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Découvrir l’Inde hindouiste : Les sâdhus, les saints errants en Inde

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Partons à la découverte de l’Inde hindouiste, un Inde étrange et mystique où le divin est un peu partout… Rencontre avec les sâdhus, des errants considérés comme de véritables saints.

Selon Wikipedia : Les hindouistes considèrent que le but ultime de toute vie est la moksha, la libération de l’illusion (mâyâ), l’arrêt du cycle des renaissances et la dissolution dans le divin, la fusion avec la conscience cosmique. Cet objectif est rarement atteint au cours de la vie présente. Le sâdhu (du sanskrit साधु sādhu, « homme de bien, saint homme ») choisit de vivre une vie de sainteté pour accélérer ce processus, pour le réaliser à l’issue de cette vie. Les sâdhu sont présents en Inde depuis plusieurs milliers d’années, peut-être depuis la préhistoire, où leur rôle s’apparentait de celui d’un chaman.

Dans le dernier numéro de juillet-août 2010 du Monde des Religions (en couverture, un dossier sur l’astrologie), vous découvrirez page 46 un grand article sur “Sâdhus, les saints errants” et en page 54 un autre sur “24 heures dans la vie de… un brahmane hindou”. Mais celui du temple tamoul à Paris !

Les sâdhus, en Inde, sont très nombreux. Il y a ceux qui choisissent cette voie après avoir accompli leur devoir de mari, de père et qui partent sur les routes une fois leur vie professionnelle terminée, les enfants élevés. Il s’agit maintenant d’entrer dans la voie du renoncement et d’aller vers le “Je Suis”. Certains ne sont que de faux moines errants, et ne font ça que pour gagner leur riz, leur chapati et quelques roupies en demandant l’aumône, parce que le travail, ce n’est pas leur choix.
Groupe de sâdhus venant du Nord et restant au Gujarat pour la chaleur et le soleil pendant les mois d’hiver.
Parfois, ils habitent comme ermites dans les forêts ou vers les sources du Gange, parfois dans des ashrams autour d’un “gourou”. Il y a de très nombreuses sectes et sous-sectes et à la Khumba Mela, cette grande fête religieuse qui a lieu une fois tous les douze ans dans une des quatre grandes villes saintes (Haridwar, Prayâg (Allahabad), Nasik et Ujjain), c’est parfois la foire d’empoigne pour savoir qui ira le premier se baigner dans le Gange au moment propice décidé par les astrologues. Il s’agit d’emmagasiner le plus de bienfaits pour éviter le cycle des renaissances et arrivé à la délivrance totale (moksha).
En règle générale, ils ne mangent pas grand chose, mais se réunissent autour d’un chillum et d’un tchaï, le cannabis parce qu’il paraît que Shiva en était un grand consommateur (on peut toujours imaginer !) et le thé indien aux épices, incontournable boisson qu’on déguste à toute heure du jour.
Un sâdhu “baba” à Bénarès sur les bords du Gange et dirigeant la puja le soir au coucher du soleil. Le corps barbouillé de cendres grises, un tissu synthétique faux tigre autour des reins et le corps enlacé de malas sacrés aux 108 boules, (en bois de santal ou en bois de l’arbre de Bouddha, le pipal) tout en ayant le téléphone portable dernier cri à portée de main…



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A propos de l'auteur

Amoureuse de l'Inde depuis 25 ans, j'accompagne également des voyages un peu hors normes pour faire connaitre ce pays et la vie de ses habitants. Passionnée par les coutumes, les façons de vivre, les problèmes sociaux, la vie des femmes...

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