

Une prostituée que Robert aurait rencontré dans un lupanar de Rouen. La scène est racontée dans un manuscrit ultérieur. Vérité ou construction littéraire ? Qu’importe puisqu’elle en dit long
sur la trajectoire de Robert. Dans l’épisode du lupanar de Rouen, Robert a mis en avant l’absence d’irrémédiabilité du péché et le fait que la miséricorde du Christ est pour tous. Etonnante
modernité.

Ermengade, fille de Foulque le Réchin à qui Robert envoie une lettre entre 1106 et 1109. Vers 1106 cette dernière fuit la Bretagne (et son mari ?) et se réfugie à Fontevraud. Elle revient à
la cour et à son mari peu après. Robert lui écrit alors une lettre pour lui conseiller de rester auprès de son mari, de suivre les offices et d’être pieuse. Elle reviendra à Fontevraud pour en
repartir une fois encore. Cette lettre de Robert nous renseigne sur lui : il prône la discretio mais prône également le sacrifice secret, la souffrance tue. Robert cherche
visiblement toujours autant l’excès et le martyr mais cette fois dans le secret de son âme.

Bertrade de Montford : elle est la quatrième épouse de Foulque le Réchin, père d’Ermengade. Elle le quitte pour le roi Philippe Ier, union dénoncée à de multiples reprises par l’Eglise (dont
Robert). Elle finit ses jours à Fontevraud, peut-être pour expier ce mariage qualifié d’incestueux par l’Eglise. Robert qui a condamné ce mariage (comme le demandait l’Eglise) va accueillir cette
femme dans son monastère. Robert est donc juge mais miséricordieux. Selon les sources, il avait soin « d’extirper le crime et non le criminel ».

Dernière rencontre : un miracle relaté dans un texte anonyme. Robert fait entrer des femmes dans une église alors que tous prétendaient qu’elles y mourraient à peine entrées. Combat de la
vérité contre l’erreur, de la pensée religieuse éclairée contre les croyances populaires (qui veut que dans cette partie de la France, les femmes soient interdites dans les églises). Robert
rappelle en outre que la femme n’est pécheresse que quand elle pèche, et qu’alors la miséricorde du Christ lui est offerte. La femme n’est donc pas maligne par essence. Elle est reconnue comme
consciente (de ses actes). Pour lui, le corps de la femme est sacré : “le Salut est venu au monde par une femme, en elle il a pris corps”. Ni Eve, ni Marie, les femmes sont plus proches de
Madeleine.

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Emplacement du tombeau de Robert d’Arbrissel dans l’Abbatiale

5. Le 7ème degré de l’humilité

A l’été 1115, Robert sent la mort venir. Le récit du prieur André suit les six derniers mois de Robert et en suspens donne des informations sur la succession de robert, son héritage.

A ceux qui ne veulent plus demeurer sous la soumission des femmes, Robert les relève de leurs vœux et leur conseille un nouvel ordre. Le récit d’André minimise leur nombre mais ils auraient été
quelques uns.

Robert fait enfin venir à lui les évêques et les abbés des diocèses environnants pour préparer l’élection d’une abbesse. Il veut une converse laïque et non une vierge comme il sied. Robert
considère les vierges comme peu sûre pour ce qui est de la gestion et préfère une laïque, même si elle est indigne à cette tâche. Il désigne fin octobre Pétronille de Chemillé (Hersende est
morte). Choix stratégique, puisque Pétronille est cousine germaine de Geoffroy de Vendôme, personnage influent. C’est bien une ordalie suprême que Robert met en place : les frères très
dignes sont confiés pour leur salut à l’ordre des femmes qu’ils jugent eux-mêmes indignes. Car de l’humiliation suprême viendra la récompense: les derniers seront les premiers.

Robert connait ensuite un mieux, et part aussitôt en errance. Le but premier de son expédition est d’installer d’autres abbesses à la tête d’autres monastères de l’ordre. Il en profite en chemin
pour régler quelques conflits, et accomplir des miracles. Quand il arrive à Orsan, il est au plus mal et doit s’y arrêter.

Robert sent qu’il va mourir à Orsan. Il sait que les châtelains et les religieux du Berri font station autour du monastère pour récupérer son corps. Il en appelle à Pétronille et à Léger pour
être ramené et enterré à Fontevraud. Il en va de la stabilité de son ordre et des espoirs de robert de faire de Fontevraud un lieu de sainteté.

Il meurt le vendredi 23 février 1116. Son corps est aussitôt pris par les châtelains et les religieux berrichons. Pétronille s’emporte, dit qu’elle en appellera au pape. Elle n’obtient gain de
cause que le mardi suivant. Le corps part pour Fontevraud mais pas le cœur qui reste à Orsan. Il arrive le dimanche suivant à Fontevraud où il est veillé (le corps va stationner dans tous les
bâtiments du monastère, faisant ainsi l’unité du lieu).

Il est enterré le mardi 7 mars dans l’abbatiale, contre ses vœux. Il voulait reposer avec ses frères et ses sœurs dans la “boue de Fontevraud”, probablement dans le cimetière autrefois situé au
pied du chevet de l’église abbatiale.

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Masque mortuaire de Robert d’Arbrissel

6. Le disciple qu’il aimait

Après sa mort, on organise son oubli. Sa mort par ailleurs ne sera suivie d’aucun miracle et les tentatives pour le faire reconnaitre comme saint faibliront avant de s’éteindre complètement.

Au XVIIe siècle, les abbesses contestées par leurs frères tentent de rallumer le souvenir de Robert. Elles cherchent alors à la faire canoniser, en vain.

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