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Voyage en Chine ou les tribulations de trois faguoren : Xi’An (2)

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xian1xian2Aéroport provincial. Dans les toilettes hommes, au dessus de chaque urinoir, un tableautin coquin…  Un Chinois m’offre du raisin, je lui offre à mon tour un de mes abricots achetés la veille. Vol sans histoire dans un avion qui n’est pas plein. Arrivée à Xi An, nous avisons la délicieuse employée de l’office du tourisme pour qu’elle nous traduise en chinois l’adresse de l’Ibis où nous avons réservé nos chambres.

Elle nous conseille vivement le bus (25 yuans par personne) pour nous rendre au centre ville plutôt que le taxi (150 à 200 yuans). Après, nous dit elle, vous n’aurez qu’à prendre un taxi pour vous rendre à l’hôtel (10 yuans).

Image Wikimedia

 

Mardi 02/10/2007. Départ pour Xi An.

 

Aéroport provincial.

Dans les toilettes hommes, au dessus de chaque urinoir, un tableautin coquin…

Un Chinois m’offre du raisin, je lui offre à mon tour un de mes abricots achetés la veille.

Vol sans histoire dans un avion qui n’est pas plein.

Arrivée à Xi An, nous avisons la délicieuse employée de l’office du tourisme pour qu’elle nous traduise en chinois l’adresse de l’Ibis où nous avons réservé nos chambres. Elle nous conseille vivement le bus (25 yuans par personne) pour nous rendre au centre ville plutôt que le taxi (150 à 200 yuans). Après, nous dit elle, vous n’aurez qu’à prendre un taxi pour vous rendre à l’hôtel (10 yuans).

Aussitôt dit, aussitôt fait…

Le seul inconvénient dans l’histoire, c’est que les coffres des taxis sont en général assez petits, encombrés qu’ils sont de leur bouteille de gaz. La valise de Jean restera donc exposée au vu et au su de tout le monde jusqu’à notre arrivée à l’hôtel : nous sommes accueillis par la photo du couple Dubrule et Pélisson….A noter que de tous les hôtels de notre périple, ce sera le seul à nous offrir un Internet gratuit et une chaîne de TV française !

Il fait beau et chaud à Xi An.

Les Chinois adorent les enfants !

 

Il est vrai qu’ils en ont peu : un enfant par famille si le premier né est un garçon, deux si l’aînée est une fille (merci pour les filles !). Au-delà de deux, une allocation familiale à l’envers : je veux dire une taxe par enfant en surnuméraire !

Pas de poussettes dans les rues, c’est très rare : les enfants sont portés dans les bras.

Comme partout en Asie, le port de la culotte fendue est la norme : ce qui vaut de voir des fesses bleuies par le froid !

Nous sortons visiter le quartier musulman : un monde fou dans les rues.

Visite de la mosquée et d’une maison ancienne.

La mosquée.La mosquée, deux sages.

Sur les trottoirs et parfaitement visibles, des appareils distributeurs de préservatifs mais aussi de boissons.

Nous dînons chez le spécialiste des raviolis : restaurant à 3 étages et dont le prix des plats varie en fonction de l’étage et donc du confort qu’il procure ! Le troisième étage est le plus cher, il faut dire que c’est là que se situent les salons particuliers et que les tables sont munies de nappes…Addition élevée, mais bon repas : 100 yuans par personne.

un vélo taxi.

le ramassage des ordures.Un tambour.tour du Tambour.

Retour à notre hôtel par des rues illuminées comme à Broadway ! Ecran plasma grande taille, contour des immeubles travaillés aux tubes néons, publicités lumineuses…Bref, quelque chose qui ressemble à un gaspillage énergétique à grande échelle !

Mercredi 03/102007. Xi An.

 

C’est la journée de l’armée enterrée.

Mais pour y arriver…il faut le vouloir !

Le bus public (le 306) se prend place de la gare : il y a là une foule immense de Chinois qui, curieusement, ont eu la même idée que nous…

Heureusement, les bus se succèdent à la queue leu leu, si bien que l’attente ne sera pas hors norme, 20 minutes seulement.

Notre bus est un bus à impériale, pourri (vitres étoilées, sièges rafistolés) mais sympa.

Je suis assis à côté de deux jeunes filles avec qui je vais pouvoir discuter un peu car elles font des études d’anglais en faculté.

Arrivés sur le site, nous nous égarons un peu : il faut dire que les Chinois transforment tous leurs sites touristiques en parc Disneyland avec d’innombrables boutiques.

jeune, et déjà au travail !

Il y a toujours un site marchand avant de pouvoir accéder au site historique !

La visite du premier pavillon se fait dans une cohue invraisemblable, après il y a moins de monde, ou alors on s’habitue !

Les Chinois et la photo !

 

Pas de monument sans Chinois planté devant en train d’être photographié par un ami, un parent ou un tiers, avec les doigts de la main droite en “V”, ce qui est un signe de bonheur et de joie…Et ça défile ! C’est pourquoi, toute photo d’une pièce remarquable, sans Chinois posant dessus ou à côté, est un exploit photographique…

A tel point qu’on se demande s’ils viennent visiter un site ou se faire photographier devant le site.

J’ai même vu un local muni d’un trépied : il dispose son appareil sur le trépied, met le retardateur et se prend ainsi en image devant la fontaine ou la statue !

Par ailleurs sur tous les sites d’importance, on peut, sous réserve de payer, se déguiser en empereur de l’Empire du Milieu et poser sur un trône de carton pâte ou carrément monter dans un char reconstitution d’époque…

L' armée.

L'armée.L'armée.L'armée.

A la sortie du site, Marie achète, après négociations acharnées, des figurines pour 1 dollar, Jean aura les mêmes pour 5 yuans, un peu plus loin…

Nous déjeunons dans un restaurant dont la clientèle est exclusivement chinoise.

Nous nous faisons expliquer les prix, mais au moment de payer, surprise, nous en avons pour 150 yuans ce qui est manifestement beaucoup trop ! Marie va monter au créneau car nous soupçonnons assez vite que le mal vient de la bouteille d’eau facturée 50 yuans alors qu’elle ne coûte que 2 (d’après nos voisins de table !).

Bref, Marie va l’emporter et la serveuse nous rendre 48 yuans, non, mais !

Retour à la ville en bus mais il va y avoir un arrêt de 20 minutes devant un passage à niveau fermé…Les trains Chinois de marchandises sont d’une longueur !

Comme nous allons un jour ou l’autre avoir à prendre le train, nous profitons de notre retour sur le parking de la gare pour voir comment les choses se passent : en fait on ne peut pas pénétrer dans la gare sans billet : ceux-ci s’achètent donc à des guichets à l’extérieur du bâtiment. Et les bagages sont systématiquement contrôlés comme dans un aéroport.

Nous rentrons en tuk tuk, mais notre conducteur ne sait pas trop où se situe notre hôtel (c’est pourtant simple, c’est toujours tout droit…). Il est vrai qu’il souffre aussi d’un défaut de vision, mais les lunettes sont chères…

Dîner dans une excellente auberge dans le quartier musulman : d’ailleurs, il y a la queue bien au-delà du trottoir !

Nous sommes en rang par deux, mais notre tour viendra vite, on nous invite à monter au deuxième (le rez-de-chaussée n’existe pas, on est tout de suite au premier).

Une jeune femme, qui est juste à la table à côté de la nôtre, se propose de nous aider.

Curieusement, notre table est recouverte de 7 à 8 nappes de plastique transparent : tout compte fait, cela n’est pas si bête, car une fois desservie, il suffit de prendre la nappe par les 4 coins et de la jeter ! Rien à nettoyer et la table est prête pour les convives suivants !

Retour à notre hôtel après une balade dans les ruelles avoisinant le restaurant : nous découvrons des SDF abrités par de vagues porches.

Jeudi 04/10/2007. Xi An.

 

Visite du musée d’histoire du Shaanxi. Beaucoup de monde, mais il suffit de se mettre dans la file…

Le musée.

Le musée.Le musée.Le musée.

Le musée.Le musée.Le musée.

Taxi pour aller à la grande Pagode de l’Oie Sauvage.

Pagode de l'oie sauvage.

Pagode de l'oie sauvage.

A la sortie, féerie” de eaux avec grande cascade, jets d’eaux multiples avec musique diffusée par des blocs de hauts parleurs.Ciel !

Enormement de monde.

Un portrait.

Et comme partout, les marchands du temple sont installés autour de la pagode.

Je fais une photo d’un couple pas tout jeune, nous arrivons à nous comprendre suffisamment pour qu’ils me mettent leur adresse sur un bout de papier : je leur enverrai la photo, une fois à Paris. Elle veut absolument me donner de l’argent !

Puis visite du temple des Huit Immortels (culte taoïste): personne, havre de paix et de silence.

Dans l’un des pavillons, nous arrivons à un moment de l’office : 5 à 6 officiants et un petit orchestre dont une violoncelliste exécutent un air quelque peu rengaine….

Vendredi 05/10/2007. Xi An.

 

Tôt ce matin, tour des remparts à pied : il s’agit de voir la gymnastique matinale des Chinois.tôt le matin...

Pour ma part, je fais un tour (rapide parce que ça fait mal !) pieds nus sur un pavement de pierres biseautées…Il parait que c’est très bon pour la plante des pieds !

Puis nous filons au musée de la forêt des stèles.

Deux salles sont vraiment intéressantes : celle où l’on voit comment on confectionne des estampes à partir des pierres gravées et celle qui regroupe des monuments funéraires.

la forêt des stéles.

La forêt des stèles.la forêt des stèles.

Dernière visite prévue : celle des tombes impériales Qian Ling.

En principe, c’est la ligne 2 de bus qui nous y emmène.

Place de la gare, un galonné nous pilote à travers les bus et nous fait monter dans un bus 2. Mais, hélas, ce bus ne va pas aux tombes mais à la pagode de Famen : c’est ce dont nous nous apercevons au moment de payer.

Donc, nous en descendons et montons dans le bon bus. Mais au bout d’une vingtaine de minutes, on vient nous chercher et on nous explique que ce bus ne part pas…

Bref, nouvelle descente de bus…et nouveau bus, qui lui, nous déposera effectivement aux tombes Qian.

La route est assez banale, je veux dire que les paysages sont sans grand intérêt. A noter que les fruits des arbres, comme les pommiers, sont chacun emballé d’un étui en plastique, probablement pour éviter la pollution atmosphérique et les attaques des nuisibles.

Vu deux cimetières, anciens et peu entretenus (les Chinois pratiquent la crémation : nous sommes nombreux vous savez !).

Visite du site.

Le site...

la poste sur le site !il y a même des autruches !le site.

le tombeau du Prince.Puis nous sollicitons un transporteur (un faux taxi, en fait) pour aller au tombeau du prince Zhanghuai.

Il est tout content, car il va gagner quelque chose comme 50 yuans…Il nous ramène sur le site d’origine et nous arrivons à temps pour prendre le dernier bus et nous rentrons à Xi An.

Restaurant dans Xi An : pour la première fois, on nous demande de payer d’avance les plats commandés ! Il ne semble pas que ce soit la même règle pour les locaux…



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