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Visiter Vienne en 3 jours au-delà de l’émerveillement : une ambiance rassurante et conviviale

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Visiter Vienne en 3 jours, c’est impossible. Vienne aux multiples facettes est trop riche sur les plans culturels, artistiques, architecturaux, historiques, pour qu’on puisse en avoir une vision complète. Néanmoins, un séjour de trois jours à Vienne permet de prendre la mesure de ce qu’est l’atmosphère si particulière de la Mitteleuropa, l’Europe Centrale.

Vienne, une ville dont le nom évoque, à lui seul, tout un univers à l’effervescence culturelle incroyable et au prestige incomparable. On imagine, véritables images d’Epinal, de luxueux bâtiments, aux innombrables salles éclairées par des centaines de bougies, dans lesquelles on tourbillonnerait sur les valses de Johann Strauss, après s’être rendu dans un des réputés cafés viennois ou avoir assisté à une représentation d’un opéra de Mozart… On rêve de découvrir un lieu hanté par d’illustres figures européennes et impériales, comme Sissi et François Joseph, pour ne citer qu’eux.

Visiter Vienne en 3 jours, un reflet magnifié de la Mitteleuropa

Vienne s’avère être, effectivement, une ville devant laquelle on ne peut que s’émerveiller… Car elle apparaît comme le véritable reflet de l’image que l’on a pu se forger d’elle. Elle ne peut décevoir. J’ai eu l’occasion de découvrir quelques unes de ses facettes les plus remarquables, la semaine dernière et en suis revenue la tête remplie de beaux souvenirs, que je ne peux – ni ne veux, d’ailleurs – oublier. J’aimerais alors vous faire partager, dans cet avis, mon admiration pour cette si grande capitale. Seulement comment arriver à dépeindre aussi fidèlement que possible, la beauté, la richesse, la splendeur de toute cette ville ? Comment vous décrire ce qui fait son charme et l’atmosphère si particulière qui y règne ?

Vienne, c’est surtout une ambiance, loin de la ville passéiste, c’est une ville qui se vit!

L’esprit et le sacré: Dieu est partout à Vienne

Peut-être en vous invitant d’abord à plonger dans cette ambiance si étrange et si rassurante que j’ai pu ressentir. Difficile de mettre des mots sur une impression, mais Vienne est une ville qui se vit, qui se sent, qui se respire. Une sensation de délicatesse, d’élégance semble émaner de son centre. Le mot qui, à mon avis, convient le mieux est celui de « noblesse ». Tout touche plus ou moins au sacré dans cette ville. Nombreuses sont les églises.

Si leur aspect extérieur est remarquable (quoique les façades ne sont pas suffisamment entretenues et les pierres apparaissent bien souvent et malheureusement trop sombres), les intérieurs de ces maisons de Dieu sont particulièrement soignés et riches de sculptures taillées avec finesse et précision, de peintures aux couleurs éclatantes, d’objets du culte en or et d’immenses orgues en bois d’une très belle qualité. Ce sont, en général, les matériaux les plus précieux comme le marbre qui sont utilisés et chaque église que j’ai pu visiter recèle d’immenses trésors qui témoignent de la volonté des artistes et des commanditaires de montrer la puissance et la gloire de Dieu.

La cathédrale Saint Etienne et sa flèche de 130 mètres

A l’intérieur de l’impressionnante cathédrale Saint Etienne (Stefansdom) que l’on reconnaît à sa flèche haute de plus de cent trente mètres, à ses deux tours et à son toit constitué de plusieurs briques de couleurs jaunes, vertes, bleues s’assemblant en formes géométriques, on découvre, par exemple, un retable rouge et or illustrant quelques étapes de la vie de Jésus et une chaire gothique sculptée par Pilgram avec tellement d’adresse et de minutie que l’on dirait de la véritable dentelle. Un chef d’œuvre. Petite remarque, l’artiste devait être plutôt orgueilleux puisqu’il a choisi de se représenter, ce qui ne se faisait pas habituellement au Moyen-Âge.

Vienne Cathédrale saint Etienne
Intérieur de la cathédrale saint Etienne à Vienne

Peterskirche, triomphe baroque

La Peterskirche (l’église Saint Pierre) est beaucoup moins élancée que la cathédrale et ressemble beaucoup, extérieurement, à de nombreuses églises autrichiennes, c’est-à-dire qu’elle se compose de deux tours coiffées de clochetons et d’une large coupole. Sa façade est très peu décorée. Par contre, l’intérieur est somptueux. Certains la trouveront trop chargée. On ne peut pas le nier ; pourtant, je n’ai pas trouvé cela choquant. Elle est beaucoup plus lumineuse que la Stefansdom, aussi la lumière claire du jour atténue-t-elle cette impression d’étouffement que l’on pourrait ressentir à la vue d’autant de décorations. Le style est complètement baroque.

L’œil est immédiatement attiré par l’or du crucifix, éblouissant. Ce qui m’a beaucoup plu également, dans cette église, ce sont les bancs. Plutôt inhabituel me direz-vous. Mais si vous aviez vu le travail de marqueterie, peut-être que vous ne vous en seriez pas même étonnés… Les différentes teintes du bois ont été utilisées judicieusement par l’ébéniste qui a joué sur les effets de courbe, de « pleins » et de « déliés » qui rappellent harmonieusement les différents ornements des cadres des tableaux ou encore des lustres de l’église. Tout évoque la majesté de Dieu à travers l’usage de la couleur rouge (celle du sang), du bleu (symbole de la douceur de la mère), de l’or associé au blanc (puissance, grandeur, majesté, gloire divines). Les tableaux représentent essentiellement la résurrection du Christ et les figures de Marie et de Saint Pierre. On ne peut être que charmés devant tant de maîtrise. Je n’ai cessé de penser à tous ces artisans qui ont conjugué leur savoir-faire pour créer une œuvre qui laisse un souvenir profond, marquant, bien ancré dans la mémoire.

La Karlskirche 

Autre remarquable église, la Karlskirche, a pour particularité ses deux tours blanches, hautes et relativement fines, qui l’encadrent. Des motifs chinois y ont été sculptés, en spirale, aussi a-t-on réellement sous les yeux un splendide travail architectural. Elle apparaît d’autant plus impressionnante que devant son parvis s’étend la Karlsplatz, place immense, et qu’elle semble s’élever peu à peu, derrière les arbres et les petits bosquets, jusqu’à s’imposer à notre vue, dans toute sa splendeur.

Je ne peux vous commenter l’intérieur, il faut savoir que l’entrée de cette église était payante (3,50€, à l’époque) et que j’ai trouvé le principe de faire payer l’entrée d’une église tout simplement révoltant ! Surtout qu’il y avait, au dessus de la caisse un grand plasma… Alors, j’ai décidé de ne pas la visiter… Ceci dit, je ne le regrette pas, je vous raconterai un peu plus tard pourquoi !

Michaelerkirche, une église plus intimiste

Mais avant, permettez-moi de m’attarder sur une dernière église, la Michaelerkirche. Si d’extérieur elle paraît relativement banale, mis à part la très jolie et aérienne statue qui domine son fronton (oui, on dirait une entrée de temple greco-romain, au colonnes larges et blanches), j’ai vraiment adoré le maître-autel. Il est ce qui réveille la sobriété et le quasi-dépouillement de cette église (vraiment très différente des autres, de ce point de vue). Imaginez une forme ovale, à la verticale. En bas se dressent plusieurs statues blanches de personnages qui regardent tous dans la même direction, au milieu. Là, trône un très beau tableau doré de la Vierge, une icône ni trop grande, ni trop petite, portée par deux anges, tous les deux blancs, également. A ses pieds, l’autel.

Au dessus, plusieurs personnages se découpent, ils permettent d’atteindre la haut de l’église, ce qui est, à mes yeux, le plus incroyable : la pierre est sculptée de telle sorte qu’elle apparaît comme des nuages, comme du coton ! Cette image crée une ambiance chaleureuse et intime. Atmosphère que je n’ai pas ressentie uniquement en ce lieu sacré mais ailleurs aussi, dans tout le centre-ville.


Un cadre de vie privilégié

Cette idée d’intimité, de bien-être est indissociable de Vienne. Cette ville se définit aussi par sa délicatesse, par sa noblesse que l’on ressent à travers l’architecture soignée des bâtiments élégants, aux façades colorées, généralement dans des teintes pastelles (rose pâle, vert d’eau, jaune clair…) et travaillées. Les fenêtres, bien dessinées sont toutes rectangulaires et sont entourées d’un cadre blanc qui les met ainsi en valeur. Les rues piétonnes (Graben, Kärntnerstrasse…) qui composent une bonne partie des rues du centre, sont particulièrement belles, et vraiment je me suis émerveillée devant la splendeur de ces petits immeubles, si différents les uns des autres, si personnalisés, et pourtant si proches de par l’impression qu’ils procurent.

Je crois qu’il y a à Vienne une place importante accordée au cadre de vie, à l’environnement quotidien. Ce n’est pas pour rien que Vienne est souvent élue comme ville la plus agréable ou au cadre de vie le plus prisé dans le monde! Aussi les rues sont-elles propres, les immeubles discrètement mais joliment décorés, les parcs très nombreux et très bien entretenus, les voitures peu présentes au cœur de la ville… C’est un vrai plaisir que de se promener dans ces charmantes rues et allées. Et puis il est vrai que partir début novembre a son charme, tous les arbres s’étaient parés de leurs feuilles jaunes, orangées, rouges. Ces couleurs mélangées au vert des pelouses et aux teintes claires des façades étaient du plus bel effet !

Les cafés, une tradition viennoise qu’on savoure en prenant son temps!

Vienne m’est apparue comme une ville sympathique, chaleureuse, mais d’une chaleur qui n’est pas celle de la familiarité à outrance. Au contraire, les habitants semblent se tenir à une certaine distance respectueuse. Ils sont souriants, serviables et n’hésitent pas à vous demander si vous avez besoin d’aide pour trouver votre chemin ou si vous désirez des informations complémentaires. J’ai trouvé cela charmant. Ceci dit, cela ne va jamais bien plus loin.
Cette atmosphère est celle que l’on retrouve dans les cafés à Vienne. On nous propose, sur la carte une dizaine de cafés différents : le café noir « traditionnel » expresso, appelé schwarzer, brauner ou Mocca, suivant les cafés, le Cappuccino mais aussi d’autres mélanges comme le Irish Coffee, le café turc ou les cafés dans lesquels sont ajoutées quelques gouttes d’alcool (vodka…). Tous sont servis sur de petits plateaux d’argent, avec une toute petite cuillère en argent elle aussi, la tasse de café accompagnée d’un petit pot de crème et d’un verre d’eau non gazeuse.

Dans tous les cafés où je suis allée, au centre de la table, se trouvaient un vase ou de petits pots de fleurs. Tous ont des banquettes moelleuses et confortables Quant à la qualité de ces boissons chaudes, je peux vous assurer que je n’en ai jamais bues d’aussi délicieuses ! Prendre un café à Vienne ne se fait jamais en quelques minutes. Non pas parce qu’il faut attendre longtemps avant d’être servis, le personnel est efficace, mais parce que la dégustation se fait, elle, lentement, et il s’agit d’un véritable passe-temps. Bien souvent, un peu de musique classique, douce, en sourdine presque, se fait entendre…

Vienne mélomane, artistique et culturelle

A Vienne, la musique est partout présente. Et certains de ces établissements proposent des cafés-concerts, plusieurs fois dans la semaine. Donc un vrai régal pour tous les sens… Et surtout un vrai plaisir à prendre son temps, à profiter pleinement d’un café ! Car la vie est beaucoup moins trépidante qu’à Paris. J’ai plus ressenti, dans cette capitale, calme et sérénité. Les Viennois ne semblent pas stressés, ni si constamment pressés. Même dans le métro.
La musique adoucit les mœurs, dit-on, et il est évident que cette ville a sa propre mélodie, légère, qui imprègne tout, même les pierres des édifices, même les jardins, même les palais impériaux, même les rues… Et la figure principale que l’on retrouve un peu partout (jusqu’aux boites de chocolat…) est celle de Mozart, qui a vécu à Vienne, et y est mort. La maison qu’il a habitée de 1784 à 1787, la Figarohaus, qui porte ce nom parce que c’est là qu’il a composé ses Noces de Figaro, se trouve dans une toute petite rue pavée et étroite au caractère médiéval. Elle m’a paru très vieille, sans véritable cachet, mais je pense qu’ainsi, un peu en retrait du centre, le compositeur a pu se consacrer à ses œuvres.

Mais Mozart, bien qu’il ait également donné son nom à un célèbre café viennois, n’est pas le seul musicien à avoir vécu dans cette ville. On peut aussi découvrir les maisons de Beethoven, Schubert et Strauss… Deux très beaux édifices témoignent également de la place prépondérante qu’occupe la musique dans la vie de tous les jours : le Staatsoper (Opéra national) et la Musikverein, immenses bâtisses, très différentes mais magnifiques toutes les deux. Elles se découvrent depuis le Ring (le boulevard circulaire de la ville, Ring signifiant « anneau, alliance » en allemand). Le Staatsoper ressemble aux bâtiments de la Hofburg, sur lesquels je reviendrai, si ce n’est que sa façade n’est pas blanche, mais est restée en pierre. La Musikverein, quant à elle, s’inscrit dans ce style très particulier qu’est celui du Ring. Édifices carrés, massifs, imposants aux pierres dorées apparentes et aux façades rouges. Impressionnants !

D’autres artistes se sont aussi exprimés dans cette ville « brillante » d’une aura qui fait d’elle un temple du savoir et de la soif de la connaissance, attirante, séduisante, magique presque pour tous ceux qui veulent laisser cours à leur sensibilité, à leurs talents intellectuels et artistiques et ceux qui veulent s’y confronter, découvrir, aimer, s’émerveiller, contempler, tenter de comprendre, s’émouvoir, partager… Vienne est une ville de culture, au moins tout autant que Paris et depuis de très nombreux siècles. Car il faut savoir que le rayonnement intellectuel et culturel de cette ville vient essentiellement de cette fameuse dynastie qui a longtemps régner sur une bonne partie du pays et de l’Europe (six cents ans !), dont le prestige et la réputation sont à l’image de la profonde empreinte qu’elle a laissée sur Vienne : les Habsbourg.

Museumsquartier à Vienne

Vienne, une capitale impériale façonnée par les Habsbourg

Pendant de longs siècles, ces Habsbourg ont amassé divers objets d’art (peintures, sculptures, vaisselle, meubles…) car ils aimaient le Beau. Pour notre plus grand plaisir… Car tous ces objets maintenant sont réunis dans différents musées et/ou différentes salles de leur palais d’hiver, la Hofburg (en plein cœur de la ville). Je garde un souvenir très marquant notamment de la Punktsaal, la salle d’apparat. Ce n’est pas un lieu particulièrement mis en avant dans les différents guides que j’ai pu lire, mais le peu qui en avait été dit m’avait donné envie de découvrir ce lieu. Pour l’amoureuse des livres que je suis, me retrouver dans une salle dans laquelle sont conservés et rangés près de 7,3 millions de livres, m’attirait irrésistiblement…

Palais impérial de la Hofsburg au coeur de Vienne

Construite au XVIIIème siècle, par l’empereur Charles VI, considéré comme « mécène et protecteur des sciences et des arts » et dont la statue trône au centre la salle, elle est présentée aujourd’hui comme la plus belle bibliothèque d’Europe. Ce n’est pas exagéré. Tous les murs sont couverts d’anciens livres, sur des rayonnages en bois de noisetier. Comme la pièce est immense, des échelles, en bois aussi, permettent d’accéder aux plus hauts. Les couvertures sont en général sombres, parfois rouges, mais beaucoup plus rarement. On ne sait plus où regarder tellement on se sent petit devant tant de livres… J’aurais aimé pouvoir toucher les pages un peu jaunies, respirer l’odeur du papier… Malheureusement, on ne peut pas. Ils sont beaucoup trop fragiles.

On peut néanmoins admirer (car ils sont sous verre) quelques vieux manuscrits, aux enluminures si belles, si colorées, si fines ! Les dessins sont faits avec tellement de minutie… De vrais bijoux, de vraies œuvres d’art : bien souvent l’enluminure prend beaucoup plus de place que le texte lui-même…

Le plafond est recouvert de fresques baroques qui représentent des personnages de la mythologie grecque : d’abord des guerriers, puis peu à peu des allégories de la Paix. On y trouve aussi quatre immenses globes. Un lieu de savoir unique… L’atmosphère y est aussi sacrée bien que le lieu soit profane, car l’architecte s’est inspiré des églises de son époque pour construire la salle d’apparat, en témoignent la coupole et les dorures. C’est grandiose.

Ce qui fait aussi la richesse de cette bibliothèque, c’est qu’elle recèle de livres étrangers (voire même de toute une collection de papyrus !), et un des manuscrits, notamment était richement orné de motifs orientaux… Ce sont quelques uns des signes de l’influence orientale qu’a subi Vienne. Il faut savoir que cette ville a été assiégée au XVIème siècle par les turcs ce qui prouve qu’elle n’est pas aussi éloignée de ça des pays du Moyen-Orient. Aussi l’on perçoit des traces de cette influence dans l’architecture. Certains bâtiments n’ont pas de fenêtres carrées mais celles-ci ont des formes qui ne sont pas sans évoquées l’Orient. Certains palais – je pense en particulier au Musée des Arts Appliqués et au Kunsthistorisches Museum (Musée d’histoire de l’art) – sont si richement décorés et leurs intérieurs peints dans des teintes ocres, rouge sombre, bleu foncé… que l’on ne peut s’empêcher de penser aux palais des contes des mille et une nuits !

D’autre part, l’impératrice Marie-Thérèse (la mère de Marie-Antoinette) a toujours été attirée par les savoir-faire étrangers qu’elle admirait beaucoup. Parmi sa vaisselle (que l’on peut découvrir lors de la visite de la « collection de l’argenterie » à la Hofburg), on remarquera un service en vermeil magnifique d’origine française mais aussi beaucoup d’assiettes en porcelaine d’inspiration chinoise. Cette impératrice devait à mon avis beaucoup s’intéresser à ce pays.

S’il est vrai que les pièces qu’elle a faites aménagées à la Hofburg sont très fastueuses, presque toutes en blanc et or, par contre, au château de Schönbrunn, elle a choisi parfois, quelques touches d’ « exotisme ». Comme cet article est déjà relativement long, je pense que je vous proposerai dans un autre avis, une petite visite de la Hofburg (des appartements impériaux mais aussi du reste) et du Château de Schönbrunn, en vous montrant les points communs mais aussi les différences entre la résidence d’hiver des Habsbourg, et ce palais au nom familier, dans lequel ils vivaient le reste du temps. J’en profiterai également pour vous parler du personnage fascinant mais aussi étrange de Sissi

Vienne, berceau de l’Art Nouveau et du Jugendstil

Ainsi donc Vienne aux multiples facettes, a toujours été un terreau fertile pour les artistes. Pas étonnant qu’y soit né ce qu’on a appelé le « Jugendstil », l’art nouveau, au début du XXème siècle, un art réclamant modernité et esthétique nouvelle. Cet art, que l’on a aussi appelé « Secession », du nom du pavillon dans lequel les artistes de ce courant artistique ont pu exposer leurs œuvres, a eu pour célèbre tête de file le peintre Gustav Klimt.

Pavillon Sécession à Vienne

Dans le pavillon de la Sécession viennoise, on admire notamment,  la « Beethovenfrisie », la frise Beethoven, une série de peintures de Klimt inspirées de la 9ème Symphonie de Beethoven et bien sûr le fameux  « Le Baiser ».  Les oeuvres de Klimt côtoient celles d’un autre artiste très connu dans le Nouvel Art, Egon Schiele.

Ce style viennois s’est aussi illustré dans l’architecture. On peut le voir sur la Karlsplatz. Il suffit d’admirer le Pavillon d’Otto Wagner. De proportions assez modeste, il a servi d’entrée de métro, il y a quelques années. Orné de tournesols dorés, sculptés en surface sur des pierres, il est composé de lignes courbes et droites. Il est entièrement de couleur vert sombre, le nom de la station « Karlsplatz » lui, est écrit en lettres dorées (voir photo).

Le Baiser de Klimt (on ne peut pas le photographier, c’est une image scannée)

Le Baiser de Klimt

La volonté de faire intervenir l’art dans la vie de tout les jours, de « mettre du Beau » dans le quotidien, se retrouve aussi dans le projet qu’a mené à terme l’architecte Hundertwasser. Il a créé un HLM particulièrement original. Il voulait que les habitants de cet immeuble se sentent à l’aise dans cet environnement, aussi a-t-il fait planter des arbres sur le toit. Mais là n’est pas le plus intéressant. Les appartements apparaissent extérieurement comme de petits cubes de couleurs primaires : rouge, bleu ; jaune, bien distincts car séparés par de grosses lignes noires. Les formes sont irrégulières… A voir parce que très curieux !

En face, se trouve l’ « Hundertwasser Village » , un ensemble de petites boutiques touristiques, de cafés… dans le même style, avec des marches usées, des petits carrés de céramique peints, et aux formes mal définies, des rampes en fer forgé, des voûtes, des piliers différents les uns des autres, construits à partir de petites et grosses boules rouges, bleues, vertes… Très joli… Cela confère vraiment une atmosphère agréable, joyeuse…

Hundertwasserhaus, une vision atypique d’un artiste viennois méconnu de son vivant

Vienne me semble une ville très variée, très riche. S’y mêlent tradition et modernité avec harmonie. Rien n’est choquant… Tout est beau, tout est attirant, et je crois qu’il faudrait bien plus d’une semaine pour tout voir… Seul petit bémol, en novembre, beaucoup de salles sont en rénovation et il y a peu d’occasions de sortir le soir…

N’hésitez pas à visiter Vienne, surtout si vous aimez la musique, les livres, l’architecture, la peinture… Une ville originale, magnifique, élégante…


Bien s’informer pour mieux voyager à Vienne?

Pour préparer votre séjour à Vienne, je vous recommande de consulter le guide touristique en ligne sur Vienne produit par l’office du tourisme de Wien et la base d’informations de référence proposées par l’office du tourisme d’Autriche.

L’édition du Lonely Planet Vienne en quelques jours nous a aidé à dénicher quelques adresses vraiment sympas qui ont fait de notre séjour à Vienne un moment encore plus réussi. Les informations sur les sites touristiques sont claires et les plans pratiques.

Nous avons apprécié les conseils d’IDEOZ pour notre balade à pied dans le centre-ville de Vienne qui nous a permis de découvrir l’essentiel des sites majeurs en un jour….

Photo n°2 : Musikverein
Photo n°3 : Kunsthistorisches Museum
Photo n°4 : Bibliothèque nationale de Vienne, la salle d’apparat
Photo n°6 : Pavillon d’Otto Wagner, Karlsplatz




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