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Exposition au musée des Jacobins d’Auch – Gasconha : à la découverte du costume traditionnel gascon au XIX e siècle

Le costume traditionnel gascon s’expose au musée des Jacobins à Auch… Découverte d’un patrimoine artisanal d’exception qui fait la fierté du Gers aujourd’hui encore…

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La Fille du RER d’André Téchiné : un film à thèse au cheminement intellectuel passionnant

Deux ans après Les Témoins, film fondamental qui évoque très brillamment toute l’histoire des années SIDA, de l’émergence du virus à aujourd’hui, André Téchiné nous revient. Le cinéaste s’intéresse avec La Fille du RER à un fait-divers qui défraya la chronique à l’été 2004. Au mois de juillet de cette année-là, une jeune femme prétend être victime d’une agression dans une rame du RER D. L’agression revêt un caractère antisémite bien que la victime ne soit pas de confession juive et suscite une excitation médiatique outrancière, largement instrumentalisée par les responsables politiques de l’époque et, en particulier, le cabinet du président Jacques Chirac.Lire la suite »La Fille du RER d’André Téchiné : un film à thèse au cheminement intellectuel passionnant

Les « Barbares » : le barbare c’est l’homme qui croit à la barbarie

 africainAprès un siècle passé sur cette planète à observer, essayer de comprendre, faire partager sa connaissance, Lévi-Strauss est l’un des pères fondateurs de la pensée structuraliste ; auteur d’une œuvre considérable pour les sciences et pour la compréhension de l’homme.

 

Dans un opuscule, intitulé Race et Histoire , Claude Lévi-Strauss s’est proposé de réfuter l’idée d’une supériorité ou d’une exemplarité de l’histoire occidentale par rapport à celles d’autres cultures. Il s’est attelé, d’abord, à souligner la distinction entre race et culture et observe ainsi, que si les races se comptent par unités, les cultures, elles, se comptent par milliers. Logiquement, on ne peut donc pas dire qu’il existe une culture de l’homme blanc, une culture de l’homme noir, etc.

Certes, il existe bien des différences entre cultures, mais elles peuvent être attribuées à des « circonstances géographiques, historiques et sociologiques, non à des aptitudes distinctes liées à la constitution anatomique ou physiologiques des noirs, des jaunes ou des blancs ». Le problème posé par la confrontation des cultures est-il un obstacle à l’unité du genre humain ? : “Le barbare, c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie.”

A un moment ou “l’identité ” fait recette, je conseille la relecture de ce grand esprit et vous livre une de “ses pages”.

L’attitude la plus ancienne, et qui repose sans doute sur des fondements psychologiques solides puisqu’elle tend à réapparaître chez chacun de nous quand nous sommes placés dans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. »Habitudes de sauvages », « cela n’est pas de chez nous », « on ne devrait pas permettre cela », etc., autant de réactions grossières qui traduisent ce même frisson,cette même répulsion, en présence de manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères.

Il est probable que le mot barbare se réfère étymologiquement à la confusion et à l’inarticulation du chant des oiseaux, opposées à la valeur signifiante du langage humain ; et sauvage, qui veut dire « de la forêt », évoque aussi un genre de vie animale, par opposition à la culture humaine. Dans les deux cas, on refuse d’admettre la fait même de la diversité culturelle ; on préfère rejeter hors culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit.

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