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Carte des sons de Tokyo (Map of the sounds of Tokyo) d’Isabel Coixet

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cartedessonscartedessons1Isabel Coixet est la cinéaste d’un beau film, “Ma vie sans moi”. Depuis, elle ne cesse de décevoir. Les histoires d’Isabel Coixet résultent quasi toujours d’un grand écart, d’un monde qui sépare les personnages. Dans Map of the sounds of Tokyo, deux âmes égarées dans la ville, un marchand de vins toujours meurtris par le suicide de son amie (Sergi Lopez) et une belle poissonnière (Rinko Kikuchi) se rencontrent.

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Dans Map of the sounds of Tokyo, deux âmes égarées dans la ville, un marchand de vins toujours meurtris par le suicide de son amie (Sergi Lopez) et une belle poissonnière (Rinko Kikuchi) se rencontrent. La jeune japonaise est aussi une tueuse à gage engagée par le père de la petite amie suicidée et qui veut faire payer à l’amant de sa fille, la responsabilité de cette mort.

Les deux héros ne se rencontrent donc pas fortuitement mais ils vont apprendre à se connaître un tout petit peu, réunir leurs solitudes, et se réfugier dans une passion sexuelle. Ils s’apprécient et commencent à s’aimer.

Le film recycle tout une gamme de clichés du cinéma moderne, et avec si peu de finesse que s’en est éreintant. La mélancolie très appuyée du film n’émeut pas comme Ma vie sans moi, de la même réalisatrice, le réussissait si bien. Map of the sounds propose un récit très romancé, qui insiste perpétuellement sur la moindre clé narrative. On a comme l’impression de se retrouver dans Lost in Translation, avec le même genre de questionnement sur les différences culturelles, le même genre de relation amoureuse impossible mais sans la finesse et la poésie du traitement fait par Sofia Coppola de son histoire. C’est un peu comme si le mot chuchoté à l’oreille de Bill Murray en conclusion de Lost In translation était crié ici trois fois pour qu’on l’entende bien.

La mise en scène, qui se veut par ailleurs élégante, ne convainc pas non plus. Les séquences sexuelles sont même particulièrement mal filmées et ne nous procurent aucune émotion érotique. Le film correspond à un certain cinéma formaté, une espèce de bluette pas très violente mais  qui fera pleurer dans quelques chaumières. Ce n’est donc pas une expérience de cinéma si désagréable que ça, mais l’on s’interroge sur la pertinence de la sélection de ce film en compétition à Cannes.

Map of the sounds of Tokyo a tout de même une qualité notable. Isabel Coixet offre un rôle intéressant pour la sublime Rinko Kikuchi, que l’on avait déjà vue dans Babel d’Innaritu, et qui ici fascine par sa prestance et sa beauté. Soit un argument assez pauvre et très fortement subjectif de défense du film…

Benoît Thevenin


Carte des sons de Tokyo – Note pour ce film : Réalisé par Isabel Coixet
Avec Sergi Lopez, Rinko Kikuchi, Min Tanaka…
Année de production : 2008

 

 

 

http://laternamagika.wordpress.com/

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