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Le Chat

Ne nous prenons pas trop au sérieux; il n'y aura aucun survivant ! Tous les textes ont été publiés à l'origine sur Le blog cacophonique Et ... Bourguignon : Le Chat

Souvenirs d’un voyage dans la Tartarie et le Thibet suivis de l’Empire Chinois

En  brouette, en chariot, en jonque, à dos de yack, de mulet et de chameau, ou, tout simplement, à pied, Régis Evariste Huc missionnaire lazariste, parcourut , entre 1841 et 1846, la Chine, la Mongolie et le Thibet.. Il a fait de ce voyage une relation tout à fait remarquable. J’en ai extrait les lignes qui suivent. Elles ont été écrites en 1854,  au moment où les nations occidentales s’apprêtaient à mettre en coupe réglée une Chine définitivement vouée à n’être, croyait-on, qu’une puissance de troisième zone.

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Paradis et papillons ou la mesure des progrès du bien-être à travers les jardins et les fleurs

Raccourcis ! … Les trente “glorieuses”, le progrès, la libération de l’homme de certaines contingences matérielles, beaucoup plus de la femme d’ailleurs et  … l’essor des jardins! Une belle “page” de Toni Morrison dans un très grand roman : “Paradis“. Une idée bien racontée : mesurer les progrès d’un certain “bien-être” à l’aune des jardinets et des fleurs. Etonnante réflexion également sur les écosystèmes, avec cette “arrivée” des nouveaux papillons!

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Histoire de Gour : Eau, granit, citrouilles et cotillons dans le Morvan

Morvan Gour

… Photographies d’un week-end en Morvan quand il n’y a pas GOUR !

Samedi soir au coucher du soleil, ce n’était pas gagné : les esprits s’échauffaient  sur la réalité d’un GOUR ou pas GOUR ! Cette histoire de “Gour” enseignée par les anciens permet de prévoir la météo du lendemain et donc les activités sérieusement envisageables. L’interprétation du “signe” était particulièrement délicate samedi.

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Brumes de syncope

C’est une belle plume, un grand journaliste,  un étonnant voyageur que ce Gilles Lapouge. Le Brésil, sujet du livre « Equinoxiales » publié en 1977, me permet de vous confier une « page » qui ne raconte pas le Brésil mais que j’adore. Ces raccourcis “méli-mélo” historiques d’un demi-siècle sans soucis chronologiques, sont d’une concision évocatrice extraordinaire. A relire ce passage, on prend les bonnes mesures de l’évènement. Lire la suite »Brumes de syncope

Brocante Au “bouc qui fume” à Asnois (58)

brocante1Vous décidez un levé tôt pour essayer d’arriver avant les marchands (impossible en fait) sur le vide-greniers que vous fréquentez tous les ans avec des bonheurs inégaux. Patatrac ! Plus du tout ce que c’était ? L’espace jusqu’alors familial et sentant bon la vraie poussière n’est plus de mise : du plastic et pas du meilleur, de l’électronique en panne, du CD piraté, des cassettes douteuses etc. (du avant Hadopi). Même pas le Larousse agricole des années 50, pas plus qu’un vieil outil rouillé … Du plastic !

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Le bourdon et la coquille de Jean-Paul Rousseau : Contes du chemin de St Jacques

randonneurUn recueil de contes et légendes des chemins de Saint-Jacques signé Jean-Paul Rousseau, (Alias chambolle ) collaborateur régulier du blog collectif Le Chat. Grand marcheur devant l’éternel, l’auteur connaît bien les étranges visions qui naissent de la fatique, de l’épuisement, du froid, des pieds endoloris, mais aussi l’ivresse d’un paysage neuf au petit matin que le chemin ensemence à mesure qu’il le traverse. Lire la suite »Le bourdon et la coquille de Jean-Paul Rousseau : Contes du chemin de St Jacques

Chitry le Fort : étape sur la route des vins de Bourgogne

La découverte est progressive si vous arrivez par la petite route de St Cyr les Colons . Les tours de l’église Saint Valérien se démasqueront alors très progressivement, un “streep-tease” architectural en quelque sorte. Saint Valérien est classée Monument Historique; sa nef provient du XII ème et elle fut fortifiée au XIV ème. Le village s’articule de part et d’autre de sa rue colonne vertébrale, à l’image de nombreux villages vignerons par ici.

Saint Brisson ; écomusée historique du parc naturel du Morvan

A l’image de tous les parc naturels, le Parc du Morvan a sa “maison” : Saint Brisson. C’est toujours un  plaisir renouvelé de rendre une petite visite à cet “espace St Brisson”. La région doit cette création à Paul Flandin qui fut président fondateur de la Fédération des Parcs naturels de France : un homme du pays dont la propriété borde la Cure, cette si belle rivière morvandelle, dans la commune de Domecy sur Cure (Yonne-89).

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Les “Barbares” : le barbare c’est l’homme qui croit à la barbarie

 africainAprès un siècle passé sur cette planète à observer, essayer de comprendre, faire partager sa connaissance, Lévi-Strauss est l’un des pères fondateurs de la pensée structuraliste ; auteur d’une œuvre considérable pour les sciences et pour la compréhension de l’homme.

 

Dans un opuscule, intitulé Race et Histoire , Claude Lévi-Strauss s’est proposé de réfuter l’idée d’une supériorité ou d’une exemplarité de l’histoire occidentale par rapport à celles d’autres cultures. Il s’est attelé, d’abord, à souligner la distinction entre race et culture et observe ainsi, que si les races se comptent par unités, les cultures, elles, se comptent par milliers. Logiquement, on ne peut donc pas dire qu’il existe une culture de l’homme blanc, une culture de l’homme noir, etc.

Certes, il existe bien des différences entre cultures, mais elles peuvent être attribuées à des « circonstances géographiques, historiques et sociologiques, non à des aptitudes distinctes liées à la constitution anatomique ou physiologiques des noirs, des jaunes ou des blancs ». Le problème posé par la confrontation des cultures est-il un obstacle à l’unité du genre humain ? : “Le barbare, c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie.”

A un moment ou “l’identité ” fait recette, je conseille la relecture de ce grand esprit et vous livre une de “ses pages”.

L’attitude la plus ancienne, et qui repose sans doute sur des fondements psychologiques solides puisqu’elle tend à réapparaître chez chacun de nous quand nous sommes placés dans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. »Habitudes de sauvages », « cela n’est pas de chez nous », « on ne devrait pas permettre cela », etc., autant de réactions grossières qui traduisent ce même frisson,cette même répulsion, en présence de manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères.

Il est probable que le mot barbare se réfère étymologiquement à la confusion et à l’inarticulation du chant des oiseaux, opposées à la valeur signifiante du langage humain ; et sauvage, qui veut dire « de la forêt », évoque aussi un genre de vie animale, par opposition à la culture humaine. Dans les deux cas, on refuse d’admettre la fait même de la diversité culturelle ; on préfère rejeter hors culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit.

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Peuples premiers : savoirs, démarches scientifiques et ethnologie

“Il faut relativiser le mot de Science en ce qui concerne les Sciences Humaines.” [Judem ]

Certes les sciences humaines se prêtent davantage au charlatanisme que d’autres formes de science … parce que souvent la réflexion s’appuie sur des données de base invérifiables. On fait confiance à ce que nous dit “l’ethnologue voyageur” *** parce qu’on ne va pas sur le terrain vérifier ses assertions (et pour cause!), et que le plus souvent il se forme des “paires” qui se cooptent et s’encensent mutuellement (prenant bien garde de ne pas publier, ou bien de publier dans des cénacles notoirement incompétents, ou complices: passe moi la rhubarbe et je te passe le séné).

 

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