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Du mariage et de l’amour en Asie : Ajustement de cultures

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« C’est mal de se marier en dehors de sa caste » dit Rambir Mann de la province d’Haryana, « Les jeunes ne comprennent pas la complexité inhérente aux mariages inter-castes, ils se marient parce qu’ils sont « aveuglés » par l’amour ».
Et… de la bouche de mon chauffeur, Mr Singh : « Vous (occidentaux), vous mariez par amour, et vous divorcez parce que l’amour ne dure pas. Nous, nous apprenons à nous connaître en vivant ensemble, puis viennent les enfants et, au fil de la vie, nous apprenons à nous respecter. Chacun garde son rang : la mère s’occupe du foyer, de son mari et des enfants, le mari s’occupe de faire rentrer l’argent à la maison. On ne divorce pas en Inde, sauf ceux, très riches, qui copient les occidentaux. L’occident, c’est le mal pour nous ».*
Des chiffres parlent, dans « Le Courrier International » de cette semaine : « En 2009, il y a eu – en Inde – 2 % de divorces sur les couples mariés contre 0,7 % en 1990. En Chine : 20 % – au Japon 30 % – en France 45 %. Quelle culture est la plus “épanouissante” pour la femme ? Pour les enfants ? Je pose de simples questions. En tant que femme, je n’aimerais pas vivre en Inde. Mes enfants, eux, n’auraient-ils pas préféré la culture indienne ?

Mais finissons-en avec ces questions inutiles, pour terminer la lettre de Juhi. Troisième et dernier volet. En résumé : Juhi a cherché à se suicider pour en finir avec une vie de souffrances de fille pas aimée par ses parents ».
Julie - BIKANER (Niwaspalace)8

(Juhi)

« Je suis maintenant au collège et termine mon « Bachelor of Business and Accountancy » (l’équivalent d’un bac économique). Au collège, il y avait un garçon prénommé Sandy. Je suis tombée amoureuse de lui mais il aimait une autre fille. Mon frère avait des devoirs à faire en science, et il m’a demandée de les faire avec Sandy. Nous revenions du collège et mes parents étaient absents, nous sommes allés dans ma chambre, lorsque mes parents sont rentrés ils m’ont traitée de la pire insulte que l’on puisse faire à une fille : « prostituée ». Ils n’ont pas voulu écouter mes explications. Je n’avais pas beaucoup d’amis au collège car la plupart venaient de familles aisées ou de classe moyenne. J’aime beaucoup me lier d’amitié avec les étrangers. Je souhaiterais un jour me marier avec un étranger ou un anglo-indien.

Ami de Julie BIKANER (Niwaspalace)12

(lui non plus ne croit plus a l’amour m’a dit Juhi, la fille qu’il aimait a été obligée de se marier avec un autre)

J’ai fait de mon mieux pour aimer ma famille, mais tous mes essais ont été vains, Je voudrais être journaliste, mais mes parents me disent que je ne serais jamais à la hauteur.
Je hais mon pays, car bien qu’il soit en voie de développement, les mentalités indiennes ne changent pas. Les filles continueront toujours d’être brulées vives.
J’ai toujours eu le sentiment que je n’étais pas jolie et que personne ne m’aimerait jamais. Pourtant lorsque j’ai rejoint le palace x…. pour un stage de 45 jours, mes sentiments changèrent. Comme j’aimais me faire des amis, presque tous les garçons de l’hôtel étaient attirés par moi, mais moi je n’en voyais qu’un seul : Danesh, le barman, et c’était réciproque. C’était le plus « handsome » de tous. (I quite agree with her) Il m’a demandée de le suivre dans sa chambre, je lui ai dit : « seulement en tant qu’amie », mais il a quand même essayé d’avoir des relations sexuelles avec moi. Je l’ai supplié, lui disant que c’était mal, qu’il fallait attendre le mariage, mais il ne voulait pas m’écouter. Pourtant en dépit de toutes ses tentatives, je suis toujours vierge. Il m’a alors dit qu’on se marierait et a continué de me poursuivre de ses assiduités. J’ai refusé, et j’ai fini par l’éviter.
Mes parents haïssent les musulmans, ils disent que ce sont tous des terroristes, et mois aussi je pensais de même jusqu’au jour où je suis tombée amoureuse d’un musulman que je n’ai jamais rencontré. Nous correspondons par le net.
Parfois, j’aimerais m’enfuir de chez moi lorsque les tortures familiales deviennent par trop excessives. Mais je n’ai ni visa ni passeport. Voilà l’histoire de ma vie. Et voici ma conclusion et la morale de mon histoire :
1 – Tous les visages souriants ne reflètent pas forcement le bonheur, parfois les larmes se cachent derrière le sourire
2 – Tout le monde ne mérite pas l’amour de ses parents
3 – Tous les garçons ne cherchent qu’une chose : avoir des relations sexuelles avec les filles

4 – On ne pourra jamais changer la mentalité indienne »

Blog Entre Pushkar et Jodhpur62

(femmes entre elles.Ont-elles le choix ?)

*Petite remarque personnelle : mon chauffeur et
un ou deux hommes rencontrés par hasard ont manifesté l’envie d’aller en vacances
quelques jours a Pattaya, (!)en Thaïlande, bien qu’ils méprisent ce pays et ses
coutumes. Je leur ai demandé s’ils pensaient emmener leur femme avec eux.
Rires !!! Dans la tête des indiens,
il y a pire que l’occident, il y a la Thaïlande, mais c’est pourtant bien là
qu’ils ont envie d’aller. Et Seuls. Morale
de l’histoire ?



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A propos de l'auteur

Partage ma vie entre Thaïlande et Paris ... Intérêts: les voyages, la photo, l’écriture, vient d’écrire un roman "théâtre d'ombres" qui a pour décor la Malaisie et la Thaïlande__________________________________________________________________________________________________________________Le blog de Michèle, une femme à la croisée des cultures

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