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Aéroport Congo FIH de Kinshasa ; un aéroport fou

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Amateurs de sensations fortes, de dépaysement et surtout de désordre total, je vous conseille vivement une arrivée ou un départ à l’aéroport international de KINSHASA en République Démocratique du Congo. Indescriptible, c’est le mot le plus adapté, mais il va bien falloir que je vous narre mes passages dans cet aéroport le plus fou du monde.

Tant qu’on est en vol vers KINSHASA, on ne se doute de rien, c’est à l’atterrissage que le folklore local commence.

Il vaut mieux ne pas savoir que les contrôleurs aériens n’ont pas de radar! Les pilotes communiquent à la tour leur position, rouspètent parce qu’ils n’ont pas la priorité, et renseignent pour passer devant un autre avion de fausses positions.

Plus d’un pilote sort en nage de son atterrissage, se dirige vers la tour, et part engueuler le contrôleur. Ils n’apprécient pas de se poser avec un autre avion en plein décollage, ou de se retrouver quasi nez a nez avec un avion venant en sens inverse à la même altitude. Incroyable… mais vrai.

Atterrir à NDJILI, c’est déjà la folie, mais le parking avions, il faut le voir pour le croire. Les places de parking sont comptées, pas grave, on coince des avions entre celles ci. Un congolais ne recule pas devant ce problème et parvientà garer SIX fois plus d’avions que de places disponibles.

Les retards au décollage: c’est normal, il faut d’abord dégager les autres avions qui vous coincent de tout côté. On pousse certains avions à la main pour les parker un peu plus loin.

Au débarquement, la jungle commence. On se dirige en file indienne entre les avions vers la douane. Premiers contrôles, premiers ennuis! Tout est bon pour réclamer un pourboire, de la carte de vaccination internationale soit disant plus valable ou manquante (mais avec 100 dollars on se fait faire une carte avec tous les tampons nécessaires) au visa suspect.

Heureusement avec l’habitude et en gueulant plus fort qu’eux tout rentre dans l’ordre.

L’attente des bagages commence et peut durer une grosse heure car elles arrivent au compte goutte, parfois même en brouettes jusqu’au terminal. EN espérant qu’il y ait du courant pour faire tourner les tapis, sinon on attend…

Il n’y a pas que les passagers qui attendant à l’arrivée des baguages, mais aussi les familles, les copains, les voleurs, les douaniers et j’en passe. Une cacophonie indescriptible, une cohue totale dès qu’un baguage apparait. Il y a intérêt à tout surveiller sinon les sacs disparaissent rapidement.

Enfin en possession de ses baguages, direction la sortie, où il faudra se frayer un chemin entre les mendiants, les policiers, les militaires armés, les enfants des rues… tout ce petit monde veut s’occuper de vous, porter vos sacs contre paiement, ou vous vendre des montres de contrefaçon…

On est heureux de monter dans son véhicule, de fuir cet aérodrome jusqu’à son départ… car là, tout recommence!

Heureusement l’enregistrement des baguages des grandes compagnies se passe en ville, de quoi simplifier l’embarquement, quoique…

Ne nous formalisons pas qu’aucune des baguages de soute ne soit scannée, elles sont a la limite fouillée par un personnel pas trop attentif.

A l’aérodrome, passage dans un portique détecteur qui n’est pas branché. Les sacs de cabine passent au scanner mais il n’y a pas d’écran de visualisation, ce qui ne dérange pas du tout le personnel du contrôle.

Encore quelques tentatives pour vous soutirer quelques francs, euros ou dollars, et on passe dans la salle d’attente avant de retraverser le parking entre les avions.

Là les grandes compagnies organisent un vrai contrôle des passagers avec du matériel portatif, c’est plus rassurant. Et on se hâte de monter dans l’avion, …. Jusqu’au décollage, folklorique comme l’arrivée, car le pilote décollera d’un peu n’importe où pour quitter au plus vite ce monde de fous.

Et là je vous parlais uniquement des circonstances normales! Imaginez la même chose sous une grosse averse, avec une panne totale d’électricité. La piste n’est plus éclairée, la tour reste muette… et pourtant les avions continuent a se poser, ils règlent le trafic aérien entre eux tout simplement!

Autre grand moment, un départ officiel, d’un ministre ou du président Kabila. Avec la sécurité militaire déployée partout, des hommes en arme entre les avions, tout est bloqué!

Le président arrive en hélico, prends bien son temps entre l’hélico et son avion, et alors tant que l’avion présidentiel n’a pas décollé, il n’y aura plus de mouvements sur la piste. Les autres avions restent en attente au dessus de l’aéroport, en effectuant des 8 à la queue leu leu!

Aéroport international, seul point d’entrée en république démocratique du Congo, l’aéroport de NDJILI vous donnera dès le premier pas sur le sol congolais une bonne image du pays.

La désorganisation totale, les tentatives d’extorsion, tout y est… le choc des cultures!

Et si je vous dis que cet aéroport dessert aussi les lignes intérieures, vous voulez vraiment savoir dans quelles conditions se passent ces vols vers l’intérieur du pays…..?



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