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Cranford d’Elizabeth Gaskell : petites chroniques de la vie quotidienne de ces dames de Cranford

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La bourgade de Cranford est peuplée majoritairement de femmes seules, célibataires ou veuves, peu fortunées pour la plupart. Mais ces dames s’en arrangent, plus soucieuses des convenances que des apparences.

Leur habillement n’est pas assujetti à la mode : comme elles le disent elles-mêmes : “Qui se soucie de ce que nous portons, ici, à Cranford, où tout le monde nous connaît ? ” Et si d’aventure, elles partent en voyage, leur raisonnement est tout aussi solide : “Qui se soucie de ce que nous portons, ici, où personne ne nous connaît ? ” (page 8).

La narratrice est une jeune fille, dont le lecteur sait peu de choses. Mary a quitté Cranford et vit désormais avec son père dans la ville de Drumble, distante de vingt miles, mais elle vient souvent rendre visite aux demoiselles Jenkyns, qui l’accueillent pendant plusieurs mois d’affilée. Et c’est par sa voix que le lecteur suit les multiples péripéties qui agitent ce petit monde au fil du temps : les visites, les nouveaux arrivants, les démêlés de ces dames avec leurs domestiques, et d’autres aventures, burlesques ou plus émouvantes.

Je me suis plongée avec délices dans ces petites chroniques de la vie quotidienne de ces dames de Cranford. L’émotion est souvent là, par exemple lorsque Miss Matty trie ses vieilles lettres et, après une ultime lecture, décide de les détruire par discrétion. J’ai ressenti une grande tendresse pour ces femmes, pleines de manies à la limite du ridicule et soumises aux préjugés et au poids des convenances. Mais il ressort beaucoup de naïveté et de fraîcheur de ce livre, qui constitue certainement une peinture très fidèle d’une certaine société anglaise du milieu du XIXème siècle.
Les avis d’Isil, Cécile, et Chinchilla qui a chroniqué plusieurs autres nouvelles d’Élizabeth Gaskell.
J’ai reçu ce livre de la part de Babélio, dans le cadre de la dernière opération Masse critique.
Merci à Guillaume et aux éditions de L’Herne pour cet envoi.

CranfordElizabeth Gaskell
Éditions de l’Herne (2009)
Traduit de l’anglais par Béatrice Vierne

CranfordElizabeth Gaskell
Éditions de l’Herne (2009)
Traduit de l’anglais par Béatrice Vierne

 



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A propos de l'auteur

La rue de Siam est une des artères principales de ma ville natale, connue grâce au poème de Jacques Prévert, "Barbara". Anciennement Rue de Saint-Pierre, elle a été rebaptisée suite à la visite en France des ambassadeurs du roi de Siam en 1686, en réponse à l'invitation du roi Louis XIV. ____________________________________________________________________________________________________________________ Le blog de la Rue du Siam___________________________________________________________________________________________________________________Contactez Nanou sur sa messagerie

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