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La disparition mystérieuse d’Amelia Earthart

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Le minuscule atoll de Nikumaroro est-il l’endroit où repose la célèbre aviatrice américaine Amelia Earthart ?


disparition mystérieuse d'amelia earthart

« Nous devrions être au-dessus de vous, mais nous ne vous voyons pas…Le carburant commence à baisser ». Ce furent les dernières paroles de l’aviatrice Amelia Earthart, le 2 juillet 1937. 

Des recherches furent entreprises aux environs de l’île de Howland, en plein océan Pacifique, en vain. Amelia Earthart, son navigateur Fred Noonan, et son avion, un Lockeed Electra, se sont bel et bien évaporés dans les airs ou dans les mers. 

Depuis, le mystère reste entier. Se serait-elle égarée au-dessus de l’océan ? Etait-elle une espionne chargée par l’armée américaine de déceler des présences suspectes nippones dans cette région et qui aurait été abattue par un tir de DCA de l’armée japonaise ? Aurait-elle survécu auprès d’insulaires mangeurs de noix de coco et de poissons, victime de l’isolement et de la deuxième guerre mondiale qui devait éclater quatre ans plus tard ? Aurait-elle été dévorée par des requins ? 

Amy Earthart ne voyait pas sa vie comme les autres. Au lieu de rêver au prince charmant, aux fantasmes replets de la vie maternelle peuplée du mot « heureux » et de « beaucoup d’enfants », elle ne rêvait que de voler au-dessus des airs, croquer du nuage, revêtir des combinaisons de cuir et puer le cambouis. Ce qui ne l’a pas empêché de rompre des fiançailles au dernier moment et d’épouser un homme (fortuné) qui la laissait libre d’aller voler ailleurs. 

Elle fut la première femme à survoler les Etats-Unis en solitaire (1928), l’océan Atlantique en solitaire (1932), et première femme à survoler toujours seule la distance séparant Hawaii de San Francisco. Du coup, elle fut la première femme à recevoir la Distinguished Flying Cross (1932). 

Partis de Lae, en Nouvelle-Guinée, elle tentait de traverser le Pacifique, avec une escale sur l’île de Howland. Toutes les recherches mises en œuvre ne donnèrent rien. Personne n’a rien vu, rien entendu. Aucune trace de l’appareil ne fut détectée. Jusqu’au jour où…

…En 1940, un officier britannique trouva sur l’île de Nikumaroro (dans l’archipel Phoenix aux Kiribati), treize os, dont un crâne, ainsi que les restes d’une chaussure d’homme et d’une chaussure de femme, enfouis à trente mètres du rivage. Il les envoya aux îles Fidji où un docteur détermina que les os étaient ceux d’un homme. Mais les autres ossements disparurent mystérieusement, sans que l’on sache ni pourquoi, ni comment. 

En décembre 2010, une équipe universitaire annonce avoir trouvé trois fragments d’os dans la même zone de l’atoll, mais la recherche d’ADN n’a rien donné. 

Le 3 juillet 2012, munie d’une photo archi-floue comme seul indice, une équipe de la « Earthart Project » part d’Honolulu avec un attirail scientifique digne des expéditions du XXIème siècle avec avion de reconnaissance, sonar ultra-sensible, détecteur de matières fossilisées, caméras haute-définition, tout ça. Hélas, le navire est rentré bredouille trois semaines plus tard, c’est-à-dire le 24 juillet 2012, avec « davantage de questions que de réponses ». 

Photo prise trois mois après la disparition de l’aviatrice et de son navigateur. L’objet « visible » serait éventuellement compatible avec un bout de l’avion dans lequel ils volaient. C’est du moins la version du Earthart Project.

Je pense, moi, (et je n’ai aucune légitimité pour affirmer ceci) que ces Earthart Project Officers ont pu se payer de chouettes vacances au mois de juillet avec l’argent de donateurs passionnés et naïfs. Et pourquoi donc affirmer une pareille chose, M. Géo Trouvetou de salon? Parce que ces mêmes « scientifiques » auraient préalablement découvert, en 2007, un miroir de poche, un tube de rouge à lèvres, des pièces d’aluminium et un bout de plexiglas provenant selon eux de l’avion ainsi que des fragments de fermeture éclair sur l’atoll. Bon. Tout cela, sans les montrer au grand public et sans les faire analyser par un laboratoire indépendant. 

Donc, toujours pas de réponse claire, précise et scientifique sur la mystérieuse disparition d’Amelia et de Fred au-dessus (ou en dessous) du Pacifique. 

possible earthheart

En revanche, il existe une pléthore d’hypothèses et de polémiques concernant ce dernier vol inachevé. Amelia était, de son temps, une célébrité, une star, un modèle, une icône, une égérie. Les filles en étaient folles ; les hommes hurlaient de désir tel le loup de Tex Avery ; les féministes balbutiantes la mettaient dans leurs rangs ; les mères de famille languides se demandaient comment Amelia combinait aventure et féminité et tout ce que cela comporte au quotidien, tout en priant pour que leur fille épouse Brian, de Main Street, le courtier d’assurance de Charleston et pas un de ces Lindbergh gominés; les requins d’Hollywood auraient tué leur mère pour acheter les droits de ses récits et de ses livres. 

La plus répandue des hypothèses est aussi la plus simple. L’avion se serait crashé dans les flots et coulé. Point final. L’atoll de Nikumaroro est une chaudière à ciel ouvert, la végétation pique et écorche chaque trillion de millièmes de peau, il est inhabité parce qu’il n’y a pas d’eau potable, si ce n’est des gouttes d’averses aussi rares que dantesques. De gigantesques crabes des cocotiers vous dépècent pendant la nuit. Dans ces conditions, survivre plus de trois semaines, même avec un rouge à lèvres, relève de la gageure. 

gigantesque crabe

D’autres conjectures circulent. Capture par des mauvais Japonais, actes de cannibalisme entrepris par des tribus nomades mélanésiennes qui auraient récupéré et mangé les deux aviateurs. Certains déclarent également qu’Amelia aurait décidé de faire demi-tour et que les restes de l’épave gisent encore dans les jungles de la Nouvelle-Bretagne. A voir. 

Le mystère de la disparition d’Amelia et de Fred a également alimenté les délires des scénaristes. Dans une série télé, elle aurait été aperçue sur l’île de Pâques. Elle figure même virtuellement dans un épisode de « Lost ». Pour finir, elle aurait été découverte morte dans son avion dans le Sahara si l’on en croit le livre « Sahara », écrit par Clive Cussler. 

Le plus intéressant dans son histoire reste le mystère. La vérité ne sera sans doute jamais connue. Et c’est bien comme cela. Croisons les doigts. 

En attendant de le percer, je lui souhaite de reposer en paix. De son nuage, elle doit sourire à la vue et à la lecture de toutes ces gesticulations bassement terrestres. Et peut-être prend-elle la main de Fred, son navigateur, resté dans l’ombre de la star.

aviatrice américaine amelia earthart

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