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Tout savoir sur la Turquie

La Turquie vous accueille avec enthousiasme. Si vous allez en Turquie, vous pourrez découvrir ici des informations variées sur le pays, son économie, sa géographie, ses relations avec le monde...


Géographie, données physiques et humaines de la Turquie

Superficie : 780 576 km2 (presque une fois et demie la France) Capitale : Ankara (4 millions d’habitants en 2002) Population : 72 millions d’habitants
Population urbaine : 65% du total

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Densité au Km²: 80 habitants Langue: Turc. La langue turque a été adaptée par ATATÜRK à l’alphabet latin turc. De la Bulgarie à la Chine, le turc est parlé par 230 de millions de personnes dans le monde. Ce serait la onzième langue du Monde d’après l’Unesco. Fêtes Nationales:

23 avril Fete d’Enfance mondiale(fondation de l’Assemblée nationale en 1920)
19 mai Fete de Jeunesse ( début de la guerre de l’indépendance en 1919)
30 août Fete de Victoire (proclamation de la victoire en 1923)
29 octobre Fete de République (proclamation de la République en 1923) Frontières terrestres: 2 753 km avec sept pays Côtes: 8000 km Nombre de pays frontaliers: 8 Villes principales:

Ankara, 4 millions d’habitants
Istanbul, 12 millions d’habitants
Izmir, 3.3 millions d’habitants
Bursa, 2.1 millions d’habitants
Adana, 1.9 millions d’habitants Climat: étés chauds et secs, hivers doux, plus rude à l’intérieur Point culminant: Mont Ararat (5 166 m) Devise: Nouvelle Livre turque (YTL). Fin 2005, 1 euro valait environ 1,6 nouvelles livres turques Il n’existe pas de limitation pour l’entrée en Turquie de devises étrangères.

Une fois et demie plus grande que la France, avec près de 72 millions d’habitants, la Turquie occupe une position stratégique. Située aux confins de l’Europe, du Proche- Orient et de l’Asie centrale, elle a des frontières communes avec des pays aussi différents que la Grèce ou l’Iran, ce qui lui a souvent permis de jouer un rôle de pont entre les civilisations et les cultures.

La géographie de la Turquie présente une grande variété et peut, sur ce plan, être comparée à la France. Ainsi elle possède trois façades maritimes, son climat est marqué par un fort contraste entre le Nord et le Sud ainsi qu’entre l’Est et l’Ouest. Certaines régions de la Mer Noire, comme celle de Kastamonu, rappellent les forêts des Carpates, tandis que la région de Gaziantep au sud s’apparente aux plaines de Syrie.

La capitale de la Turquie est Ankara (4 millions d’habitants), mais la ville la plus peuplée, ainsi que la capitale économique et culturelle du pays demeure Istanbul,dont la population dépasserait maintenant les 12 millions d’habitants. La population turque est jeune et de plus en plus urbaine. Les migrations internes sont assez fortes et alimentent les régions les plus industrialisées, principalement au Nord-Ouest du pays.

Données institutionnelles et politiques sur la Turquie

Intitulé officiel: République Turquie Président de la République

Système politique: République laïque démocratique parlementaire basée sur trois pouvoirs:législatif-exécutif-judiciaire.

Système institutionnel: Constitution de 1982 modifiée plusieurs fois; les 550 députés de la Grande Assemblée Nationale sont élus pour cinq ans au suffrage universel direct.

Système juridique: Droit continental inspiré du code civil suisse

Religion: Laique en 1923. Les musulmanes sont largement majoritaires; les sunnites sont largement majoritaires, avec une minorité de chiite et alévite.

Des communautés non musulmanes sont présentes: arménienne, juive, grecque orthodoxe, assyro-chaldéenne catholique protestante. Les populations non musulmanes se situent surtout dans les grandes villes. Division administrative: 81 provinces

Relations internationales

Membre de l’OTAN
Membre de l’ONU
Membre du Conseil de l’Europe
Membre de l’OCDE
Signataire de la Charte de l’Organisation de coopération économique de la mer Noire (1998)
Candidature officielle à l’Union européenne depuis le Conseil européen d’Helsinki (décembre 1999)

Institutions politiques en Turquie

La Turquie a fêté en octobre 2005 le 82ème anniversaire de la création de la République. Mustafa Kemal dit Atatürk (” le père des Turcs “) a été le fondateur de la Turquie moderne. D’immenses réformes ont été accomplies dans l’entre-deux-guerres sous sa direction.

Les institutions politiques françaises ont assez largement inspiré les concepteurs de la République turque, notamment s’agissant des principes d’organisation de l’État, à commencer par la laïcité. C’est pour cela que la Turquie est aujourd’hui une République de type parlementaire, très attachée à la laïcité, ciment de l’union du pays. Selon la Constitution de 1982, l’exécutif se compose du Président de la République, élu par le Parlement pour un mandat non renouvelable de sept ans, et du Gouvernement présidé, par le Premier Ministre, issu de la majorité parlementaire, responsable devant la Grande Assamblée Nationale de Turquie.

La Grande Assemblée Nationale compte 550 membres élus au suffrage universel direct (listes par circonscription) pour cinq ans. Les femmes ont le droit de vote depuis 1935. Le nouveau Président de la République est l’Ex- Président de la Cour constitutionnelle, M. Ahmet Necdet Sezer, élu le 5 mai 2000. L’arrivée de M. Sezer à la Présidence de la République a ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire de la République turque, qui voit accéder pour la première fois à sa tête un Président juriste. A en juger par les positions qu’il a adoptées depuis son investiture, notamment le refus de promulguer plusieurs lois votées par le Parlement, au nom du respect des règles de l’État de droit, le Président Sezer a surpris ceux qui s’attendaient à une Présidence modeste, voire limitée à un simple rôle protocolaire.

Les élections législatives anticipées de novembre 2002 ont bouleversé le paysage politique en Turquie. Pour la première fois depuis 15 ans, un seul parti gouverne le pays (AKP) et, situation inédite depuis 1950, il n’y a qu’un seul parti d’opposition au Parlement (CHP). Dans le calendrier européen, décembre 2004 devient une date décisive pour la Turquie.En remplissant les critères politiques de Copenhague, l’Union européenne ouvre sans délai les négociations d’adhésion, conformément aux engagements pris par les chefs d’Etat et de gouvernement au Conseil européen de décembre 2002. Engagé en 2001, le processus d’harmonisation de la législation avec les normes européennes s’est poursuivi en 2003 à un rythme soutenu.

Le Parlement a adopté plusieurs paquets législatifs, qui constituent des avancées importantes sur la voie vers l’Union européenne. Bénéficiant du soutien des institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale), après avoir été frappée par une crise économique et financière en 2001, la Turquie a connu une nette amélioration de son économie a partir de 2003. Une croissance forte, ainsi qu’une inflation et des taux d’intérêt en baisse incitent à l’optimisme pour l’année 2006. Très attendue, la loi sur l’encouragement des investissements étrangers, adoptée en juin 2003, constitue une avancée significative.

Economie en Turquie

Données socio-économiques

PNB: 362 milliards dollars US en 2005 Revenu per capita: 5064 dollars US Répartition du PIB par secteur en pourcentage

Agriculture: 18 %
Industrie: 34 %
Services: 48% Répartition de la population active par secteur économique

Population active agricole: 45%
Population active industrielle: 22%
Population active dans le secteur des services: 33%

Une structure économique dominée par les services Au cours des vingt dernières années, la Turquie a connu une croissance heurtée qui a amené le PNB à 220 milliards d’euros en 2005, soit un revenu per capita de 4500 dollars, et de 6000 dollars en parité de pouvoir d’achat. La Turquie pèse économiquement autant que l’ensemble Pologne – Hongrie, et une partie importante de sa production nationale, de l’ordre de 40%, relève de l’économie informelle. Agriculture baignant dans un château d’eau

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Château d’eau du Proche-Orient, la Turquie est le seul pays du Sud de la Méditerranée qui dégage un surplus dans ses échanges agricoles. L’agriculture mobilise 45% de la population active, mais n’est à l’origine que de 18% du PIB, un écart qui traduit sa faible productivité. L’agriculture turque se classe à la première place mondiale pour la production d’abricots et de noisettes, à la seconde pour les lentilles et les pois chiches, à la troisième pour le blé dur et à la quatrième pour les betteraves à sucre et les légumes frais. Le cheptel ovin est le huitième mondial. La pêche fournit des prises de 8 kilos par habitant. Percée de l’industrie Turquie L’industrie, qui occupe 22% de la population active, est à l’origine de 32% du PIB.

L’industrie turque se classe à la 13ème place mondiale pour les exportations de textile et à la 6ème pour celles de la confection. Lancée dans les années 60, la pétrochimie répond aujourd’hui à 35% de la demande locale, et la sidérurgie a une capacité de production de 21 millions de tonnes. L’industrie automobile a pris son essor dans la deuxième partie des années 90, en devenant une plate-forme dédiée en partie à l’exportation: La Turquie a ainsi exporté 257.000 véhicules en 2002. L’industrie électronique a réalisé une percée sur le marché européen des produits audiovisuels. Les entreprises de construction, qui sont très présentes dans les pays du Caucase, les Balkans et en Russie, visent de nouveaux marchés au Maghreb et sont bien positionnées pour les marchés de reconstruction de l’Iraq.

Le tourisme moteur du secteur des services en Turquie

Les activités de service occupent le tiers de la population active et réalisent la moitié du PIB. Le secteur bancaire, très affecté par la crise financière, est en restructuration. Le secteur du tourisme, très dynamique, assure 10% des rentrées de devises du pays grâce à une progression régulière du nombre de visiteurs étrangers, qui a atteint un record en 2002 avec un total de 12,9 millions de touristes.

Reprise économique en 2002

Au cours des 20 dernières années, la croissance économique turque a été déséquilibrée; alimentée par les déficits publics, la hausse des prix à la consommation a été de 60% par an dans les années 80, et de 80% par an dans les années 90. Fin 1999, le gouvernement a lancé avec le soutien du FMI un programme ambitieux de désinflation, prévoyant un ancrage glissant de la livre turque (LT) pour casser l’inflation et des réformes structurelles destinées à éradiquer les causes de l’inflation. En février 2001, une crise politique a obligé le gouvernement à laisser flotter la livre turque, précipitant ainsi une relance de l’inflation (+68%), une contraction sévère de l’économie (-9,4%) et une crise bancaire dont la résolution par l’Etat a porté la dette publique à 104% du PNB (mai 2003).

Parallèlement, le gouvernement, qui a bénéficié d’un nouveau soutien massif du FMI (plan d’ajustement structurel triennal 2002-2004), a poursuivi les réformes (indépendance de la Banque Centrale, fermeture des établissements les plus fragiles, privatisations) et a mené une politique d’austérité pour freiner la hausse des prix. La reprise de 2002 (+7,8%) s’est accompagnée d’une décélération de l’inflation (+29%) et cette évolution s’est confirmée au premier trimestre 2003 (croissance de 7,4%). Sur l’année, la croissance devrait être d’environ 5% et la hausse des prix à la consommation devrait être proche de l’objectif officiel (20%).

En dépit de ces bons résultats, la confiance n’est pas encore revenue et la baisse des taux d’intérêt ne permet pas de réduire le ratio dette publique/PNB. Par ailleurs, le creusement du déficit courant (prévision de 3% du PNB en 2003) est inquiétant car la Turquie n’attire pas de capitaux autres que spéculatifs.

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