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De Carcassonne à Narbonne, aux Corbières et au pays cathare

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6 jours de tourisme dans l’Aude en famille. Des vacances qui mènent de Carcassonne à Narbonne, en passant par les Corbières, les châteaux cathares et la côte méditerranéenne notamment Port la Nouvelle, Leucate et Gruissan. Un circuit idéal pour découvrir la variété et les charmes de l’Aude…

Voici donc les différentes étapes pour mieux vous éclairer :

  • 1er jour : Port la Nouvelle + Gruissan (départ de Clermont Fd)
  • 2ème jour : Narbonne + Port la Nouvelle + Leucate
  • 3ème jour : Les châteaux Cathares + Corbières centrales
  • 4ème jour : Carcassonne + l’abbaye de Frontfroide
  • 5ème jour : Port la Nouvelle
  • 6ème jour : Béziers + Cap d’Agde + Marseillan Plage + Sète (le chemin du retour)

J’espère qu’à travers notre périple, vous découvrirez ce coin de France.

Château cathare de Peyrepertuse – photo : gite-corbieres.fr

Clermont Ferrand – Port la Nouvelle – Gruissan

Nous sommes partis le lundi très tôt pour rejoindre la petite station balnéaire de Port La Nouvelle.

¤¤¤ 1er jour ¤¤¤

De Clermont Ferrand,Viamichelin nous indiquait qu’il fallait à peine 4 heures.
Notre chance, c’est que l’autoroute qui descend sur Montpellier (enfin, Pézenas car elle est pas complètement terminée) est gratuite, excepté le franchissement du splendide viaduc de Millau (comptez 5,60 € la traversée).
Cette autoroute est vraiment splendide car très vallonnée et les paysages changent assez régulièrement, la rendant beaucoup moins ennuyeuse que sa grande sœur l’autoroute du sud.

La première chose qui marque lorsqu’on pénètre dans ce département du Languedoc Roussillon, ce sont ses nombreuses éoliennes sur chaque point culminant ! Evidemment, avec la tramontane locale, le site s’y prête.

Nous arrivons donc à Port La Nouvelle, dans le département de l’Aude, à 22 km au sud-est de Narbonne, une petite station balnéaire de 4 859 âmes. Ce qui frappe lorsqu’un panorama s’offre sur ce bord de mer, c’est l’immense cimenterie à l’entrée de la ville ! Le choc est terrible car on a plein d’images en tête avant d’arriver sur place et, quand on ne connaît pas, c’est impressionnant ! Ca rappelle l’entrée de la ville de Mimizan avec son immense usine de papeterie …

Heureusement, ce triste panorama s’estompe une fois dans les murs de cette cité. Bon, soyons honnête, c’est pas très folichon mais au fil de notre séjour, on s’apercevra que c’est calme, familial et à l’opposé des stations balnéaires voisines, ce qui en plein boom estival doit être un bel atout.

Au nord, l’immense étang de Bages et Sigean avec ses flamants roses, ses îles ; on trouve également le canal de la Robine, charmante voie d’eau qui remonte sur Narbonne. Enfin, et c’est pas le plus joli à voir même si pour cette petite commune, ça reste surprenant, Port La Nouvelle est le 17ème port industriel français avec un profond chenal où passe de gros cargos qui viennent décharger principalement des produits pétroliers ou des céréales…

Au sud, loin des habitations, des marais avec notamment la société des salins du midi qui, comme vous le savez, récupère du sel.
Egalement au sud de la commune, un autre étang, celui de La Palme, moins important que celui du nord.

On trouve bien sûr à l’ouest une plage de sable fin, son petit phare pour signaler l’entrée du chenal. Au beau milieu des résidences d’estivants, 2 petits lacs où les mouettes se délectent à réveiller touristes et autochtones tôt le matin !

Les rues sont larges, les maisons sont serrées les unes aux autres (pour s’abriter du vent ?), les résidences pas spécialement récentes. On est loin de l’image de la Grande Motte par exemple.

Nous logeons dans un charmant petit T2, au 1er étage d’une résidence qui se trouve justement au bord d’un des lacs. On est franchement super bien installé, prêt de toutes les commodités et seulement pour 125 € la semaine. On sent qu’on va passer un très bon séjour ! Cool

Une fois installé (on trouve un Super U et sa station essence ainsi que plein de petits commerces locaux, nous partons flâner du côté de Gruissan, une station balnéaire située au nord de Port la Nouvelle, à l’autre bout de l’étang de Bages et Sigean. Cette ville, bien que plus petite, reste plus réputée ; en effet, ce village possède un caché particulier car elle se décompose en 3 parties :

¤¤ Port Gruissan : Lorsque vous arrivez, vous longez la partie du village très select avec ses belles villas et résidences de haut standing, avec une petite marina, construction récente semble-t-il.

¤¤ Gruissan : C’est la partie intéressante du village ; le vieux bourg est formé de petites ruelles pavées où s’alignent de petites maisonnettes avec des terrasses. Franchement, il y fait bon vivre et on imagine facilement les estivants et habitants s’amusaient.
Le meilleur endroit pour voir ce panorama pittoresque se trouve à la Tour de Barberousse (un ancien château médiéval) sur une petite colline de pierre qui surplombe le bourg : les toits sont d’une couleur superbe, les murs des maisons de couleur ocre et la vue sur les alentours est un régal…

¤¤ La plage des chalets : Il s’agit d’un quartier où l’on trouve uniquement des chalets sur pilotis plus ou moins jolis (au nombre de 1300 ! ! !). Les plus anciens datent de 1850, construits par des narbonnais qui souhaitaient se détendre à la plage et fuir la chaleur de la ville. Une digue a du être construite pour protéger ce quartier construit sur la mer (d’où les pilotis).
A noter que pour ceux qui connaissent, le film de Jean Jacques Beneix « 37.2 le matin » a été tourné dans ce quartier de Gruissan (Perso, j’ai vu le film il y a longtemps mais j’ai pas reconnu les chalets …)

Quelques gouttes de pluie, chose rare depuis plusieurs semaines paraît-il nous poussent à rentrer sur Port la Nouvelle.


Narbonne – Port la Nouvelle – Leucate


¤¤¤ 2ème jour ¤¤¤

Le soleil pointe son nez : il est temps de découvrir la ville la plus proche : Narbonne.

Sous-préfecture du département, ville moyenne d’un peu plus de 48 000 habitants, nous avons une bonne surprise en flânant dans le centre ville : un vieux quartier, typique, animé et au riche passé historique (grande activité du temps des romains, puis de Louis XII).
L’essentiel se situe entre la place du forum à la place de l’hôtel de ville. Entre les deux, la rue « droite », piétonnière, animée et vraiment agréable. Quand il fait chaud, la rue est à l’ombre et les terrasses de café doivent être bondées…narbonne Cathedrale Saint Just et Saint Pasteur

On débouche donc sur la place de l’hôtel de ville où les architectes urbains locaux ont eu la bonne idée de conserver en son centre une chaussée romaine, la voie domitia (voie romaine pour aller en Espagne), découverte très récemment lors d’un aménagement.

La tour de Barberrousse, seule vestige du château

De là, également, on admire le palais des archevêques, haut bâtiment datant du XIIème siècle prolongé de 3 donjons médiévaux. Ce bâtiment abrite le musée archéologique et le musée d’art et histoire (entrée : 3,70 € par musée ou 5,20 € le pass pour les 4 musées de la ville), le donjon Gilles Aycelin guère plus récent que le palais (2,20€ en + !) où, apparemment, la vue sur la ville et ses alentours est imprenable. Enfin, derrière le palais, un petit parc arboré avec une belle vue sur le palais.

En partie cachée par ce monument, la cathédrale St Just et St Pasteur (qui n’ouvre aux visiteurs qu’à partir de juin) n’est pas vraiment mise en valeur. On se rend compte qu’elle est imposante (62 mètres de haut) en faisant le tour. Sa construction a débuté au XIIIème siècle et n’a jamais vu la fin des travaux.
Elle abrite de beaux vitraux du XIV et XVème siècle, un orgue et autres objets très anciens et plutôt rares… Dommage qu’on n’ait pas pu les voir !

Enfin, toujours à proximité de la place de l’hôtel de ville, le canal de la Robine. Flâné aux bords de ses rives est vraiment plaisant ; des bateaux électriques peuvent se louer pour voir la ville sous un autre angle mais c’est là aussi qu’à partir de mi-juin … Snif …

C’est vraiment le quartier vivant de la ville : on a l’impression que c’est le lieu où les narbonnais se mélangent aux touristes.

D’autres choses peuvent être visités comme le musée de l’Horreum (non non, il ne s’agit pas de musée de l’horreur mais en latin, horreum veut dire grenier) : il s’agit d’un gigantesque entrepôt souterrain romain où il reste encore de nombreuses galeries de ce labyrinthe non visitées à ce jour ! (c’est un des 4 musées de la ville)

Mais aussi la collégiale St Paul ou encore l’ancienne église Notre Dame de la Mourguié, deux édifices datant du XIIIème siècle.

L’anecdote inutile de Narbonne (sauf pour les fans) est d’apprendre que l’on peut visiter la maison natale de Charles Trenet pour la modique somme de … 5,20 € ! L’escroquerie a un nom !

carte narbonne regionVoilà pour la ville de Narbonne où franchement, le cadre de vie est très sympa, tout en étant seulement à 10-15 km de la plage. ^__^ (Gruissan, Narbonne plage et St Pierre la Mer)
Le mauvais côté reste la circulation routière : en été, ça doit être le pétage de plomb !

A voir de loin, très loin mais alors très très loin la colline des Hauts de Narbonne ou le mauvais goût du plan d’occupation des sols…

Après ce petit bain de foule, on retourne sur Port la Nouvelle, histoire de se dégourdir les pattes dans l’eau transparente. Petite ballade improvisée très rafraîchissante (on a vu des gens se baigner malgré la petite tramontane) sauf pour les petits crabes qui se planquent dans le sable dès qu’ils voient nos petons s’approchaient : Serait-ce l’odeur ?

Fin de journée : et si on allait faire un tour du côté de Leucate ? A la « frontière » du département des Pyrénées Orientales, à 30 km au sud de notre villégiature, une presqu’île entre l’immense étang de Leucate (ou de Salses) et la mer où nous découvrons, pauvres touristes que nous sommes, que Leucate est éparpillé en 4 parties bien distinctes !

¤¤ Port Leucate : C’est la partie chic de la ville. Une marina, de beaux yachts, la plage, de grandes avenues très propres, très chics… On est dans un autre monde, royaume des vacanciers beaucoup plus huppés qu’à Port la Nouvelle…
C’est l’extrémité de Leucate, de l’autre côté de la presqu’île, relié par un pont qui enjambe le chenal liant l’étang à la Méditerranée.

¤¤ Grau Leucate : En revenant sur nos pas, en enjambant de nouveau le pont qui relie l’étant à la mer. C’est un village bien à part car il s’agit d’un village de … naturistes ! ^__^ Bien sûr, on n’a pas eu l’occasion de visiter … lol

¤¤ Leucate Plage : Beaucoup plus calme que Port Leucate, sûrement moins réputés. Rien d’exceptionnel si ce n’est la falaise qui surplombe : le Cap Leucate. On y accède par une petite route à la sortie du village. Au sommet, une superbe vue sur les plages de Port la Nouvelle, de Leucate, du Port Barcarès mais aussi sur les étangs environnants.
Le décor est vraiment différent de ce qu’on a pu voir jusque là, beaucoup plus « naturel ». Au sommet, un sémaphore, un phare et surtout un grand plateau où l’on peut se promener tranquillement, en croisant quelques rares vététistes et autres coureurs bien courageux.
Cap Leucate est l’une des 3 seules falaises de la côte languedocienne et de loin la plus sauvage.

¤¤ Leucate village : Des 4 Leucate, de loin le plus calme et lieu de vie des résidents permanents. En mai, la fête avec bandas et autres spectacles se fait dans la rue mais, aux dires de notre logeuse, c’est devenu très commercial.

Et voilà comment se termine notre deuxième journée dans l’Aude…

 


 

Les châteaux cathares – Les Corbières centrales


¤¤¤ 3ème jour ¤¤¤

Aujourd’hui, Météo France nous annonce une journée sans soleil … Pas de soucis : on va partir dans les terres visiter l’arrière pays et ses châteaux cathares ! ^__^

Pour cela, direction Rivesaltes, au nord de Perpignan dans les Pyrénées Orientales. Direction St Paul en Fenouillet, dans la vallée de l’Agly, à 40 km à l’est de la préfecture catalane. Déjà, le paysage change de nouveau : l’impression d’aridité se confirme lorsqu’on regarde les montagnes où seuls quelques arbustes ont réussi à s’accrocher, résistants aux rafales de vent, donnant une impression mouchetée aux pentes…

Là, nous empruntons une petite route bien mignonne qui serpente en direction des montagnes voisines vers Cubières sur Sinoble,.

Première halte : l’ermitage St Antoine de Galamus, datant du VIème siècle. Il faut vous garer sur un parking-belvédère à gauche de la route, situé avant un tunnel. Déjà, la vue est agréable avec d’un côté la large vallée de l’Agly et de l’autre les gorges de Galamus où l’Agly se faufile dans un étroit défilé.

Juste au-dessus de ce défilé, suspendu au-dessus du gazouillis de l’eau, une étrange petite bâtisse creusé à même la roche : l’ermitage de St Antoine de Galamus. Déjà, à ce moment là, on reste un peu hébété en imaginant la vie du gus …
Il faut emprunter un petit sentier pour rejoindre ce nid d’aigle (10 minutes à peine).
On entre alors dans un bâtiment où on sent de suite la fraîcheur. Une cavité fait office de chapelle : c’est tout simplement incroyable ! Mais ça ne s’arrête pas là !
On passe par une petite cour avec un petit bâtiment où logeaient les ermites (on apprend que deux mouvements religieux catholiques se sont bouffés le nez au sein même de l’ermitage : décidément, la nature humaine …) et il faut encore continuer à monter les escaliers pour accéder à un tunnel creusé dans la roche, long d’environ 15-20 mètres qui permet de rejoindre la route au-dessus des gorges …
Franchement, c’est bluffant et on se dit qu’il avait vraiment la foi les garçons ! A l’époque, il fallait vraiment connaître son existence car il était bien caché.

On refait chemin inverse et reprenons la voiture pour nous engager sur une route de montagne, sinueuse et étroite : Presque impossible de croiser un autre véhicule : la route longe la roche, à l’instar de l’arrière pays niçois ou encore des routes de la montagne corse. Heureusement que nous sommes fin avril : là encore, l’été, avec le flot de touristes, ça ne doit pas être une partie de plaisir de rouler à l’aveuglette à chaque virage !

Même s’il est interdit de stationner, le trafic routier très faible de cette période nous permet d’enfreindre le code de la route. On se rend mieux compte alors de la beauté des gorges de Galamus : l’eau couleur émeraude de l’Agly forme des cluses, de belles marmites de géant où se baigner doit être un délice l’été.
On en profite pour trouver un coin et pique niquer tranquillement en compagnie des poissons qui profitent de nos largesses culinaires… lol

Rassasiés, nous fonçons vers le château de Peyrepertuse, la plus connue des bâtisses cathares, à peine 20 km plus loin. On le voit de loin car il est perché sur un pic rocheux, se confondant facilement avec la montagne. La montée finale est terrible pour la température du moteur …
Ce château est sur une crête à plus de 800 mètres de hauteur, surveillant le village de Duilhac sous Peyrepertuse (5 € l’entrée).
Il a été conçu en XIème siècle par les comtes catalans en guerre contre l’autorité de Carcassonne.
Déjà, avant de visiter, autant vous dire qu’il vous faudra de bonne chaussure de marche car les escaliers, les sentiers caillouteux sont légions. De plus, le château s’étend sur 2,5 km et on ne cesse de grimper.

En fait, il existe deux parties à ce vieux château cathare en ruine : la première fortification ou partie basse fait le tour du pic rocheux. On peut y visiter divers bâtiments ouverts à tout vent. Les points de vue sont chouettes. On a l’impression d’être dans un parc.
Plus haut, une deuxième fortification plus récente, édifiée sous St Louis au XIIIème siècle, domine l’ensemble ; dans la dernière pièce à visiter, la chapelle St Jordi, on a le plus panorama du site.

Il s’agit en fait d’une belle randonnée avec de beaux points de vue.

L’idéal, c’est de poursuivre l’aventure jusqu’à la prochaine forteresse cathare : Quéribus qui se situe 11 km plus loin et que l’on voit de Peyrepertuse.
Mais bon, à 5 € l’entrée, ça commence à faire à notre goût et on décide simplement de s’en approcher ; après tout, les ruines se ressemblent non ?
Pour l’histoire, Quéribus pointe à 730 m de haut sur un piton rocheux. Il est beaucoup moins imposant que Peyrepertuse mais tout aussi vieux. Le vieux donjon est la silhouette symbole de cette forteresse.

Avant d’accéder au château de Quéribus, on traverse le village de Cucugnan de Quéribus. Quel charme ! Ce tout petit village de 100 habitants est construit sur une petite colline avec au sommet un moulin très bien restauré. Les ruelles sont étroites, les maisons magnifiques, aux couleurs chaudes, quelques artisans … Un vrai coup de cœur !

Ce village est connu pour ceux qui ont lu « les lettres de mon moulin » d’Alphonse Daudet. Ce dernier parle de l’Abbé Martin, curé du village de Cucugnan, qui adore sa paroisse et ses paroissiens.

En parlant de paroisse, n’oubliez pas de faire un tour dans l’église du village, au pied du moulin. Vous verrez, protégée sous verre, une statue de la vierge enceinte ! Chose rarissime, qui a amené bien des déboires à cette œuvre, entre le fait qu’elle soit considérée outrageante par certains hommes de foi et qu’elle ait été volée et retrouvée par hasard à Lille il y a quelques années …

Cucugnan vaut la peine de se poser 5 mn.

Mine de rien, notre ballade entre Pyrénées Orientales et Aude a pris du temps : il est l’heure de rentrer et plutôt que de revenir sur la banlieue de Perpignan, on traverse une bonne partie des Corbières (la partie centrale), région viticole réputée.

Nous prenons la direction de Tuchan, connu surtout pour être à proximité du château d’Aguilar, encore une forteresse cathare du XIIIème siècle (entrée 2,30 € et que l’on peut visiter … en juillet et août …)

Nous traversons d’autres villages : Villeneuve, Durban, Portel pour enfin retrouver Sigean puis Port la Nouvelle… On sent que la terre est sèche, les cours d’eau taris … Et des vignes à perte de vue dans ce paysage très vallonné, agréable à traverser.

Et voilà comment se termine notre 3ème journée de vacances avec, avouons-le, le sentiment d’avoir passé une bonne journée, des images plein la tête et la voiture pleine de kilomètres !


 

Carcassonne – l’Abbaye de Frontfroide


 

¤¤¤ 4ème jour ¤¤¤

Nous voici le 1er mai … Mince ! Trop bête ! C’est un jour férié ! Dans notre trip, on avait oublié que jeudi était férié …

Et nous qui avons prévu d’aller à Carcassonne ! Pas de têtes !
Allez, même pas grave : nous voici partis pour cette cité réputée de l’Aude avec ses 3 km de murailles et ses 52 tours.

panorama cite de carcassonne vue de grazaillesNous contournons Narbonne (et son joli panneau en lettres géantes au-dessus de la ville « Narbonne porte du sud » façon Hollywood), direction Lézignan, bourgade de 8 500 habitants, réputée pour son équipe de jeu à XIII.

Enfin, Carcassonne se présente à nous (80 km depuis Port la Nouvelle). Quant on arrive de Narbonne, la cité est tout de suite à gauche en entrant et elle est classée patrimoine de l’UNESCO.

Grâce à l’excellent guide du routard, nous savons par avance que pour éviter de payer notre stationnement, il nous faut faire le tour et aller à proximité de la porte d’Aude (et pas celle de Narbonne qui accueille tous les parkings payants).

Petite légende tirée de notre indispensable guide : une princesse du nom de Dame Carcas (d’où le nom de la ville) vivait dans la cité ; Charlemagne assiégeait cette dernière…
La population de la cité était affamée et n’avait plus qu’un cochon et une ration de blé. Dame Carcas aurait fait preuve d’une ruse en gavant le cochon et en le laissant se pavaner devant les armées ennemies afin de les décourager en le faisant croire qu’ils avaient des vivres pour encore un bout de temps …
Et le stratagème fonctionna : Charlemagne leva le siège…

Mais revenons à la dure réalité : déjà, nous sentons la différence : autant nous étions tranquilles les 3 premiers jours de nos vacances, autant là, des hordes de touristes français, allemands mais surtout italiens et espagnols sont bel et bien là ! Il faut dire que le temps s’y prête et puis c’est le 1er jour d’un long week-end…

Tout commence à la porte Narbonnaise, immense entrée sur la cité flanquée de deux énormes tours de 30 mètres de haut que l’on franchit par un pont-levis. La mise en bouche démarre fort !

Ainsi, on passe les 1ers remparts pour accéder à la cité même par une deuxième série de remparts tout aussi impressionnants. On emprunte dès lors la rue Cros-Mayrevieille où notre flot de touristes en majorité étrangers grouille dans cette ruelle étroite… Difficile d’admirer les jolies façades des maisons …

On arrive sur une petite place bondée de terrasses de café et où démarre la visite du château comtal (7,50 € l’entrée) … Et qui est fermé le 1er mai … Logique même… (Remarquez, beaucoup de touristes se sont cassés les dents sur les grilles…).
Donc, je ne peux rien vous dire sur ce bâtiment…

Nous décidons alors d’aller faire un tour à la Basilique St Nazaire. A l’origine, on trouvait là au VIème siècle une église primitive érigée du temps des Wisigoths (ça nous rajeunit pas !). Dans ce bâtiment religieux, les vitraux sont superbes notamment une magnifique rosace (les plus beaux du midi paraît-il).

Nous poursuivons notre marche pour faire le tour de la cité en passant par la place Marcou. C’est l’heure de passer à table et cette place est occupée par les terrasses des nombreux restaurants. Quel bruit de fond !
Nous nous hâtons et décidons très vite, après avoir fait le tour des ruelles, de faire le tour des remparts par les Lices histoire de s’aérer un peu et de sortir de ce brouhaha: il s’agit d’un gigantesque chemin de ronde qui ressemble à un terrain vague entre les deux séries de remparts de la cité.

Très bonne idée car c’est de là qu’on a un bel aperçu de la cité. Sur certains murs, on aperçoit différentes couches de pierres de construction, allant du 1er siècle après JC au XIVème siècle pour la plus récente.

La ballade est beaucoup plus agréable qu’à l’intérieur puisqu’on peut prendre son temps et la vue est superbe sur la ville basse de Carcassonne.

Nous sortons par la porte d’Aude pour finir notre visite. Purée, l’été, là encore, il doit falloir s’armer de patience ! Nous avons été très surpris de voir plein de magasins à touristes mais surtout des maisons hantées comme dans les fêtes foraines ! ! ! C’est comme partout très commercial…

Nous décidons d’aller faire un p’tit tour dans la ville basse de Carcassonne, appelée également la bastide St Louis, préfecture de l’Aude (46 200 habitants et donc un peu moins peuplée que Narbonne).
On passe la rivière du même nom que le département par le « pont vieux » construit au XIVème siècle ; on y a la plus belle vue sur la cité. Ce passage est franchement agréable.

Ensuite, il faut penser que nous sommes le 1er mai et la ville est déserte. La place Carnot, sensée être l’âme de la ville basse est déserte et on trouve même une population peu recommandable … On ne traîne pas trop car ça sent les embrouilles à chaque coin de rue ! On file même à la voiture car franchement, sans parler de l’ambiance, il n’y a rien à voir dans la ville basse : les rues sont sans charmes, c’est une mauvaise surprise ! On dirait que tout ce qui pouvait être beau a été installé à la cité au détriment de la ville en elle-même…

Comme on a déjà fait pas mal de route la veille et que l’essence n’est pas du tout cher en ce moment (Grrrrrr ! ! !), nous décidons de rentrer en faisant une halte à l’abbaye de Frontfroide située à proximité de Narbonne (18 km au sud-ouest).

abbaye fontfroide aude

On arrive en fin d’après midi sur le site, un peu fatigué par tous ces kilomètres parcourus depuis 2 jours. Les visites se terminent à 17h30 mais là encore, un car d’italien (j’ai rien contre eux, je vous assure !) est sur le parking. Nous voyons nos amis transalpins quinquagénaires qui assiègent les toilettes à l’entrée de l’abbaye … Tout cela, dans un silence propre aux peuples latins …

Sans réelle envie de visiter, on regarde quand même le tarif : 9 € par personne ! ! ! Fichtre ! ! ! ça intérêt d’être beau parce qu’à ce prix …
Pas de visite, juste une petite promenade sur le massif jouxtant l’abbaye. Le sentier grimpe dans les cailloux, permettant de mieux voir les bâtisses du XIème siècle, dans une végétation importante et variée.
On peut même accéder au Roc de Frontfroide qui culmine à 287 m au-dessus de l’abbaye. Pour cela, vaut mieux avoir des chaussures adaptées. ^__^

Et voilà que notre 4ème journée de vacances se termine. Nous rentrons assez fatigués de notre journée entre Fontfroide et Carcassonne.


 

Port la Nouvelle


¤¤¤ Le 5ème jour ¤¤¤

Après tous ces kilomètres en voiture et à pied en deux jours, et aussi parce que le lendemain nous repartons dans notre chère patrie le Puy de Dôme, nous avons décidé de nous économiser.

Donc, au programme : balade dans Port la Nouvelle, à l’île Sainte Lucie et enfin, on va goûter de nouveau aux joies de la plage.

Il y avait d’autres possibilités comme la réserve africaine de Sigean (à 15 km et pour la modique somme de 22 €) ; ou encore le massif de la Clape au-dessus de Gruissan pour une rando sympa ; le domaine de Jugnes et le squelette d’une baleine échoué en 1989 sur la plage de Port la Nouvelle ; ou plus loin le canal du midi du côté de Lézignan, Le Somail ; ou encore plus loin la haute vallée de l’Aude au sud-ouest, le Minervois au nord nord-ouest du département…

Nous avons choisi de flâner dans les rues de Port la Nouvelle, désertes avec ses nombreux volets fermés car, comme toute station balnéaire, il y a beaucoup de locations estivales. Non vraiment, Port la Nouvelle ne ressemble pas vraiment à l’idée des stations balnéaires que l’on peut se faire à l’image de Gruissan, Port Leucate ou encore Narbonne plage.

Dans la foulée, nous avons rejoint le canal de la Robine (qui se jette dans le chenal du port de la ville et qui démarre vers Cuxac à 10 km au nord ouest de Narbonne). On passe l’écluse, on pénètre donc sur cette île Sainte Lucie qui s’appelait autrefois Cauquène et qui était habitée déjà durant l’antiquité.
La promenade idéale se fait à vélo pour les plus pressés, à pied pour une bonne digestion. Il existe deux circuits en forme de boucle de 3 et 7 km ; faute de temps, nous avons fait la plus courte avec regret car la ballade est agréable, à l’ombre des pins, à regarder la végétation (300 plantes et fleurs rares), le panorama sur le canal et sur le salin de Ste Lucie, parallèle à la mer. Tout au bout, vous atteignez le roc St Martin qui permet d’avoir une vue sur l’ensemble de l’étang de Bages-Sigean et aussi Gruissan.
Puis, direction la plage. Il fait beau, un tout petit peu de vent vient nous chatouiller mais on se pose sur le sable fin… On regarde les enfants jouaient dans le sable alors que d’autres se baignent. Il y a déjà plus de monde que lors de notre dernier passage de mardi.

Une journée beaucoup plus calme mais non moins agréable.

Le départ et un détour par l’Hérault

¤¤¤ Le 6ème jour :  ¤¤¤

Nous avons fixé notre départ à 9h. On serait bien resté un peu plus longtemps car la région est hospitalière ^__^

Direction Béziers et notamment le site des 9 écluses au lieu dit Fonsérannes (ouest de la ville). On a de la chance : 4 bateaux se lancent dans le passage et franchissent au fur et à mesure les écluses longues de 312 m pour un dénivelé de 25 m sur le canal du midi : un véritable escalier d’eau ! Ça mérite le détour ! C’est l’œuvre du biterrois Pierre-Paul de Riquet.

Nous montons sur Béziers pour passer rapidement dans les rues de la vieille ville : le cadre est vraiment charmant avec de petites ruelles piétonnes, de l’animation, de belles bâtisses…

Puis, nous roulons en direction du Cap d’Agde uniquement pour voir la plage de sable noir au pied d’une des trois falaises du Languedoc. Cette couleur est due au fait qu’il s’agit d’une région volcanique, dans le prolongement du Massif Central.

Puis, sans perdre de temps, on file à Marseillan Plage pour que Bouclette revoie sa deuxième maison comme elle dit. Elle y a passé de nombreux étés et j’avoue que je suis conquis quand je découvre cette charmante petite station balnéaire, très familiale mais aussi conviviale et animée alors que nous ne sommes que début mai.

On se mange une bonne paëlla maison, une macaronade à la sétoise et bien sûr, une bonne glace car il fait très chaud et déjà, on peut voir des baigneurs dans l’eau transparente façon piscine. L’eau doit être à 17°C, ce qui dérange ni l’un, ni l’autre ! Un peu de lézardage et puis c’est la baignade ! Quel pied ! Un vrai régal !

On a du mal à quitter les lieux pour filer à Sète, dernier lieu que nous avions choisi de visiter. Nous sommes allés uniquement au Mont St Clair, au beau milieu de cette ville de 40 000 habitants, patrie de Georges Brassens, et qui culmine à 182 m. Le mont offre un panorama sur la ville et aussi les alentours (l’étang, la mer, La Grande Motte, le littoral jusqu’au Cap d’Agde). Il s’agit de la 3ème et dernière « falaise » des plages languedociennes…

Pas le temps là encore de profiter des attractions de la ville : il est l’heure de remonter sur l’Auvergne… Snif …

Et voilà, j’espère que vous aurez un peu ressenti du dépaysement à la lecture de cet avis. Personnellement, je trouve le coin superbe avec des vestiges et beaucoup d’histoire qui correspond à merveille à cette région de caractère.

L’idée générale de cet avis est également de vous donner une idée de vacances si le cœur vous en dit…

Pour finir, je vous invite à surfer sur certains sites web pour parfaire votre séjour :

¤¤  Site officiel du tourisme en Languedoc Roussillon – agendas très fournis

¤¤  Visiter le Languedoc (il va à l’essentiel, on se perd pas)

¤¤ Guides du Midi (photos magnifiques !)

¤¤  Trouver une location dans l’Aude



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