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Tourisme noir et mémoriel et tourisme de l’extême ; la nouvelle tendance?

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tourisme noirConnaissez-vous le terme “tourisme noir”? Aujourd’hui, par temps de crise économique et de morosité, un nouveau type de tourisme, appelé DARK TOURISM en anglais, tourisme noir ou sombre, ne connaît pas la crise et s’avère même être de plus en plus en vogue, même s’il reste marginal… Jusqu’à quand?

Qu’il s’agisse de tourisme mémoriel pour explorer les camps de concentration et les multiples sites mémoriels dans le monde ou de flirter avec le danger voire la mort, dans des destinations à haut risque comme l’Irak, l’Afghanistan ou Tchernobyl, un certain nombre de touristes semblent désireux de se colleter à la mort réellement ou symboliquement. Dans quel but? Vivre des émotions fortes, faire des choses que les autres ne feront pas, explorer ses limites, réaliser un chemin initiatique pour affronter ses propres angoisses ou désirs de mort?

Qu’est-ce que cela vous inspire? Comprenez-vous? Est-ce du voyeurisme? Pourriez-vous aussi être attiré par ces destinations?

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A propos de l'auteur

Voyageuse dès le berceau, je nourris un amour viscéral pour les pays d'Europe centrale et orientale, avec une prédilection pour les Balkans (notamment l'Ex-Yougoslavie...). Dans ces terres, qui m'ont enseigné beaucoup de leçons, au fil de quinze ans de découvertes, de rencontres et de hasards… je me retrouve parfois… tant elles sont insoumises, contrastées, passionnelles et contradictoires. J’essaie de me montrer curieuse de tout, de mettre de côté mes idées reçues, de découvrir les pays depuis les sites incontournables jusqu’aux plus inattendus, insolites ou traditionnels quitte à me perdre pour mieux me laisser surprendre. Je privilégie les rencontres, repas et hébergements chez les habitants, pour explorer les traditions, les cultures, l’histoire et les plaisirs culinaires typiques.J'essaie de faire d'Ideoz un espace éclectique et tourné vers les échanges et la rencontre avec les différences. Historienne, anthropologue et ethnologue de formation.   Me contacter par mail? En savoir plus sur moi et sur le projet IDEOZ Voyage...

33 commentaires

  1. Saviez-vous qu’il existe un projet de parc d’attraction à Tchernobyl pour proposer aux touristes qui viennent dans la zone interdite de revivre un peu l’atmosphère de ce qu’était le parc d’attraction de Pripyat avant que la de ville ne devienne une cité fantôme? Tchernobyl land est même appelé dans les médias Atomic park mais certains ont imaginé l’idée de proposer une réplique du parc abandonné où les gens pourraient se divertir!

    A regarder pour ceux que cela intéresse : Voir la vidéo Atomic Park Tchernobyl

    • Je reçois de nombreuses demandes régulièrement pour Tchernobyl, des gens qui d’ailleurs sont sur place et pensent au dernier moment à y aller comme si c’était parfaitement anodin… En revanche, après un an et demi, mon partenaire annonceur spécialisé sur l’Ukraine a reçu 2 demandes pour l’Ukraine et toutes les autres pour des visites de Tchernobyl… Sont-ce les lecteurs d’IDEOZ qui sont très spéciaux?

    • Il y a une vingtaine d’années, quand je suis allée en ex Yougoslavie pour la première fois, tout le monde me regardait comme une bête curieuse car les pays sortaient de la guerre et considéraient ma démarche comme du voyeurisme. Dix ans plus tard, toujours la même impression qu’il fallait être étrange et voyeur pour aller au Kosovo, en Bosnie ou en Serbie.. C’est d’autant plus amusant quand on voit ce qu’est devenue la Croatie et à quel point elle est une destination évidente, même s’il reste de nombreuses traces de la guerre que ne soupçonnent pas les touristes …

  2. Nicolas Pawlak on

    C’est justement l’intérêt de certains cimetières : on y voit souvent des choses qu’on n’imaginait pas avant. J’ai découvert ainsi qu’au Portugal, l’essentiel des sépultures étaient des caveaux, où l’on voit pour certains le cercueil de façon assez visible… et de temps en temps, on tombe sur un cimetière où un nazi y repose.

      • Non vraiment c’est un phénomène largement renforcé par les temps de crise (et d’ailleurs il commence à s’institutionnaliser sur un plan économique et constitue un marché qui attire de plus en plus d’acteurs du tourisme). Des sociologues se sont d’ailleurs penché sur la question. Je suis d’accord sur la différence entre les exemples proposés mais les anglo saxons ne semblent pas soucieux de différencier les démarches.

  3. Nicolas Pawlak on

    Honnêtement, si. Hitler aurait une tombe, j’aurais déjà été la voir. Pas pour la fleurir, pas pour cracher dessus… juste pour la voir.

      • Nicolas Pawlak on

        Bonjour

        C’est justement l’intérêt de certains cimetières : on y voit souvent des choses qu’on n’imaginait pas avant. J’ai découvert ainsi qu’au Portugal, l’essentiel des sépultures étaient des caveaux, où l’on voit pour certains le cercueil de façon assez visible… et de temps en temps, on tombe sur un cimetière où un nazi y repose.

      • je reconnais qu’il y a des cimetières à visiter pour les oeuvres d’art que sont certaines tombes mais quels signes de vanité aussi parfois!

      • Nicolas Pawlak on

        Totalement d’accord pour la vanité : Vienne en est un magnifique exemple… les tombes des plus grands musiciens classiques que la Terre ait porté y sont relativement sobres eut égard à leur talent… et d’autres, bien moins connues, sont démesurées.

  4. Jean Luc Pirnay on

    @ Nicolas : y’a pas de voyeurisme là-dedans !!! C’est plus la mémoire de personnes légendaires. Ferais-tu la même chose avec la tombe d’un CEAUCESCU, d’un TITO, …..? J’en doute !!!

  5. Nicolas Pawlak on

    Pour les camps de concentration il y a un devoir de mémoire qui va au-delà du voyeurisme ou du “dark tourism”. Je dois correspondre à ta définition du “dark tourism”, au fond : j’ai visité beaucoup de cimetières, y compris la nuit… et vraiment par pure beauté, parfois. Un cimetière, la nuit, en Pologne, c’est bien plus beau qu’un cimetière en France. A Vienne, j’ai visité le fameux cimetière où l’on peut trouver Beethoven, Brahms… là encore, pour le cadre, l’étendue (400 hectares !)… rien de très glauque dans tout ça, au final. Disons qu’un cimetière m’apprend parfois plus qu’une visite au musée du coin.

    • bernard.pelle on

      j’ai visité Auschwitz, j’ai eu la larme à l’oeil, je me suis dit comment peut-on entre humains en arriver là, à moins que certains n’étaient pas des humains… je suis sorti en étant sûr que plus jamais cela n’arriverait… aujourd’hui, je doute, je ne comprends pas, je ne crois plus beaucoup en la bonté naturelle….

  6. il y a à Besançon à la Citadelle un musée de la résistance et de la déportation …. je n’ai pas pu “faire” toute la visite tant j’en étais oppressée. ..et pourtant ce que je voyais n’était pas une “découverte” j’avais entendu des témoignages, j’avais lu de Primo Levi Si c’est un homme mais voir des objets, des photos…. cela prend une autre dimension. Question de sensibilité sans doute..et chacun réagit différemment. certains ont sans doute besoin de s’imprégner des lieux, de “voir” ce qui est visible, pour comprendre, pour savoir….
    par contre les lieux de conflits, de catastrophes actuels non!!!! nous sommes suffisamment dans l’information pour nous épargner des risques, des mises en danger pour nous ou pour autrui, supplémentaires.

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