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Carnets d’Ouzbékistan : de Montpellier à Takhrent sur la route de la Soie

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De Montpellier à Takhrent … Un voyage sur la route de la Soie à la découverte de l’Ouzbekistan….

Le 13 Aout, départ de Montpellier en TGV. Il fait une chaleur étouffante et nous sommes amusés par les airs de mère-poule inquiète de notre plus jeune fils qui a tenu à nous accompagner à la gare avec nos sacs. 3 heures et demi plus tard, à Paris, sous la pluie, et dans la cohue de la gare, je téléphone à l’hôtel Baladin où j’avais réservé au hasard une chambre en raison de sa proximité de Roissy et de sa navette pour l’aéroport, afin qu’ils m’indiquent comment nous rendre depuis la gare de Lyon jusque chez eux.


Tachkent : un bistrot dans le quartier dit de Brooklin

 

Un long trajet en RER commence et une bonne heure après nous voilà arrivés en gare d’Aulnay Sous Bois. Il tombe des trombes d’eau. A gauche de la gare , un car de CRS, dans la gare, des « d’jeuns » capuches sur la tête déconnent, mais le bus que nous a indiqué l’hôtel à partir de la gare d’Aulnay, ne roule pas le dimanche. Les taxis ? Le dimanche soir, veille de 15 août, ils sont au soleil à Palavas les Flots, ou en tout cas n’ont aucune envie répondre à un appel venu de la gare. Je re-téléphone donc à l’hôtel qui soit disant s’occupe de nous en envoyer un, mais, une bonne heure après, il est maintenant 21 heures trente, toujours rien . Finalement, écoeurés, je sais désormais dans quelle chaîne d’hôtel je ne réserverai pas « au hasard », nous reprenons le RER vers Roissy, en espérant trouver là-bas une chambre libre. Finalement à 23 heures, s’il pleut toujours à verse, nous trouvons une chambre libre où poser nos sacs et c’est, trempés jusqu’au os, que nous partons à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. C’est qu’en France, à Paris, dans la zone de l’aéroport où toute la journée et toute la nuit des gens arrivent ou partent partout dans le monde, après onze heures du soir, il n’est pas facile de trouver à se restaurer !

Le lendemain, étant donnée la galère de la veille, oh miracle, le départ se passe sans encombre…. Si ce n’est les 3/4 d’heures de queue pour obtenir un méchant sandwich club à un prix exorbitant et nos deux bières délibérément renversées sur le pantalon de Gil par un serveur fonctionnant au ralenti, mais assez efficace dans ses capacités de nuisance…..

Le vol Paris / Moscou dans un Airbus A319 passe vite, à Moscou, pas de problème non plus, on est fort bien drivés vers notre terminal et l’embarquement pour Tachkent se fait exactement à l’heure dans un Airbus A320 bondé . Il y a une trentaine de gosses qui partent ou reviennent de vacances. Ils chantent des chants de colo, repris par d’autres passagers. A coté de moi, une jeune femme nous pose en Russe les questions qui seront traditionnelles tout au long du voyage dés que nous rencontrerons quelqu’un. A savoir : d’où venez vous, avez vous des enfants, où travaillez-vous . Bon, c’était l’objet de ma première leçon de Russe, jusque là, ça va. Je sors le petit album photo avec des photos des enfants, et de « vnouchka » ma petite fille, qui a été , tout au long du voyage, abondamment feuilleté et commenté par toutes nos rencontres. Nous papotons un peu, dans les limites de mon vocabulaire. J’apprends que ma voisine habite et travaille à Moscou, qu’elle est célibataire et se rend en vacances dans sa famille à Tachkent. A peine un petit somme plus tard nous voilà rendus. Le temps de récupérer nos bagages et de remplir nos fiches de police, il est trois heures du matin, heure de Tachkent . Mais, mais, mais, à la sortie de l’aéroport, notre taxi, envoyé par l’hôtel Grand Orzu où j’avais réservé par e-mail depuis la France est là qui nous attend. Et à l’hôtel malgré l’heure plus que tardive, il y a quelqu’un pour nous accueillir et même nous proposer un thé ! Après la galère de Paris, c’est bien agréable .

Tachkent : Marchandes de robes dans le bazar de Chorsue

 

Le 15 août .

Malgré ou à cause du décalage horaire, nous nous réveillons vers neuf heures . Le Grand Orzu est un peu vieillot mais charmant. C’est une vieille maison construite en carré autour d’un cour avec une petite piscine. Tout autour, une galerie recouverte de canisses où nous prenons un superbe petit déjeuner. Il ne fait pas encore trop, trop chaud, un temps idéal pour aller se promener en ville. Après N kilomètres à pieds le long de larges avenues toutes droite à la soviétique, nous arrivons enfin en centre ville dans le quartier surnommé « Brooklyn », les rues traversent un grand parc avec des bouquinistes d’abord, puis des tas de restaurants. Mais pour l’heure, nous cherchons un banque où changer quelques dollars. Lorsque finalement j’ose sortir mon Russe tout neuf, on nous indique une banque près de là où nous nous trouvons, qui, pour 200$ nous remet trois énormes liasses de sums en fait 1226 sums pour 1$ . Même en grosses coupures, ça fait un bon paquet. On se balade encore dans ce quartier très animé, puis on s’installe un moment à un bistrot qui à installé ses tables dans les pelouses et ensuite, on rentre en taxis à l’hôtel pour sieste et farniente. On n’est pas encore tout à fait dans le voyage . Le soir, excellent repas au Caravan voisin qui est un joli endroit, semble-t-il très à la mode, avec vin ouzbek « Omar Khayyam » bien sur , comment pourrait-il en être autrement, et orchestre Jazz et Rock excellent pour la partie rock.

Tachkent deux « splendides limousines » devant le restaurant « Caravan »


Le 16 Aout .

Donc hier soir, les jambes nous démangeaient mais nous n’avons pas osé nous lancer dans un de ces rocks endiablés de notre jeunesse. Un seul verre d’ Omar kayyam n’a pas suffi à lever nos inhibitions.

Petit déjeuner tardif dans la jolie petite cour peinte en bleu de l’hôtel. Ensuite, nous nous rendons en bus de ville jusqu’à la station de métro du centre que nous avons repérée la veille, pour nous rendre au terminal des autobus. Le mausolée de Zengi Ata que nous voulons visiter se trouve à une quinzaine de kilomètres au sud de la ville .

Très joli le métro de Tachkent, à visiter « pour le plaisir des yeux « ,comme on dit au Maroc et en plus très propre et facile à utiliser. Arrivés à la gare des autobus, grâce au désir évident des gens pour nous aider , tout est aussi très facile. Dans le bus, les gens qui semblent tous se connaître plaisantent entre eux, rigolent gentiment de mes efforts pour « baragouiner » le Russe et nous posent bien sur les questions traditionnelle .

Mausolée Zengi Ata : cour intérieure

Arrivés devant le mausolée le chauffeur fait même une halte pour nous, juste devant l’entrée . L’endroit est très romantique, très calme avec un joli bassin carré, des cours ombragées par des arbres centenaires et des fleurs partout. Le lieu est très fréquenté par les femmes parce que la source « miraculeuse » ( nous nous rendrons compte plus tard que dans ce pays de déserts, toute source est « miraculeuse » ) est sensée vaincre la stérilité, qui, comme tous les hommes de la planète en sont convaincus, est de la responsabilité exclusive des femmes ! Je crève de soif et comme je m’apprêtes à aller tester cette eau si jolie, Gil me fait remarquer qu’à mon âge, ce n’est peut-être pas très prudent ! Ben tiens ! Il n’en loupe jamais une lui ! < On se promène encore un peu en admirant les tenues des femmes, puis on s’essaye à nos premières  » Chachliks » autrement dit, brochettes au feu de bois, très, très grasses celles ci. Une salade de tomates pour moi, Gil, lui, dès qu’il n’est pas à la maison se méfie des légumes crus, thé et nan ( pain galette ) à volonté comme souvent en Ouzbékistan . Ensuite, retour à Tachkent en autobus ( Tiens, on s’habitue bien à la convivialité des Ouzbeks) puis métro jusqu’au Bazar de Tchorsou qui, nous l’apprendrons plus tard est le nom générique des Bazars, traditionnellement érigés à la croisé de quatre routes ( chor comme 4 et sue comme chemin ou rivière, c’est la même chose d’ailleurs en Turquie Karasue => Mer Noire => sue=> mer, eau, courant etc… )

Tachkent : la madrasa à coté du bazar de Chorsue

Nous allons voir la madrasa ( école coranique ) de Tchorsou puis nous visitons le bazar où le plastique règne en maître absolu. Rien de très remarquable pour les occidentaux que nous sommes, si ce n’est des montagnes de doudounes de velours matelassé, doublées de coton à fleurettes, marrantes. Vue la quantité, à la saison froide, toutes les femmes doivent en porter. Retour à l’hôtel en trolley. Pour une raison qui nous échappe si ce n’est l’extraordinaire gentillesse des gens dans ce pays, le chauffeur refuse qu’on lui paye le trajet. On essaye une baignade dans la piscine de l’hôtel mais l’eau est décidément trop froide. Gil y trempe un orteil puis se rabat en terrasse avec une bière et toutes les cartes et guides autour de lui pour organiser la suite du voyage. Ca y est, nous sommes dans le business !

Nuit agitée grâce à quatre Chinois qui s’esclaffent bruyamment et s’entretiennent en grands discours avinés pendant plus d’une heure dans les couloirs sur le coup de trois heures du matin, l’heure de l’arrivée de l’avion de Moscou. Finalement, exaspérée, j’enfile n’importe comment une jupe sur ma chemise de nuit pour aller leur expliquer qu’il est l’heure de se taire et que chacun regagne sa chambre en silence ! Non mais ! Est-ce l’effet de mon « élégance » ainsi accoutrée, mon « autorité naturelle » ou l’efficacité de mon Anglais, toujours est-il que le calme revenu, nous pouvons enfin reprendre nos rêves là où nous en étions .

A suivre…

Khiva : sur la place devant la Médersa TalibMakhsoum

 

Catherine Daurès

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