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Visiter Kiev en novembre avec Viktor ; à la découverte de l’Ukraine autrement

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Chers Lecteurs, Chère Chloé,

Figurez-vous que j’étais en Ukraine, à Lviv plus exactement. C’est une expérience que je ne suis pas prête d’oublier, j’ai été par exemple très mal à l’aise à l’idée d’être millionnaire, et donc potentiellement toute-puissante avec seulement 500 Euros en poche. Un repas complet dans un bon restaurant vaut 4 Euros en ville. J’ai définitivement compris que j’étais pas faite pour devenir riche 🙂


Victor, comment une personne vous fait dépasser vos a priori


Il y a tellement de choses à raconter ! C’est un autre monde, vraiment différent, émouvant et attachant. Dont la culture a été confisquée par les Polonais, puis les Allemands et les Soviets, mais qui est en train de renaître à lui-même.

Mais au-delà du succès commercial de ce voyage, et notre fierté de travailler avec une des meilleures sociétés du pays, c’est une formidable aventure humaine qui commence. Une histoire de fous, comme toutes les belles histoire, juste comme je les aime. Rose-Marie, je pense que vous allez aimer aussi.

Hier, nous avons décidé, mon gentil patron et moi, de nous offrir une visite guidée de la ville avant notre départ. La réception de l’hôtel Dnister nous recommandé Victor. Il est venu nous chercher à 10h00, pour une visite d’une heure et demie. On est finalement restés ensemble jusqu’à 15h00, moment du check-in à l’aéroport, et on a échangé beaucoup plus que des informations historiques sur la cité, bien qu’il y en ait eu énormément, Victor étant vraiment très cultivé, expliquant les choses, les façades et les célébrités locales avec force détails.

Il nous a étonnés, lorsque face à un café bien chaud, il nous a expliqué qu’il était ingénieur en électronique. Aucun investisseur n’a voulu reprendre l’affaire dans laquelle il travaillait lorsque l’URSS s’est fracturée. En 1991 il s’est retrouvé au chômage, et pourrait probablement écrire une encyclopédie sur l’art du Système D tant il semble le maîtriser à merveille depuis qu’il a été charpentier, traducteur, guide touristique, spécialisé dans les recherches généalogiques. Victor est intelligent, flexible, volontaire, ingénieur trop tôt retraité dont les connaissances nécessiteraient un sacré coup de poussière si il travaillait pour nous…

Mais oui ! Et si il travaillait pour nous à partir de l’Ukraine? Si on l’embauchait comme agent? Les 5 heures que nous venions de passer avec lui ne valaient-elles pas un excellent entretien d’embauche?

Vous savez… je sais pas attendre. Je lui ai proposé sur le champ, avant de nous quitter. Il a pointé ses côtés négatifs, a voulu rester honnête, mais s’est montré enchanté de l’opportunité de faire quelque chose de différent, de stable et de rémunéré. Et en descendant de l’avion, j’ai mis la machine en route de notre côté. On va le faire. Tout ça en moins de 48 heures, à l’improviste. Yaw…

Accessoirement, Victor a de magnifiques yeux bleus saphir.

Kiev en Novembre ; images en demi teintes

Kiev est à l’image de Lviv, en plus grand ou en plus prétentieux. Le parc automobile de la capitale est cependant beaucoup plus récent, on y voit moins de Lada assemblées avec des bouts de ficelles… Bien que les transports en commun ne semblent pas avoir été renouvelés depuis les années septante…

Les gens sont plutôt impolis et méfiants, très peu parlent anglais. Lors de l’arrivée, toute une foule est amassée dans un grand hall d’entrée comme pour assister à un concert: il n’y a que 4 guichets pour contrôler les passeports et comme à Lviv, les policiers ne sont pas pressés. J’ai demandé à sortir fumer une cigarette, et le policier m’a fait comprendre avec ses mains que je devais fumer sur place. Moi, vous savez, je n’y voyais pas spécialement d’inconvénient…

Après avoir attendu une bonne heure et récupéré ma valise qui traînait sur le sol dans un coin, j’ai pris un taxi qui a eu un accident (léger) sur le chemin de l’hôtel. Là encore, trois employées se sont occupés de mon check-in, une a pris mon passeport, l’autre le reçu de la réservation, et la troisième est restée debout à me regarder. Il y avait un soldat dans l’entrée. Au bout d’un bon quart d’heure passé debout accoudée au comptoir, on m’a enfin donné une clef magnétique sans même me dire quel était l’étage ou le numéro de la chambre… Je l’ai prise machinalement, et j’ai fait quelque pas vers l’ascenseur avant de réaliser que je ne savais pas où j’allais… La réceptionniste a gribouillé le numéro de ma chambre sur une petite chemise en papier et j’ai enfin pu faire connaissance avec mes murs.

La chambre était petite mais confortable. Il faisait très chaud et mes tentatives de diminuer le chauffage s’étant révélées infructueuses, j’ai dormi la fenêtre ouverte en dépit du bruit (j’ai le sommeil assez lourd donc ce n’est pas un grand problème). La photo où vous voyez les voitures en contrebas s’engouffrer dans cet énorme carrefour a été prise de la fenêtre de ma chambre.

Il y avait un grand trou bien rond au milieu de chaque drap, on aurait dit que l’hôtel avait racheté les draps de chirurgie d’un hôpital pour les recycler en housse de couette. A moins qu’ils n’aient découpé ce tissus pour en faire des serviettes de table? Mystère et boule de gomme. Mais le petit déjeûner était très bon et copieux, il y avait vraiment de tout au buffet, comme à Lviv.

Les femmes sont belles et très maquillées, on en voit de superbes se promener avec des hommes laids et sales. Les dépliants distribués par l’hôtel proposent les services de “Beautiful ladies, friendly guides to take you out” ou des “professionnal massages” entre deux indications touristiques.

Viktor m’a promenée jusqu’à la maison aux Chimères: j’en avais déjà entendu parler comme d’une véritable curiosité, tout en béton et décorée d’animaux exotiques. J’aurais bien aimé visiter le musée consacré à Boulgakhov (un de mes écrivains préférés) mais le temps nous a malheureusement manqué. On a fait le tour du centre-ville en quelques heures au pas de course, j’ai pris presque toutes les photos le même jour et dans un temps très limité, car la nuit tombe déjà à 16h00… Il aurait fallu aussi pouvoir visiter le cimetière, faire une promenade le long de la Dniepr, faire un tour dans la vieille ville mais ça sera pour une autre fois…



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