Direction l’Autriche sur les bords du lac Bodensee, dans la petite ville de Bregenz, qui chaque année célèbre l’opéra de la plus belle des manières avec un festival d’opéra à la réputation mondiale.

© Bregenzer Festspiele / Karl Forster
[tab name=’BREGENZ Festival’] Bregenz à l’heure du festival de l’opéra en Autriche

Cela se passe à Bregenz, en Autriche, sur le lac de Constance, un lac que se partagent l’Autriche, l’Allemagne et la Suisse. L’expérience du festival de Bregenz est unique et spectaculaire. La représentation se joue sur une scène flottante. Le spectacle commence alors que le soleil se couche, dans l’atmosphère d’une nuit d’été sur le lac de Constance (Bodensee).

Le festival dure quatre semaines. Cette année la période du festival s’étend du du 17 juillet au 18 août. Plusieurs lieux sont consacrés à la musique: outre la fameuse scène flottante qui accueille les productions les plus spectaculaires, la maison du festival à Bregenz propose des créations nouvelles ou revisite les plus belles pages de l’opéra. C’est toute la ville qui vibre aux rythmes de la culture: concerts, pièces de théâtre, expositions d’art contemporain, tout est fait pour combler les attentes des vacanciers mélomanes.


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Solaris de Detlev Glanert à Bregenz : première mondiale !

 

 

Solaris de Detlev Glanert en ouverture du Festival de Bregenz

Le gratin du Voralberg autrichien s’était donc donné rendez-vous le 21 Juillet 2012 à la Festspielhaus (la maison du festival) de Bregenz pour assister à la création mondiale de l’opéra Solaris de Detlev Glanert, une oeuvre que les organisateurs du célèbre festival d’opéra avaient commandée à l’un des meilleurs compositeurs allemands contemporains.

Si la scène sur le lac a plutôt vocation à populariser l’art de l’opéra et à attirer les masses de vacanciers par des mises en scène nécessairement spectaculaires, ce n’est pas le seul objectif de l’actuel directeur général du festival, David Poutney, qui s’est lancé dans la commande et la coproduction de Solaris, une oeuvre exigeante et à l’abord musical plus difficile, et qui explore en profondeur la thématique du rapport à l’autre, particulièrement dans le domaine amoureux, sur fond de découvertes scientifiques et de voyages intergalactiques.

Présentation de Solaris, opéra de Detlev Glanert

Opéra en deux parties, chanté en allemand.

Musique de Detlev Glanert sur un livret de Reinhard Palm d’après le roman homonyme de Stanislaw Lem. L’Orchestre symphonique de Vienne et le Choeur philarmonique de Prague sont placés sous la direction musicale de Markus Stenz. Mise en scène de Moshe Leiser et Patrice Caurier. Une coproduction du festival d’opéra de Bregenz et de l’opéra comique de Berlin.

Première le 18 Juillet 2011 à 19H30
Durée environ 2 heures ¼

L’argument

L’argument tourne autour des thèmes de la responsabilité, de la culpabilité et de la mémoire.

Que se passerait-il si des forces occultes étaient en mesure de matérialiser toutes nos émotions réprimées et toutes nos pensées? Des forces capables de ressusciter à partir de nos souvenirs des gens qui étaient autrefois proches de nous, des entités qui nous mettent face à face avec notre passé et restent pourtant en permanence hors de notre portée et au-delà de notre capacité d’entendement? Quel en serait le résultat pour nous? C’est exactement la question posée par le célèbre roman de science-fiction que l’auteur polonais Stanislaw Lem a publié en 1961, et que le compositeur allemand Detlev Glanert porte maintenant à l’opéra.

Solaris est l’histoire d’un psychologue, Kelvin, qui est envoyé à une station spatiale en orbite autour de la lointaine planète Solaris sur laquelle se passent d’étranges choses. En arrivant à bord, Kelvin est averti immédiatement des apparitions étranges qui harcèlent sans cesse les membres de l’équipage. Aucun des membres de l’équipage ne semble capable de se débarrasser de ces hôtes indésirables. Et très rapidement le fantasme personnel de Kelvin apparaît sous la forme de son ex-épouse, Harey, qui s’est suicidée à l’âge de dix-neuf, et qui revient hanter sa vie dans la spation spatiale, comme si elle était vivante et bien réelle.

En fait, c’est le gigantesque océan de la planète qui permet à tous ces êtres étranges de se matérialiser, Ils sont la projection des sentiments de culpabilité des membres de l’équipage, qui se manifestent avec constance et indifférence. Hanté par ses souvenirs coupables, le scientifique très rationnel qu’est Kelvin est de plus en plus assailli par des pensées et des sentiments irrationnels. En fin de compte, ce spécialiste qu’on a envoyé sur la station orbitale pour résoudre les problèmes qui semblaient s’y produire devient l’un des membres d’équipage les plus touchés par les visites nocturnes des êtres que l’océan matérialise à partir de leurs mémoires.

Solaris, une interprétation ouverte

Si cet opéra porte à la scène un roman de science-fiction, cela ne le fait pas pour autant entrer dans un genre particulier, et nécessairement récent, qui serait celui des opéras de science-fiction. Les éléments constitutifs du genre sont cependant bien présents: le roman se passe dans le futur, la science permet le voyage et la colonisation intergalactiques, des phénomènes extraterrestres se manifestent, etc. Mais ces éléments ne servent que de faire-valoir à des questionnements qui relèvent de la psychologie des profondeurs et de la philosophie. La station orbitale forme un milieu clos, d’enfermement, dans lequel les forces destructrices qui émanent de la planète Solaris matérialisent l’inconscient des protagonistes au point que les formes-pensées prennent corps au point de constituer des personnages qui semblent réels, avec lesquels les voyageurs stellaires entrent en relation. La station orbitale et le champ magnétique de Solaris exacerbent ce que nous sommes jusqu’à l’hystérie et à la folie suicidaire. La question n’est pas tant celle de la science-fiction, -nos pensées peuvent-elles se matérialiser et devenir des êtres humains avec lesquels nous pouvons interagir?-, mais celle du rapport que nous entretenons à autrui, spécialement dans les relations les plus intimes, amoureuses ou familiales. Sommes-nous capables de relations véritables ou utilisons-nous les autres comme des champs de projection de notre ego? Et ce que nous appelons l’amour est-il autre chose que l’amour projeté de soi sur un autre être? On peut aisément relever des similitudes entre Solaris et le Huis clos de Jean-Paul Sartre: l’enfermement dans un espace défini, l’impossibilité de changer ce que l’on est, du moins pour les formes-pensées qui se matérialisent au point de ressembler à des humains.

Les conditions de l’enfermement et du danger, et l’exacerbation que ces conditions de vie entraînent, l’hystérie dans les rapports humains et la folie, tout cela convient particulièrement bien à l’écriture musicale de Glanert qui s’entend à explorer les possibilités de la voix humaine. Une voix humaine que Glanert place avant toute chose et qu’il explore avec fascination. Glanert tient en haute estime la formation classique du travail sur la voix, il a une idée précise du type de voix qui convient à chacun de ses protagonistes et entend que les chanteurs s’engagent corps et âme dans leur travail. Dans Solaris, les personnages sont hypertendus face aux hallucinations qui les confrontent et les placent dans une position d’impossibilité de communication, et le chant doit exprimer à l’hyperbole une tension dramatique quasi constante. L’orchestration s’attache aussi à rendre de la subtilité des interactions entre l’océan de Solaris et les cerveaux des voyageurs intergalactiques: Glanert utilise un chatoiement de couleurs musicales qui rend perceptible la manipulation des pensées des protagonistes par l’Océan. Glanert a aussi décidé de donner une voix propre à l’océan de Solaris, et cette voix est rendue par le choeur par quarante, constamment en voix off, une voix qui restera énigmatique, la voix d’un océan que les savants à bord du vaisseau spatial finiront par vaincre, mais au prix de la perte de leurs propres repères. La musique de Detlev Glanert rend parfaitement compte de la psychologie profonde d’être déchirés dans leur identité et qui ont perdu leurs marques. Cela rend l’interprétation de l’oeuvre difficile. Par bonheur, la distribution de cette création mondiale a rencontré les exigences du compositeur: le baryton Dietrich Henschel est convaincant dans le rôle principal du psychologue, avec une prestation nuancée dans laquelle le chant suit les pensées et les émotions du personnage, le ténor bouffe de Martin Koch dans le rôle du savant Snaut est remarquable, Marie Arnet, qui tient le rôle de Harey, la jeune femme suicidée de Kelvin, est aussi bonne actrice que chanteuse, avec un rien de tension dans les aigus, peut-être due au stress de la première. La direction d’ochestre, rien moins que le Wiener symphoniker, de Markus Stenz, est magistrale: depuis les pianissimos de l’ouverture, variations minimales sur quatre notes, depuis l’expression sonore du monde intersidéral jusqu’aux grincements et aux explosions de l’hystérie ou de la folie, Stenz rend aisé l’aventure d’une musique d’avant-garde qui, malgré son inscription dans la tradition, d’un Mahler par exemple, reste d’un accès difficile pour la plupart des spectateurs.

La mise en scène et le livret s’abordent difficilement sans références, une connaissance préalable de l’argument s’impose pour le moins. L’opéra s’inscrit par là dans un continuum culturel par rapport au roman. Ceci dit, et ce n’est peut-être pas un mal pour la création d’un nouvel opéra, la mise en scène est linéaire, elle suit le livret à la lettre et les décors sont attendus. Toute l’action se passe dans un vaisseau spatial au design traditionnel: un vaisseau circulaire avec de grands hublots, le décor se modifie par des éléments ajoutés ou retranchés au gré des scènes, les jeux de lumière dramatisent les émotions exprimées. L’action de l’océan qui hallucine les occupants du vaisseau. De fort beaux jeux de vidéo viennent iriser les parois du vaisseau pour signaler l’action de l’océan de Solaris sur les voyageurs de l’espace. La représentation du personnage de la négresse nue est particulièrement réussi: d’énormes prothèses la transforment en une femme aux formes hottentotes qui rappelle aussi les déesses du paléolithique. La dernière scène est des plus poétiques, et sinistre à la fois: Kelvin attire à soi le globe d’une lampe suspendue au plafond et s’entoure le cou du fil électrique, avec lequel il se pend, ou se suspend, l’interprétation reste ouverte, et finit par s’élever au milieu d’étoiles dans une image à la Folon. Il espère sans doute rejoindre sa femme qu’il n’a cessé d’aimer, et que l’océan de Solaris a rematérialisée pour lui. Il n’y a pas d’amour heureux. Kelvin, ce sont ses dernières paroles, reste sans espoir, mais dans l’attente, il ne sait pas, il croit que le temps des miracles cruels n’est pas encore terminé.

 

Pour préparer l’opéra Solaris :

Pour préparer l’opéra, on peut …

-lire Solaris, le roman de science-fiction, écrit en 1961 par Stanislas Lem (Pologne).

-visionner les deux films qu’il a inspirés:

Solaris d’Andrei Tarkovsky, sorti en URSS en 1972
et Solaris de Steven Soderbergh, sorti aux États-Unis en 2002

*

Agenda

Les 18 et 25 juillet à 19H30
Le 22 juillet à 11H

Distribution

Kris Kelvin, le psychologue (Baryton)
Dietrich HenschelHarey, sa femme (Soprano)
Marie ArnetSnaut, chercheur (Ténor)
Martin KochSartorius, chercheur (Basse)
Martin Winkler

Une négresse (Contralto)
Bonita Hyman

Une vieille femme (Mezzosoprano)
Christiane Oertel

Un nain (Soprano)
Mirka Wagner

Source du texte, plus d’informations et chemin vers les réservations sur le site du Festival d’opéra de Bregenz

Prochaines représentations:à Bregenz, au Festspielhaus, les 22 et 25 juillet 2012
à Berlin, au Komische Oper, les 19 mai et 25 mai, les 11, 22 et 29 juin 2013

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Festival de Bregenz (Autriche)

Au programme de l’édition 2012 du Festival de Bregenz, on trouve notamment :

André Chénier, l’œuvre la plus célèbre du compositeur italien Umberto Giordano, l’histoire du poète français amoureux de la Grèce, un drame amoureux mêlé d’intrigues sur fond de Révolution Française. Le poète deviendra la victime de la Révolution et finit exécuté. Il s’agit d’une reprise de la production montée à Bregenz avec succès en 2011.

Solaris, une création du plus grand des créateurs allemands d’opéra contemporain, Detlev Glannert, qui vient de triompher sur une scène munichoise avec la reprise de son Joseph Süss. La création de Bregenz est une première mondiale!

Voir le site du festival…

Voir aussi, en français, pour les liens utiles sur Bregenz, la région du lac de Constance et le Vorarlberg autrichien, le site de l’office du tourisme local. (Bodensee-Vorarlberg)

André Chénier de Giordano ; spectaculaire!


Le festival de Bregenz se déroule chaque été depuis 1946. L’opéra André Chénier de Giordano y est donné pour la deuxième année consécutive. Le festival draine des foules de vacanciers, attirées par des mises en scène spectaculaires et grand public. La technique des décors est particulièrement avancée et soignée. En voici quelques éléments.

Le décor

L’opéra, qui se déroule sur une scène flottante proche de la rive du lac de Constance, relate un drame inspiré de la vie du poète français André Chénier, guillotiné lors de la Révolution française dont il avait osé dénoncer les excès. Le poète avait notamment critiqué Jean-Paul Marat.

L’idée géniale du scénographe britannique David Fielding est d’avoir transposé en trois dimensions la célèbre toile de La mort de Maratpar Jacques-Louis David. La tête est le haut du buste de Marat supportent un échafaudage où se déroule un partie de l’action. La lettre de Marat et un livre ouvert des oeuvres de Chénier constituent eux aussi deux plateaux où prennent place figurants et chanteurs. L’opéra hante le corps de Marat. Le lac de Constance devient l’immense baignoire dans laquelle Marat a été assassiné. David Fielding a fait appel à des procédés de digitalisation de la toile pour en matérialiser le motif et l’adapter aux conditions de la scène sur le lac.Le résultat en est saisissant. Le travail de digitalisation et de transposition a été réalisé par des Designers CAD (Computer-aided design).Pour voir des photographies du décor, cliquer ici.
Données techniques du décor, des lumières et de l’acoustique
Le livrea une dimension de plus ou moins 6 mètres sur 7, pour une superficie de 26 mètres carrés. Il est constitué d’une structure de bois et d’acier. Les textes qu’on peut y apercevoir sont les textes originaux du poète André Chénier.Le voileAu premier acte, un immense voile recouvre la tête de Marat. Il a une superficie de 1050 mètres carrés. Il est constitué de bandes de voile pour drapeaux à motis imprimés de 5 mètres de large, qui ont été cousues entre elles.Les acrobates d’AIRealistic

C’est la société AIRealistic, des spécialistes américains de l’acrobatie aérienne, qui a été sollicitée pour réaliser les scènes spectaculaires auxquelles nous pouvons assister pendant le spectacle. On les voit à l’oeuvre dès le premier acte au sommet de la tête recouverte de son voile. La tête de Marat émerge splendidement du lac a 25 mètres de hauteur! AIRealistic offre des Human flying solutions, des techniques de vol humain pour l’industrie du spectacle. L’entreprise a notamment été sollicitée pour les Jeux olympiques chinois de 2008 ou pour les représentations marocaines du cirque du soleil. Des stars comme Justin Timberlake ont également déjà utilisé ses services.

L’éclairage479 projecteurs halogènes et 28 projecteurs lumière du jour sont actionnés au moyen de deux ordinateurs pour produire les effets lumineux, avec les techniques les plus actuelles pour les effets spéciaux (videobeamers, projecteurs grand écran, moving lights)L’acoustiquetient du prodige, l’orchestre se trouve en salle, le chef d’orchestre dirige par écrans interposés, tout est totalement et nécessairement ‘sonorisé’: les ingénieurs du son emploient de nouvelles techniques qui permettent aux spectateurs d’avoir l’impression d’un son localisé. L’éclairage contribue bien entendu lui aussi à la localisation, mais on échappe à l’effet de fondu que l’on connaît dans la plupart des comédies musicales. Malgré les avancées techniques, il faut concéder que la jouissance de ce spectacle reste davantage visuelle que sonore. On ne peut évidemment pas se passer de cette sonorisation, la scène est sur le lac, l’amphithéâtre à ciel ouvert sur la berge comporte 7000 placesLa têteSans doute l’élément le plus élaboré du décor, la tête de Marat pèse 60 tonnes et s’élève à 25 mètres au-dessus de l’eau. Elle peut être partiellement décapitée grâce à un mécanisme hydraulique, et peut être penchée vers l’arrière sur un angle de 55 degrés. On aperçoit alors une pile de livres de huit mètres de hauteur. Les yeux (1 mètre de hauteur) et la bouche (3 mètres de largeur) peuvent aussi s’ouvrir et se fermer avec un effet assez réaliste. Les livres sont symboliquement l’antithèse du miroir, ils symbolisent la percée de la nouvelle société issue de la percée révolutionnaire.

Les épines

A la fin du spectacle, de la gigantesque tête de Marat jaillissent de nombreuses épines. Elles sont au nombre de 33 et ont pas moins de trois mètres de long chacune. Si le chiffre est christique, on pense bien sûr à la couronne d’épines, elles peuvent peut-être aussi évoquer la couronne de la Statue de la Liberté. Les deux allusions sont pensables, d’autant que la célèbre devise révolutionnaire La liberté ou la mort, écrit en lettres géantes, vient comme encadrer le livre de Chénier, dont la tête sera bientôt décapitée.

Le miroir

Les dimensions du miroir sont de 19 sur 11 mètres, structure d’acier, moulures de styropore recouvert d’une fine couche de laiton pour donner l’aspect doré. Il symbolise la vieille noblesse, et sert aussi pour la scène du boudoir du premier acte.

Un rideau d’eau peut y être activé par une pompe de 15 Kw, l’eau du lac qui y est projetée est d’abord filtrée. Le rideau d’eau permet de former une surface qui peutrecevoir des projections videos qui se ‘reflètent’ sur le miroir.

Le couteau

Couché et caché dans l’eau, il a 13,5 mètres de longueur. Il sera levé au moyen d’un mécanisme hydraulique.

La lettre

Ce plateau de 15 mètres de longueur sur huit mètres de largeur forme une surface de 120 mètres carrés. Elle est faite de plaques d’aluminium montée sur des rails qui en permettent le déplacement au cours de l’action: on la voit se déplacer en direction de Bregenz. Elle peut aussi pivoter de 45 degrés.

Source et réservations: le site du festival

Photos d’André Chénier de Giordano

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Photos: Luc Roger

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La Flûte enchantée au Festival de Bregenz: éléments du superlatif

 

Sur la tortue primordiale pousse l’arbre du monde constitué des quatre éléments.
Trois dragons-chiens symbolisent la Nature, l’Intelligence et la Sagesse. Un
serpent d’eau maléfique rôde autour de la Tortue-Monde.
Projet pour la scène sur le lac

Le Festival de Bregenz a donné ce 18 Juillet sa grande première avec la Flûte enchantée mise en scène par David Pountney, qui est également le directeur général du festival. Le grand amphithéâtre de la scène sur le lac affichait complet pour cette première qui a lieu tous les deux ans, 7000 personnes y avaient trouvé place et étaient venues s’émerveiller de la féerie mise en place par le metteur en scène britannique. On pourra en lire un article d’introduction en cliquant ici.

David Pountney a relié l’opéra de Mozart aux mythologies anciennes qui de la Chine ou du subcontinent indien aux Iroquois amérindiens placent le monde sur la carapace d’une immense tortue. Diverses cultures ont fait de la tortue, ronde sur le dessus et plate en dessous, la représentation vivante de l’univers: la tortue nageant dans l’océan primordial a contribué à la formation de la terre; cosmogonique, elle se fait cosmophore. L’histoire mozartienne de la lutte entre les forces obscures et magiques de la nature et les forces solaires et transformatrices des épreuves initiatiques et de l’avancée vers une humanité nouvelle prend ici place dans les eaux primordiales du lac de Constance et conduit à la création d’un nouvel Adam et d’une nouvelle Eve qui à la fin du spectacle viendront rejoindre les spectacles et en renouveler l’humanité. Pountney inclut ainsi les spectateurs dans sa vision du monde: chacun de nous peut être un Tamino ou une Pamina et parcourir un trajet initiatique de développement personnel.

David Pountney est sans doute un génial rêveur ludique et inventif dans le processus créatif, un créateur qui s’amuse et veut donner du plaisir, mais c’est à la fois un excellent gestionnaire qui a su s’entourer d’une équipe de créateurs et de techniciens extrêmement performants. Sous le rêve se trouvent un montage financier d’envergure et une ingénierie technique audacieuse.

Quelques chiffres, éléments du superlatif

  • L’estimation du coût des décors: plus de 7 millions d’euros sur un budget total de 20 millions
  • Les organisateurs espèrent dépasser les 75 pour cent d’occupation, c’est-à-dire plus de 300.000 spectateurs
  • Le décor doit rester en place le temps de deux festivals, il doit résister à l’hiver comme à l’été: les matériaux utilisés doivent supporter des températures allant de moins vingt à plus quarante degrés C.
  • La scène sur le lac est construite sur pilotis: 119 pieux de bois et d’acier sont enfoncés dans le sol du lac.
  • 80 hauts-parleurs sont dissimulés sur scène et 800 autres dans l’amphithéâtre. Le fameux système BOA (Bregenz Open Acoustics) permet aux spectateurs de localiser l’origine du son sur scène.
  • Un carrousel sous-marin constitué de rails entoure la scène centrale et permet de convoyer toute une série d’objets mobiles en donnant l’illusion qu’ils naviguent: la main sur laquelle Tamino fait son entrée en scène, la barque funéraire du père de Pamina, la tortue qui porte une cage de verre où est enfermée Pamina, l’oeuf qui convoie Papagena vers son bien aimé,…
  • Les dragons-chiens ont une hauteur de 27 mètres et dissimulent toute une technique et des escaliers qui permettent aux chanteurs et aux acrobates d’accéder aux passerelles supérieures qui les relient entre eux. Les passserelles ont respectivement 19 et 25 mètres de longueur et sont situées à 17 mètres au-dessus de la surface du lac.
  • La scène centrale, la carapace de la tortue, peut pivoter sur elle-même de 180 degrés en 40 secondes et permet les changements de décor: on passe du monde vert de la nature avec sa gigantesque forêt de graminées qui peuvent se dresser au s’affaisser (par gonflage et dégonflage) au monde minéral et doré de Sarastro, avec ses poings symboliques. 125 énormes brins constituent la forêt. Ils sont recouverts de toile spéciale pour ballons et ont été confectionnés par les ateliers du festival. Le plus haut des ‘brins’ atteint 6 mètres 30.
  • 16 containers de 6 mètres de longueur se trouvent dissimulés en arrière scène et servent d’entrepôts et de garde-robes. La superficie totale de rangement de l’arrière-scène est de 828 mètres-carrés .
  • Le spectacle a été réduit pour des raisons organisationnelles (il commence à la tombée de la nuit et doit se terminer à temps pour que les spectateurs aient accès aux derniers trains). Il dure 2 heures 15 minutes, soient une vingtaine de minutes de moins que lorsque l’opéra est joué dans son intégralité. les coupures concernent essentiellement les dialogues parlés et un tercet au deuxième acte. Le spectacle se déroule sans entracte.
  • Tout est à vendre après les deux saisons festivalières, des costumes aux chiens dragons, s’ils trouvent des acquéreurs qui s’occupent de les transporter, tâche peut-être impossible.

Reportage photographique: éléments techniques

La tortue a une tête de dragon bourrée de technique,
des techniciens soignent les derniers détails.
Mise en abyme: les pattes de la tortue sont elles-mêmes des tortues
Derrière la scène sur le lac, le monde de la technique, invisible pour le public

 

Les poupées géantes des Dames attendent leur entrée en scène
dans leur hangar. Chaque poupée est portée et animée par trois
actionnistes tout de vert vêtus afin de les confondre avec la forêt
de graminées géantes.
Une main géante attend d’être placée sur la carrousel subaquatique
qui entoure la scène sur le lac.
Les mains du monde doré de Sarastro attendent d’être placés sur la scène
comme éléments du décor
de même que la robe de la Reine de la Nuit, au centre de laquelle une plate-forme
qui peut être élevée attend sa cantatrice.
Les Dames montées sur leurs oiseaux mythiques, la gondole endeuillée
du père de Pamina, et l’oeuf nautique qui mènera Papagena après
sa transformation vers son Papageno.

Une passerelle mène les Dames vers la scène centrale.

Le décor de la Festspielhaus, vert et or, où les détenteurs de places de première catégorie
pourront continuer à suivre le spectacle en cas d’intempéries.
Maquette pour l’entrée en scène de Tamino sur sa main géante
Maquette pour les yeux de la forêt
Maquette pour la gueule du dragon (tête de la tortue)
Modèle d’écailles de tortue
Echantillon de tissu pour la robe de la Reine de la Nuit.
Dessin préparatoire pour la forêt de graminées

Voir aussi le post d’introduction
Photos (C) Luclebelge

Pour une présentation de la Flûte enchantée au Festival de Bregenz 2013, cliquer ici (post 1, présentation générale) et ici (post 2, données techniques et photos des coulisses)

Avant l’ouverture, Pamina accompagne la dépouille de son père
sur la gondole funéraire

Tamino entre en scène sur une main géante…

…et est attaqué par un monstre lacustre
Les Dames viennent au secours de Tamino
montées sur des oiseaux mythiques
Les trois chiens dragons, Sagesse, Raison et Nature

*

Pamina incarcérée dans une cage de verre
portée par une tortue lacustre

La Reine de la Nuit et Tamino
La forêt de graminées géantes, le Vert de la Nature
Les trois jeunes garçons, adjuvants de Taminoi

Le monde doré de Sarastro
La Reine de la Nuit et Pamina

Crédit photographique Luclebelge

A. Tchaikovsky- The merchant of Venice- Nielsen/Warner- Bregenz 2013

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Le pianiste et compositeur anglo-polonais André Tchaikovsky (1935-1982), qui ne jouissait pas de son vivant d’une réputation de patience et était connu pour ses sautes d’humeur, a dû, pour ce qui est de ses passions shakespeariennes, attendre de longues années de repos posthume pour voir ses ambitions réalisées. Etrange jusque dans la mort, André Tchaikovsky avait légué son crâne à la Royal Shakespeare Company (RSC) en émettant le souhait que son crâne soit utilisé dans Hamlet: il fallut attendre 2008 pour que l’acteur David Tenant l’utilise dans une production de Hamlet. André Tchaikovsky, né Robert Andrzej Krauthammer en 1935 à Varsovie dans une famille juive et rebaptisé Andrzej Czajkowski pour échapper au ghetto et aux persécutions nazies, avait souhaité que le crâne d’un Juif, le sien, vienne hanter la pièce de Shakespeare, surtout si la réputation antisémite de Shakespeare s’avérait être vraie. Vingt six ans après son décès, c’était chose faite pour quelques représentations, et cela a même inspiré le motif d’un timbre émis en 2010 à l’occasion du cinquantième anniversaire de la Royal Shakespeare Company.
Ensuite il a fallu attendre l’été 2013 pour que l’unique opéra de Tchaikovsky, The merchant of Venice, une adaptation du fameux texte de William Shakespeare composée dans les années 70, soit porté à la scène, en première mondiale, au festival d’été de Bregenz. Le personnage de l’usurier juif Shylock sert de sinistre pivot à l’intrigue. Tchaikovsky, dont l’enfance tragique fut marquée par les persécutions de l’horreur nazie, n’a échappé au ghetto de Varsovie que grâce à sa grand-mère qui changea son nom et celui de l’enfant pour échapper à une mort certaine. Il perdit sa mère qui fit le choix de rester dans le ghetto et fut déportée à Treblinka où elle mourut en 1942. Le choix du Marchand de Venise, qui comporte une figure juive inquiétante, correspond tant aux origines du compositeur qu’à sa fascination pour Shakespeare.

La musique de Tchaikovsky met en opposition les deux mondes que la pièce de Shakespeare oppose elle aussi: la ville d’affaires et de commerce qu’est Venise est un monde masculin dominé par le pouvoir, l’argent et l’intolérance alors qu’à Belmont règnent la féminité, l’amour et la musique. Pour Venise Tchaikovsky crée une musique sombre et lugubre où les sons s’entrechoquent, alors qu’il dépeint Belmont avec des touches exquises qui évoquent la musique de la Renaissance. L’oeuvre s’inscrit dans une tradition de modernité avec des lignes qui rappellent Debussy, Alban Berg ou Chostakowitch. Elle accentue le tragique avec notamment de grands moments d’intensité dramatiques autour du procès de Shylock puis fait volte face, devient légère, nous surprend, nous décontenance et nous rappelle non sans fantaisie que l’oeuvre de Shakespeare est une comédie.


Le metteur en scène Keith Warner en donne une lecture qui facilite la compréhension de l’oeuvre en la visualisant, avec une simplicité de moyens qui se décline en de beaux décors à la symbolique limpide conçus par Ashley Martin-Davis. S’il ouvre la pièce par la vision d’une scène de psychanalyse, l’histoire étant racontée par un patient couché sur le divan et s’il donne une touche années 20 à l’ensemble de la production, on reste cependant proche de l’atmosphère de la pièce de Shakespeare: pour Venise, deux grands caissons gris mobiles figurent la salle des coffres sans odeur d’une banque, une finance qui ne fait pas dans le sentiment finance, froide et calculatrice. Le deuxième acte se déroule dans les jardins de Portia, un labyrinthe vert en losange contenant les trois coffres qui décideront de l’amour et des faveurs de la belle, et qui se reproduit en vidéo sur la toile de fond. Pour la scène du jugement du troisième acte, les caissons du premier acte se déplacent aisément pour former la salle dépouillée d’un tribunal. La tension de l’oeuvre de Tchaikovsky y atteint son paroxysme, le Juif Shylock exige son dû: une livre de chair. La musique intensifie l’opposition entre la conception de la loi vétéro-testamentaire défendue par Shylock, et celle du pardon et de la charité chrétienne que prônent les autres protagonistes. On sent que le compositeur a nourri cette scène de la tragédie profonde son histoire personnelle, et, partant, nous offre un splendide moment d’opéra. Le conflit oppose des voix auxquelles on ne s’attendait peut-être pas: le baryton puissant et fier de Shylock, chanté par un Adrian Eröd magnifique dans le rôle affronte le contre-ténor beaucoup plus léger d’Antonio, que Christopher Ainslie chante de manière nuancée mais parfois trop discrète, comme pour rendre la dépression et peut-être la probable homosexualité qui minent le personnage: l’homme a tout donné et tout perdu pour son ami Bassiano (Charles Workman) qu’il aime sans doute secrètement et sans espoir. Le Doge de Venise, qui rend ses arbitrages, est chanté par Richard Angas, avec une voix d’outre-tombe chargée d’empâtements et une grande stature qui convient à la dignité du rôle. Magdalena Anna Hofmann (Portia), Verena Gunz (Nerissa), Jason Bridges (Lorenzo), et David Stout (Gratiano) donnent des interprétations heureuses de leurs personnages, avec une égale virtuosité. Erik Nielsen dirige avec précision et maîtrise l’orchestre symphonique de Vienne, avec la prudence qui convient pour faire découvrir une musique jamais entendue.
On reste étonnés du changement de ton de la partition aux dernières scènes de l’opéra. Dès l’entrée en scène des femmes amoureuses déguisées en juristes, le tragique déchirant du personnage de Shylock qui de quémandeur sûr de son bon droit devient victime et perd tout, contenance et possessions, fait place à la légèreté d’une comédie primesautière. Tout est bien qui finit bien, sauf pour Shylock, que Tchaikovsky a su cependant débarrasser de son image de requin impitoyable et auquel il rend sa part d’humanité. La longue tirade de Shylock devint sous sa plume une superbe aria, qui reprend le texte de la pièce originale.*

En poussant un brin, c’est comme si le crâne de Yorick/Tchaikovsky dans les mains d’Hamlet s’était mis à parler et à évoquer Shylock: Alas, poor Shylock! I knew him, (…); a fellow of infinite jest, of most excellent fancy…

Au sortir de cet opéra, l’envie de le revoir, pour arriver à en donner davantage que des impressions et à le mieux saisir. Mais c’est le privilège d’une première mondiale de peut-être assister à un moment d’histoire dont on ne peut saisir d’emblée tous les tenants et aboutissants. Ce privilège, le Festival de Bregenz nous l’offre à nouveau cette année.

*”Est-ce qu’un juif n’a pas des yeux ? Est-ce qu’un juif n’a pas, comme un chrétien, des mains, des organes, des dimensions, des sens, des affections, des passions ? N’est-il pas nourri de la même nourriture, blessé par les mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes remèdes, réchauffé et glacé par le même été et le même hiver ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? Et si vous nous faites du mal, ne nous vengerons-nous pas ? Si nous sommes semblables à vous en tout le reste, nous vous ressemblerons aussi en cela. “

Prochaines représentations

Le 28 juillet 2013 à Bregenz.

L’opéra est coproduit avec l’Institut Adam Mickiewiczet le Théâtre Wielki de Varsovie.

Crédit photographique: Bregenzer Festspiele / Karl Forster

La Flûte enchantée de Mozart au Festival d’opéra de Bregenz

Cette année, le Festival de Bregenz propose deux nouvelles mises en scène: la Flûte enchantée de Mozart sur la grande scène sur le lac de Constance et la création mondiale du Marchand de Venise d’André Tchaikowsky dans la grande salle de la Maison du festival. David Poutney, le directeur artistique du festival, assure également la mise en scène de la Flûte enchantée.

La conception du metteur en scène

Photo Chr. Ammering

Die Zauberflöte réalise la fusion entre l’humour, la fantaisie et la profondeur philosophique. David Poutney (photo ci-contre) conçoit cette oeuvre de Mozart comme une comédie qui met à la fois en scène le parcours d’un citoyen ordinaire, l’histoire d’amour d’un jeune couple et une bataille idéologique dont les armes sont la magie et la superstition, la prière et la malédiction, l’eau et le feu. Le jeune couple sortira vainqueur de cette bataille au seuil d’un parcours difficile semé d’embûches qui peuvent mettre la vie en péril: l’humanisme rationnel triomphe des prêtres et des reines et de leurs pouvoirs faits de mythes et d’une solennité pompeuse et vaine.
Pour David Poutney, l’opéra illustre l’idéal humaniste des Lunières, en fin de compte ce seront un homme et une femme des plus normaux qui porteront la responsabilité de la société à venir, alors que la machinerie du pouvoir au service des prêtres et des reines se révèle n’être que superfluité et grandiloquence. Sarastro le sait bien: alors qu’un des prêtres s’inquiète de savoir si le prince Tamino parviendra à surmonter toutes les épreuves, il lui répond que bien plus qu’un prince, Tamino est un être humain. Et à la fin de l’opéra, Tamino et Pamina ne sont plus perçus comme un prince et comme une princesse, mais davantage comme un homme et une femme, deux humains. Aux yeux du metteur en scène, c’est là l’essence de l’oeuvre et de cette période des Lumières qui a placé sa foi dans la raison humaine et questionné l’autorité et le pouvoir d’institutions séculaires, l’aristocratie et la religion.

Bien sûr, la Flûte enchantée, au-delà de son contenu philosophique, est aussi un merveilleux conte de fées charmant et divertissant, ensorcelant et drôle, romantique et débordant d’imagination.

La scène sur le lac, le décor de la Flûte enchantée

La distribution

L’opéra se jouera pour une trentaine de représentations le temps du Festival, entre le 17 juillet et le 18 août 2013, et le grand amphithéâtre à ciel ouvert qui donne sur le lac comporte 7000 places. Il s’agit d’un grand spectacle qui mobilise un nombre impressionnant de personnes: les décors ont été confiés à Johan Engels, le design sonore et l’acoustique à Wolfgang Fitz, les costumes et les marionnettes sont de Marie-Jeanne Lecca. Deux chefs d’orchestre, Patrick Summers et Hartmut Keil, se partagent la direction musicale del’orchestre symphonique de Vienne. Les choeurs philarmoniques de Prague sont placés sous la direction de Lukáš Vasilek.
La distribution des chanteurs est doublée ou triplée selon les rôles:
Sarastro
Albert Pesendorfer
Alfred Reiter

Tamino
Norman Reinhardt
Maximilian Schmitt
Rainer Trost

Reine de la Nuit
Laura Claycomb
Ana Durlovski
Kathryn Lewek

Pamina
Anja-Nina Bahrmann
Bernarda Bobro
Gisela Stille

Papageno
Paul Armin Edelmann
Klaus Kuttler
Daniel Schmutzhard

Papagena
Dénise Beck
Susanne Grosssteiner

Monostatos
Alexander Kaimbacher
Martin Koch

Qui plus est, des acteurs doublent également les chanteurs, de nombreux acrobates, des cascadeurs et des marionnettes viennent compléter la très importante distribution de cet opéra qui est à la fois un grand spectacle populaire. La grande scène sur le lac, le décor naturel somptueux du lac de Constance, les décors gigantesques, les performances de l’ingénierie acoustique et l’animation acrobatique font partie des spécificités du Festival de Bregenz qui vise aussi à vulgariser l’opéra en attirant le plus grand nombre par la magie et l’enchantement du spectacle.

Source et plus d’infos sur le Festival en allemand ou en anglais en cliquant ici.

Dates des représentation et réservations en ligne: cliquer ici

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Festivals Europe

 

Qui est l’auteur de cet article?Luc Le Belge est expatrié à Munich, en Bavière et vous fait découvrir la belle ville de Munich aux multiples attraits et à l’actualité culturelle très dense, mais aussi la société bavaroise, qui est si particulière en Allemagne…

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Luc Lebelge

Luc Le Belge est expatrié à Munich, en Bavière et vous fait découvrir la belle ville de Munich aux multiples attraits et à l’actualité culturelle très dense, mais aussi la société bavaroise, qui est si particulière en Allemagne… Un Belge à Munich : le blog

Cet article a 1 commentaire

  1. denis billamboz

    J’ai eu l’occasion de voir la scène mais pas pendant une représentation. Je connais un peu ce coin, j’ai effectué quelques stages quand j’étais jeune en Allemagne proche et j’ai un frère qui réside à l’autre bout du lac.

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