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Voyage Nicaragua : Managua ; à la découverte de la capitale du Nicaragua

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managuaQu’est-ce que Managua, Managua dans le monde ? En voila des questions pas forcément pertinentes, mais que je me pose à moi-même. En revanche, je vais poser les réponses chez les autres.

Un habitant de Managua est un Nica, il parle donc espagnol, et se situe en Amérique centrale, au Nicaragua. La ville est grande, et c’est la capitale du pays. Je passe à Managua pour la seconde fois de mon existence en 2007, mais sans frisson particulier ni intention d’y rester. Je monte vers le Nord, puisque je me rends à Matagalpa, puis Jinotega.

Voyage Nicaragua ; Managua, la capitale

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MANAGUA (Monde)
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Peut-on éviter Managua ?
Je pense que non. Tout corps humain plongé dans le Nicaragua subit une pression de bas en haut ou de haut en bas le faisant inévitablement passer par Managua.
Peut-on aimer Managua ?
Je ne sais pas vous, mais moi non. La ville compte plus d’un million de personne, elle est moderne et abîmée pour le centre, elle contient de nombreux quartiers mal famés, et n’a certainement pas la chaleur et la culture de Granada au bord du Lac Nicaragua ou de Masaya au bord de la lagune de Masaya, ni l’intérêt de Léon, pour parler de la plaine.

Est-elle commode à traverser ?

Ah, ça non…
Je vous ai déjà expliqué ma descente de bus au marché oriental, et l’activité intense de recherche de taxi honnête dans les minutes qui ont suivies. Managua est un ensemble de terminaux de bus, tous situés a des endroits différents de la ville, distants l’un de l’autre de plus de trois ou quatre kilomètres.
Il y a certes des bus de villes, mais bondés, et fréquentés par les pickpockets, ils ne sot guère recommandable au voyageur valisé ou sac-a-dos-isé.
Il n’y a pas de vrai centre ville sympathique, donc le voyageur qui traverse ne s’arrête pas.

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Plus précisément
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La ville est située sur la panaméricaine, environ une heure et demi de route de la frontière costaricienne au Sud, et trois heures a vue de nez de la frontière du Honduras.
Certes, si vous avez votre propre véhicule (Autant au Costa Rica c’est possible, autant j’éviterais ici), vous pouvez éviter Managua en quittant la route au niveau de Masaya, mais les bus ne font pas ce court-circuit malheureusement. La route rejoint la carretera vers le Nord juste un peu après l’aéroport international, soit 13 kilomètres du centre ville.
La ville est sur le bord du lac Managua, environ une demi-heure en microbus de Granada, elle située sur le bord du lac Nicaragua, et très loin de la côte caraïbe (= atlantique) inatteignable a cause des forêts presque impénétrables, et a grande distance également de la côte Pacifique dans cette région.

La ville est à faible altitude (à peine 75 mètres) , au contraire de Ciudad Guatemala ou de San Jose (capitale du Costa Rica) toutes deux à plus de 1 000 mètres par exemple, mais elle est entourée de volcans de la cordillère. D’ici, on voit encore le volcan qui surplombe Granada, et aussi le volcan Masaya, toujours couvert de son panache de fumée.

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Les marchés
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Je connais donc un peu ces marchés, pour avoir fréquenté les terminaux de bus.
Autant les marchés sont un peu des fatras, autant les terminaux de bus peuvent être inégaux, parfois simplement constitués de zone dans lesquels les bus s’accumulent, mais ou des gens vous aident constamment pour vous faire amener au bon arrêt, parfois constitués aussi de vrais bases avec guichets, boutiques de ravitaillement et de restauration, on peut facilement passer de l’un à l’autre.
En revanche, il est fortement décommandé de penser utiliser la demi-heure ou l’heure d’attente entre les bus (si vous utilisez les bons guides, vous ne perdrez jamais beaucoup de temps) pour aller flâner sur les marchés avec vos sacs et vos valises, vous risqueriez de revenir allégés.
Il n’en n’est pourtant pas comme ça dans le reste du pays !

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J’arrive !
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Parti de Granada à 6 H 10 du matin (j’i raté le départ de 6h00, et le microbus est plein rapidement) nous passons à Masaya vers 6h35, sans entrer dans la ville (ça nous aurait pris un quart d’heure de plus, privilégier les bus direct qui font le trajet en un peu plus d’une heure ou les microbus rapides, comme le mien qui met moins de quarante minutes), puis ayant dépassé le volcan de Masaya encore plus impressionnant aujourd’hui vu de loin que hier vu de prêt, nous arrivons vite en ville.

Surprise, le Managua d’aujourd’hui ne ressemble plus à celui de 2004.
Ici, de nombreux bâtiments sont neufs, des villas poussent, des routes goudronnées flambantes neuves sortent de terre, des concessions automobiles fournies des derniers modèles aux peintures rutilantes me donneraient un air de Texas ou d’Ohio.
Il nous faut circuler (rapidement d’ailleurs, pas vraiment de ralentissement) plus de dix minutes avant d’arriver a un petit lac de centre ville de sinistre réputation, puisque un centre de détention des services secrets y était installé, puis cinq minutes plus tard arriver au marché oriental.
Le microbus nous largue près d’une station service, je recherche mon taxi, en trouve un que je partage avec un couple de nicaraguayen apparemment d’origine caraïbe (population noire, parlant anglais, pas aimée des espagnols), nous les amenons dans le quartier Las Fuentes, pas très reluisant malgré les nombreuses villas, surtout parce que depuis que nous sommes entrés dans ce quartier, les rues n’ont pas de bitumes, il y a souvent d’énormes trous, la voiture saute et roule lentement (et fatalement nous aussi)

Après une brève altercation entre les caraïbiens et le taxi, nous redescendons maintenant rapidement à trois (le taxi qui me raconte sa vie, que ses clients lui fendent le cœur, que son métier est dur, moi qui écoute mais espère que ça ne va pas durer trop longtemps et qu’il va bien me décharger près du bus, et non pas à l’entrée du quartier du marché en question, et mon sac à dos qui s’en fout).
Le quartier se re-bitume, la circulation se re-dessenssifie, des feux rouges ou verts réapparaissent, mais je suis bien incapable de tenter de comprendre ou nous allons, comment est la ville. Depuis une demi-heure maintenant que je suis dans Managua, je ressens ce que ressentent tous ceux qui sont passés ici, un ennui profond, une absence totale de descendre pour visiter puisqu’il n’y a rien à voir, et l’intense angoisse de savoir quand on va enfin sortir de la ville.

Ca y est, je vois que les bus de villes sont plus nombreux, logiquement on approche du marché Huambre, et au détour du grand virage, les bus apparaissent enfin. Le taxi me largue, au prix normal, un gars du terminal me prend en charge et lorsque je lui indique ‘Jinotega express’, il m’envoie directement vers le bon arrêt.
Le terminal de ces bus pour Jinotega et Matagalap est bien fait, avec quatre quais d’embarquement, un certain nombre de petites boutiques ou je peux (le bus part dans dix minuts) acheter de quoi manger, et les horaires sont affichés, certes pas sur un écran plasma mis a jour tous les centièmes de seconde, mais sur un vrai panneau énorme, fait à la peinture, qui doit bien avoir 20 ans et qui inclus (c’est important, je l’avoue) le nom des propriétaires des bus.

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On va avionner
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Le bus de Jinotega express est partir, et quinze minutes plus tard, nous passons devant l’aéroport. J’ai déjà parlé de cet aéroport dans un avis spécifique, tout comme j’ai décrit mon séjour au Best Western de l’aéroport, le seul hôtel situé à proximité.
En fait, si vous repartez ou arrivez au Nicaragua en avion, a un horaire peu sympathique, votre choix est simple, le Best Western de l’aéroport, accessible après trois minutes de marche, pour un prix de 82 à 100 dollars américains taxes incluses, ou bien vous prenez un taxi pour le centre ville, il doit y en avoir pour 5 dollars si vous le prenez de l’autre côté de la deux fois deux vois, et plus de quinze si vous le prenez a l’intérieur de l’aéroport.
Il y a trente mètres entre les deux endroits, donc à vous de voir.

Sincèrement, je n’ai pas trouvé d’argument valable pour aller passer la nuit dans un hôtel du centre ville, d’autant que si vous voulez un bon hôtel, il y a un Crowne Plaza et un Intercontinental (tous les deux de la chaine Holiday Inn – Bass hotels), mais pas de Marriott ni de Hilton et tout cela reste cher ; plus de deux fois le Best Western.
Question avionner, mon bus a mis le turbo, et tout tremble a bord, on sent qu’il est content de s’en aller en montagne.
C’est peut-être le moment, maintenant que nous traversons les limites extérieures de la ville, et que mon angoisse disparaît, de vus préciser que de MAN (Le code IATA de cet aéroport que nous laissons derrière nous) nous pouvons joindre quelques capitales régionales pour très cher et les USA ou d’autres villes sud-américaines, mais il faut ne pas oublier d’ajouter au prix du billet et des taxes incluses une taxe additionnelle qui vaut plus de 30 dollars.
Autant dire que le trafic international de MAN vers l’Europe et vers les Etats-Unis est quasiment inexistant, le billet étant beaucoup plus cher que pour aller à GUA (Ciudad Guatemala) ou SJO (San Jose, capitale du Costa Rica).

En revanche, deux compagnies intérieures, Atlantic Airways et La Constena vous emportent vers la province, et j’ai pu faire le magnifique trajet de MAN vers San Carlos (quelques kilomètres de la frontière costaricienne de Los Chiles, un trajet superbe, infiniment plus intéressant que de passer par Penas Blancas) pour le modeste prix de 75 dollars américains charges incluses, soit 62 euros.

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Conclusion
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Je passe par Managua parce que la route ne me permet pas de l’éviter, j’apprécie juste l’aéroport, mais sinon, j’éviterais bien volontiers la capitale nicaraguayenne.
Je gage que ceux qui vont passer ici en 2009 trouverons la ville bien changée, il me semble que – et c’est fort bien- l’argent arrive ici, les investissements se fassent, et pas seulement dans le tourisme, depuis la fin de la guerre civile.



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