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Les petits mouchoirs de Guillaume Canet : son film le plus personnel

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Précédé d’une luxueuse promotion, le troisième long métrage de Guillaume Canet, après Mon idole (2002) et Ne le dis à personne (2006), se lance bien armé à la conquête des spectateurs. À 37 ans, l’acteur et réalisateur, qui bénéficie d’un réel capital de sympathie auprès du public comme dans le milieu du 7e art, signe un film générationnel porté par un casting de choix.

Marion Cotillard, Benoît Magimel, Gilles Lellouche, François Cluzet, Jean Dujardin et quelques autres y incarnent le noyau d’une bande d’amis tournant autour de la quarantaine, ayant pour habitude de se retrouver tous en vacances dans une belle villa de bord de mer, avec conjoints et enfants.

Son film le plus personnel

les petits mouchoirs Guillaume canet affiche

À n’en pas douter, cette « histoire de potes » avec grandes tablées, courses au supermarché, horaires de lever peu en rapport avec ceux de la marée, coups de gueule et franches rigolades, confidences de cœur et blagues potaches, tend aux spectateurs un miroir complice et séduisant.

Mais, dès les premières minutes du film, Guillaume Canet y introduit, sous la forme d’un drame brutal, un sérum de vérité dont la diffusion dans le groupe est censée mettre chacun face à lui-même, à ses petites lâchetés, grands mensonges et vacuités intérieures, son incapacité à s’avouer à lui-même ce qui le porte ou le tord.

Le réalisateur, qui signe aussi le scénario, confie qu’il livre là son film le plus personnel, né d’un processus douloureux de retour sur soi, commencé sur un lit d’hôpital à la suite d’un problème de santé et poursuivi sur le divan d’un psychanalyste. Un tel aveu résonne comme une authentique quête de sens.

Les personnages s’égarent et égarent le spectateur

Hélas, la promesse de profondeur qu’appelle cette confession n’est pas vraiment tenue par le film qui, du coup, semble même se complaire dans l’écume des choses. Dialogues peu subtils, situations outrées, personnages manquant d’épaisseur n’incitent pas à une lecture fine de cette longue chronique collective.

Préoccupés de leur petite personne, oublieux du drame, les personnages s’égarent et égarent avec eux le spectateur, qui finit par ne plus sentir l’enjeu. Et lorsque leurs consciences, aiguillonnées par un ami du groupe, ostréiculteur de la région, les rattrapent, les scènes qui devraient constituer le « climax » de l’histoire sombrent dans le balourd.

Bref, cette œuvre-là nous fait l’effet d’un Guillaume Canet au milieu du gué. Il reste quelques explosions très drôles, quelques scènes formidables d’émotion sobre et silencieuse (a-t-on déjà filmé avec autant de douceur et d’économie d’effet l’annonce d’un être à venir ?), qui rappellent que Guillaume Canet est un metteur en scène doué, capable de beaucoup de sensibilité.

Arnaud SCHWARTZ

httpv://www.youtube.com/watch?v=mxKMVFBPUQo

Armelle Barguillet Hauteloire

3 commentaires sur “Les petits mouchoirs de Guillaume Canet : son film le plus personnel”

  1. Je ne suis toujours pas allée le voir , les avis sont mitigés , mais il me tente quand meme , des que j’ai l’occasion , j’y cours!

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