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Voyage en Bulgarie orthodoxe : du monastère de Rojen à Melnik

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Quand on va en Bulgarie, les monastères sont incontournables… Ceux de Melnik et Rojen devraient faire partie de vos visites. Partons donc à la découverte de la Bulgarie orthodoxe au coeur des montagnes de la Bulgarie centrale…

 Melnik montagnes bulgarie

Sur la route des monastères bulgares : Voyage dans la Bulgarie orthodoxe

En tout cas, nous n’avons pas été déçus de la découverte!

 

Direction l’extrémité Sud-Ouest du pays, à quelques kilomètres de la frontière grecque.
Sur la route, vue sur une “cheminée de fée” entre Melnik et Rojen (ce sont des falaises sableuses découpées par l’érosion).
Sur la route également, une jolie Trabant jaune poussin.

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Rojen et le monastère Rojen

Nous nous installons pour la nuit à l’hôtel Rojena. La taverne de l’hôtel offre une jolie carte de spécialités bulgares. Nous goûtons à la charcuterie de la région (Banski staretz), viande séchée aux herbes, et au kavarma de la maison servi dans un pot en terre cuite.

Pour terminer le repas, le fameux yaourt bulgare servi avec du miel et des noix concassées, un délice!
Habituellement, le yaourt bulgare est fabriqué avec du lait caillé de brebis, celui-ci était au lait de “beef”, dixit notre serveur!

Dans le centre du petit village de Rojen, une jolie maison au balcon de bois sur lequel sèchent des courges.

Le monastère de Rojen : tout simple avec sa cour ombragée d’une treille, ses galeries de bois toutes plus ou moins de guinguois. C’est l’un des plus vieux monastères du pays, construit au XIIIème siècle. Les galeries de bois abritent les cellules des moines et offrent une belle vue sur la campagne alentour.

Le monastère de Rojen s’inscrit dans un paysage fabuleux, dominé par les “pyramides”. Tout en bas de la photo à gauche, vue sur notre hôtel, le complexe Rojena.

Monastère Melnik

 

A 6 kilomètres de Rojen, la ville de Melnik, nichée au fonds d’un ravin. Ruelles pavées, belles maisons en encorbellement reposant sur de hauts socles de pierre. Les maisons s’étagent de part et d’autre d’un torrent le plus souvent à sec.
Melnik est célèbre pour son vin rouge qui a fait sa richesse.

Grignotage à l’heure du midi. Caviar d’aubergine, poivrons à l’huile et grosses olives noires.

Devantures colorées de boutiques de souvenirs. Les courges peintes à la main égayent les façades.

En quittant Melnik, petit village viticole en bord de route… et encore un exemple de l’état déplorable de certaines routes secondaires en Bulgarie!

Sur la route, on trouve souvent des vestiges de l’ère communiste, comme ces imposantes statues à la gloire de héros inconnus, érigées parfois au milieu de nul part, souvent à l’entrée des villes.
En traversant le Pirin vers l’Est, encore une petite photo de Lada, pour se faire plaisir!

Kovatchevitsa ; splendide village musée en Bulgarie centrale

Une route longue, tortueuse et pas en très bon état nous conduit jusqu’au splendide village-musée de Kovatchevitsa.

Nous traversons d’abord le petit village pomak (bulgares islamisés) de Lesten, puis le long village musulman de Gorno Drjanovo. Ce village mérite un coup d’oeil pour l’atmosphère de sa rue centrale. Ici, il faut contourner un tas de lauzes ou de bois, plus loin patienter pendant la manoeuvre d’une carriole, ou attendre qu’un cheval ou un âne consente à vous laisser le passage… A plusieurs endroits, des “mécanos” installés dans des ateliers délabrés dont le sol est complètement recouvert de pièces détachées de voitures, désossent un véhicule en bord de route…  là vous priez pour que votre chère voiture de location ne tombe pas en panne à ce moment précis!!
Des groupes d’hommes ou de femmes pomak au visage en partie dissimulé par un foulard coloré et au pantalon bouffant émergeant d’une blouse bleue sont assemblés devant les cafés ou assis sur les quelques bancs bordant la route…

Enfin, nous apercevons les premières maisons du village de Kovatchevitsa.
Nous séjournerons à la maison d’hôtes Juglevi. Première étape : se renseigner au restaurant Krutchma Bratiata. On est pris en charge par un gamin de la maison qui nous entraine à travers les ruelles pavées du village vers une jolie maison traditionnelle en bois.

Nous arrivons devant une porte en bois sans serrure. Intérieur traditionnel tout en bois et décoration typique.

Bon là, malgré toutes les recommandations, nous décidons de descendre avec la voiture dans les petites ruelles tortueuses et pavées pour la rapprocher de notre maison… Ouf! ça passe!
A droite, le plan du village et la localisation de notre maison d’hôtes.

Nous partons pour une virée à pied dans les petites ruelles pavées de ce charmant village. Kovatchevitsa est une réserve architecturale et historique qui a préservé son aspect authentique avec ses maisons de plus de 200 ans.
Superbe village aux hautes maisons aux toits de lauzes argentés évoquant des forteresses.
Ci-dessous à gauche, l’église Saint Nikola.

Même les poulaillers ont du charme…

Village important dans le passé grâce à son industrie du bois, il déclina à l’époque communiste puis redevint à la mode avec le tournage de nombreux films tel que “The Bulgarian”.
Les rues pentues et silencieuses sont propices aux promenades romantiques.

Aromates et courges sèchent sous une soupente… Panneaux d’indications en cyrillique.

Les beaux toits de lauzes du village brillant sous un rayon de soleil en fin d’après-midi…
Splendide et paisible!

Petite dame gardant ses chèvres en bord de chemin…

La rue principale du village est la plus animée. Ci-dessous, une galerie d’art déserte, mais à quelques pas, en début de soirée, toutes les dames du village viennent prendre place sur de longs bancs en bordure de route. Elles s’y donnent rendez-vous pour discuter de la journée ou regarder passer les quelques touristes et charrettes de gitans revenant de leur journée de travail.

Le lendemain matin, retour au restaurant Krutchma Bratiata pour le petit déjeuner, à l’abri sous une treille. Table installée sur une lauze, baklava au menu (gâteaux au miel).

Après le petit déjeuner, nous quittons Kovatchevitsa. Nous prenons la direction de l’est à travers les Rhodopes.
Ci-dessous, vue sur la vallée. Sur la route, groupe de femmes pique-niquant dans un pré.

 

Gorges de Trigrad dans les Rhodopes

Gorges de Trigrad sont situées dans la région des Rhodopes…

Nous nous dirigeons vers l’est, à travers les Rhodopes.
A l’entrée de la vallée de Trigrad, un village pomak identifiable au minaret blanc de la mosquée.
Nous traversons les gorges de Trigrad, abruptes et grandes falaises creusées dans le marbre qui, à certains endroits, forment un couloir étroit. La tyrolienne, c’est juste pour la photo, nous ne l’avons pas essayée!

On se demande comment certains arbres tiennent encore debout…

Vues sur la route encaissée au milieu des falaises…

Chiroka Laka ; un village typique des Rhodopes

 

A l’approche de Chiroka Laka, notre prochaine étape, nous croisons en bord de route une dame en costume traditionnel une fourche à foin sur l’épaule..
Chiroka Laka est un village réserve d’architecture, typique de la région des Rhodopes.
Nous assistons à notre arrivée en début de soirée au retour des vaches au village après la journée passée dans les prés. Le vacher les abandonne au carrefour à l’entrée du village et elles regagnent seules la maison de leur propriétaire, connaissant le chemin par coeur!

Les maisons sont à deux étages, aux fenêtres en baie et hautes cheminées de pierre, aux murs épais, aux petites fenêtres et portes battues, aux escaliers de bois et petites caves avec refuge.

Le village occupe une vallée encaissée au milieu des montagnes des Rhodopes, en pleine harmonie avec la nature. Tout simplement charmant!

De plus, nous venons d’essuyer un orage. Des lambeaux de nuage sont restés “accrochés” aux cimes des arbres.

Nous retrouvons les fameux toits de lauzes typiques de la région…

A quelques kilomètres de là, c’est dans le village de Guéla que serait né le chanteur mythique Orphée. C’est donc dans cette tradition qu’une école de musique très réputée a vu le jour à Chiroka.
Il faut admettre que l’environnement du village prête à la création artistique…

Vues au coucher du soleil sur les sommets des Rhodopes alentour…

Ce soir, c’est dîner à la taverne de l’hôtel Chiroka Laka, situé sur les hauteurs de la ville. Nous commençons par une “petite” assiette de charcuterie et fromage du pays. Bon, c’était copieux… c’est le chat de la maison qui a terminé…
Parce qu’il fallait garder de la place pour la Patatnik!! Il s’agit d’une spécialité des Rhodopes, une galette de pomme de terre cuisinée avec oeufs, fromage et crème fraiche… Très bon mais très consistant… Nous avons eu du mal à terminer la première, quand la deuxième est arrivée à table!
Nous n’avons pas voulu vexer le chef, il faut savoir faire honneur aux spécialités du pays… alors il nous a bien fallu une petite rakia en fin de repas pour permettre de digérer tout ça. Inutile de vous dire que nous avons bien dormi…

Le lendemain matin, en quittant Chiroka pour prendre la direction du monastère de Batchkovo, nous croisons à la sortie du village un joli pont de pierre en dos d’âne enjambant un torrent (bien calme en cette saison), le Chirokolaska.
L’église de la Dormition de la Vierge, joliment fleurie, se dresse à quelques pas.

encore une petite photo de Trabant, pour la route…

Monastère Batchkovo ; l’un des plus beaux de Bulgarie

Sur la route nous menant à Plovdiv, nous faisons un arrêt au monastère de Batchkovo. Niché dans la verdure d’une superbe vallée, il a été fondé en 1083 par le géorgien Bakouriani.
Le monastère de Batchkovo est après celui de Rila, le plus grand monastère de Bulgarie.

La superbe église Sainte Marie dans la cour intérieure fût construite en 1604 et garde de rares sculptures du XVIIème siècle. L’église abrite également de belles fresques et la fameuse icône de la Vierge d’origine géorgienne.

Plovdiv ; de l’antiquité à l’éveil national

Arrivée à Plovdiv, sur le versant Nord des Rhodopes. Seconde cité de Bulgarie, la ville possède un exceptionnel ensemble de maisons de l’époque de l’Eveil National concentrés sur les 3 collines du “vieux Plovdiv”.
Ci-dessous, la façade de notre hôtel, la résidence “Old Plovdiv”. A côté, la maison Georgi Nikolaidi et la maison Balabanov, toutes les deux du XIXème siècle, typiquement “éveil national”.

L”époque de l’Eveil National correspond à la prise de conscience de l’identité bulgare. A cette époque (XVIIIème – XIXème) vont naître de nombreuses “écoles d’art” et vocations de peintres, sculpteurs, maître-bâtisseurs…
Enrichie par le négoce, la bourgeoisie bulgare de Plovdiv relève la tête et construit églises, magasins et demeures luxueuses.

La maison Kujumdzioglu (ci-dessous à gauche) est la plus belle du vieux Plovdiv et la plus représentative de ce que l’on a appelé le “baroque de Plovdiv”. Elle fût bâtie en 1847 par un maître bâtisseur, Hadzi Georgi.
A droite, la maison de Dimitar Georgiadi (1848) est une imposante demeure de deux étages en encorbellement répartis autour d’un portail convexe. Elle abrite aujourd’hui le musée d’Histoire de l’Eveil National.

C’est dans la superbe maison de Georgi Mavridi (1829-1830) qu’Alphonse de Lamartine séjourna quelques jours en 1833, au retour de son fameux voyage en Orient.

Autre vue sur les maisons Kujumdzioglu et Dimitar Georgiadi, avec leur soubassement en pierre.

A Plovdiv, les vestiges de la civilisation thrace se mêlent aussi aux monuments romains. Le théâtre antique construit au début du 2ème siècle sous le règne de Trajan a été découvert en 1972 lors de travaux de démolition. D’une capacité de 3500 places, il a retrouvé sa vocation initiale puisque concerts et opéras y sont donnés lors des festivals d’été de Plovdiv.

La ville de Plovdiv est construite sur pas moins de 6 collines. Trois d’entre elles lui ont donné son nom romain de “Trimontium” : Nebet Tepe (la colline des Gardes), Dzambaz Tepe (celle des Acrobates) et Taksim Tepe (colline de l’Eau).

Juste à côté de notre hôtel “Old Plovdiv”, nous avons découvert une très bonne taverne dans le sous-sol d’une maison construite au XVIIIème siècle pour un derviche iranien. Le “Paldin” possède un grand jardin intérieur fleuri dans lequel nous sommes installés pour un dîner bien copieux arrosé d’un cabernet sauvignon du domaine Boyar, un des cépages les plus répandus de Bulgarie. Excellent! Lapin et blanquette de poulet au menu…

En quittant le restaurant, petite visite et photos volées des différentes salles de cette superbe demeure.

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